Le producteur allemand d’engrais K+S fait l’objet de poursuites judiciaires pour infraction à la législation sur le traitement des déchets, a annoncé jeudi un juge du tribunal régional de Meiningen. Les poursuites font suite aux accusations de la municipalité de Gerstungen, une petite ville proche de Meiningen, dans le sud-est de l’Allemagne, concernant des épanchements d’eau salée de 1999 à 2007.
Les exploitants de centrales nucléaires en Allemagne pourraient ne devoir assumer que des charges à long terme limitées pour couvrir le coût du démantèlement du parc nucléaire du pays, selon un document rédigé par une commission officielle que s’est procuré jeudi Reuters. Le rapport montre que la commission créée par le gouvernement Merkel a pris en compte les préoccupations des quatre grandes compagnies d'électricité concernées, qui ont déjà inscrit dans leurs comptes près de 40 milliards d’euros de provisions à ce titre. Toutes les centrales nucléaires allemandes sont censées fermer au plus tard en 2022.
Vodafone revient sur le marché des obligations convertibles. L’opérarteur britannique de télécoms a lancé une émission pour un montant de 2,9 milliards de livres. Les titres sont divisés en deux maturités courtes, à 18 mois et à 3 ans. Leur conversion en actions nouvelles sera obligatoire et représentera à terme une augmentation de capital de l’ordre de 5%. Pour compenser cet effet de dilution, Vodafone achètera des actions sur le marché. Le groupe prévoit également de couvrir son risque économique via un système d’options. JPMorgan et Morgan Stanley sont chargés du placement. Le groupe avait déjà procédé fin 2015 à une émission d’obligations convertibles synthétiques pour 600 millions de livres.
La Chine lance un nouveau géant sur le marché du transport maritime, face à Maersk ou CMA CGM. Le pays a célébré jeudi la création de China Cosco Shipping Corporation (Coscocs), né de la fusion entre China Ocean Shipping et China Shipping Group. Lors de la cérémonie de lancement de Coscocs, le président de la compagnie Xu Lirong, a reconnu que le secteur traversait sa plus forte crise depuis 2008. Selon lui, les fusions sont la solution. Mais il a promis qu’il n’y aurait ni réduction des salaires, ni licenciements. Le groupe fusionné emploie 180.000 salariés, plus du double de Maersk, le numéro un mondial. Le groupe chinois possède 830 navires de tous types. Cette fusion intervient deux mois après le rachat, pour 2,2 milliards d’euros du singapourien Neptune Orient Lines par le français CMA CGM, numéro trois mondial du transport maritime.
La direction d’EDF a annoncé en comité central d’entreprise (CCE) son intention d’avancer la fermeture de la centrale électrique de Porcheville (Yvelines) et deux tranches sur quatre de celle de Cordemais (Loire-Atlantique) d’ici à 2018, a fait savoir le CCE dans un communiqué. EDF envisage de supprimer en 2017 1.200 mégawatts (MW) de production à Porcheville puis, en 2018, 2.600 MW à Porcheville et Cordemais. Une porte-parole d’EDF a confirmé ces projets, ajoutant que les fermetures envisagées étaient à l’origine prévues pour 2023. Mais EDF fait face à un contexte de surcapacités de production et de coûts trop élevés des centrales concernées.
Après Moody’s et Fitch, Standard & Poor’s a annoncé jeudi qu’il dégradait la note de la dette du groupe minier Anglo American en catégorie spéculative (junk), avec une note réduite de deux crans, de BBB- à BB. L’agence évoque le marasme prolongé des prix des matières premières et les flux de trésorerie négatifs d’un bon nombre de mines du groupe. L’endettement d’Anglo American atteignait 12,9 milliards de dollars à la fin de l’année dernière. La perspective est stable, reflet de la solide trésorerie d’Anglo American, ajoute S&P.
BAE Systems a déclaré s’attendre à une progression de son bénéfice annuel comprise entre 5 et 10% cette année, grâce à un redressement des budgets de la défense et à la croissance de la demande dans la cybersécurité et l'électronique civile. Le troisième groupe de défense mondial par le chiffre d’affaires a profité de l’annonce, en novembre, d’une augmentation du budget de la Défense de la Grande-Bretagne, après des années de coupes sombres. Il devrait également tirer parti d’une croissance des dépenses militaires aux Etats-Unis. Il a publié un bénéfice courant ajusté par action de 36,6 pence en 2015 mais sur une base publiée, le bénéfice par action atteint 40,2 pence, grâce à des provisions fiscales et des effets de change, contre 38 pence un an auparavant.
Eurotunnel a dégagé un Ebitda quasiment stable de 542 millions d’euros (+0,5%) en 2015 à taux de change constants, pour un chiffre d’affaires en hausse de 5% à 1,22 milliard d’euros. Le résultat net consolidé a grimpé de 35% à changes constants pour atteindre 100 millions d’euros, grâce surtout à une forte baisse du coût de l’endettement financier. Eurotunnel propose un dividende de 0,22 euro (+22%). Pour 2016, le groupe a réduit sa prévision d’Ebitda de 20 millions d’euros, à 560 millions, face au risque d’incidents liés à la pression migratoire et d’attentats. Dans ce registre, Eurotunnel a porté à 29 millions d’euros sa demande d’indemnisation aux Etats français et britannique pour compenser ses pertes de revenus liés à la crise des migrants dans le port de Calais. Il réclamait 9,7 millions depuis juillet. Par ailleurs, les attentats de novembre à Paris ont provoqué un manque à gagner en péages d’Eurostar de 3 à 4 millions. Le cours perdait presque 2,5% vers 11h30 à la Bourse de Paris.
Darty a annoncé ce matin une hausse de 2,6% de son chiffre d’affaires au troisième trimestre (clos le 31 janvier) et de 4% hors le site marchant Mistergooddeal.com. Le distributeur d'électroménager et d'électronique grand public, qui ne communique pas de montants, affiche une progression de 2,7% à périmètre comparable et de 4,4% sur le seul marché français, où il affirme avoir gagné des parts de marché. Darty, promis à une acquisition par la Fnac, fait également état d’une baisse de près de 100 millions d’euros de sa dette financière moyenne sur 12 mois, grâce à la diminution de son besoin en fonds de roulement.
A l’occasion de la publication de ses comptes 2015, Nexans a laissé entrevoir la possibilité d’un retour aux bénéfices en 2016 après trois exercices marqués par des pertes et l’absence de dividende. «On est en réalité dans un résultat net pro forma qui est déjà positif», a fait valoir le directeur financier Nicolas Badré, qui s’est néanmoins refusé à toute prévision officielle pour l’année en cours. Le fabricant de câbles, engagé dans une lourde restructuration, a annoncé pour 2015 une perte de 194 millions d’euros, mais a précisé qu’elle comprenait deux éléments majeurs non récurrents : 100 millions de charges de restructuration et 142 millions de dépréciations d’actifs. Nicolas Badré s’est également félicité de la baisse de la dette nette de Nexans à 201 millions d’euros fin 2015, contre 460 millions un an plus tôt. L’action progressait fortement en matinée à la Bourse de Paris.
En 2015, AccorHotels a enregistré une hausse de 3,5% (en comparables) de son résultat d’exploitation à 665 millions d’euros, légèrement au-dessus des attentes du marché. Soit une marge de 11,9% contre 11% en 2014. Une performance aidée par HotelInvest, le pôle immobilier du groupe, dont la marge a progressé à 7,8% contre 6,1% un an plus tôt. Celle d’HotelServices a reculé de 30,1% à 26,8% mais est restée stable hors plan digital. Le groupe hôtelier a également acquis 30% du capital d’Oasis Collections, créée en 2009 à Buenos Aires, qui propose des hébergements et des services personnalisés aux clients sur le continent américain et en Europe. Il a enfin pris 49% du capital de Squarebreak, start-up française créée en 2013 qui propose des séjours dans des propriétés privées haut de gamme.
Pour la première fois depuis 2010, Air France-KLM a dégagé en 2015 un bénéfice net part du groupe. Il s’élève à 118 millions d’euros. Le résultat d’exploitation de la compagnie aérienne atteint 816 millions contre une perte de 129 millions en 2014, au-dessus des 544 millions attendus en moyenne par les analystes. Le groupe a profité de la forte chute des prix du pétrole. En 2015, Air France-KLM a économisé environ 3 milliards de dollars en kérosène. Une fois soustraits les impacts des couvertures mises en place avant la chute des cours et de l’appréciation de l’euro, l’économie revient à 450 millions d’euros. En 2016, sur la base des cours actuels, Air France-KLM pourrait économiser autant que l’an passé, a indiqué Pierre-François Riolacci, le directeur financier. Le groupe ne souhaite toutefois pas se prononcer précisément sur des objectifs 2016, sinon qu’il sera en mesure de dégager un bénéfice d’exploitation. Air France-KLM s’attend à être à nouveau confronté à de fortes pressions sur ses recettes unitaires, qui se traduiraient par une nouvelle baisse des prix des billets d’avion, a souligné Pierre-François Riolacci.
Pour la troisième année consécutive, Nestlé a manqué son objectif de croissance organique à long terme de 5% à 6%. Le chiffre d’affaires du numéro un mondial de l’alimentation a progressé de seulement 4,2% en 2015, à 88,8 milliards de francs suisses. Son bénéfice net a reculé à 9,1 milliards de francs suisses (8,24 milliards d’euros), alors que le consensus Reuters le donnait à 9,98 milliards. Le groupe s’attend à une performance comparable cette année en expliquant qu’il lui est de plus en plus difficile d’augmenter ses prix dans un contexte économique morose. L’administrateur délégué du groupe, Paul Bulcke, a assuré que l’objectif à long terme n'était pas abandonné mais qu’il lui fallait faire preuve de réalisme.
Le chiffre d’affaires de TF1 a baissé de 4,2% en 2015, à un peu plus de 2 milliards d’euros. Les revenus publicitaires des chaînes gratuites du groupe ont reculé de 1,4% à 1,55 milliard d’euros. Le résultat opérationnel ressort à 141,2 millions d’euros et le résultat net à 103,3 millions. Le groupe, désormais dirigé par Gilles Pélisson, s’attend à une stabilité du marché net de la publicité télévisuelle en France en 2016. TF1 prévoit de verser un dividende de 0,80 euro par action, dont 0,52 euro à la suite de la cession définitive de sa filiale Eurosport International, ainsi que de procéder à un nouveau programme de rachat d’actions, pour un montant de 30 millions d’euros.
La concurrence en Chine sur le marché des voitures avec chauffeurs (VTC) coûte cher à Uber. «Nous sommes profitables aux Etats-Unis, mais nous perdons plus de 1 milliard de dollars par an en Chine», a indiqué le directeur général d’Uber, Travis Kalanick, au site canadien Betakit. Le groupe américain est soumis à la concurrence de plusieurs acteurs locaux, comme Didi Kuaidi. «Nous faisons face à un concurrent qui n’est rentable dans aucune des villes où il opère mais il gagne des parts de marché. J’aimerais que le monde ne soit pas comme ça», a-t-il ajouté. Uber est présent dans 40 villes chinoises et projette de s'étendre à 100 d’entre elles d’ici la fin de l’année.
Air France annoncera la semaine prochaine un plan de départs volontaires de 1.400 postes, pour l’essentiel parmi le personnel au sol, a appris Reuters auprès de deux sources syndicales. La filiale d’Air France-KLM a confirmé mi-janvier prévoir un millier de suppressions de postes en 2016, en conditionnant toute autre réduction d’effectifs aux négociations avec les personnels navigants. Finalement, «ce serait 1.400 personnes concernées», a déclaré à Reuters un responsable syndical. La compagnie aérienne n’a pas fait de commentaire dans l’immédiat.
Fitch Ratings a annoncé mercredi ramener la dette du groupe minier Anglo American en catégorie spéculative, de BBB- à BB+, deux jours après que son homologue Moody’s Investors Service eut fait de même. Fitch se pose des questions sur l’exécution du plan de restructuration d’Anglo American, annoncé mardi. Ce plan prévoit la vente de nombreux actifs, notamment dans le minerai de fer, et une réduction de 25% de la dette en 2016.
Glencore rassure un peu plus sur sa situation financière. Le courtier et producteur de matières premières a refinancé 8,45 milliards de dollars de lignes de crédit qui arrivaient à maturité en mai. Le montant des nouvelles facilités s’élève à 7,7 milliards de dollars mais pourrait être étendu au deuxième trimestre 2016 avec l’entrée de nouvelles banques. Le nouveau crédit ne contient pas de covenants, comme le précédent. Sa maturité finale est fixée à mai 2018. Le nouveau financement a été arrangé par ABN Amro, Bank of Tokyo-Mitsubishi UFJ, HSBC, ING et Santander.
Eutelsat a annoncé mercredi viser désormais le bas de sa fourchette de prévision de croissance du chiffre d’affaires pour 2015-2016 (+2 à +3% de croissance organique) à la suite de l’annulation d’un contrat au Brésil et d’un ralentissement de l’activité du satellite KA-SAT en Europe. L’opérateur de satellites a résilié ce contrat signé fin 2014 en raison d’un litige avec la société brésilienne JCP Melo portant sur un défaut de paiement. Le manque à gagner sur l’exercice est estimé à environ 7 millions de dollars (6 millions d’euros). Au premier semestre de l’exercice 2015-2016, Eutelast a réalisé un chiffre d’affaires de 774,4 millions (+7,1%), avec une marge d’Ebitda de 77,5% (+0,1 point) et un résultat net part du groupe de 188,0 millions (+17%). Rodolphe Belmer, ex-numéro deux de Canal+, prendra la tête d’Eutelsat le mois prochain.
Augustin de Romanet, le PDG d’Aéroports de Paris (ADP), a confirmé mercredi matin que le groupe envisage de participer au prochain processus d’ouverture du capital de l’aéroport de Nice. Mais aucune offre n’a encore été déposée, ADP attendant de connaître les contours finaux du cahier des charges, actuellement en consultation dans les régions concernées. En réponse aux inquiétudes des élus locaux, dont Christian Estrosi, nouveau président de la région PACA, Augustin de Romanet a assuré que l’objectif d’ADP n’est pas de transformer l’aéroport de Nice en «hub» secondaire de Roissy Charles de Gaulle. En revanche, ADP ne concourra pas pour la privatisation de Lyon Saint-Exupéry, en raison d’un possible conflit d’intérêt sur le développement des lignes à l’international avec CDG.
L’action Bic a perdu jusqu’à 18% en début de séance, après avoir annoncé le départ à la retraite surprise de son directeur général, Mario Guevara, âgé de 56 ans, et anticipé un recul de 100 à 150 points de base de sa marge d’exploitation en 2016. Le président du fabriquant de stylos, de briquets et de rasoirs, Bruno Bich, âgé de 69 ans, deviendra PDG le temps de trouver un nouveau directeur général. Lors de l’AG du 18 mai prochain, le groupe proposera de relever la limite d’âge des président, directeur général et directeurs généraux délégués de 70 à 72 ans. Le conseil d’administration de Bic va également regarder les «options stratégiques» pour Bic Graphic.
Le groupe néerlandais Akzo Nobel a signé un accord pour le rachat de la division revêtements industriels de l’allemand BASF pour 475 millions d’euros. Cette division, dont les activités s’étendent notamment à l’ameublement, aux transports et à l’industrie éolienne, a réalisé en 2015 un chiffre d’affaires de 300 millions d’euros.
Proche de la faillite, Abengoa a annoncé mardi soir son «plan de viabilité industrielle». Le producteur espagnol d’électricité d’origine renouvelable chiffre son besoin de capitaux à 826 millions d’euros pour cette année, un montant qui ne prend pas en compte le produit d’éventuelles cessions. En 2017, le besoin est estimé à 304 millions d’euros. Abengoa ajoute avoir besoin de nouvelles garanties financières à hauteur de 525 millions d’euros afin de poursuivre le développement de projets existants.
RWE a annoncé mercredi matin qu’il suspendait le dividende de 2015 sur ses actions ordinaires, conséquence de la perte enregistrée en 2015 suite aux dépréciations sur ses centrales allemandes et britanniques. L’électricien versera un dividende de 0,13 euro pour les actions préférentielles, qui ne représentent que 6% environ du capital.
Schneider Electric compte poursuivre ses gains de productivité afin d’améliorer sa marge, malgré un environnement qui s’annonce encore difficile en 2016.
Le président du directoire d’Osram Licht est allé à l’encontre de l’avis de Siemens, son plus important actionnaire, en persistant mardi à suivre une stratégie controversée de développement sur le marché des LED. Osram avait déçu nombre de ses investisseurs en novembre en annonçant un plan d’investissement de un milliard d’euros dans une nouvelle usine de semi-conducteurs de diodes électroluminescentes (LED) en Malaisie. Olaf Berlien a défendu son projet à Munich lors de l’assemblée générale annuelle durant laquelle 70,1% des actionnaires présents lui ont donné quitus.
Aéroports de Paris (ADP) a annoncé hier anticiper une croissance modérée de son excédent brut d’exploitation (Ebitda), se basant sur une hypothèse de hausse de 2,3% de son trafic. ADP prévoit pour cette année une hausse supérieure ou égale à 10% de son résultat net part du groupe, dont il compte reverser 60% à ses actionnaires. Il propose un dividende de 2,61 euros par action au titre de 2015, contre 2,44 euros pour 2014. Sur l’exercice écoulé, son Ebitda a progressé de 6,8%, son résultat net de 6,9% et son chiffre d’affaires de 4,5%.
Le fabricant de l’iPhone a lancé hier une émission en dollars d’environ 12 milliards de dollars en 9 tranches. Les mises à prix indicatives sont autour de 75 points de base (pb), 90 pb et 115 pb au-dessus des Treasuries pour des tranches à deux, trois et cinq ans. Il envisage en parallèle trois tranches à taux variables de mêmes échéances. Il compte aussi lancer du taux fixe à 10, 20 et 30 ans à 150 pb, 190 pb et 205 pb environ au-dessus des Treasuries. Apple profitera de cette émission pour placer son premier «green bond» avec une maturité de sept ans.
La Commission européenne a donné hier son aval à l’acquisition par Coty de la branche produits de beauté de Procter & Gamble pour 12,5 milliards de dollars (11,2 milliards d’euros). L’opération est la plus importante transaction conclue dans les cosmétiques depuis une dizaine d’années. Coty deviendra ainsi le premier fabricant mondial de parfums devant L’Oréal et le numéro trois du maquillage derrière le groupe français et Estée Lauder.