Safran a annoncé vendredi qu’il allait construire au Mexique sa troisième usine «Albany» qui fabriquera des composants en matériaux composites pour son moteur LEAP, qui équipe le nouvel A320neo d’Airbus ainsi que le 737 MAX de Boeing. Les deux usines de ce type en activité sont implantées aux Etats-Unis, à Rochester, depuis mars 2014, et en France, à Commercy (Meuse), depuis novembre 2014. Safran a reçu plus de 10.000 commandes de moteurs LEAP, plus économes en carburant que le moteur actuel, le CFM56.
Deutsche Post envisage la possibilité de scinder son activité de transitaire ou de la vendre purement et simplement afin de se recentrer sur le courrier et sa filiale de messagerie express DHL, a appris Reuters de deux sources proches du dossier. L’une des hypothèses à l’étude est une vente à Japan Post, le groupe japonais nourrissant des ambitions internationales comme l’atteste le rachat l’an dernier de l’australien Toll Holdings.
L’action Rexel a perdu 10,89% jeudi à la suite de la présentation d’objectifs à moyen terme jugés décevants par les investisseurs. Sur la période 2016-2020, le distributeur de matériel électrique vise une croissance organique annuelle moyenne de ses ventes comprise entre 1% et 2%, une hausse de son bénéfice d’exploitation ajusté au moins deux fois plus rapide que ses ventes et un flux de trésorerie avant intérêts et impôts compris entre 70% et 80% de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda).
Le groupe Alstom a porté comme prévu de 25% à 50% sa participation dans sa coentreprise kazakhe de locomotives électriques EKZ. L’industriel français, qui possédait un siège au conseil d’administration d’EKZ, en détiendra deux, aux côtés de la société nationale de chemins de fer kazakhe (KTZ) et de son partenaire russe Transmashholding (TMH). Ce projet de renforcement d’Alstom dans EKZ avait été annoncé en décembre 2014.
Faurecia a réduit l’an dernier sa dette de 31%, sous la barre du milliard d’euros (à 963 millions d’euros) et amélioré sa marge opérationnelle. Mais l’équipementier automobile s’attend à un ralentissement de la croissance de ses ventes en 2016 sur des marchés moins porteurs. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 20,7 milliards d’euros en 2015, en progression de 9,9%. Si l’on gomme un effet de change positif de 1,29 milliard d’euros et l’impact périmètre, la croissance organique ressort à 5,2%.
ArcelorMittal et le brésilien Cia Siderurgica Nacional figurent parmi les neuf sociétés candidates au rachat de l’aciérie italienne Ilva ayant été admises à la deuxième phase de l’appel d’offres, selon Reuters. Les candidats retenus pour ce deuxième tour auront accès aux comptes d’Ilva, après quoi ils pourront présenter une offre contraignante. L’américain ERP Compliant Fuels, la holding publique Cassa Depositi e Prestiti, les sociétés italiennes Marcegaglia, Eusider et Amenduni, le suisse Trasteel et l’allemand Arvedi sont également en lice.
Les créanciers du concessionnaire routier M6toll au Royaume-Uni veulent se retirer du projet et travaillent avec UBS à un compromis leur permettant, espèrent-ils, de récupérer 1,9 milliard de livres (2,4 milliards d’euros) de dette, a rapporté Reuters jeudi de sources proches du dossier. Parmi les créanciers figurent Commerzbank, Crédit Agricole et la banque portugaise Novo Banco. En dehors de la dette due aux banques, M6toll doit également 180 millions de livres de rente foncière à l’organisme public Land Fund.
L’Oréal a publié jeudi un résultat d’exploitation en nette hausse, porté par la baisse de l’euro, tandis que le groupe de cosmétiques a sauvé son année grâce à une accélération des ventes dans les produits de luxe et la cosmétique active au quatrième trimestre. Le résultat opérationnel a grimpé de 12,8% à 4,39 milliards d’euros, en ligne avec le consensus, tandis que la marge a grappillé 10 points de base à 17,4% grâce aux effets positifs de la baisse des matières premières sur la marge brute et à un recul des frais de recherche et développement.
Ubisoft, qui a revu jeudi à la baisse ses prévisions de chiffre d’affaires et de résultat opérationnel pour 2015-2016, a indiqué que Vivendi avait continué de se renforcer à son capital. A l’occasion de la publication de son chiffre d’affaires trimestriel, le PDG et fondateur d’Ubisoft, Yves Guillemot, a fait savoir que Vivendi détenait désormais près de 15% du capital de l’éditeur de jeux vidéo contre 11,52% précédemment.
Renault a annoncé jeudi le départ de son directeur délégué à la performance Jérôme Stoll, qui prend sa retraite après 36 ans passés chez le constructeur automobile. A compter du 1er mars, il sera remplacé à ce poste par Stefan Mueller, actuellement directeur des opérations de la région Europe. Ce dernier sera lui-même remplacé par Jean-Christophe Kugler, actuel directeur Eurasie. Jérôme Stoll est nommé président de Renault Sport Racing avec pour mission de «mettre en place une organisation pour la compétition dans le sport automobile».
Imerys a passé une dépréciation de 209 millions d’euros dans ses comptes 2015, faisant chuter son bénéfice net qui ressort divisé par quatre par rapport à 2014. Le leader mondial des spécialités minérales pour l’industrie indique dans un communiqué que cette dépréciation correspond à un ajustement de la valeur de certains actifs de sa division Solutions pour l’exploitation pétrolière. «La perspective de reprise de cette activité à court terme, qui était encore envisageable en début d’année, s’est en effet éloignée depuis le second semestre», souligne Imerys. Le résultat net ressort à 68,4 millions d’euros en 2015 contre 271,6 millions un an plus tôt. Le résultat opérationnel courant est lui en hausse de 8,8% à 538,1 millions, avec un chiffre d’affaires en progression de 10,8%.
L’action a chuté de près de 15% après l’avertissement sur la marge d’Ebitda 2015. Le nouveau management devra convaincre lors de la présentation des résultats annuels en mars.
Christophe Lambert, qui était aux commandes depuis 2010, détient 9,9% de la société de production de Luc Besson. Sa démission ravive la spéculation sur l’avenir du groupe de cinéma.
Deutsche Post envisage la possibilité de scinder son activité de transitaire ou de la vendre purement et simplement afin de se recentrer sur le courrier et sa filiale de messagerie express DHL, a appris Reuters de deux sources proches du dossier. L’une des hypothèses à l’étude est une vente à Japan Post, le groupe japonais nourrissant des ambitions internationales comme l’atteste le rachat l’an dernier de l’australien Toll Holdings.
L’Italie étudie d’autres possibilités que l’introduction en Bourse initialement prévue pour deux entreprises publiques, au vu des conditions actuelles du marché, a indiqué le Trésor jeudi. Le budget 2016 du gouvernement dirigé par Matteo Renzi prévoit la mise sur le marché cette année du groupe de contrôle aérien Enav et de la compagnie ferroviaire Ferrovie dello Stato, afin de lever 8 milliards d’euros censés être affectés à la réduction de la dette publique.
Glencore s’est engagé dans une nouvelle phase de son plan de désendettement avec la vente à Franco-Nevada de 500 millions de dollars de contrats à terme sur des métaux précieux et une réduction accélérée de sa production de pétrole. Le groupe, présent à la fois dans les mines et le négoce de matières premières, prévoit désormais de produire environ 8,5 millions de barils de pétrole en 2016, soit 20% de moins que l’an dernier et surtout moins que les 9,6 millions prévus en décembre.
L’action Boeing est en forte baisse jeudi à la Bourse de New York après des informations de Bloomberg selon lesquelles les autorités boursières américaines enquêtent sur certaines de ses méthodes comptables. L’agence de presse a rapporté que la Securities and Exchange Commission (SEC) tâchait de déterminer si l’avionneur avait correctement comptabilisé les coûts et les ventes attendues de deux de ses principaux modèles le 747 et le 787 Dreamliner. L’enquête porte notamment sur la méthode comptable permettant d’étaler sur une très longue période les coûts de développement et de lancement des avions.
L’action Rexel perdait près de 14% jeudi en fin de matinée suite à la présentation d’objectifs à moyen terme jugés décevants par les investisseurs. Sur la période 2016-2020, le distributeur de matériel électrique vise une croissance organique annuelle moyenne de ses ventes comprise entre 1% et 2%, une hausse de son bénéfice d’exploitation ajusté au moins deux fois plus rapide que ses ventes et un flux de trésorerie avant intérêts et impôts compris entre 70% et 80% de l’excédent brut d’exploitation (Ebitda). Il table sur un ratio de distribution du dividende d’au moins 40% du résultat net récurrent et compte maintenir un ratio d’endettement inférieur ou égal à trois fois l’Ebitda. Au titre de l’exercice 2015, il proposera un dividende de 0,40 euro par action, payable intégralement en numéraire, contre 0,75 euro un an plus tôt.
Pernod Ricard continue de subir les conséquences des mesures de lutte contre la consommation ostentatoire d’alcool prises il y a 3 ans en Chine, le deuxième marché du groupe de spiritueux après les Etats-Unis. Son chiffre d’affaires a reculé de 2% au premier semestre de l’exercice 2015-2016 en Chine, mais de 8% (après une baisse de 9% au premier trimestre) hors effets positifs calendaires du nouvel an chinois. Pernod Ricard n’attend pas d’amélioration en Chine pour la suite de l’exercice, même s’il profite de ce repli pour gagner des parts de marché vis-à-vis de la concurrence. Ses ventes en Chine accuseront une baisse comprise entre 5% et 10% pour l’exercice 2015-2016, a indiqué le groupe lors d’une conférence avec les analystes financiers.
Faurecia a réduit l’an dernier sa dette de 31%, sous la barre du milliard d’euros (à 963 millions d’euros) et amélioré sa marge opérationnelle. Mais l’équipementier automobile s’attend à un ralentissement de la croissance de ses ventes en 2016 sur des marchés moins porteurs. Le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 20,7 milliards d’euros en 2015, en progression de 9,9%. Si l’on gomme un effet de change positif de 1,29 milliard d’euros et l’impact périmètre, la croissance organique ressort à 5,2%, toujours très supérieure à celle de la production automobile mondiale.
EuropaCorp a annoncé jeudi que son conseil d’administration avait accepté la démission de tous ses mandats de Christophe Lambert, directeur général du groupe, remplacé dans cette fonction par Marc Shmuger. Dans un communiqué, la société de Luc Besson explique que Christophe Lambert a décidé de se consacrer à un projet personnel après avoir assuré le financement du film Valerian. Marc Shmuger a exercé des responsabilités chez Universal Pictures, filiale du groupe américain Comcast et a participé au succès de films tels que «The Bourne Ultimatum», «American Gangster», «Inglourious Basterds» ou encore «Mamma Mia !». Christophe Lambert était directeur général d’EuropaCorp depuis 2010. Il s’agit du quatrième changement de directeur général pour EuropaCorp depuis 2007.
Le titre Korian accuse jeudi matin la plus forte baisse du SBF 120 après avoir abaissé la veille sa prévision de taux de marge d’Ebitda 2015. Après une cotation différée à l’ouverture, le titre cédait encore 10,92% à la mi-journée, à 25,7 euros. Le groupe spécialisé dans les maisons de retraite, qui a changé de directeur général et de directeur financier en début d’année, a annoncé que son taux de marge 2015 devrait afficher un repli de l’ordre de 100 points de base par rapport au niveau réalisé en 2014. Cette révision s’explique par une définition plus stricte, de la part du nouveau management, des éléments constitutifs du résultat non courant et des dépenses activables, souligne Korian. En second lieu, cette révision tient à une performance opérationnelle au second semestre moins bonne qu’anticipée du fait de dépenses mal maîtrisées en Allemagne et à la constatation de surcoûts opérationnels non anticipés en France.
Alstom a annoncé jeudi avoir porté comme prévu de 25% à 50% sa participation dans sa coentreprise kazakhe de locomotives électriques EKZ. Le groupe français, qui possédait un siège au conseil d’administration d’EKZ, en détiendra deux, aux côtés de la société nationale de chemins de fer kazakhe (KTZ) et de son partenaire russe Transmashholding (TMH). Ce projet de renforcement d’Alstom dans EKZ avait été annoncé en décembre 2014. La production de l’usine, qui devrait fabriquer 200 transformateurs pour locomotives par an, démarrera courant 2016.
Comme ses concurrents anglo-saxons, Total n’échappe pas à de nouvelles mesures d’économies pour contrer les effets de la chute des prix du pétrole. Le groupe français a annoncé jeudi son intention d’amplifier ses baisses de coûts et d’investissements. Il table désormais sur des investissements organiques d’environ 19 milliards de dollars cette année (contre 20 à 21 milliards précédemment), ce qui représenterait une baisse supérieure à 15% par rapport à 2015. Total entend également renforcer ses réductions de coûts opérationnels et prévoit d’économiser 2,4 milliards de dollars en 2016 par rapport à 2014, pour atteindre en 2017 un montant global supérieur à trois milliards. La société vise aussi quatre milliards d’euros de cessions d’actifs en 2016, soit le même niveau qu’en 2015.
Rio Tinto a subi une perte nette de 866 millions de dollars (767 millions d’euros) en 2015, alimentée par 1,8 milliard de dollars de dépréciations passées en raison de l’effondrement des cours des matières premières. Le bénéfice sous-jacent a plongé de 51% à 4,54 milliards de dollars en 2015 avec la chute des cours du minerai de fer, du cuivre et de l’aluminium, ce qui est quasiment conforme à la prévision moyenne des analystes qui l’attendaient à 4,53 milliards.
Edenred a publié jeudi des résultats 2015 marqués par des effets de changes négatifs et les difficultés de la situation économique au Brésil, un marché clé pour le groupe de services prépayés qui a maintenu toutefois le niveau de son dividende. L’inventeur du ticket restaurant a enregistré un bénéfice d’exploitation courant de 341 millions d’euros (-0,6%), en ligne avec son objectif, revu en baisse en octobre dernier, de 340 à 355 millions. Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S tablait en moyenne sur un chiffre de 348,45 millions. Le volume d’émission 2015 a totalisé 18.273 millions d’euros, soit un gain de 3,2% en publié et de 8,7% en organique. Faute de signes de reprise économique au Brésil, le leader mondial des services prépayés a prévenu que la croissance organique de son volume d’émission serait en 2016 dans le bas de la fourchette de 8 à 14% annoncée précédemment. De même, sa marge brute d’autofinancement est prévue dans le bas de l’objectif de croissance annuelle de plus de 10% en données comparables. De son côté, le résultat d’exploitation courant devrait enregistrer en 2016 «une croissance plutôt soutenue hors effets de changes», a déclaré Patrick Bataillard, le directeur financier d’Edenred lors d’une conférence téléphonique. A la mi-journée, le cours de l’action chute de 12,61% à 8,59 euros.