La dernière augmentation de capital du groupe Crédit Mutuel remontait à 1998, lorsque la banque mutualiste avait dû financer le rachat du CIC. Une quinzaine d’années plus tard, la Banque Fédérative du Crédit Mutuel (BFCM), la société anonyme qui fait office de holding du groupe CM11-CIC, fait appel aux caisses locales - les agences -, aux caisses régionales et aux organismes fédéraux pour procéder à une augmentation de capital de 3,9 milliards d’euros. Selon un document interne dont « Les Echos » ont eu connaissance, cette opération doit se dérouler en deux temps. Une première tranche sera souscrite au printemps 2014 pour un montant de 2,6 milliards d’euros, suivie d’une deuxième tranche de 1,3 milliard d’euros au printemps 2015. Le Mouvement Desjardins associé Il s’agit à travers cette opération de réduire l’endettement qui pèse sur la situation financière de la BFCM, après une série d’acquisitions ou de prises de participation menées ces dernières années : Citibank Deutschland (rebaptisée Targobank), Targobank Espagne et Banco Popular en Espagne ou encore Cofidis. Plus récemment, le Crédit Mutuel a décidé d’investir 200 millions de dollars dans le cadre d’une transaction où son partenaire canadien, le Mouvement Desjardins, va racheter les activités de l’assureur américain State Farm au Canada. La BFCM, détenue à 93 % par la Caisse fédérale de Crédit Mutuel, est la structure chargée des opérations financières et du refinancement pour le groupe. Pour continuer de jouer le rôle d’outil financier du développement du groupe, elle veut donc conforter ses ressources. La dette de la BFCM s'élève en effet à plus de 5,2 milliards d’euros, pour un niveau de capitaux propres de 4,4 milliards d’euros. Pour ce faire, la BFCM se tourne aujourd’hui vers ses actionnaires (la Caisse fédérale de Crédit Mutuel est détenue à 82 % par les caisses locales, les caisses régionales et la fédération du Crédit Mutuel Centre Est Europe). Pour participer à cette opération, les agences et caisses vont devoir mobiliser, selon leurs moyens, leurs fonds propres disponibles. Le Crédit Mutuel n’a pas commenté ces informations, mais lors de la présentation des résultats du groupe, mercredi dernier, son président, Michel Lucas, l’a souligné : « [Il faut] du cash pour investir, puisque, en tant que groupe mutualiste, nous n’avons pas fait le choix d’introduire en Bourse 30 % du CIC. » Il a ajouté que le groupe coopératif canadien Desjardins allait opérer « dans les deux ou trois mois une prise de participation dans la BFCM ». Lire la suite : cliquez ici
Dopés par les espoirs de reprise, les titres bancaires européens ont surperformé les indices actions depuis le début de l’année Les récentes craintes ravivées par le conflit ukrainien ne remettent pas en cause le potentiel du secteur à moyen terme
La société de gestion estime que les valorisations encore faibles et l’amélioration des fondamentaux macroéconomiques et microéconomiques vont assurer une solide performance au compartiment cette année
Dans le cadre de la finalisation de la transposition de la directive AIFM, l’Autorité des marchés financiers a modifié les livres de son règlement général relatifs aux prestataires et aux produits d'épargne collective. Le ministre de l'économie et des finances a homologué ces nouvelles dispositions par arrêté du 11 décembre 2013 publié au Journal officiel du 20 décembre 2013 et par arrêté du 11 février 2014, publié au Journal officiel du 20 février 2014. Les principales modifications apportées au règlement général concernent le livre IV sur les produits d'épargne collective et portent sur : la création d’un titre II consacré aux FIA et, plus particulièrement, à la notification des demandes de commercialisation de ces fonds en France, à l'évaluation des actifs et à l’information des investisseurs et du régulateur ; l’application à tous les FIA commercialisés en France de certaines des règles de commercialisation actuellement applicables aux OPCVM ; l’insertion des mesures de compétitivité recommandées par le rapport du Comité de Place sur la transposition de la directive AIFM et le développement de la gestion innovante française portant, notamment, sur l’assouplissement de certaines règles d’investissement et la simplification des seuils de souscription en deux niveaux (100 000 euros pour les FIA ouverts aux investisseurs professionnels et 0 euro pour les FIA ouverts au grand public) ; l’intégration de dispositions afin de prendre en compte la modification de l’article R. 214-15-1 du code monétaire et financier concernant le calcul des ratios d’exposition et d’investissement des OPCVM. Par ailleurs, l’AMF a mis en conformité l’ensemble de son règlement général, en particulier le livre III, concernant les renvois aux dispositions du code monétaire et financier relatives aux FIA et leurs sociétés de gestion, les nouvelles dénominations des FIA et la notion de placement collectif. Lire la suite : cliquez ici
OPCVM monétaires (284,3 milliards d’euros, données consolidées) : les rachats nets de titres d’OPCVM monétaires se poursuivent en décembre, s'établissant en données cvs à -2,5 milliards, après -4,6 milliards en novembre. Sur un an, l’encours des titres d’OPCVM monétaires diminue de 11%. OPCVM non monétaires (944,2 milliards d’euros, données non consolidées) : les retraits nets sont moins importants en décembre (-0,4 milliard en données cvs) que le mois précédent (-1,2 milliard). L’encours global diminue de 1,7 milliard sur le mois, la hausse modeste des valeurs liquidatives (+0,2 %en moyenne) ne compensant pas l’effet des rachats. Lire la suite : cliquez ici
L’Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (Erafp) a publié ses principes de vote pour les assemblées générales en 2014. Destinées aux gérants mandatés pour sa poche actions (qui représentait 3,64 milliards d’euros au 31 décembre 2013), elles existent depuis 2012 et sont approfondies tous les ans. Le débat sur l’activité des banques dans l'évasion fiscale qui a agité l’Europe l’année dernière a trouvé une traduction dans le texte de l’Erafp. «L’absence, dans les comptes annuels, de reporting financier pays par pays d’implantation de l’entreprise pourra amener à un vote négatif. L’Erafp se concentrera dans un premier temps sur les entreprises du secteur financier dans lequel l’enjeu de transparence est particulièrement important», indique l’investisseur. Pour recevoir son approbation, une société financière cotée devra notamment publier, pour chaque Etat ou territoire, son chiffre d’affaires, son bénéfice ou perte avant impôt, le montant des impôts sur les bénéfices et les subventions publiques reçues. D’abord destinée au secteur financier, cette mesure pourra être étendue dans les années à venir à d’autres secteurs, en particulier celui des industries extractives. L’Erafp entend également promouvoir le reporting extra-financier. L’absence de ce dernier, ou son insuffisance, pourra également susciter un vote négatif. Dans le même esprit d’ISR, l'établissement a affiné les indicateurs avec lesquels les gestionnaires mandatés évaluent la politique de dividendes des sociétés (évolution par rapport à la masse salariale, à l’endettement et par rapport au secteur). Par exemple, il recommande un vote négatif si la rémunération des actionnaires augmentait de 50% de plus que la rémunération des salariés à périmètre constant sur au moins trois ans. Concernant la rémunération des dirigeants, l’Erafp a également affiné sa grille d’analyse. Au seuil maximal d'écart de salaire «socialement tolérable» (la rémunération globale annuelle excède 100 fois le salaire minimum du pays du siège social de l’entreprise) a été ajouté un seuil de 50 fois la rémunération médiane dans l’entreprise. Dix sociétés de gestion devront suivre ces principes: Amundi, Axa IM, BNP Paribas AM, EdRAM, Tobam, Rothschild & Cie Gestion pour les mandats zone euro; Allianz GI et State Street pour les deux mandats actions internationales; Robeco Boston Partners et Loomis Sayles & Co (filiale de Natixis) pour les Etats-Unis.
Guillaume Eliet, secrétaire général adjoint depuis décembre 2012, prend en charge la Direction de la régulation et des affaires internationales à compter du 1er mars 2014. Guillaume Eliet, 42 ans, est avocat, titulaire d’un DESS en Droit des Affaires et Fiscalité et d’un Magistère de Droit des Activités Economiques de l’université de la Sorbonne-Paris I. Il entame sa carrière à la Caisse des Dépôts et Consignations, puis chez BNP en tant que juriste de la salle de marché obligataire. En 1999, il rejoint le cabinet d’avocat Coudert Brothers LLP. Il entre à l’Autorité des marchés financiers en mai 2005, en qualité de juriste en charge de la doctrine au sein du Service des prestataires et des produits d'épargne. En 2009, Guillaume Eliet est nommé adjoint du chef de Service des prestataires et produits d'épargne. En 2010, il se voit confier la Direction de la gestion d’actifs (DGA) avant d'être nommé, en décembre 2012, secrétaire général adjoint. Xavier Parain est promu secrétaire général adjoint en charge de la Direction de la gestion d’actifs à compter du 1er mars 2014. Xavier Parain, 43 ans, est ingénieur de l’ENSTA (Ecole Nationale Supérieure des Techniques Avancées) et ancien élève de l’Ecole Polytechnique. Il a commencé sa carrière, en 1996, en tant qu’analyste quantitatif au sein de la filière de gestion d’actifs de Lazard Frères & Cie. En 1998, il rejoint la société de gestion de portefeuille du groupe PRO BTP, en tant que responsable études et développements, jusqu’en 2000. Il devient membre du directoire puis président du directoire d’Ecureuil Gestion FCP, la société de gestion spécialisée sur les fonds structurés des Caisses d’Epargne. En 2006, Xavier Parain est nommé président de Merrill Lynch Invest France, la société de gestion spécialisée sur les fonds structurés du groupe Merrill Lynch. En juin 2010, il est nommé directeur général de Fundlogic SAS, filiale du groupe Morgan Stanley. Il rejoint l’Autorité des marchés financiers en juillet 2011, en tant que directeur adjoint à la Direction de la gestion d’actifs.
L’AFTE, l’Af2i et l’AMAFI ont rendu publique la « Charte relative aux Euro Private Placements ou Euro PP » élaborée par le groupe de Place réuni sous l'égide de la Banque de France et de la Chambre de Commerce et d’industrie de Paris Ile-de-France. L’objectif est d’accompagner et de faciliter le développement des opérations de placements privés obligataires (appelées Euro PP) en France et à l’international. Les travaux du groupe de Place, qui ont donné lieu à une très grande mobilisation des principaux acteurs de la Place financière de Paris, émetteurs, investisseurs, intermédiaires et autorités, depuis l'été 2013, se sont achevés début janvier. La Charte de bonnes pratiques qui en est issue, est publiée aujourd’hui par les associations qui ont été au c??ur de ces travaux. Elle propose un cadre d’exécution régissant les relations entre les émetteurs, les investisseurs et les intermédiaires et comprend quelques modèles juridiques types pour la réalisation de ces opérations. L’objectif est de contribuer de façon significative au développement des opérations d’Euro PP en France et à l’international, principalement en Europe. En effet, ces opérations, qui depuis leur lancement en 2012, ont permis de lever plus de 7 milliards d’euros, sont en mesure de représenter une importante source de financement alternative pour nombre d’entreprises, et plus particulièrement les ETI. La Charte est désormais disponible sur les sites des associations professionnelles signataires. Une version anglaise sera également disponible prochainement. La Charte et ses annexes sont appelées à évoluer pour tenir compte des attentes des parties prenantes et des évolutions des marchés. Un Comité de suivi est mis en place à cet effet. La charte est en pièce jointe.
Pourquoi l’ESMA publie-t-elle cet avertissement ? En cette période où les taux d’intérêt sont plus bas que jamais, les entreprises d’investissement répondent à la recherche de rendement en proposant des produits d’investissement complexes. Certains de ces produits sont destinés à permettre aux investisseurs de détail d’avoir accès à des types d’actifs (actions, obligations, matières premières) et à des stratégies d’investissement qui n'étaient jusque-là accessibles qu’aux investisseurs professionnels. Lire la suite en pièce jointe
Pour leur deuxième édition, les Rencontres du Grand Prix de l’Assemblée Générale, organisées par le Club des Partenaires du Grand Prix (DLA Piper, Paris EUROPLACE, AFG, Cliff, CNCC, DFCG, ESSEC Business School, Euronext, IFA, SFAF et Vigeo) et Capitalcom, ont rassemblé près de 150 personnes à l’auditorium d’Euronext le mardi 4 février 2014. Le compte-rendu est en pièce jointe.
Les cinquièmes Rencontres annuelles des professionnels des marchés de la dette et du change, organisées par les principales associations financières de la Place de Parisi, se sont déroulées le jeudi 6 février en réunissant plus de 300 participants sur le thème de « L’Industrie financière au service de la reprise ». Lors de son intervention, Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance, a illustré, avec des initiatives comme le fonds Large Venture et les prêts d’Avenir, le rôle moteur de soutien à la reprise de l'économie que son établissement joue et compte encore renforcer en 2014, au côté et en complément du secteur financier privé. Nicolas Dufourcq a aussi fait part de la motivation et du volontarisme qu’il souhaitait partager avec la Place. Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société Générale, a notamment remarqué dans son discours : « La place financière de Paris a d’incontestables atouts, parmi lesquels une expertise mondialement reconnue et une régulation robuste, qui lui ont permis de faire la preuve de sa résilience dans la crise. Face à la concurrence croissante des autres places, la mobilisation collective de tous les acteurs - autorités publiques, entreprises, investisseurs et intermédiaires financiers - pour capitaliser sur ces atouts et définir une ambition commune est plus que jamais nécessaire. Il en va de la compétitivité du financement de l'économie et des entreprises françaises, dans le cadre de l'évolution vers un modèle de financement plus désintermédié ». Durant les tables rondes, l’avance prise en Europe par Paris sur le marché du Yuan a été signalée avec entre autres l'équivalent de €2 milliards en dépôts. Il a été souligné que les ETI pouvaient avoir davantage recours aux émissions de titres pour financer leur développement. Le travail de la Place, sous l’instigation notamment de la Banque de France et de la CCI Paris Ile-de -France, pour développer l’EuroPP comme outil de financement à fort potentiel pour les ETIs a été mis en avant. Une réflexion est aussi en cours pour faire bénéficier les grandes ETIs du marché des billets de trésorerie. Dans les deux cas, des avancées sur une notation adaptée aux entreprises moyennes sont nécessaires. Le rôle futur des titrisations abondées par les créances sur des PME, en soutien et complément des prêts bancaires traditionnels, a aussi été évoqué. Concernant le marché monétaire, la volatilité et la diversité du coût de la liquidité, et le rôle désormais prédominant de la collatéralisation (notamment par le biais des repos) ont été mis en exergue, dans le contexte actuel d’un retour progressif de la confiance en Europe et d’un encouragement réglementaire aux transactions sécurisées par l’utilisation des chambres de compensation.
La Cour de cassation, par un arrêt du 14 janvier 2014, affirme que le caractère certain du préjudice allégué par le client non averti d'un PSI ne se déduit pas du manquement de ce dernier à son obligation d'information ou de conseil. En l’absence d’un préjudice avéré, la perte de chance n'est dès lors qu'éventuelle.
A l’occasion de la consultation sur le Livre Blanc sur le financement de la transition écologique, les principaux acteurs de l’investissement responsable, les professionnels de la gestion d’actifs au travers de leur association professionnelle (AFG), l’AFNOR, le Comité Intersyndical de l’Epargne Salariale (CIES), FINANSOL, le Forum pour l’Investissement Responsable (FIR), NOVETHIC, l’Observatoire pour la Responsabilité Sociétale des Entreprises (ORSE) et Paris Europlace ont souhaité faire une déclaration commune qui vise à clarifier les concepts et à appuyer la démarche de promotion de l’ISR. Vous trouverez cette déclaration en pièce jointe.
A l’occasion de la parution d’une étude sur les produits dérivés, l’AFG a consacré un « point sur » à leur rôle dans l’industrie de la gestion d’actifs. Christophe Pérignon (professeur associé - HEC Paris) a présenté l'étude « The unintended consequences of banning derivatives in asset management / Les conséquences imprévues qu’entrainerait une interdiction des dérivés dans la gestion » qui vient d'être réalisée par HEC et CASS Business School. Puis une table ronde sur l’avenir des produits dérivés dans les fonds a été organisée autour de Tilman Lueder (Commission européenne), Richard Stobo (ESMA), Xavier Parain (AMF), Benoît Lallemand (Finance Watch), Nicolas Gomart (Groupe Matmut), Arnaud Faller (CPR AM, président de la commission des Techniques de gestion de l’AFG), Martin Parkes (Blackrock Londres) et Fabrice Cuchet (Dexia AM). L’usage des dérivés dans le monde de la gestion d’actifs a été jugé utile par l’ensemble des participants. Les représentants des régulateurs et législateurs ont confirmé qu’ils n’entendaient pas restreindre les stratégies à base de dérivés, même s’il reste encore quelques aspects réglementaires à préciser notamment pour éviter les éventuels contournements de la réglementation sur les actifs éligibles ou pour mettre en place des stress tests afin de compléter la mesure du risque global. L’AFG, qui continuera à travailler pour améliorer la transparence, se réjouit de l’absence de remise en cause de l’utilité des dérivés dans la gestion d’actifs tant d’un point de vue strictement réglementaire que d’un point de vue économique.
Stéphane Gault Stéphane Gault, 37 ans, est nommé en qualité de directeur général adjoint de l’Union financière de France (UFF) Banque, succédant ainsi à Paul Younès, nommé directeur général délégué. Ingénieur ETP et diplomé d’HEC, Stéphane Gault a démarré son parcours professionnel en 2001, au sein d’AGF, où il exercé plusieurs fonctions au sein de la direction de la distribution. Il a ainsi occupé les postes de chargé de mission du directeur du développement, de responsable du département pilotage de la performance, puis de responsable de la direction support à l’animation commerciale. En 2007, il est nommé chez Generali en tant que responsable du développement stratégique des réseaux de distribution avant de rejoindre l’Union financière de France, en 2009, chargé de la création et de l’animation de la direction projets et organisation. Depuis 2012, il était directeurs des opérations, direction qui regroupe la direction de l’administration de la clientèle, la direction projets et organisation, la direction informatique ainsi que les moyens généraux.
2013 a été une année généralement positive pour l’industrie luxembourgeoise des organismes de placement collectif (OPC) : Les actifs nets gérés par les fonds d’investissement de droit luxembourgeois ont atteint 2.615,4 milliards d’euros à la fin du mois de décembre 2013 (fin 2012 : 2.383 milliards); Avec 193 milliards d’euros en 2013, les souscriptions nettes réalisées par les OPC luxembourgeois ont représenté près de la moitié de l’ensemble des émissions nettes réalisées par l’industrie européenne de l'épargne collective; Le nombre de fonds et sous fonds a légèrement augmenté sur les derniers douze mois pour s'établir à 3.902 (fin 2012 : 3.841) ou 13.685 unités (fin 2012 : 13.420); Près de 100 nouveaux promoteurs ont lancé des produits au Luxembourg. Ces chiffres sont cependant volatiles, il reste des menaces et des défis pour le secteur. En effet, alors que la Directive européenne sur les gestionnaires de fonds d’investissement alternatifs (directive AIFM) est enfin entrée en vigueur, et malgré des avancées positives dans les négociations sur la réglementation FATCA, l’agenda réglementaire reste chargé et menaçant. De ce point de vue, le projet de Taxes sur les Transactions Financières (TTF), le projet de réglementation des fonds monétaires et les derniers arbitrages sur MIFID 2, peuvent gravement pénaliser des pans entiers de l’industrie de la gestion d’actifs européenne. Par ailleurs, l’ALFI insiste sur la nécessité de maintenir coûte que coûte la compétitivité de la place financière luxembourgeoise. Il faut garantir une stabilité réglementaire et fiscale et, au niveau des coûts, examiner des pistes pour plus de compétitivité. Ceci est d’autant plus important que la concurrence de places financières étrangères qui veulent se positionner comme centres d’OPC devient de plus en plus rude. Plusieurs pays ont ainsi mis en place des stratégies de développement de l’infrastructure et des cadres légaux et réglementaires locaux et lancé des initiatives de promotion agressives de leurs centres financiers. Le Luxembourg doit réagir en intensifiant encore ses propres efforts de promotion à travers le monde. Il existe en effet manifestement un intérêt pour les produits et services luxembourgeois dans d’autres parties du monde, comme le montre par exemple le grand succès du roadshow que l’ALFI a organisé début décembre 2013 dans 7 pays asiatiques. Près de 1200 participants ont assisté aux séminaires d’information organisés par ALFI. Il convient donc de satisfaire cet intérêt en étant beaucoup plus présent sur le terrain, quitte à y être représenté de façon permanente. Cela coûte bien sûr de l’argent et le secteur privé compte, de ce point de vue, sur le support du nouveau gouvernement. En ce qui concerne AIFMD, six mois après l’implémentation de la Directive, les effets de cette nouvelle réglementation commencent à prendre forme. Au Luxembourg, quelque 90 gestionnaires de fonds alternatifs ont postulé auprès de la CSSF pour un agrément sous la nouvelle réglementation. À ce stade, 12 sociétés sont inscrites sur la liste officielle des gestionnaires de fonds alternatifs de la CSSF, 6 autres ont reçu un agrément et sont en train de finaliser les formalités administratives. Du point de vue des produits, les fonds d’investissement alternatifs de droit luxembourgeois gèrent actuellement quelque 500 milliards d’euros d’actifs. L’objectif de l’ALFI est de doubler ces actifs dans les 5 ans à venir. Pour y parvenir, nous comptons notamment sur notre gamme de véhicules d’investissement très complète. Dans ce domaine, deux évolutions nous semblent mériter une attention particulière : Le nouveau régime de Limited Partnership introduit avec la loi transposant la Directive AIFM en droit luxembourgeois a rencontré le succès escompté : jusqu'à présent, 83 unités ont été créées sous ce régime ; De même, les fonds d’investissement spécialisés (FIS) continuent sur leur lancée. Plus de 1.500 FIS ont été créés depuis l’introduction de ce régime en 2007. Ils gèrent aujourd’hui plus de 300 milliards d’euros d’actifs. C’est le produit d’investissement le plus populaire de sa catégorie en Europe. Même si ces premiers résultats sont très encourageants, il faudra néanmoins attendre au moins la fin de juillet 2014 pour savoir quelle place Luxembourg jouera à l’avenir dans ce segment de marché.
La directive 2013/36/UE du 6 juin 2013 concernant l’accès à l’activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d’investissement (CRD IV) est entrée en vigueur le 1er janvier 2014. Sa transposition dans le code monétaire et financier devrait être très prochainement réalisée par la voie d’une ordonnance. Certaines dispositions de cette directive conduisent à faire évoluer les conditions d’agrément et de gouvernance des établissements de crédit, des entreprises d’investissement autres que les sociétés de gestion de portefeuille ainsi que celui des sociétés de financement, dès lors que l’ordonnance de transposition appliquera à ces dernières un dispositif identique. Dans ce contexte, l’ACPR apporte des précisions sur les conséquences de la directive quant : au cumul des fonctions de Président du conseil d’administration et de directeur général, qui n’est désormais plus possible que par exception et avec l’accord de l’ACPR (Position 2014-P-02) ; aux fonctions de « dirigeants responsables » qui ne peuvent plus être exercées par le président du conseil d’administration, qui occupe par ailleurs la fonction essentielle de surveillance de la direction générale (Position 2014-P-03) ; aux conditions dans lesquelles le statut de Société anonyme simplifié (SAS) peut être utilisé par les établissements assujettis (Position 2014-P-04).
Paul Younès aura sous sa responsabilité l’ensemble des fonctions de développement de l’UFF, et assistera Nicolas Schimel, Président-Directeur Général, dans le pilotage de la stratégie du groupe. Responsable de la Direction Commerciale du réseau UFF depuis 2012 et du réseau AVIVA Epargne & Conseils, qui l’a rejoint cette année, il se voit également confier la Direction Immobilière, la Direction de l’Offre Financière et la Direction de la Communication. Le département des techniques patrimoniales lui est également rattaché. « Au sein de l’UFF, nous partageons depuis quatre ans une nouvelle vision de l’avenir. Nous avons pris conscience de notre potentiel sur le marché et nous sommes désormais armés pour être le spécialiste reconnu du conseil en gestion de patrimoine. Je souhaite, grâce à mes nouvelles fonctions, aider l’UFF à relever le défi de la croissance rentable », déclare Paul Younès. Nicolas Schimel déclare : « Après avoir mené avec succès la rénovation de notre gamme financière, Paul Younès a été depuis 2 ans l’artisan d’une croissance quantitative et qualitative remarquable de notre réseau. En tant que Directeur Général Délégué, il aura un rôle déterminant pour la réalisation de notre plan de développement stratégique Ambition Patrimoine 2015, pour lequel l’ensemble de notre entreprise est mobilisé ». Cette nomination intervient suite au départ à la retraite de Martine Simon-Claudel, Directeur Général Délégué de l’Union Financière de France Banque depuis 10 ans.
Le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire a publié un ensemble de recommandations sur les modalités d’intégration, par les banques, des risques liés au blanchiment de fonds et au financement du terrorisme dans le cadre général de leur gestion des risques.
La Fondation Croissance Responsable, placée sous l'égide de l’Institut de France, a pour objectif de faire de la pédagogie sur l'économie de marché auprès du grand public. Chaque année, elle retient un thème de travail donnant lieu à une publication et à une série d’actions ciblées. Consciente des attentes de la société civile vis-à-vis du fonctionnement du système financier et du faible niveau de connaissance du public sur ce secteur, la Fondation Croissance Responsable a mené en 2013 un travail de concertation sur le thème La Finance responsable, tout en veillant à clarifier et rendre accessibles au grand public des notions complexes souvent mal comprises. Sous la présidence de Bertrand Collomb, Président de l’Académie des Sciences Morales et Politiques et Président d’honneur de Lafarge, une commission de travail spécifique a permis de définir la complexe notion de responsabilité en finance et d’identifier des mesures, critères et limites de responsabilisation des différents acteurs du monde financier, y compris les régulateurs. Concrètement, le rapport précise les objectifs d’une Finance responsable, à savoir une bonne gestion du risque, un contrôle du risque systémique, le rôle des régulateurs pour assurer la stabilité du système, l’importance de la dimension psychologique sur les marchés, et la responsabilité individuelle des acteurs. Le rapport identifie en complément les critères d’une Finance responsable qui s’engage dans le financement à long terme de l'économie, au service des intérêts de ses clients, avec un contrôle des risques et une régulation calibrée. Le rapport apporte également un éclairage sur les débats actuels sur l’avenir de la finance depuis la crise de 2008 et sur ce que doit être une finance responsabilisée au niveau national, européen et mondial. Les questions d’actualité relatives au rôle de la finance, à son organisation et à son encadrement sont débattues par des experts d’horizons divers exprimant des visions personnelles. Avec le soutien de Paris EUROPLACE, le rapport « Finance responsable » sera présenté à la communauté des enseignants de lycées et collèges pour les sensibiliser aux enjeux clé d’une Finance responsable aujourd’hui. Il sera également adressé aux politiques, afin de leur fournir un outil de compréhension et d’orientation pour contribuer à l'émergence de prises de décision au niveau national et international qui favorisent la stabilité financière et éloignent le spectre d’une prochaine crise. La sortie du rapport est complétée de trois vidéos pédagogiques visant à présenter de manière la plus simple et ludique possible « le rôle de la banque », à démystifier « la spéculation », et à clarifier le fonctionnement des « produits dérivés ». Ces films sont disponibles sur le site www.croissance-responsable.fr Des personnalités diverses du monde de l'économie, chefs d’entreprises, journalistes, universitaires, membres de la société civile, grands dirigeants bancaires, aux opinions et analyses souvent différentes ont été sollicitées pour la production de ce rapport et formuler un diagnostic commun (cf. liste des membres de la commission ci-dessous*). Parallèlement, plus d’une vingtaine d’auditions de personnalités ayant un haut niveau d’expertise sur le sujet ont été réalisées durant l’année 2013. Leur éclairage et les échanges qui ont suivi avec les membres de la commission sont venus nourrir les travaux de réflexion. Enfin, l’effort pédagogique de ce rapport s’est traduit par une collaboration avec des lycéens de deux établissements d’Ile-de-France : le lycée Turgot à Paris et le lycée Apollinaire à Thiais. Le rapport est disponible en ligne sur www.croissance-responsable.fr/actualites/ Vidéos: La Banque, ça sert à quoi? Qu’est-ce que la spéculation? Que sont les produits dérivés?