La ministre des Armées, Florence Parly, a annoncé dans le JDD le déblocage dès le mois de juillet de crédits à hauteur d'1,2 milliard d’euros pour le ministère de la Défense en 2017 afin que la baisse du budget décidée par le gouvernement n’ait aucun impact pour le fonctionnement des armées. « C’est donc sur les grands programmes d'équipement que les ajustements seront faits par lissage », indique-t-elle sans plus de précisions. Le gel de crédits est une technique budgétaire classique mais leur « dégel » intervient en général à la fin de l’année.
Malgré l’annonce du maintien des baisses d’impôts mises en place par le gouvernement précédent de Dilma Rousseff dans le prochain budget, celui de Michel Temer, pourtant également sous la menace d’une enquête pour corruption qui pourrait l’amener à traverser une procédure de destitution politique, a annoncé jeudi soir une hausse d’impôt sur les carburants et confirmé le gel de la hausse des dépenses publiques afin de respecter ses engagements en termes de déficit budgétaire. Ces mesures devraient ainsi permettre au pays de récolter 10,4 milliards de réaux (soit près de 3 milliards d’euros) de recettes supplémentaires, dans le cadre de ses efforts pour ramener le déficit primaire des comptes publiques à 139 milliards.
Sous l’effet de la poussée inflationniste, le déficit budgétaire a progressé de 43% pour atteindre 6,85 milliards de livres au mois de juin, selon les chiffres publiés ce matin par l’Office national de la statistique britannique, dont les chiffres font abstraction des banques contrôlées par l’Etat. Un montant nettement supérieur au consensus qui tablait sur un déficit de 4,8 milliards de livres. Sur la période avril-juin, le premier trimestre de l’exercice, le déficit a augmenté de 8,9% par rapport à la période correspondante de 2016, à 22,8 milliards de livres, et le service de la dette de 33% à 4,9 milliards, un record pour juin depuis 2011. Si le déficit a été ramené à 2,4% du PIB sur l’exercice 2016-2017 clos en mars, le plus faible, il devrait remonter à 2,9% cette année.
L’Etat contribuera pour moitié à l’effort de réduction des dépenses publiques l’an prochain, a déclaré hier le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin lors du débat sur l’orientation des finances publiques à l’Assemblée. L’effort sur le budget de l’Etat devrait donc atteindre environ 10 milliards d’euros en 2018, puisque le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué la semaine dernière, lors de la publication du rapport gouvernemental visant à préparer le débat d’orientation budgétaire, un effort d’au moins 20 milliards d’euros d'économies pour 2017.
L’Etat contribuera pour moitié à l’effort de réduction des dépenses publiques l’an prochain, a déclaré jeudi le ministre de l’Action et des Comptes publics Gérald Darmanin lors du débat sur l’orientation des finances publiques à l’Assemblée. L’effort sur le budget de l’Etat devrait donc atteindre environ 10 milliards d’euros en 2018, puisque le Premier ministre Edouard Philippe a évoqué la semaine dernière, lors de la publication du rapport gouvernemental visant à préparer le débat d’orientation budgétaire, un effort d’au moins 20 milliards d’euros d'économies pour 2017.
La chambre des Représentants américaine a voté vendredi en faveur d’une hausse massive des dépenses annuelles du Pentagone. Le National Defense Authorization Act (NDAA), qui définit le budget du département de la Défense pour l’année fiscale 2018, autorise le Pentagone à dépenser 696 milliards de dollars (607 milliards d’euros). Le NDAA prévoit notamment une augmentation de 25% des dépenses liées à la défense antimissile, le recrutement de milliers de soldats dans l’armée de terre, la fourniture de cinq nouveaux bâtiments à la Navy et une hausse de 2,4% de la solde des militaires. Le texte devra cependant passer plusieurs obstacles avant d'être mis en oeuvre. Le Sénat doit adopter sa propre version dans le courant de l’année et les deux projets doivent être harmonisés avant d'être présentés à Donald Trump. L’augmentation décidée par les représentants excède en outre les plafonds de dépenses gouvernementales fixés par le Budget Control Act de 2011.
L’ancien président brésilien Luis Inacio «Lula» da Silva a été condamné hier à neuf ans et demi de prison dans la première des cinq affaires de corruption pour lesquelles il est poursuivi, mais restera en liberté jusqu'à son procès en appel. L’ancien chef de l’Etat reste très populaire et faisait jusqu'à présent figure de favori pour la présidentielle de 2018, à laquelle il ne pourra de fait plus se présenter. Sa condamnation a ravi les marchés financiers, le réal brésilien gagnant 1,46% à 3,20 contre un dollar, et l’indice Ibovespa de la Bourse de Sao Paulo augmentant de 1,70%.
Le président brésilien Michel Temer a réussi un tour de force cette nuit en faisant adopter au Sénat, avec une nette majorité de 50 voix contre 26, la première réforme du code du travail au Brésil depuis 70 ans, malgré la vive contestation des syndicats et du Parti des travailleurs de la présidente déchue Dilma Rousseff et malgré le risque de destitution à son encontre. Deux amendements ont été rejetés par le Sénat, ce qui n’empêchera pas le texte d’entrer en vigueur. Le Congrès doit prochainement décider s’il autorise la Cour suprême à juger Michel Temer pour corruption, ce qui ouvrirait la porte à une procédure de destitution. Le président de la chambre, Rodrigo Maia, a souhaité hier que le vote se tienne d’ici à la fin de la semaine.
Le gouvernement a d’ores et déjà fixé les grandes lignes des finances publiques pour 2018. Les impôts seront allégés de 11 milliards d’euros l’an prochain, soit 0,6 point de PIB. Les principales baisses concerneront l’ISF, réduit de 3 milliards d’euros, et la taxe d’habitation, qui serait diminuée d’autant, selon les indications données par le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, à la commission des Finances de l’Assemblée nationale. Par ailleurs, conformément à ce qu’avait prévu François Hollande, l’impôt sur les sociétés serait allégé, et le CICE passerait de 6 à 7% de la masse salariale.
Le ministre de l’Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, a réaffirmé hier la volonté de l’exécutif d’un effort collectif dans la réduction des dépenses publiques. L’effort sera réparti, et les administrations publiques et les collectivités locales devront «contribuer à hauteur de leur poids respectif dans la dépense publique totale», a-t-il souligné lors d’un discours clôturant des «états généraux des comptes de la Nation», au ministère de l’Economie.
L’ancien ministre du Budget Eric Woerth a été élu hier président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale en remplacement d’un autre député Les Républicains, Gilles Carrez. Eric Woerth l’a emporté contre le centriste Charles de Courson, membre du groupe d’opposition «constructive» et Valérie Rabault, représentante de la Nouvelle Gauche, l’ex-groupe socialiste. Alors que ce poste stratégique revient à l’opposition, Le groupe La République en marche (LREM), qui dispose à lui seul de la majorité absolue, avait décidé de ne pas participer au vote, tout comme son allié du MoDem.
L’ancien ministre du Budget Eric Woerth a été élu aujourd’hui président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale en remplacement d’un autre député Les Républicains, Gilles Carrez. Eric Woerth l’a emporté contre le centriste Charles de Courson, membre du groupe d’opposition «constructive» et Valérie Rabault, représentante de la Nouvelle Gauche, l’ex-groupe socialiste. Alors que ce poste stratégique revient à l’opposition, Le groupe La République en marche (LREM), qui dispose à lui seul de la majorité absolue, avait décidé de ne pas participer au vote, tout comme son allié du MoDem.
Le projet de budget de 2018 et celui des dépenses de l’Etat allemand courant jusqu’en 2021 prévoient des provisions pour amortir d'éventuelles hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré hier le ministre des Finances Wolfgang Schäuble après que ces textes eurent été adoptés en conseil des ministres. Il a également rejeté les critiques selon lesquelles les 15 milliards d’euros de baisse annuelle de l’impôt sur le revenu durant la période considérée n'étaient pas suffisants pour soutenir la consommation. Le budget doit être adopté par le Bundestag après les élections législatives du 24 septembre.
La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et les nouveaux défis auxquels le bloc communautaire doit faire face nécessitent une refonte du fonctionnement du budget européen, a prévenu hier la Commission européenne. «Il convient que l’Europe préserve aussi son rôle de premier plan sur la scène mondiale, en tant que principal donateur d’aide humanitaire et d’aide au développement et en tant que chef de file de la lutte contre le changement climatique», dit l’exécutif européen dans un document de travail dont le contenu sera débattu cette année par les gouvernements des différents pays membres. Ce document énumère cinq pistes pour l’avenir des finances de l’Union européenne qui vont du statu quo à l'élaboration d’un budget beaucoup plus exhaustif et volumineux.
Le projet de budget de 2018 et celui des dépenses de l’Etat allemand courant jusqu’en 2021 prévoient des provisions pour amortir d'éventuelles hausses de taux de la part de la Banque centrale européenne (BCE), a déclaré mercredi le ministre des Finances Wolfgang Schäuble. S’exprimant lors d’une conférence de presse donnée après que ces textes eurent été adoptés en conseil des ministres, il a rejeté les critiques selon lesquelles les 15 milliards d’euros de baisse annuelle de l’impôt sur le revenu durant la période considérée n'étaient pas suffisants pour véritablement soutenir la croissance par la consommation. Le budget doit encore être adopté par le Bundestag après les élections législatives du 24 septembre.
La sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et les nouveaux défis auxquels le bloc communautaire doit faire face nécessitent une refonte du fonctionnement du budget européen, a prévenu mercredi la Commission européenne en esquissant cinq scénarios. La première solution, « s’inscrire dans la continuité », permettra avant tout de poursuivre le programme actuel pour un coût stable, la deuxième « faire moins ensemble », réduira le champ d’activité de l’Union européenne et donc le coût de ses interventions.
Le Conseil européen a officiellement mis fin aujourd’hui à la procédure pour déficit excessif engagée contre le Portugal, a annoncé le ministère portugais des Finances, tout en promettant de mettre en œuvre une politique conciliant soutien à la croissance et rigueur budgétaire. Cette décision, qui marque la fin d’une procédure ouverte depuis 2009, est conforme à une recommandation formulée le 22 mai par la Commission européenne. Lisbonne a ramené en 2016 son déficit budgétaire à 2% de son produit intérieur brut (PIB), un plus bas depuis 1975, alors qu’il était de 4,4% l’année précédente. Les règles européennes fixent à 3% le plafond du déficit public autorisé.
L’Italie veut désormais réduire son déficit budgétaire structurel à hauteur de 0,3 point du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, a déclaré son ministre de l’Economie dans une lettre publiée hier, un effort nettement inférieur à ses engagements précédents de 0,8 point de PIB. Pier Carlo Padoan a demandé à la Commission d’approuver cet objectif dans un courrier daté du 30 mai et publié sur le site internet du Trésor.
L’Italie veut désormais réduire son déficit budgétaire structurel à hauteur de 0,3 point du produit intérieur brut (PIB) l’an prochain, a déclaré son ministre de l’Economie dans une lettre publiée jeudi, un effort nettement inférieur à ses engagements précédents. Pier Carlo Padoan a demandé au vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, et au commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, d’approuver cet objectif dans un courrier daté du 30 mai et publié sur le site internet du Trésor. Dans son Document économique et financier paru en avril, le Trésor visait une réduction du déficit budgétaire structurel équivalente à 0,8 point de PIB en 2018.