Latécoère a annoncé hier la création d’un site au Maroc près de Casablanca, qui devrait employer 300 personnes en 2018. Cette première implantation de l’équipementier aéronautique, à travers sa filiale LATelec, sera dédiée à la réalisation des «meubles avioniques» pour les Airbus A350 et A320. «Après la Tunisie et le Mexique, cette implantation, qui s’inscrit dans le cadre de la politique globale du groupe de double sourcing [approvisionnement, ndlr] des produits, permet à LATelec d’augmenter sa capacité de production en zone ’best cost’», explique le groupe.
Le président de Sika a adressé hier une lettre aux actionnaires de Saint-Gobain pour les convaincre que le projet d’acquisition de Sika est destructeur de valeur pour les deux entreprises. «Au nom de la majorité de conseil [...] je fais la démarche inhabituelle de m’adresser à vous directement afin de vous montrer comment la tentative de prise de contrôle de Saint-Gobain, lancée il y a un an, détruirait de la valeur chez Sika, et par conséquent détruirait aussi de la valeur pour vous en tant qu’actionnaire de Saint-Gobain», écrit Paul Halg. Il a ajouté ne voir aucune issue au conflit, objet d’une procédure devant la justice suisse. Le groupe français a signé en décembre 2014 un accord avec la famille Burkard-Schenker pour lui acheter ses 16,1% du capital et 52,4% des droits de vote du chimiste suisse.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) n’a pas l’intention de lancer une offre hostile sur General Motors et privilégiera la réalisation de son plan 2018 tant qu’il n’aura pas trouvé le bon partenaire, a déclaré son administrateur délégué Sergio Marchionne, suite à l’assemblée générale approuvant la scission de Ferrari. Sergio Marchionne estime qu’un partenariat n’est pas «une question de vie ou de mort». Plus tôt dans l’année, il avait tenté en vain de convaincre Mary Barra, son homologue chez GM, d’un rapprochement. «Il ne s’agit pas de courtiser pour courtiser et de conclure à tout prix avec n’importe qui. Nous avons été publiquement éconduits [...] et on ne peut pas forcer ces choses-là. Je ne le souhaite pas», a-t-il ajouté.
L’action Stallergenes Greer s’est effondrée hier à la Bourse de Paris de 19% (à 31,22 euros) au lendemain de l’annonce par le groupe pharmaceutique de l’arrêt temporaire de la production du site d’Antony (Hauts-de-Seine). Stallergenes Greer a expliqué que cette mesure, décidée par l’Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des produits de santé, est la conséquence de difficultés techniques rencontrées lors du déploiement d’un nouveau système informatique, qui a provoqué des erreurs dans la livraison de produits. Dans un courriel adressé à Reuters, Stallergenes a également annoncé que «les comptes 2015 et 2016 seront négativement impactés» par cette suspension. Le français Stallergenes et l’américain Greer ont conclu leur fusion en septembre
Un conseil d’administration de CGG devait se réunir hier soir pour décider une augmentation de capital ou un appel à de nouveaux investisseurs afin de financer la restructuration du groupe, a appris Reuters. Une annonce doit avoir lieu en début de semaine prochaine, ont ajouté les sources. Touché de plein fouet par la réduction des budgets d’exploration des compagnies pétrolières, l’équipementier a indiqué en novembre qu’il envisageait de céder des actifs, mais aussi de faire appel au marché ou à des intérêts minoritaires.
Teva Pharmaceutical a engagé le processus de vente d’environ un milliard de dollars (916 millions d’euros) d’actifs situés aux Etats-Unis, en Europe et au Moyen-Orient, indique Reuters de sources proches. Il s’agirait de répondre aux préoccupations des autorités antitrust concernant le projet d’acquisition des médicaments génériques d’Allergan. Teva a conclu en juillet l’acquisition de ces activités pour 40,5 milliards de dollars en numéraire et en titres, une opération qui doit conforter sa place de numéro un mondial des génériques. Cette opération conditionne l’achat d’Allergan par Pfizer pour 160 milliards de dollars.
Audi a placé Matthias Müller, le président du directoire de Volkswagen, à la présidence de son conseil de surveillance, a annoncé hier la division voitures haut de gamme du constructeur allemand. Matthias Müller succèdera ainsi à Martin Winterkorn, l’ex-président du directoire de Volkswagen, qui avait démissionné de ce poste en novembre, à la suite du scandale des émissions polluantes. Audi a suspendu le mois dernier deux de ses ingénieurs à ce sujet.
Royal Dutch Shell voudrait s’assurer l’octroi d’une facilité de crédit de sept milliards de dollars (6,4 milliards d’euros) afin de bénéficier d’une réserve supplémentaire avant la conclusion de l’achat de BG Group pour 47 milliards de livres (67 milliards d’euros), indique Reuters de sources proches. Ces dernières ont ajouté que JP Morgan Chase pilotait l’opération, susceptible de réunir plus de 20 banques et investisseurs institutionnels.
Engie va s’appuyer sur BNP Paribas Factor pour proposer à ses fournisseurs un financement court terme via un mécanisme d’affacturage inversé. La première phase du projet concernera jusqu’à 8.000 fournisseurs français, indique le groupe d’énergie. Elle sera déployée début 2016 pour une durée de 6 à 10 mois. Ce programme permettra également à Engie d’optimiser son processus de gestion des factures ainsi que de sécuriser sa chaine d’approvisionnement. L’objectif est d’étendre ce dispositif à l’ensemble des entités du groupe en France et d’envisager de le développer à l’étranger.
La Commission a ouvert une enquête sur l’accord conclu avec le Luxembourg en 2009. Il aurait permis au restaurateur d’échapper à l’impôt sur ses redevances.
Un conseil d’administration de CGG doit se réunir dans les prochaines heures pour décider une augmentation de capital ou un appel à de nouveaux investisseurs afin de financer la restructuration du groupe, a appris Reuters de sources au fait du dossier. Une annonce doit avoir lieu en début de semaine prochaine, ont ajouté ces sources. CGG n’a pas souhaité commenter ces informations. Touché de plein fouet par la réduction des budgets d’exploration des compagnies pétrolières, le spécialiste des services et équipements géophysiques avait reconnu début novembre qu’il envisageait de céder des actifs non stratégiques mais aussi de faire appel au marché ou à des intérêts minoritaires. Bpifrance, actionnaire de CGG à hauteur de 7,04%, a de son côté fait savoir début novembre qu’il soutenait les efforts de CGG, laissant entendre qu’il pourrait le cas échéant participer à une opération financière.
Le président de Sika a adressé aujourd’hui une lettre ouverte aux actionnaires de Saint-Gobain pour les convaincre que le projet de prise de contrôle de Sika par le groupe français est destructeur de valeur pour les deux entreprises. «Au nom de la majorité de conseil [...] je fais la démarche inhabituelle de m’adresser à vous directement afin de vous montrer comment la tentative de prise de contrôle de Saint-Gobain, lancée il y a un an, détruirait de la valeur chez Sika, et par conséquent détruirait aussi de la valeur pour vous en tant qu’actionnaire de Saint-Gobain», écrit Paul Halg. Il a ajouté ne voir toujours aucune issue au conflit, objet à l’heure actuelle d’une procédure devant la justice suisse. Le groupe français a signé en décembre 2014 un accord avec la famille Burkard-Schenker, actionnaire de contrôle de Sika, pour lui acheter ses 16,1% du capital du chimiste suisse et ses 52,4% des droits de vote.
Fiat Chrysler Automobiles (FCA) n’a pas l’intention de lancer une offre hostile sur General Motors pour le moment et privilégiera la réalisation de son plan 2018 tant qu’il n’aura pas trouvé le bon partenaire, a déclaré son administrateur délégué Sergio Marchionne à la presse, suite à l’assemblée générale qui a donné son feu vert à la scission de la marque Ferrari. Sergio Marchionne, qui appelle à une consolidation de l’industrie automobile, estime qu’un partenariat n’est pas «une question de vie ou de mort». Plus tôt dans l’année, il avait tenté en vain de convaincre Mary Barra, son homologue chez GM, d’un rapprochement. «Il ne s’agit pas de courtiser pour courtiser et de conclure à tout prix avec n’importe qui. Nous avons été publiquement éconduits, nous avons été rejetés et on ne peut pas forcer ces choses-là. Je ne le souhaite pas», a-t-il ajouté.
CMA CGM a obtenu des engagements bancaires fermes pour financer le rachat de 67% du capital du singapourien Neptune Orient Lines, dont la capitalisation s’élève à 2,2 milliards de dollars, indique Reuters de sources proches. HSBC, BNP Paribas et JPMorgan font partie du syndicat. La date limite des négociations exclusives avec Temasek, le vendeur des 67% du capital, a été fixée au 7 décembre.
Le groupe espagnol d’énergie renouvelable a mandaté la banque Lazard et Alvarez & Marsal pour le conseiller sur sa restructuration de dette, indique Bloomberg en citant des proches du dossier. Les cabinets d’avocats Linklaters et DLA épaulent également le groupe. Abengoa s’est placé sous la protection de la loi espagnole sur les faillites et a quatre mois pour trouver un accord avec ses créanciers, alors que le groupe porte une dette brute de 8,9 milliards d’euros. L’ISDA, l’association des professionnels des dérivés, doit par ailleurs statuer le 4 décembre sur l’activation ou non des contrats de protection (CDS) assis sur la dette obligataire de la société.
Engie va s’appuyer sur BNP Paribas Factor pour proposer à ses fournisseurs un financement court terme via un mécanisme d’affacturage inversé. Les fournisseurs adhérant au programme peuvent envoyer leurs factures Engie et obtenir un financement immédiat, sans en attendre l’échéance. La première phase du projet concernera jusqu’à 8.000 fournisseurs français, indique le groupe d’énergie. Elle sera déployée début 2016 pour une durée de 6 à 10 mois. Ce programme permettra également à Engie d’optimiser son processus de gestion des factures ainsi que de sécuriser sa chaine d’approvisionnement. L’objectif est d’étendre ce dispositif à l’ensemble des entités du groupe en France, et d’envisager de le développer à l’international.
Il s’agit de la dernière étape du financement du rachat de Cytec. Solvay a lancé jeudi matin l’augmentation de capital de 1,5 milliard d’euros. Elle se fera à un prix de souscription de 70,83 euros par action nouvelle, avec un droit de préférence pour les actionnaires existants sur la base d’un ratio d’une action nouvelle pour 4 droits de préférence. Les actionnaires existants de Solvay se verront accorder un droit de préférence par action existante détenue.
Nicox a annoncé qu’il évalue ses options stratégiques pour ses activités commerciales européennes. Ces options «pourraient inclure la vente, la poursuite en partenariat, ou la restructuration des activités commerciales européennes afin de réduire significativement la consommation de trésorerie», indique le groupe de biotechnologies. La société veut concentrer ses ressources sur ses principaux produits en développement, le latanoprostène bunod (glaucome) et l’AC-170 (prurit oculaire) ainsi que sur ses projets de recherche et développement, dont le NCX 4251 (blépharite) et le NCX 470 (glaucome). Par ailleurs, les actions Nicox sont regroupées à compter de ce jeudi à raison d’une action nouvelle pour cinq anciennes, comme cela avait été approuvé par ses actionnaires en octobre.
La Commission européenne a officialisé jeudi l’ouverture d’une enquête formelle sur un accord fiscal conclu entre McDonald’s et le Luxembourg. Selon l’exécutif européen, l’accord a permis au géant américain d’échapper à la taxation des redevances que lui versent ses franchisés en Europe et en Russie, tant au Luxembourg qu’aux Etats-Unis. «Sur la base de deux rulings fiscaux émises par les autorités luxembourgeoises en 2009, McDonald’s Europe Franchising ne paie aucun impôt sur les sociétés au Luxembourg depuis cette date alors qu’elle enregistre de plantureux bénéfices (plus de 250 millions en 2013)», précise la Commission dans un communiqué.
Le taux d’inflation annuel de la zone euro est resté stable en novembre à +0,1% en variation annuelle, selon l’estimation rapide publiée mercredi par Eurostat à la veille d’une réunion de la BCE où l’on attend de nouvelles mesures d’assouplissement de la part de la banque centrale. Le chiffre est plus faible que prévu, les économistes interrogés par Reuters prévoyant en moyenne une hausse de 0,2%. L’inflation dite de base est ressortie à 0,9% en novembre après 1,0% en octobre.
La croissance de l’encours des crédits aux entreprises en France sur 12 mois a accéléré en octobre, pour s’établir à 3,8% contre 3,7% en septembre, selon la Banque de France. Cette accélération a été portée par les crédits de trésorerie (+7,3% après +6,7% en septembre), souligne l’institution. Le rythme de progression des crédits à l’investissement est resté stable d’un mois sur l’autre (à +2,6%). L’encours global des crédits bancaires aux entreprises s’élevait à 867 milliards d’euros fin octobre, contre 830 milliards un an plus tôt.
Renault annonce la séparation des postes de directeur délégué à la performance et directeur commercial groupe à compter du 1er janvier 2016, pour «amplifier le développement de la croissance et de la rentabilité», indique le constructeur. En conséquence, Thierry Koskas, actuel directeur général pour l’Argentine, sera nommé directeur commercial du groupe et aura pour mission de définir les orientations et donner aux régions les outils pour développer les ventes et l’après-vente. Surtout, il intégrera le comité exécutif et dépendra directement de Carlos Ghosn, PDG de Renault. Jérôme Stoll conservera ses fonctions de directeur délégué à la performance et devra aider les régions à atteindre leurs objectifs.
L’Union européenne s’apprêterait à ouvrir une enquête sur un accord fiscal conclu entre Mc Donald’s et le Luxembourg, affirme Reuters d’après deux sources au fait du dossier. La commissaire européenne à la concurrence Margrethe Vestager voudrait déterminer si l’accord fiscal comporte une aide d’Etat illégale. Plusieurs organisations accusent le géant américain de la restauration rapide d’avoir échappé à environ un milliard d’euros d’impôts entre 2009 et 2013, en faisant transiter une partie de son chiffre d’affaires par une société luxembourgeoise.
Après ISS, c’est au tour du cabinet de conseil aux investisseurs Glass Lewis de recommander aux actionnaires de Telecom Italia de voter contre la proposition de Vivendi d’élargir le conseil d’administration à l’occasion de l’AG du 15 décembre, selon un document lu par Reuters. Vivendi détient 20,12% du capital de Telecom Italia, ce qui en fait son premier actionnaire, et il souhaite porter le nombre de sièges d’administrateurs de 13 à 17 avant de faire entrer au conseil quatre représentants. Glass Lewis recommande aussi aux actionnaires de voter en faveur de la proposition de conversion des titres d’épargne Telecom Italia en actions ordinaires, ce qui diluerait Vivendi.
SFR a annoncé hier la signature d’un plan de reprise de 100% du français Numergy, spécialisé dans l’informatique dématérialisé (cloud) et placé sous procédure de sauvegarde le 13 octobre dernier. L’accord prévoit que SFR, qui détient déjà 46% de Numergy, acquiert le solde du capital auprès de la Caisse des dépôts (33%) et d’Atos (20%). Plusieurs désaccords entre les actionnaires – dont aucun n’était clairement dominant – expliquent indirectement les difficultés de Numergy. La société renforcera l’offre de SFR auprès des entreprises.
Mersen, dont la croissance marque le pas, a annoncé hier sa réorganisation autour de deux pôles et cinq activités afin de mutualiser ses moyens et renforcer son efficacité. A la tête du pôle «Advanced Materials», qui regroupe trois activités autour des matériaux carbonés, Mersen nomme Eric Guajioty, débauché chez son concurrent allemand Linde. Le pôle «Electrical Power», qui regroupe les deux activités liées aux marchés de l’électrique, est placé sous la direction de Gilles Boisseau, jusqu’ici directeur de l’activité Protection électrique. Pour accompagner cette évolution, Mersen resserre son directoire: celui-ci passera le 1er janvier de quatre à deux membres et sera composé de Luc Themelin, président, et Thomas Baumgartner, directeur financier.