Prudence. Alors que le taux de couverture des entreprises en matière de risques cyber reste faible et très contrasté selon la taille des entreprises, les dommages se révèlent significatifs. Après une cyberattaque, « le retour à la normale représente en moyenne 89 jours pour les grandes entreprises, 20 pour les ETI, 29 pour les PME et 26 jours pour les TPE », révèle une étude du courtier Bessé, en partenariat avec Stelliant. Selon cette analyse, qui repose sur un échantillon d’une soixantaine de sinistres survenus entre 2019 et 2021, les pertes d’exploitation peuvent représenter plus de 80 % des coûts d’un sinistre majeur touchant une ETI ou un grand groupe. Suivent ensuite les frais de reconstitution des systèmes d’exploitation et les frais de gestion de crise. Par ailleurs, sur les 174 millions d’euros de pertes qui ont été déclarés au titre des sinistres de l’échantillon, 129 millions d’euros ont été pris en charge à la date de la publication de l’étude au titre des montants et natures de garanties prévus aux contrats d’assurance souscrits. Les attaques par rançongiciel constituent près de 90 % de la sinistralité enregistrée. « Le montant des rançons reste faible en comparaison du préjudice total subi », souligne l’étude.
Tandis que la réduction de la durée d’éclairage quotidienne des enseignes de ses 480 agences conseils présentes en France est déjà effective, le groupe Matmut a annoncé vendredi de nouvelles initiatives. Dans le cadre d’un plan de déploiement progressif étalé sur 2022 et 2023, à la fois les enseignes «bandeau» et «drapeau» actuelles des agences seront remplacées par des enseignes sans éclairage ni rétro éclairage. Le plan de sobriété prévoit en outre une systématisation de l’installation d’ampoules LED et de détecteurs de présence dans les parties communes.
D'ici à 2025, la mutuelle compte avoir réduit de 25% l’empreinte carbone de ses investissements en actions cotées, obligations d’entreprises et actifs immobiliers.
L’ONG critique le potentiel soutien des groupes français d'assurance à une extension du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Ichthys en Australie qui pourrait porter les émissions totales du projet à 590 MtCO2.
L’assureur français Axa envisagerait d’investir au moins 100 millions d’euros (97,99 millions de dollars) dans une nouvelle cession de titres par Monte dei Paschi di Siena (MPS) sans aucun changement dans sa joint-venture avec la banque toscane, ont déclaré lundi à Reuters deux personnes proches du dossier. La société publique MPS a eu des discussions avec Axa et le gestionnaire d’actifs Anima, qui distribuent tous deux leurs produits via les succursales de la banque publique, au sujet de leur participation à la prochaine augmentation de capital, d’une valeur maximale de 2,5 milliards d’euros. Alors que le rôle d’Anima est lié à une révision de l’accord commercial avec MPS, l’investissement d’Axa n’est lié à aucune modification de ses accords de joint-venture avec MPS, ont indiqué ces sources. Axa envisageait d’investir entre 100 et 150 millions d’euros dans la vente d’actions, dont l'État peut couvrir 1,6 milliard d’euros, sur la base de sa participation de 64% dans la banque qu’il a sauvée en 2017.
L’assureur français Axa envisagerait d’investir au moins 100 millions d’euros (97,99 millions de dollars) dans une nouvelle cession de titres par Monte dei Paschi di Siena (MPS) sans aucun changement dans sa joint-venture avec la banque toscane, ont déclaré à Reuters deux personnes proches du dossier.
19 degrés, telle est la température (en vogue et d’ailleurs prévue « en moyenne » par le législateur) maximale à laquelle seront chauffés cet hiver les locaux de CNP Assurances (16 °C pour son site de repli). L’assureur s’y est engagé, tout comme il n’allumera pas, la nuit, son enseigne lumineuse sur le périphérique parisien. Deux mesures dans le cadre d’efforts structurels déployés pour diminuer de 30 % entre 2022 et 2023 la consommation d’électricité des locaux du groupe en France. Un horizon passant par l’adhésion à la démarche EcoWatt portée par RTE (Réseau de transport d’électricité) et l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). La baisse de consommation sera même des deux tiers pour la seule Ile-de-France, notamment après le déménagement fin 2022 du siège social. Au sein duquel les collaborateurs seront invités à pédaler pour faire fonctionner leurs ordinateurs. Mais non, ce n’est pas prévu. Pour l’instant.
Désengagements. Le pic atteint au printemps 2020 sous le coup des craintes de tsunami pandémique de défaillances est certes bien loin d’être approché (voir illustration). N’empêche, le courtier Diot-Siaci Crédit constate dans son baromètre « une tendance haussière » ces derniers mois en matière de taux de désengagement (réduction et résiliation de garanties) des assureurs-crédit. Avec un bond dans le sillage du déclenchement du conflit ukrainien avant stabilisation des volumes de retrait de garanties, qui font avant tout souffrir les très petites entreprises. « Nous devrions ressentir une plus grande frilosité au quatrième trimestre », prévient le directeur général du courtier spécialisé, Philippe Puigventos. Qui évoque notamment « des tendances plus restrictives à la souscription dans des secteurs comme l’automobile et l’énergie », certains assureurs refusant déjà de souscrire dans ces secteurs pour éviter de renforcer leurs expositions.
Pour permettre au marché français d’atteindre « sa pleine maturité », Bercy propose un plan d’actions dont la réussite, qui ne peut s’inscrire que dans le temps long, est loin d’être certaine.