Les auditeurs d’Abengoa jugent cruciale la réussite de l’augmentation de capital de 650 millions d’euros projetée par le groupe espagnol d’énergies renouvelables. Dans l’avis formulé à l’occasion de la publication des résultats trimestriels, Deloitte s’inquiète de la dégradation de l’activité d’Abengoa au cours des derniers mois au point de générer «d’importants doutes» sur la continuité de l’exploitation. Abengoa a perdu 194 million d’euros au cours des neuf premiers mois de l’année. Le groupe a annoncé en début de semaine un accord avec le groupe familial basque Gestamp. Celui-ci pourrait garantir la moitié de l’augmentation de capital et devenir le premier actionnaire d’Abengoa.
L’Etat français a proposé de limiter ses droits de vote dans Renault pour tenter de mettre fin au bras de fer engagé avec le constructeur français et son partenaire Nissan, mais Carlos Ghosn, PDG des deux groupes, reste plus que jamais déterminé à imposer un renforcement du constructeur japonais au sein de l’alliance, ont déclaré plusieurs sources à Reuters. Le gouvernement - qui a lui-même jugé inopportune l’idée d’une fusion - a offert un compromis sur les droits de vote de l’Etat, quelques heures seulement avant la convocation en urgence d’un conseil d’administration de Renault vendredi dernier. Mais cette tentative de conciliation n’a pas empêché Hiroto Saikawa, le numéro 2 de Nissan, d’exprimer lors du conseil de Renault son profond désaccord avec la position française, a déclaré l’une de ces sources. Il a réaffirmé ensuite publiquement que l’octroi de droits de vote doubles à l’Etat était une source majeure de déséquilibre au sein de l’alliance.
Le constructeur automobile a annoncé vendredi qu’il suspendait provisoirement ses émissions obligataires, en raison des incertitudes liées au coût du scandale des émissions de CO2 de ses véhicules. Volkswagen veut prendre le temps de mettre à jour la documentation juridique de ses appels au marché pour intégrer les conséquences potentielles de l’affaire. Le dernier emprunt obligataire senior du groupe remonte au 10 septembre, une semaine avant la révélation du scandale. VW, qui a préfinancé ses besoins 2015 et affiche 27,8 milliards d’euros de trésorerie à fin septembre, a 14,3 milliards de tombées obligataires en 2016.
L’offre hostile du fabricant de médicaments génériques Mylan sur son concurrent Perrigo s’est soldée par un échec, moins de la moitié des actionnaires de Perrigo ayant apporté leurs actions à l’opération. Seulement 40% des actions Perrigo en circulation ont été apportées à son offre. Le montant de celle-ci s’élevait à 26 milliards de dollars au total. Cet échec signe le point final de près de sept mois d’une bataille acharnée entre les deux laboratoires et constitue une victoire pour le directeur général de Perrigo, Joseph Papa. Perrigo a indiqué dans un communiqué qu’il allait lancer immédiatement le programme de rachat d’actions de 2 milliards de dollars annoncé précédemment, dont il compte réaliser le quart d’ici la fin de l’année. Le directeur général de Mylan, Robert Coury, qui avait repoussé les avances de l’israélien Teva pour courtiser Perrigo, a déclaré de son côté que son groupe était prêt à tourner la page.
Bouygues Telecom a dégagé un chiffre d’affaires réseau de 978 millions d’euros au troisième trimestre, soit 0,3% de mieux qu’un an auparavant. Il s’agit de la première progression depuis le deuxième trimestre 2011. La filiale du groupe Bouygues a gagné 208.000 clients dans le mobile et 94.000 dans le fixe. Ce retour de la croissance se retrouve au niveau des marges. La marge d’Ebitda de Bouygues Telecom a gagné 2 points à 24,7%, tout près des 25% visés par le groupe à l’horizon 2017. «Cela conforte complètement l’objectif de 2017. Nous n’en sommes pas encore à dire que l’objectif sera atteint plus rapidement», a indiqué Philipe Marien, le directeur financier de Bouygues. Dans l’ensemble, au troisième trimestre, le groupe de BTP et de communication a fait état d’une baisse de 3% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre mais d’une hausse de 6,9% de son résultat opérationnel courant.
Altice Group s’offre l’image de Cristiano Ronaldo pour faire la promotion de l’ensemble de ses marques, dans tous les pays où il est présent. Les premières publicités seront prochainement visibles au Portugal, en France et Israël puis déclinées en Belgique, au Luxembourg, en Suisse, en République dominicaine et aux Etats-Unis. Le montant du contrat n’a pas été communiqué.
La spéculation reprend sur Syngenta. Selon Bloomberg, le groupe suisse d’agrochimie aurait rejeté une offre d’achat de China National Chemical Corp (ChemChina). Formulée à 449 francs suisses par action, elle représente un montant total de 41,7 milliards de francs (38,6 milliards d’euros). Bloomberg indique que Syngenta l’a rejetée pour des motifs réglementaires mais les discussions ne seraient pas rompues. En milieu de journée, le cours de Bourse du groupe suisse gagnait plus de 7%. Syngenta avait repoussé en août les assauts du groupe américain Monsanto.
Dexter Goei, le directeur général d’Altice, a indiqué lors de la conférence annelle de Morgan Stanley sur les télécoms à Barcelone s’attendre à un redressement de Numericable-SFR dans les 12 à 18 prochains mois. Lundi, la direction du câblo-opérateur contrôlé par Patrick Drahi avait déjà annoncé une reprise des investissements de sa filiale française pour tenter de mettre fin à l’hémorragie de sa base d’abonnés.
Le groupe pharmaceutique suisse Roche a annoncé hier la réorganisation de ses activités de petites molécules, ce qui le conduira à se désengager de quatre sites de production en Europe (Irlande, Espagne et Italie) et aux Etats-Unis. Ce plan touchera 1.200 postes et se traduira par des charges exceptionnelles de 1,6 milliard de francs suisses (1,48 milliard d’euros) d’ici à 2021. Roche précise rechercher des repreneurs pour ces sites.
Moody’s a réduit hier la note de la dette du sidérurgiste ArcelorMittal d’un cran, à Ba2, avec une perspective négative. «Notre déclassement de la note d’ArcelorMittal de Ba1 à Ba2 reflète surtout sa performance opérationnelle plus faible depuis le début 2015 en conséquence de la baisse des prix de l’acier, et une diminution de l’Ebitda tiré de ses opérations minières», explique dans un communiqué l’agence de notation.
Vivendi a franchi en hausse le seuil de 15% du capital de Gameloft, a annoncé hier l’Autorité des marchés financiers (AMF). Le groupe de médias détient désormais 15,53% du capital et 13,73% des droits de vote de l’éditeur de jeux vidéo. Vivendi était entré mi-octobre au capital de la société et de son concurrent Ubisoft, dont il détenait 10,8% du capital au 9 novembre. Le groupe de Vincent Bolloré s’est dit mardi prêt à discuter avec les dirigeants des deux sociétés, pour l’instant hostiles à Vivendi.
Les autorités européennes de la concurrence ont repoussé au 2 mars leur enquête sur l’offre d’achat de 6,3 milliards de dollars (5,86 milliards d’euros) de Staples, le numéro un américain des fournitures de bureau, sur le numéro deux Office Depot, à la demande des sociétés. Bruxelles a lancé en septembre une enquête approfondie sur cette opération. Il se peut que Staples soit amené à proposer des concessions, comme des cessions d’actifs, pour apaiser les inquiétudes de l’exécutif européen.
Le magnat de la presse et du câble John Malone va modifier la structure de deux de ses sociétés. D’une part, Liberty Interactive, qui regroupe essentiellement ses actifs dans le commerce en ligne, va regrouper quelques activités et sa participation de 18% du voyagiste en ligne Expedia dans deux nouvelles entités: CommerceHub et Liberty Expedia Holdings. Les titres de ces nouvelles structures seront distribués aux actionnaires de Liberty Ventures Group, l’une des deux actions reflet (trading stocks) qui composent Liberty Interactive. Liberty Ventures regroupe les actifs dans le câble -l’autre action reflet de Liberty Interactive, QVC Group, recouvre l’activité de télé-achat. D’autre part, Liberty Media a annoncé son intention de reclasser ses titres en trois actions reflet. Liberty Media et Liberty Interactive indiquent que ces changements auront lieu au premier semestre 2016. Les nouveaux titres seront cotés sur le Nasdaq.
RWE a annoncé hier qu’il devrait atteindre «de justesse» son objectif annuel de résultat net, pénalisé par les difficultés chroniques de sa filiale britannique Npower, laquelle a essuyé une perte d’exploitation de 66 millions d’euros sur les neuf premiers mois. Le deuxième groupe allemand de services aux collectivités anticipe toujours un bénéfice net ajusté compris entre 1,1 et 1,3 milliard d’euros pour 2015. Le bénéfice net ajusté de RWE a chuté de 28,6% à 545 millions d’euros au cours des neuf premiers mois de l’année, alors que les analystes prévoyaient en moyenne 593 millions.
Les députés français ont adopté hier l’amendement du groupe socialiste instaurant l’obligation pour les grandes entreprises françaises de transmettre au fisc des informations sur leurs activités à l’étranger. Sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 100.000 euros, les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe consolidé est supérieur ou égal à 750 millions d’euros devront transmettre une déclaration comportant «la répartition pays par pays» des bénéfices et agrégats «économiques, comptables et fiscaux» de chaque groupe. Elle devra intégrer «des informations sur la localisation et l’activité des entités». Les premières déclarations devront se faire en 2017. Mais ces informations ne seront pas rendues publiques.
L’équipementier des réseaux Cisco Systems a publié hier des résultats de son premier trimestre (clos le 24 octobre) supérieurs aux attentes. Hors exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) a atteint 59 cents, contre un consensus à 56. Le chiffre d’affaires a augmenté de 3,6% à 12,7 milliards, dépassant aussi le consensus, fixé à 12,65 milliards. Pour le deuxième trimestre, en raison d’une croissance plus faible que prévu des commandes, Cisco prévoit un BPA ajusté compris entre 53 et 55 cents et une croissance du chiffre d’affaires entre zéro et 2%, sous les attentes des analystes. L’action perdait 3,2% à 26,95 dollars dans les échanges d’après-Bourse après cette annonce.
Iliad a annoncé hier un chiffre d’affaires trimestriel de 1,11 milliard d’euros, en hausse de 5,3%. Le dynamisme dans le mobile (+11,4%) a compensé la faible progression (+1,4%) des revenus dans le fixe. L’opérateur a engrangé 390.000 nouveaux clients mobile sur la période, portant sa part de marché à plus de 16%. Dans le fixe, il a conquis 91.000 nouveaux abonnés, moins que les 116.000 annoncés par Orange.
L’autorité des télécoms (Arcep) a lancé hier une consultation publique sur l’encadrement des tarifs d’accès au réseau d’Orange pour les autres opérateurs télécoms en 2016 et 2017. Ces plafonds obligeront Orange à pratiquer des tarifs «reflétant les coûts» du dégroupage total. Le tarif mensuel, actuellement de 9,05 euros par mois et par accès, ne pourra dépasser 9,10 euros en 2016 et 9,45 euros en 2017. L’Arcep engagera aussi en 2016 une consultation élargie dans l’optique d’un encadrement de 2018 à 2020.
Les autorités européennes de la concurrence ont prolongé d’environ trois semaines, au 2 mars, leur enquête sur l’offre d’achat de 6,3 milliards de dollars (5,86 milliards d’euros) de Staples, le numéro un américain des fournitures de bureau, sur le numéro deux Office Depot, à la demande des sociétés. La Commission européenne, qui devait initialement donner ses conclusions avant le 10 février, a lancé en septembre une enquête approfondie sur cette opération. Il se peut que Staples soit amené à proposer des concessions telles que des cessions d’actifs pour apaiser les inquiétudes de l’exécutif européen.
L’administrateur délégué de Telecom Italia a déclaré avoir rencontré la semaine dernière Xavier Niel, qui a récemment investi à titre personnel dans l’opérateur italien, et avoir discuté avec l’homme d’affaires français de «stratégie industrielle» et du potentiel du marché italien des télécoms. S’exprimant en marge d’une conférence sur les télécoms à Barcelone, Marco Patuano a rapporté que, lors de leur entrevue le 3 novembre, le fondateur d’Iliad lui avait assuré agir seul et sans concertation avec Vivendi, qui possède 20% de Telecom Italia. «Il m’a dit qu’il était intéressé par notre stratégie industrielle et nous sommes convenus que l’Italie représentait une opportunité», a déclaré Marco Patuano. Selon les documents des autorités financières italiennes, Xavier Niel détient l’équivalent de 11,2% des droits de vote de Telecom Italia, acquis via des contrats dérivés et des options.
Le magnat de la presse et du câble John Malone, réputé pour la complexité de ses opérations, va modifier la structure de deux de ses sociétés. Liberty Interactive, qui regroupe essentiellement ses actifs dans le commerce en ligne, a annoncé son intention de scinder quelques activités, ainsi que sa participation de 18% du voyagiste en ligne Expedia en deux nouvelles entités distinctes: CommerceHub et Liberty Expedia Holdings. Liberty Interactive est elle-même déjà divisée en deux actions reflet (tracking stocks): QVC Group, sa branche de télé-achat, et Liberty Ventures Group, ses actifs dans le câble. Les titres des nouvelles entités seront distribués aux actionnaires de Liberty Ventures Group.
L’Afep et le Medef publient jeudi une nouvelle version du code pour introduire rapidement le principe d’une consultation de l’assemblée des actionnaires en cas de cession portant sur la moitié au moins des actifs de la société. Une autre modification permet de mettre en cohérence le code avec les nouvelles dispositions issues de la loi Macron sur les retraites supplémentaires.