La Fnac a formalisé vendredi les termes de son offre sur Darty. Les deux groupes avaient annoncé le 6 novembre être parvenus à un accord de principe après un relèvement de l’offre de la Fnac valorisant Darty à environ 859 millions d’euros, au lieu de 719 millions précédemment. La Fnac, à qui Darty avait également demandé d’introduire une partie en cash, propose aussi aux actionnaires du distributeur d’électroménager une alternative en numéraire, à hauteur d’un montant maximal de 95 millions d’euros. Ce rapprochement donnera naissance à un poids lourd français des produits techniques, électroménagers et culturels capable de mieux affronter la concurrence des spécialistes du e-commerce, Amazon. L’opération pourrait cependant poser des problèmes de concurrence et générer d’importantes suppressions d’emplois dans les sièges sociaux et les services informatiques et logistiques.
Le candidat de l’opposition libérale Mauricio Macri est en tête du second tour de l’élection présidentielle en Argentine, selon les premiers résultats partiels, qui vont dans le sens des sondages à la sortie des urnes diffusés par les chaînes de télévision juste après la clôture du scrutin. Mauricio Macri, maire de droite de la capitale Buenos Aires, recueille 53,5% des voix contre 46,5% pour le péroniste de centre gauche Daniel Scioli, sur la base de 0,8% des bulletins de vote dépouillés, a fait savoir la commission électorale.
Vivendi a franchi en hausse le seuil de 10% des droits de vote d’Ubisoft, selon un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) diffusé vendredi. Le groupe de médias, à la suite d’une acquisition d’actions Ubisoft sur le marché, détient 11,52% du capital et 10,15% des droits de vote de l’éditeur de jeux vidéo. Vivendi a réitéré auprès de l’AMF ses intentions concernant Ubisoft, à savoir qu’il n’écarte pas la possibilité d’une prise de contrôle de la société. Jeudi, Vivendi avait indiqué avoir encore accru sa participation au capital de Gameloft, l’ancienne filiale de jeux mobiles d’Ubisoft, dont il détient à présent plus de 17%.
Le conseil d’administration de Telecom Italia ne se réunira pas vendredi, contrairement à ce qui était initialement prévu, pour examiner la demande de Vivendi d’augmenter le nombre d’administrateurs, a déclaré une source à Reuters. Les administrateurs se réuniront d’ici fin novembre à ce sujet, a ajouté cette source. Premier actionnaire de l’opérateur télécoms italien, Vivendi souhaite augmenter la taille du conseil d’administration de Telecom Italia de 13 à 17 membres et le groupe français de médias veut y placer quatre de ses représentants. Un groupe de fonds d’investissement italiens et étrangers a adressé jeudi une lettre au conseil d’administration de Telecom Italia pour l’exhorter à examiner rapidement la demande de Vivendi, qui, à leurs yeux, soulève des questions en termes de gouvernance et quant aux intentions du groupe français.
RWE pourrait envisager de sortir du marché britannique s’il ne parvient pas à redresser ses activités locales, qui ont plongé dans le rouge après des problèmes de facturation et une diminution rapide du nombre de ses clients, a déclaré à Reuters son directeur financier. Bernhard Günther a précisé qu’il faudrait attendre au moins 2017 pour que Npower renoue avec la rentabilité. Pour cette année, le groupe prévoit que sa filiale au Royaume-Uni enregistre une perte d’environ 50 millions d’euros. RWE avait annoncé la semaine dernière avoir perdu quelque 200.000 clients britanniques sur les neuf premiers mois de l’année, contre 100.000 sur le seul premier semestre, un chiffre qui avait alimenté une chute de 10% de son cours de Bourse. Il compte désormais 5,4 millions de clients au Royaume-Uni.
Valeant Pharmaceuticals va tenter de renouer le fil avec ses actionnaires après les secousses de ces dernières semaines. Le laboratoire canadien a annoncé la tenue d’une journée investisseurs le 16 décembre. Il devra notamment rassurer sur la conduite de ses opérations après avoir dû rompre ses liens avec son prestataire de services Philidor en raison de soupçons sur un éventuel gonflement artificiel de son chiffre d’affaires. Valeant a récemment reconnu que cette affaire aura des répercussions sur son activité à court terme.
Le tribunal de commerce de Marseille a retenu vendredi l’offre de reprise de la SNCM du transporteur corse Patrick Rocca, qui prévoit le maintien de 873 emplois sur les quelque 1.500 CDI actuellement employés par la compagnie maritime. L’offre de Patrick Rocca prévoit la création d’une «compagnie maritime méditerranéenne neutre», baptisée MCM, qui s’appuie sur les fonds propres de son groupe, lequel a réalisé un chiffre d’affaires de 81 millions d’euros en 2014 et présente une centaine de millions d’actifs immobiliers. Son plan, qui maintient l’équipe dirigeante de la SNCM et fait entrer les salariés au capital à hauteur de 10%, prévoit la reprise de 873 salariés, dont 612 navigants, et de 144 CDD.
Les salariés de La Poste ont voté à 62,1% pour élire leurs représentants au conseil d’administration du groupe. Arrivée en tête du scrutin avec 26,47% des voix, la CGT recule cependant de 6,3 points par rapport à 2010 et perd l’un de ses trois sièges d’administrateurs. La CFDT en profite: arrivée deuxième (22,56%), la centrale gagne 4,5 points en cinq ans et aura deux administrateurs, comme Sud (20,11%), qu’elle dépasse. FO (19,46%), en progression de 3 points, conserve son siège.
Au troisième trimestre 2015, «dans un environnement sectoriel marqué par une baisse importante des taux de fret et par des surcapacités sur certains marchés», CMA CGM a dégagé un bénéfice net 51 millions de dollars. Le numéro trois mondial du transport maritime de marchandises a réduit ses coûts unitaires de 10,7%, notamment grâce à la réduction du prix des soutes. Son résultat d’exploitation (Ebit) ressort à 158 millions de dollars, soit une marge opérationnelle de 4% sur le trimestre. Ses volumes transportés ont augmenté de 3,4% à 3,3 millions d’EVP, mais la baisse des prix a provoqué une chute de 9% du chiffre d’affaires à 4 milliards de dollars.
La volonté de Vivendi d’obtenir quatre représentants au conseil de Telecom Italia suscite des crispations. Dans une lettre adressée au président de l’opérateur italien, Giuseppe Recchi, à l’administrateur délégué Marco Patuano et à l’ensemble du conseil, Assogestioni, l’association italienne de la gestion d’actifs, demande un examen en urgence de la proposition de Vivendi. Le groupe français, premier actionnaire de Telecom Italia, avec 20,116% de son capital, souhaite que le nombre de sièges au conseil soit porté de 13 à 17 et que 4 de ces 17 sièges lui reviennent à l’issue de l’assemblée générale prévue le 15 décembre.
Abertis cède 3,52% à 14,09 euros vendredi en milieu de journée à la Bourse de Madrid. CVC Capital Partners a vendu une participation de 6,3% au capital du groupe d’infrastructures espagnol. Le placement s’est fait au prix de 13,68 euros par titre, en deçà des 15 euros payés par CVC voici cinq ans, et avec une décote de 6,4% sur le cours de clôture de jeudi. Le fonds a levé par cette opération 818 millions d’euros. Il détient désormais moins de 1% d’Abertis. CVC avait pris une participation de 15,6% en 2010.
Après avoir débarqué son directeur général, Yann Coléou, le conseil d’administration de Korian a détaillé ce matin les indemnités de départ auxquelles il a droit. Soit 21 mois de rémunération fixe et variable (12 mois + 25% par année de présence, dans la limite des 24 mois fixés par le code Afep-Medef). Yann Coléou perd le bénéfice des unités de performance attribuées en 2014 et des actions gratuites attribuées en 2014 et 2015, pour un total de plus de 2 millions d’euros, ces rémunérations étant soumises à une condition de présence.
Patrick Bataillard est nommé directeur financier d’Edenred à la suite du départ de Loïc Jenouvrier. Il était depuis 2001 directeur financier de Norbert Dentressangle, jusqu’au rachat récent du groupe de transports par XPO. Sa prise de fonctions est prévue le 30 novembre 2015. Il intègre le comité exécutif d’Edenred. Patrick Bataillard rejoint ainsi Bertrand Dumazy, nommé PDG du groupe de services aux entreprises le 26 octobre dernier après le départ de Jacques Stern.
La Banque publique d’investissement a annoncé vendredi qu’elle prendrait 5% du capital de Parrot à l’occasion de l’augmentation de capital de près de 300 millions d’euros lancée par le spécialiste français des drones. L’appel au marché de Parrot sera réalisé du 23 novembre au 4 décembre sur la base d’une parité de 7 actions nouvelles pour 5 actions existantes, avec un prix de souscription de 17 euros par ABSA (actions à bons de souscription d’actions). Le dirigeant fondateur, Henri Seydoux, «investit personnellement environ 90 millions d’euros», souligne Bpifrance. Le fonds chinois IDG Capital Partners prendra également 1,4% de Parrot lors de l’augmentation de capital. BNP Paribas et Natixis sont coordinateurs globaux de l’opération, chefs de file et teneurs de livre associés. HSBC et JPMorgan sont teneurs de livre associés.
Le groupe italien Eni a annoncé vendredi avoir vendu sa participation restante de 4% dans le portugais Galp Energia pour 325 millions d’euros. La cession s’est faite par une procédure accélérée au prix de 9,81 euros par titre. Galp a clôturé à 10,065 euros jeudi en Bourse de Lisbonne. Eni a commencé à céder sa participation de 33,34% dans Galp en 2012, levant au total 3,28 milliards d’euros par ses différentes ventes.
Le Conseil constitutionnel a jugé contraire à la Constitution, le relèvement à 45%, voté par les députés fin 2014, de la contribution additionnelle sur les retraites excédant huit fois le plafond annuel de la sécurité sociale, soit 304.000 euros. Les Sages relèvent qu’aucun mécanisme n’atténue l’effet de seuil provoqué par l’application de ce taux dès le premier euro, et jugent en l’espèce que les effets de seuil qui résultent de l’institution de la contribution additionnelle au taux de 45 % sont excessifs.
Dans l’attente de nouvelles règles plus sévères qui doivent être publiées aujourd’hui ou dans les jours qui suivent par le Trésor américain pour décourager les tax inversions (acquisition réalisée par une entreprise américaine à l’étranger pour se relocaliser dans le pays de la cible pour bénéficier de sa fiscalité), les informations ont filtré hier concernant les termes de l’offre de l’américain Pfizer sur l’irlandais Allergan, annoncée le 29 octobre. Pfizer envisagerait de proposer l’équivalent de 370 à 380 dollars par action selon Reuters et Bloomberg, voire plus de 380 dollars, selon le Financial Times et CNBC, ce qui valoriserait le laboratoire irlandais au dessus de 150 milliards de dollars. Selon CNBC, l’offre serait entièrement payée en titres Pfizer. Selon Reuters, Pfizer négocierait une indemnité de rupture de 2% à 3% du montant de l’opération. L’opération pourrait être annoncée lundi, mais tout pourrait être remis en cause selon la position du Trésor.
Les actionnaires de Dialog Semiconductor se sont prononcés en faveur de l’acquisition du fabricant américain de semi-conducteurs Atmel pour 4,6 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros), a annoncé le groupe allemand. Les actionnaires présents à l’assemblée générale extraordinaire qui se tenait hier, représentant 54,3% du capital du groupe, ont voté à 61,9% en faveur de l’acquisition, a précisé Dialog Semi. Le fonds activiste américain Elliott, qui détient désormais 5% du capital de Dialog Semi, avait appelé à voter contre l’opération.
Le fonds activiste Starboard Value, actionnaire de Yahoo, exhorte le groupe internet à renoncer à son projet de séparation de sa participation dans Alibaba car cette opération pourrait être lourdement taxée. Dans une lettre adressée au conseil d’administration, au président et à la directrice générale de Yahoo, et dont le Wall Street Journal s’est le premier fait l’écho, Starboard invite plutôt le groupe à vendre les activités qui constituent son cœur de métier sur internet, c’est-à-dire le moteur de recherches et l’affichage publicitaire.
Best Buy, premier distributeur d’électronique grand public aux Etats-Unis, fait état de ventes décevantes, en hausse de 0,5% pour son troisième trimestre clos le 31 octobre, alors que les analystes attendaient en moyenne une progression de 0,8%, selon Consensus Metrix. Best Buy attend une légère baisse de son chiffre d’affaires et de son résultat d’exploitation au quatrième trimestre et a indiqué que ses marges pâtissaient des investissements dans le commerce en ligne et dans les services après-vente.
Le groupe familial de boulangerie et de restauration rapide Poulaillon a ajusté sa fourchette indicative de prix de 5,10 euros à 6,90 euros par action dans le cadre de son introduction en Bourse sur Alternext à Paris. La fourchette initiale avait été établie entre 7,06 et 9,54 euros. La révision correspond à une baisse de 27,8% du point médian de la fourchette. Sur cette base, Poulaillon lèverait 7,2 millions pour une capitalisation de 30,7 millions. Prolongée du 19 au 26 novembre, l’offre est dirigée par Invest Securities.
La commission des sanctions de l’AMF étudiait hier un présumé délit d’initié à l’occasion de l’achat du français LaCie par l’américain Seagate en mai 2012. Un membre du conseil d’administration aurait transmis une information à un ami qui lui-même l’aurait transmise à d’autres. L’AMF compte six initiés secondaires, dont cinq ont dégagé des plus-values de 9.900 euros à plus de 37.000 euros en quelques jours. Le collège de l’AMF demande des sanctions à l’encontre des sept personnes physiques mises en cause, allant de 30.000 à 120.000 euros.
Dans une lettre adressée hier au conseil d’administration de Telecom Italia, un groupe de fonds d’investissement italiens et étrangers indique que la demande de Vivendi d’avoir près d’un quart des sièges au conseil d’administration de Telecom Italia soulève des problèmes de gouvernance et des questions quant à ses intentions vis-à-vis du groupe italien. Vivendi, qui est monté à 20,1% de l’opérateur, veut que le nombre de sièges au conseil soit porté de 13 à 17 et que quatre d’entre eux lui reviennent à l’issue de l’assemblée générale du 15 décembre. Les fonds demandent que la proposition de Vivendi soit examinée en urgence.
Le gouvernement grec a repoussé du 3 au 15 décembre la date limite pour le dépôt des offres contraignantes pour la privatisation d’OLP, l’opérateur du port du Pirée, à la demande des prétendants, a annoncé hier l’agence en charge des privatisations. C’est la deuxième fois en moins d’un mois que le processus est retardé. Le chinois Cosco, le danois APM Terminals et le philippin International Container Terminal Services sont sur les rangs pour une participation de 51% dans le premier port grec. «Les investisseurs [veulent] avoir le temps de vérifier les données financières» d’OLP, a déclaré à Reuters le directeur de l’agence, Stergios Pitsiorlas.
Vivendi a porté sa participation au capital de l’éditeur français de jeux vidéos Gameloft à plus de 17%, indique un avis de l’Autorité des marchés financiers (AMF) publié après-Bourse hier. Le groupe de médias piloté par Vincent Bolloré s’est invité mi-octobre au capital de Gameloft et de sa société soeur Ubisoft et n’a cessé depuis de se renforcer via des achats d’actions sur le marché. Les deux développeurs de jeux vidéo, dirigés par les frères Guillemot, ont mandaté des banques pour mettre au point leur défense. Selon l’avis de l’AMF, Vivendi détient désormais 17,34% du capital de Gameloft, contre 15,98% au 9 novembre. A cette date, il contrôlait aussi 10,81% d’Ubisoft. Dans un communiqué diffusé le 26 octobre, Vivendi n’excluait pas la possibilité de prendre le contrôle des deux sociétés.
Les analystes ne comprennent pas la révocation de Yann Coléou, alors que l’action a triplé de valeur depuis son arrivée en 2012. Son indemnité de départ est dévoilée ce matin.
Les deux start-up ont flambé pour leur premier jour de cotation, alors que le secteur des jeunes sociétés technologiques commençait à susciter la méfiance.