Les introductions en Bourse (IPO) aux Etats-Unis sont retombées cette année à leur plus bas niveau depuis 2009, selon les chiffres de Thomson Reuters. Le montant des cotations dans le monde a diminué de 26% par rapport à 2014, à 185,9 milliards de dollars. C’est aux Etats-Unis que le marché a le plus souffert, les IPO n’ayant représenté que 28,7 milliards, en recul de 48% par rapport à 2014. L’Asie a également été affectée, avec une baisse de 35% (à 65 milliards de dollars), le gendarme des marchés chinois ayant par exemple suspendu ses autorisations de cotation mi-juin. La vague d’opérations en début de l’année a été interrompue au cours de l’été en raison des inquiétudes autour du ralentissement en Chine et du calendrier de la hausse des taux d’intérêt américains. Aux Etats-Unis, de nombreuses IPO, dont celles d’Albertsons, Neiman Marcus et Digicel, ont été reportées ou abandonnées. First Data, qui devait être la plus importante IPO de l’année, a dû réduire sa fourchette de prix pour passer.
L’opérateur de satellites britannique Inmarsat a annoncé hier avoir accordé à Airbus Defence and Space, l’une des trois divisions d’Airbus Group, un contrat d’environ 600 millions de dollars (550 millions d’euros) pour la construction des deux premiers satellites de communication mobile de sa flotte de sixième génération. Inmarsat a précisé dans un communiqué que le premier satellite serait livré par Airbus d’ici à 2020.
La Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé hier avoir commandé à Thales Alenia Space et Airbus Defence and Space deux satellites destinés au nouveau programme militaire de télécommunication Comsat NG. Ces deux satellites, qui seront lancés par Arianespace, remplaceront à compter de 2021 les satellites Syracuse 3A et Syracuse 3B actuellement en orbite. Le site économique latribune.fr estimait début décembre à près de 4 milliards d’euros le coût de ce programme sur 17 ans.
RWE et E.ON ont vendu leur participation dans le producteur d’électricité luxembourgeois Enovos International à un consortium mené par le Grand-Duché du Luxembourg et la société de capital-investissement Ardian. Les deux compagnies d’électricité allemandes détiennent respectivement 18,4% et 10% d’Enovos. Aucun prix n’a filtré mais des sources ont indiqué à Reuters que le montant de la double transaction représentait 750 millions d’euros. RWE et E.ON poursuivent ainsi leur politique de cession d’actifs non stratégiques en vue de leurs scissions respectives.
China Southern Airlines, la première compagnie asiatique par le nombre d’appareils, a annoncé hier avoir signé l’acquisition de dix gros porteurs A330-300 auprès d’Airbus. La commande atteint 2,27 milliards de dollars. Ces nouveaux appareils augmenteront les capacités de China Southern de 4%. La croissance économique de ces dernières décennies a accru la demande de déplacements aériens des consommateurs et hommes d’affaires chinois. Boeing et Airbus sont à la lutte pour satisfaire les besoins des compagnies aériennes dans cette zone.
Le régulateur financier japonais a infligé hier une amende de 2,1 milliards de yens (16 millions d’euros) à une filiale du cabinet d’audit EY (ex-Ernst & Young) pour n’avoir pas su déceler dans les comptes de Toshiba le plus gros scandale comptable survenu au Japon depuis quatre ans. La Financial Services Agency (FSA) interdit en outre à Ernst & Young ShinNihon de signer de nouveaux contrats avec des entreprises pendant trois mois.
La Direction générale de l’armement (DGA) a annoncé hier la commande de sept hélicoptères de combat Tigre supplémentaires à Airbus Helicopters, portant le parc à 67 unités. Cette commande, passée le 17 décembre via l’Organisation conjointe de coopération en matière d’armement (Occar), vise à renforcer la capacité des forces françaises dans la bande sahélo-saharienne notamment. L’armée de terre française a déjà réceptionné 55 appareils Tigre. Les sept hélicoptères supplémentaires lui seront livrés en 2017-2018.
Moody’s a dégradé de deux crans (à Ba2) la note de crédit de Toshiba, qui vient d’annoncer une restructuration, tandis que Standard & Poor’s a dégradé sa note d’un cran, à BB+. Le groupe japonais passe donc en catégorie spéculative auprès des deux agences. «Nous estimons que le ratio d’endettement de Toshiba restera élevé pendant une longue période, étant donné que le coût de sa restructuration excède nos estimations et que l’amélioration de la rentabilité de chaque activité sera très progressive, même après la restructuration», indique Moody’s.
La Banque publique d’investissement pourrait transférer sa participation de 25,66% dans le capital d’Eramet à l’Agence des participations de l’Etat (APE), en échange d’autres actifs. Le schéma à l’étude, révélé par Bloomberg, a été confirmé à L’Agefi par une source proche du dossier. L’APE pourrait ainsi entrer en direct dans le tour de table du producteur de nickel, mis en difficulté par la chute des prix des matières premières, et dont l’importance est centrale pour la Nouvelle-Calédonie. Mi-octobre, Eramet a annoncé la limitation de ses investissements au strict nécessaire et la suspension de ses grands projets. En 2015, la capitalisation boursière du groupe a fondu de plus de 68%, à 637 millions d’euros, ce qui valorise à 163 millions la part de Bpifrance. Son prédécesseur, le FSI, avait acquis le bloc pour 776 millions. La famille Duval, actionnaire à 37%, dispose d’un droit de premier refus en cas de cession à un tiers d’un bloc de plus de 5% du capital.
La justice britannique a approuvé la restructuration de 1,2 milliard d’euros d’obligations de Codere. Au terme de l’opération, les créanciers, dont Silver Point et M&G, prendront le contrôle du groupe espagnol de casinos et de paris en ligne, tandis que la direction actuelle conservera une participation de 19%. La société émettra notamment une nouvelle ligne obligataire de 675 millions d’euros, libellée en dollars et remboursable en 2021, dont une partie en nature (payment-in-kind).
Royal Dutch Shell a de nouveau réduit ses investissements pour 2016, en raison de la chute des cours de pétrole. Ils ont été comprimés de deux milliards de dollars et atteignent désormais 33 milliards (30 milliards d’euros), indique la compagnie à l’occasion de la publication des prospectus pour les AG de Shell et de BG Group, qui devront se prononcer sur la fusion. Shell estime que sa fusion avec BG lui permettrait de réaliser 3,5 milliards de dollars d’économies et de maintenir ainsi son dividende.
Airbus a annoncé hier l’acquisition de Navtech, société spécialisée dans les systèmes de navigation aéronautique. Cette société, basée au Canada et au Royaume-Uni, emploie environ 250 personnes pour un chiffre d’affaires de 42 millions de dollars (38,3 millions d’euros).
Le groupe Seb a annoncé hier la signature d’un accord avec Supor Group pour acquérir 7,9% supplémentaires du capital du groupe chinois. A l’issue de l’opération, que Seb chiffre à environ 205 millions d’euros, le groupe détiendra 81,03% de Supor et la famille fondatrice le solde. La transaction, qui porte sur 50 millions d’actions, vient s’ajouter à l’achat de dix millions de titres effectué au début de l’année. Elle devrait être achevée mi-2016, sous réserve d’approbation par les autorités chinoises. Seb précise que ce renforcement vise à consolider le rôle stratégique du groupe chinois dans son dispositif industriel.
Standard & Poor’s a dégradé hier d’un cran la note de crédit d’Areva de BB- à B+, après le dernier point d’étape du groupe français sur ses perspectives financières. Le 17 décembre, le groupe public d’énergie nucléaire a prévenu que ses comptes afficheraient une lourde perte en 2015, sa cinquième perte annuelle consécutive.
L’entreprise Velocita Energy a finalisé le financement bancaire de la phase 2 de son parc éolien baptisé «Les Dames du Doubs» en Franche-Comté. Conclu avec Bank of Tokyo-Mitsubishi (BTMU) et ING, ce financement d’un montant de 200 millions d’euros «constitue un record dans l’éolien terrestre en France». Il contribuera à la mise en chantier dès janvier 2016 de 43 nouvelles éoliennes. Créée en 2011 par le fonds britannique Riverstone pour racheter des actifs d’E.ON en France, la société prévoit d’investir au total 400 millions d’euros dans l’Hexagone.
L’autorité de la concurrence de l’Union européenne a approuvé hier sous conditions le rachat par Honeywell d’Elster Group, la division compteurs de gaz et d’électricité du groupe d’ingénierie britannique Melrose Industries, pour 5,1 milliards de dollars (4,7 milliards d’euros). La Commission européenne a donné son accord à ce rapprochement à la condition que Honeywell cède ses propres activités de compteurs de gaz.
Le propriétaire du laboratoire allemand Dermapharm Wilhelm Beier a mandaté la société de conseil Ferber pour trouver un acquéreur, ont affirmé plusieurs sources à Reuters. Les sociétés de capital-investissement Cinven, BC Partners, Nordic Capital, Advent et Carlyle auraient soumis des offres préliminaires, qui valorisent Dermapharm (qui produit des traitements génériques dermatologiques et contre les allergies, ainsi que des compléments alimentaires et des crèmes solaires) jusqu’à un milliard d’euros dette comprise. Ce montant correspond à 12,5 fois son Ebidta.
Une acquisition de Renesas Electronics par Infineon Technologies est peu probable étant donné les réticences du fonds public qui le contrôle, a estimé hier Takao Endo, directeur général du fabricant nippon de semi-conducteurs. Le fonds d’innovation public INCJ (Innovation Network Corporation of Japan), qui détient 70% de Renesas, sera libre de vendre tout ou partie de sa participation à partir de septembre 2016. Takao Endo n’a pas exclu un accord capitalistique avec Infineon mais «devenir partie intégrante (du groupe allemand) n’est pas une possibilité», a-t-il souligné.
L’équipementier automobile a annoncé hier l’acquisition pour un montant non dévoilé de l’allemand Peiker, spécialiste de la télématique embarquée et de la connectivité des véhicules, afin d’accroître ses compétences dans le domaine de la voiture autonome. Jacques Aschenbroich, directeur général de Valeo, a néanmoins précisé que l’opération, payée 8,7 fois l’Ebitda et financée grâce à la dette, devrait être bouclée d’ici l’été prochain, voire dès le premier trimestre 2016. Employant 700 salariés, Peiker, avec lequel Valeo avait déjà un accord de coopération technologique, devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 310 millions d’euros en 2015. Valeo revendique désormais la place de numéro deux mondial du secteur.