S’ils consacrent le droit à la résiliation pour tous les contrats d’assurance de prêt immobilier, la loi du 21 février 2017 et le Conseil constitutionnel laissent dans l’ombre un pan entier du marché. Les primes d’assurance des prêts aux professionnels, et, surtout, des crédits à la consommation, pesaient respectivement 0,5 milliard et 1,8 milliard d’euros en 2016, soit 27% du total de l’assurance emprunteur, selon la Fédération française de l’assurance. Dans le crédit conso, la délégation est quasiment inexistante, faute de demande et d’offre. Les cotisations de quelques euros par mois ne risquent guère de réveiller les revendications du consommateur, et sont exclues du calcul du taux annuel effectif global, car cette assurance n’est pas obligatoire. Résultat, les bancassureurs pratiqueraient des tarifs très similaires, pour un niveau de marge technique supérieur à 90% selon le cabinet BAO. Un filon qui n’est donc pas près de s’épuiser.