Le groupe allemand de santé Frenesius a déclaré mercredi viser une augmentation de 8% à 12% de son bénéfice net en 2016, hors effets de changes et exceptionnels, grâce à la croissance de son réseau hospitalier allemand et de ses activités de dialyse notamment. Il a réalisé en 2015 un bénéfice net ajusté de 1,4 milliard d’euros, globalement conforme aux attentes. Fresenius s’est également fixé un objectif de bénéfice net à moyen terme compris entre 2 et 2,25 milliards en 2019, hors fluctuation marquée des taux de changes et effets d’acquisitions potentielles.
Atos a fait état mercredi d’un résultat d’exploitation de 883,7 millions d’euros en 2015, en croissance de 25,9% et nettement supérieur au consensus, avec une marge en hausse de 50 points de base à 8,3%. Le chiffre d’affaires de la SSII a augmenté de 18,1% en données publiées et de 0,4% à périmètre et changes constants, à 10,7 milliards. La solide croissance de sa filiale Worldline et du Royaume-Uni ont été contrebalancées par un net recul en Allemagne et en Amérique du Nord. Pour 2016, Atos table sur une croissance de son chiffre d’affaires supérieure à 8% à changes constants et prévoit de porter sa marge entre 9% et 9,5%.
Airbus Group a dégagé l’an dernier un bénéfice opérationnel (Ebit) avant éléments exceptionnels de 4,13 milliards d’euros en 2015 (+2%), légèrement supérieur aux attentes. Son flux de trésorerie disponible avant acquisitions s’est amélioré à 1,17 milliard, contre 1,11 milliard un an plus tôt. Le groupe propose un dividende de 1,30 euro par action au titre de 2015 après 1,20 euro pour 2014, et confirme la poursuite de son programme de rachat d’actions. Pour l’exercice 2016, il prévoit une stabilité de son Ebit et de son bénéfice par action avant éléments non récurrents, ainsi que de son flux de trésorerie disponible.
Electrolux a confirmé mercredi qu’il visait une croissance de 2% à 3% du marché de l'électroménager en Europe occidentale et de 3% à 4% en Amérique du Nord, comme il l’avait annoncé en janvier. Le groupe d'électroménager suédois ajoute que la chute des prix des matières premières constituerait un élément positif plus important qu’il ne le pensait. Il chiffre à 750 millions de couronnes (80 millions d’euros) les économies permises par l’effet matières premières cette année, et non plus à 550 millions.
Lors de la présentation des résultats 2015 de son groupe (+6% pour le résultat opérationnel courant), Martin Bouygues a rappelé les limites au-delà desquelles il n’ira pas pour obtenir un accord de rapprochement entre sa filiale de télécoms et Orange. «Dans les discussions que nous avons, ma première préoccupation est celle des collaborateurs», a martelé Martin Bouygues. Sans vouloir commenter le prix de 10 milliards d’euros régulièrement avancé pour Bouygues Telecom, le PDG de Bouygues a réaffirmé que le poids de son groupe au capital d’Orange fait également partie des sujets en discussions. Selon lui, une participation comprise entre 10% et 15% serait correcte. En-dessous, c’est «inacceptable», a prévenu Martin Bouygues. Enfin, la représentation au conseil d’administration d’Orange fait partie des points en cours de négociations, Bouygues désirant plusieurs représentants. «Nous serons vigilants au risque d’exécution. Si cela n’aboutit pas à un schéma gagnant pour tout le monde, on continuera notre stratégie en solo», a ajouté Martin Bouygues. Il se donne encore quelques semaines pour tenter de trouver un accord avec Orange et l’Etat actionnaire.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a annoncé mercredi dans un avis avoir été informée de la conclusion le 18 février d’un pacte d’actionnaires constitutif d’une action de concert entre la République française et Bpifrance Participations vis-à-vis d’Orange. Ce pacte, qui annule et remplace le précédent pacte conclu le 27 décembre 2012, est conclu pour une durée de deux ans, tacitement renouvelable par période de deux ans. Ce nouveau pacte permet de s’adapter à l’entrée en vigueur cette année des droits de vote doubles. La disposition instaurée par la loi Florange ferait passer la part de l’Etat au-dessus du seuil de 30%. Il détient actuellement via l’Agence des participations de l’Etat (APE) et Bpifrance 23% du capital d’Orange. Bpifrance, qui détient 9,60% du capital d’Orange, prévoit de passer certains de ses titres au porteur pour que ces derniers ne puissent pas bénéficier des droits de vote doubles.
Suez, le numéro deux mondial de la gestion de l’eau et des déchets, a annoncé mercredi prévoir pour cette année une hausse organique de son chiffre d’affaires supérieure ou égale à 2% et une croissance organique de son résultat d’exploitation supérieure à celle de ses ventes. Le groupe vise également un cash-flow libre d’environ 1 milliard d’euros et un dividende supérieur ou égal à celui de 0,65 euro par action (stable) proposé pour 2015. Il vise au moins 300 millions d’euros d'économies sur 2016-2017, après 160 millions en 2015. Suez confirme aussi son ambition d’atteindre un excédent brut d’exploitation de 3 milliards d’euros en 2017, grâce notamment à des acquisitions ciblées.
Alors que Vivendi a annoncé le lancement d’une OPA sur Gameloft au prix de 6 euros par action, la famille Guillemot continue à se renforcer au capital et détient désormais 20,29% du capital et 28,42% des droits de vote de l’éditeur de jeux vidéo. La famille Guillemot compte poursuivre ses acquisitions de titres. Amber Capital a récemment franchi le seuil de 5% et détient 6,08% du capital de l’éditeur. L’action Gameloft cotait à mi-séance 6,88 euros
Le groupe nippon Sharp a annoncé ce mercredi que son conseil d’administration examinerait demain, à l’occasion d’une réunion extraordinaire, les deux offres concurrentes de sauvetage présentées par Foxconn et un fonds d’investissement japonais adossé à l’Etat. Le taïwanais Foxconn, appellation commerciale sous laquelle est plus connu Hon Hai Precision Industry, est considéré comme favori pour ce rachat. Selon des sources proches du dossier interrogées par Reuters, il a soumis une offre plus de deux fois supérieure à l’investissement de 300 milliards de yens (2,44 milliards d’euros) proposé par l’Innovation Network Corp of Japan (INCJ).
Le directeur de la stratégie de Bayer, Werner Baumann, a été désigné mercredi pour prendre la présidence du directoire du groupe chimique. Il remplacera Marijn Dekkers le 1er mai. Le contrat de ce dernier, censé expirer à la fin de l’année, sera rompu le 30 avril à sa demande, a précisé le groupe allemand à la veille de la publication de ses résultats annuels. Directeur financier avant de prendre la responsabilité de la stratégie, Werner Baumann a fait toute sa carrière au sein de l’entreprise. Il a notamment piloté l’intégration des activités de santé grand public rachetées au suisse Roche.
Le constructeur automobile a renoué en 2015 avec un bénéfice net après quatre années dans le rouge et a atteint en avance tous les objectifs de son plan de redressement, désormais officiellement achevé. Il a dégagé l’an dernier un résultat net positif de 1,2 milliard d’euros, contre une perte de 555 millions sur l’exercice précédent. Son bénéfice opérationnel a triplé à 2,7 milliards, donnant une marge de 5% dans la division automobile - au plus haut depuis 2002 - alors que le groupe visait 2% à l’horizon 2018. Le groupe, qui attendra l’an prochain pour distribuer à nouveau un dividende, a précisé que chaque salarié en France recevrait dès maintenant une prime d’intéressement renforcée de 2.000 euros en moyenne.
Le constructeur automobile PSA Peugeot Citroën indique dans un communiqué qu’il va être proposé aux actionnaires de nommer Helle Kristoffersen, actuellement directrice de la stratégie et de l’intelligence économique de Total, en remplacement de Patricia Barbizet, directrice générale de Financière Pinault et d’Artémis (actionnaire de L’Agefi). Il va aussi proposer de coopter Catherine Bradley, administratrice indépendante, pour remplacer Dominique Reiniche, également démissionnaire.
Air Liquide a indiqué hier que les actionnaires de l’américain Airgas avaient voté en faveur du rachat de l’entreprise par le groupe français. Ce dernier avait annoncé en novembre avoir signé un accord en vue de l’acquisition de son concurrent, une opération qui devrait être relutive dès la première année et permettre au chimiste français de devenir le numéro un du secteur en Amérique du nord.
Viacom envisage de vendre une participation minoritaire dans son studio de cinéma Paramount Pictures, a annoncé hier son PDG Philippe Dauman. Il a été approché par plusieurs prétendants non financiers et a mandaté PJT Partners pour le conseiller. Début février, Mario Gabelli, deuxième actionnaire de Viacom, a donné à Philippe Dauman 6 à 9 mois pour transformer l’entreprise, en réclamant une stratégie plus offensive dans les domaines du numérique et des usages mobiles.
Danone anticipe pour 2016 une consommation fragile en Europe, une évolution des devises pénalisante pour les pays émergents, ainsi que des difficultés spécifiques en Russie, en Chine et au Brésil. Le groupe vise une croissance de son chiffre d’affaires comprise entre 3% et 5% en données comparables, une progression « solide » de sa marge opérationnelle courante et une hausse de ses flux de trésorerie disponibles. En 2015, Danone a enregistré un résultat opérationnel courant de 2.892 millions d’euros (+5,7% en données comparables) et un bénéfice net part de 1.282 millions (+7,4%). Son chiffre d’affaires a progressé de 4,4% à 22.412 millions d’euros. Sa marge opérationnelle progresse de 17 points de base, à 12,91%. Ces chiffres, en ligne avec les objectifs du groupe, ont été soutenus par la branche produits laitiers frais, qui a profité au quatrième trimestre de la reprise en Amérique du Nord. Danone propose de verser un dividende de 1,60 euro au titre de 2015 (+6,7%).
La banque a annoncé une perte avant impôts plus élevée qu’attendu de 1,5 milliard de dollars en 2015, dont plus de 4 milliards pour le seul quatrième trimestre.
Worldline indique qu’il ne versera pas de dividende au titre de 2015 pour privilégier son développement, comme l’an dernier. Le spécialiste du paiement en ligne, introduit en Bourse en juin 2014 mais encore contrôlé par Atos, a dégagé en 2015 un chiffre d’affaires de 1,25 milliard d’euros (+4,4%) et prévoit une croissance de 3% à périmètre et changes constants en 2016. Son bénéfice net a progressé de 3% à 103,4 millions. Sa marge d’excédent brut d’exploitation s'élève à 19,2% (+50 points de base) ; Worldline prévoit de l’augmenter de 80 pb en 2016.
M6 a fait état hier d’une stabilité de son chiffre d’affaires en 2015 (à 1,25 milliard d’euros, -0,6%), grâce à une légère hausse des revenus publicitaires de ses chaînes gratuites M6, W9 et 6Ter (+1,6% à 762 millions). Celle-ci a compensé le recul de 16% de l’activité de production et droits audiovisuels, en raison d’un catalogue moins fourni. Le résultat opérationnel courant atteint 200,2 millions (-3,5%), pénalisé par les pertes des Girondins de Bordeaux. Le groupe prévoit un dividende de 0,85 euro par action. Il estime que l’évolution du marché publicitaire en 2016 est difficile à prévoir.
L’action Hugo Boss a plongé hier de 19,8% dans la dernière demi-heure de cotation, à 56 euros. Le groupe allemand de confection a réduit ses prévisions de résultats pour 2016, après avoir constaté une activité décevante aux Etats-Unis et en Chine : il s’attend désormais à une progression de son chiffre d’affaires comprise entre 0% et 5% et à une contraction identique de son bénéfice opérationnel ajusté. Le groupe a en outre renoncé à l’objectif consistant à porter sa marge d’exploitation ajustée à 25% cette année. Il va réduire ses tarifs en Asie afin de relancer ses ventes en Chine.
Essilor a annoncé hier l’acquisition de Vision Direct au Royaume-Uni, ce qui lui permet de se renforcer dans la vente en ligne de produits optiques en Europe. Vision Direct, précise le groupe français dans un communiqué, est un des leaders européens de la vente de lentilles de contact par internet et a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 33 millions de livres sterling en 2015 (42 millions d’euros). Son activité se situe principalement au Royaume-Uni et en Irlande, mais Vision Direct est également présent dans d’autres pays européens.
Le groupe TF1 a annoncé hier une nouvelle organisation de son comité exécutif autour de trois pôles métiers (contenus, information, publicité), trois directions transversales (innovation et digital ; stratégie, développement et transformation ; communication et marques) et trois directions supports pour répondre à la concurrence télévisuelle et du numérique. « Cette organisation plus fluide doit permettre davantage de synergies et la simplification des processus de décision », souligne TF1.
L'éditeur Time Inc. envisage l’achat du métier historique de Yahoo, rapporte Bloomberg. Yahoo a annoncé en février son intention d’explorer les «alternatives stratégiques» pour ses principales activités internet, à savoir la messagerie, la recherche et les sites d’information. L’opérateur de télécoms Verizon, déjà propriétaire d’AOL, est également cité comme prétendant. Time, qui voit ses recettes publicitaires papier fondre, veut se développer sur internet. Il vient d’acquérir Viant Technology, propriétaire de MySpace.
Alten a annoncé une légère hausse de sa marge opérationnelle en 2015, en raison de sa récente série d’acquisitions. La société d’ingénierie et de conseil en technologies fait état dans un communiqué d’un résultat opérationnel d’activité de 152,5 millions d’euros l’an passé, en hausse de 15,3%, soit une marge améliorée de 0,3 point à 9,9%. Alten a racheté dix entreprises depuis janvier 2015 afin d’accroître son exposition à l’international, qui représente désormais 48,5% de son chiffre d’affaires.
La Poste s’attend à une nouvelle hausse de ses résultats en 2016 en dépit de la baisse continue des volumes de courrier et des très faibles taux d’intérêt, lesquels pèsent sur les marges de sa filiale bancaire, traditionnelle locomotive de ses profits. « Malgré le contexte de taux d’intérêt bas et de dématérialisation croissante des échanges qui devrait perdurer, le groupe anticipe pour l’année 2016 une croissance de son chiffre d’affaires de 1% à 2% et une progression de son résultat et de sa marge d’exploitation », indique l’entreprise publique dans un communiqué.
Oracle confirme son intention de renforcer ses activités dans le cloud en mettant la main sur la société israélienne Ravello. Le montant de la transaction n’est pas communiqué mais il est estimé autour de 450 millions de dollars par la presse israélienne. Ravello a été fondée en 2011, soutenue par plusieurs fonds de venture capital comme Sequoia Capital et Bessemer Venture Partners.
Vivendi est entré à hauteur de 26,2% au capital du producteur télévisuel Banijay Group à la suite de la finalisation du rapprochement entre Banijay et Zodiak Media. Cet investissement représente un décaissement de 290 millions d’euros, dont 100 millions d’euros aux fins d’obtenir 26,2 % de la nouvelle entité fusionnée. En outre, Vivendi a souscrit à deux obligations remboursables en actions ou en numéraire, au choix de leur émetteur, à hauteur de 100 millions d’euros et de 90 millions d’euros respectivement auprès de Banijay Group et de Lov Banijay, holding contrôlée par Stéphane Courbit. Ces deux obligations ont une échéance de 7 ans. Cet investissement «s’inscrit dans la volonté du groupe de se développer dans la production propre de contenus», indique Vivendi. Banijay réalise 900 millions d’euros de chiffre d’affaires.