Lloyds Banking Group a réorganisé sa direction pour préparer le plan stratégique à trois ans qui doit être annoncé au troisième trimestre, selon des sources relayées par Bloomberg. Alors que les taux bas et l’émergence des fintechs menacent particulièrement le secteur outre-Manche, le directeur général de la banque, Antonio Horta-Osorio, a notamment créé un nouveau poste dédié à l’organisation du groupe et au contrôle des coûts, qui sera confié à Jennifer Tippin.
La banque basée à Brest a acquis 19,5% du capital de Vermeg, fournisseur tunisien de logiciels financiers. L’opération doit permettre à la société «d’accélérer fortement son développement en Europe et à l’international», selon un communiqué publié aujourd’hui. Présente en France, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Tunisie, avec en tout 150 clients et partenaires, Vermeg a réalisé un chiffre d’affaires de près de 53 millions d’euros en 2016. En 2014, la PME avait acquis son concurrent belge BSB, qui faisait alors le double de sa taille. L’investissement du Crédit Mutuel Arkéa «renforce [sa] capacité à faire des acquisitions dans les prochaines années», se félicite dans le communiqué Pascal Leroy, directeur général de Vermeg. La banque espère de son côté servir «ses ambitions dans le domaine de la prestation de services pour compte de tiers».
La hausse des valeurs bancaires ces derniers mois crée pour l’Irlande des conditions propices à la vente cette année de 25% du capital de la banque publique Allied Irish Banks (AIB), a déclaré le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan. Dublin, qui a investi au total 21 milliards d’euros dans le sauvetage d’AIB, a repoussé l’an dernier de 2016 à 2017 cette cession partielle, au motif de conditions de marché défavorables. L’Etat détient donc toujours 99% du capital de la banque, le solde étant coté en Bourse. Le mois dernier, l’Irlande a mandaté Bank of America Merrill Lynch, Davy et Deutsche Bank comme coordinateurs globaux de la privatisation d’AIB.
Lloyds Banking Group envisage de mettre sur pied une filiale en Allemagne à la suite de la décision de la Grande-Bretagne de quitter l’Union européenne, rapportait hier soir Reuters de source proche du dossier, ajoutant qu’aucune décision définitive n’a encore été prise. Lloyds est la seule grande banque britannique de détail à ne pas avoir de filiale dans un autre pays de l’Union européenne. Elle dispose actuellement d’agences aussi bien à Francfort qu'à Amsterdam et devrait, si elle veut les transformer en filiales, leur allouer davantage de capital et d’effectifs.
Dans le sillage de Deutsche Bank, Credit Suisse a formellement accepté hier de débourser 5,3 milliards de dollars (4,96 milliards d’euros) dans le cadre d’un accord à l’amiable négocié avec les autorités américaines sur les accusations de tromperie lors de la vente à des investisseurs de prêts immobiliers titrisés avant la crise financière de 2008, ont annoncé le ministère américain de la Justice puis la banque helvétique dans des communiqués séparés. Comme elle l’avait indiqué le 23 décembre, la banque suisse paiera une amende de 2,48 milliards de dollars et indemnisera des consommateurs pour un total de 2,8 milliards de dollars sur 5 ans. Elle inscrira en outre une charge avant impôts d’environ 2 milliards de dollars, en plus des réserves de 550 millions de dollars déjà constituées pour ces affaires. Cette charge figurera dans les résultats du quatrième trimestre 2016, qui seront dévoilés le 14 février prochain.
Citigroup a publié cet après-midi un bénéfice trimestriel en hausse de 7%, soutenu entre autres par l’augmentation des volumes de transactions sur le marché obligataire et celui des devises après la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle de novembre aux Etats-Unis. La quatrième banque américaine par les actifs a réalisé sur les trois derniers mois de 2016 un bénéfice net de 3,57 milliards de dollars (3,34 milliards d’euros), soit 1,14 dollar par action, contre 3,34 milliards de dollars (1,02 dollar par action) un an plus tôt. Les analystes financiers prévoyaient en moyenne un bénéfice par action de 1,12 dollar.
La hausse des valeurs bancaires ces derniers mois crée pour l’Irlande des conditions propices à la vente cette année de 25% du capital de la banque publique Allied Irish Banks (AIB), a déclaré hier le ministre irlandais des Finances, Michael Noonan. Dublin, qui a investi au total 21 milliards d’euros dans le sauvetage d’AIB, a repoussé l’an dernier de 2016 à 2017 cette cession partielle, au motif de conditions de marché défavorables. L’Etat détient donc toujours 99% du capital de la banque, le solde étant coté en Bourse.
Stuart Gulliver, le directeur général de HSBC, a confirmé sa volonté de déplacer une partie de l’activité de sa banque d’investissement de Paris à Londres, après le Brexit. Ce transfert concernerait « environ 20% » des revenus de sa BFI au Royaume-Uni, notamment des activités de dérivés, mais le trading actions et obligataire ne devrait pas être touchés, a-t-il déclaré hier à Bloomberg Television, en marge du sommet économique de Davos en Suisse. « J’ai dit publiquement, il y a un moment déjà, qu’il y aurait un millier d’emplois qui sont couverts par la législation européenne et qui, dans le cadre de l’accès au marché unique, devraient probablement aller en France dans notre cas », a-t-il ajouté. HSBC a fait le choix de la France car elle dispose déjà sur place d’un dispositif de banque universelle, depuis le rachat du CCF en 2002.
Goldman Sachs a publié en début d’après-midi un bénéfice net par action (BPA) de 5,08 dollars au quatrième trimestre 2016, supérieur aux 4,82 dollars attendus par les analystes interrogés par Thomson Reuters. Un an plutôt, la firme de Wall Street avait publié un BPA de seulement 1,27 dollar après une lourde amende de la justice américaine. Sans cet élément exceptionnel, son BPA s'élevait à 4,68 dollars au dernier trimestre 2015.
Deutsche Bank a signé avec le département de la Justice (DoJ) l’accord amiable de 7,2 milliards de dollars (6,7 milliards d’euros) dans le dossier de la vente de titres adossés à des crédits «subprimes», a annoncé hier soir l’administration américaine. La première banque allemande avait annoncé le 23 décembre avoir conclu un accord de principe avec les Etats-Unis. L’accord définitif prévoit qu’elle paie une amende civile de 3,1 milliards de dollars et indemnise à hauteur de 4,1 milliards les propriétaires, emprunteurs et collectivités locales.
Citigroup a recruté l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères William Hague comme senior adviser. Ce conseiller spécial doit aider la banque américaine à s’adapter au contexte du Brexit. William Hague, qui fut aussi le leader du parti conservateur, a quitté la politique en 2015. Son recrutement suit celui de Mervyn King, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre nommé senior adviser de Citi en juillet dernier. Le groupe américain emploie 9.000 personnes au Royaume-Uni.
Misys a annoncé hier le lancement de Misys FusionBanking CrowdLending, une plate-forme intégrée destinée aux banques visant à leur donner accès au marché du prêt participatif. La société de logiciels financiers entend commercialiser en marque blanche son produit, qui sert à créer des prêts commerciaux entre pairs et est pré-intégrée dans la solution Misys FusionBanking Loan IQ. La solution peut aussi être intégrée dans des plates-formes existantes.
A l’instar de JPMorgan et Bank of America, la banque américaine Morgan Stanley a elle aussi connu un quatrième trimestre faste. Grâce au bond de ses activités de trading, l’établissement new-yorkais a enregistré une hausse de 83% de son résultat net, à 1,67 milliard de dollars (1,56 milliard d’euros). Sur une base diluée, le bénéfice par action ressort à 81 centimes, contre 65 centimes attendus par le consensus établi par Thomson Reuters.
Citigroup a recruté l’ancien ministre britannique des Affaires étrangères William Hague comme senior adviser. Ce conseiller spécial doit aider la banque américaine à s’adapter au contexte du Brexit. William Hague, qui fut aussi le leader du parti conservateur, a quitté la politique en 2015. Son recrutement suit celui de Mervyn King, ancien gouverneur de la Banque d’Angleterre nommé senior adviser de Citi en juillet dernier. Le groupe américain emploie 9.000 personnes au Royaume-Uni.
Misys a annoncé mardi le lancement de Misys FusionBanking CrowdLending, une plate-forme intégrée destinée aux banques visant à leur donner accès au marché du prêt participatif. La société de logiciels financiers entend commercialiser en marque blanche son produit, qui sert à créer des prêts commerciaux entre pairs et est pré-intégrée dans la solution Misys FusionBanking Loan IQ. La solution peut aussi être intégrée dans des plates-formes existantes.
UBS disposera d’une marge de manœuvre si son antenne britannique ne peut plus opérer à travers l’Union européenne une fois que la Grande-Bretagne aura quitté le bloc des Vingt-Sept, a déclaré hier le directeur général de la banque suisse, Sergio Ermotti, au Forum économique mondial de Davos. «Nous avons une base à Francfort qui rassemble nos activités de gestion de fortune et pas que ça (...) Nous avons une structure en place et des infrastructures que nous pouvons développer si besoin est», a expliqué le dirigeant. Il a cependant ajouté que la banque suisse restait en position d’attente et qu’il craignait que le discours de la Première ministre britannique prévu aujourd’hui ne donne que peu d'éclaircissements sur le déroulement du Brexit. UBS emploie plus de 5.000 personnes à Londres. Sergio Ermotti avait précédemment indiqué qu’entre 20 et 30% de ces employés travaillant dans la capitale britannique pourraient être affectés par un éventuel transfert.
Directeur depuis 2013 de la BFI, de la banque privée, de la gestion d'actifs et des métiers titres, le dirigeant est désormais directeur général délégué.