Victime de la chute des cours du pétrole, Royal Dutch Shell a publié son plus faible bénéfice annuel depuis au moins 13 ans. La compagnie pétrolière, dont les actionnaires ont approuvé la semaine dernière l’acquisition de BG pour 49 milliards de dollars (44 milliards d’euros), précise que son bénéfice net a fondu de 87% en 2015 (à 1,94 milliard de dollars). C’est son plus faible résultat depuis 2002. Le résultat ajusté du seul quatrième trimestre a reculé de 44% (à 1,83 milliard de dollars), une évolution conforme à l’avertissement de Shell du 20 janvier.
Vodafone confirme sa bonne trajectoire. L’opérateur de télécoms britannique a publié jeudi un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de 1,4%, signant ainsi un sixième trimestre consécutif de croissance. Le groupe s’est dit bien parti pour dégager un bénéfice opérationnel de l’ordre de 11,7 à 12 milliards de livres sur l’ensemble de l’exercice clos fin mars 2016. «Nous restons confrontés à des défis réglementaires et concurrentiels dans de nombreux marchés mais nous pensons que le groupe est bien positionné pour les opportunités de croissance qui se présenteront», indique le directeur général Vittorio Colao.
Le titre LafargeHolcim subit la plus forte baisse du CAC 40 jeudi matin (-4,15% à 34,16 euros à mi-séance), à la suite d’un placement d’actions par Sberbank, son troisième actionnaire. UBS a vendu 37,2 millions d’actions du cimentier, à 36,25 francs suisses, soit avec une décote de 9% par rapport au cours de clôture de mercredi soir à la Bourse de Zurich. En janvier, Sberbank avait dit détenir 6,12% du groupe franco-suisse. Ce bloc avait été acquis auprès du groupe russe Eurocement.
Après Total et Technip, LVMH veut profiter lui aussi des conditions favorables offertes par les obligations convertibles synthétiques. Le numéro un mondial du luxe a lancé ce matin une émission de 500 millions de dollars. Les titres sont à échéance 2021, avec un coupon zéro. Le rendement final des obligations sera négatif. Elles sont en effet proposées à un prix d’émission compris entre 100% et 103% de la valeur nominale, avec un remboursement au pair, ce qui correspond à un rendement à échéance compris entre -0,59% et 0,00%. Pour supprimer toute dilution pour ses actionnaires, les obligations seront remboursées en numéraire. Pour se couvrir, LVMH souscrira dans le même temps à des instruments financiers indexés sur la performance de ses propres actions. Le prix de conversion initial des obligations sera exprimé en euros et fera ressortir une prime comprise entre 32,5% et 37,5% par rapport au cours de référence. BNP Paribas agit en qualité de seul conseiller financier et comme coordinateur global-teneurs de livre associés avec Goldman Sachs et Natixis. HSBC est teneur de livres associé.
Le géant américain des équipements télécoms a annoncé hier soir qu’il allait acquérir le groupe non coté Jasper Technologies pour 1,4 milliard de dollars (1,25 milliard d’euros) en numéraire. La cible, basée à Santa Clara en Californie, est spécialisée dans le développement de plateformes informatiques dématérialisées destinées au marché en forte croissance des objets connectés, un domaine dans lequel Cisco souhaite accroître ses compétences.
Suite à des ventes décevantes au quatrième trimestre pour deux de ses principaux médicaments, l’antidiabétique Januvia et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde Remicade, Merck a publié hier un chiffre d’affaires en baisse de 3% sur un an à 10,2 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros). Le bénéfice net est revenu à 976 millions, contre 7,32 milliards un an plus tôt. Hors coûts d’acquisition et autres éléments exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) ajusté ressort à 93 cents, dépassant de deux cents le consensus. Pour 2016, le groupe prévoit un chiffre d’affaires entre 38,7 et 40,2 milliards, contre 40,25 milliards pour le consensus.
Econocom a annoncé hier avoir changé de statut pour devenir Société européenne (SE). La modification avait été adoptée par l’assemblée générale extraordinaire du 18 décembre 2015. «L’adoption du statut de société européenne confirme les ambitions d’Econocom Group en tant qu’acteur européen de référence dans le domaine des services numériques aux entreprises», explique la société, présente en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie et aux Pays-Bas.
L’éditeur américain de logiciels de conception 3D a annoncé hier la suppression de 925 emplois, soit 10% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de restructuration visant à accélérer sa transition vers l’informatique dématérialisée («cloud»). Le groupe comptabilisera une charge comprise entre 85 et 95 millions de dollars (77-87 millions d’euros) en lien avec cette restructuration. Il s’attend d’autre part à ce que ses résultats du trimestre en cours atteignent, voire dépassent le haut de sa fourchette de prévisions.
Ford a annoncé hier qu’il comptait supprimer des centaines d’emplois administratifs en Europe afin de réduire les coûts de 200 millions d’euros annuellement. Départs volontaires, pré-retraites et autres possibilités seront proposés au personnel, a précisé Jim Farley, le directeur général de la filiale européenne de Ford. Le constructeur américain a dégagé un bénéfice de 259 millions de dollars (237,4 millions d’euros) en Europe en 2015, et ce pour la première fois depuis 2011, grâce à une croissance des ventes de 10% dans la région.
Yum Brands, qui va scinder ses activités en Chine, a publié hier soir un bénéfice net trimestriel de 275 millions de dollars (248 millions d’euros), soit 63 cents par action, à comparer à une perte de 86 millions de dollars, soit 20 cents par action, un an plus tôt. Hors exceptionnels, le bénéfice s’établit à 68 cents par action, soit au-dessus du consensus de 66 cents. Cela est dû à la progression plus forte que prévu des ventes de son enseigne KFC, particulièrement en Chine. Egalement propriétaire des enseignes Pizza Hut et Taco Bell, le groupe américain a vu son chiffre d’affaires global reculer de 1,2% à 3,95 milliards de dollars.
Le constructeur nippon a annoncé mercredi renoncer à sa marque Scion qu’il avait lancée voici 12 ans en Amérique du Nord pour viser une clientèle jeune. Les trois modèles Scion existants passeront sous la marque Toyota à compter du mois d’août, date à laquelle cessera la production du petit coupé sportif Scion tC. Les ventes de la marque, qui avaient culminé à 173.034 unités en 2006, sont tombées à 56.167 unités en 2015, sur fond de désaffection des Américains pour les petites cylindrées.
Le spécialiste des services numériques a indiqué hier qu’il allait licencier son portefeuille de propriété intellectuelle portant sur les technologies HEVC directement aux fabricants de produits électroniques plutôt que par l’intermédiaire du consortium HEVC Advance, afin de favoriser une adoption plus rapide de cette norme de compression vidéo qu’il juge être «la plus performante et la mieux adaptée aux besoins de l’industrie». Il a donc signé un accord de licences significatif couvrant l’utilisation de ses brevets relatifs à ces technologies.
Le groupe de maisons de retraite et de convalescence a annoncé hier avoir effectué une émission obligataire complémentaire de 20 millions d’euros à échéance juillet 2022. Les obligations nouvelles sont assimilées et forment une souche unique avec les obligations émises le 31 juillet 2015, portant le montant total de la souche obligataire à 51,2 millions d’euros. Cette émission complémentaire, sous forme de placement privé, a été souscrite par le fonds Novo 2 géré par Tikehau IM.
Grâce à ses ventes de SUV et de pick-up aux Etats-Unis, le premier constructeur automobile américain a annoncé hier un bénéfice net record de 9,7 milliards de dollars (8,7 milliards d’euros) sur l’ensemble de 2015, contre 2,8 milliards de dollars un an plus tôt. Le bénéfice d’exploitation hors exceptionnels a atteint 2,8 milliards au quatrième trimestre 2015, soit un bénéfice par action de 1,39 dollar, pour un chiffre d’affaires stable à 39,6 milliards. Le consensus donnait respectivement un BPA de 1,21 dollar et un chiffre d’affaires de 39 milliards. En Europe, GM a accusé une perte d’exploitation ajustée de 300 millions de dollars au quatrième trimestre, contre une perte de 400 millions pour la même période de 2014. Malgré des signes de plafonnement du marché, le groupe a confirmé pour 2016 sa prévision d’une augmentation de son bénéfice par action, hors exceptionnels, à 5,25-5,75 dollars, contre 5,02 dollars en 2015.
Econocom a changé de statut pour devenir Société européenne (SE). La modification avait été adoptée par l’assemblée générale extraordinaire du 18 décembre 2015. «L’adoption du statut de société européenne confirme les ambitions d’Econocom Group en tant qu’acteur européen de référence dans le domaine des services numériques aux entreprises», explique la société, présente en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Espagne, en France, en Italie et aux Pays-Bas.
Le groupe agroalimentaire français Labeyrie, dont PAI Partners détient 43% du capital depuis 2014, s’apprête à abonder à hauteur de 80 millions d’euros son emprunt obligataire d’échéance mars 2021 et de coupon 5,625%. L’opération fera passer à 355 millions d’euros le montant nominal de l’emprunt obligataire, noté B par S&P et B+ par Fitch. La société tiendra une rencontre investisseurs demain à la City, après un call ce mercredi. BNP Paribas et Deutsche Bank coordonnent le placement, épaulés par le Crédit Agricole, HSBC et Natixis.
Suite à des ventes décevantes au quatrième trimestre pour deux de ses principaux médicaments, l’antidiabétique Januvia et le traitement de la polyarthrite rhumatoïde Remicade, Merck affiche un chiffre d’affaires en baisse de 3% sur un an à 10,2 milliards de dollars (9,3 milliards d’euros), alors que les analystes prévoyaient en moyenne 10,35 milliards. Le bénéfice net est revenu à 976 millions, contre 7,32 milliards un an plus tôt. Hors coûts d’acquisition et autres éléments exceptionnels, le bénéfice par action (BPA) ajusté ressort à 93 cents, dépassant de deux cents le consensus. Pour 2016, il prévoit un chiffre d’affaires entre 38,7 et 40,2 milliards, contre 40,25 milliards pour le consensus.
Le groupe parapétrolier CGG annonce «le succès» de son augmentation de capital de 350 millions d’euros en numéraire avec maintien du droit préférentiel de souscription lancée le 13 janvier dernier. La demande totale s’est élevée à environ 343 millions d’euros, correspondant à un taux de souscription d’environ 97,8 %. Environ 91,5 % des actions nouvelles à émettre ont été souscrites à titre irréductible, et 6,3% à titre réductible. «Le solde des actions non souscrites (11.932.486 actions nouvelles, représentant environ 2,2% du nombre total des actions nouvelles) sera cédé par les banques du syndicat sur le marché», indique un communiqué.
L’éditeur américain de logiciels de conception 3D a annoncé mercredi la suppression de 925 emplois, soit 10% de ses effectifs, dans le cadre d’un plan de restructuration visant à accélérer sa transition vers l’informatique dématérialisée («cloud»). Le groupe comptabilisera une charge comprise entre 85 et 95 millions de dollars (77-87 millions d’euros) en lien avec cette restructuration. Il s’attend d’autre part à ce que ses résultats du trimestre en cours atteignent, voire dépassent le haut de sa fourchette de prévisions.
Syngenta va passer sous le contrôle de ChemChina. L’agrochimiste suisse a officialisé mercredi matin avoir conclu un accord avec le groupe public chinois pour un montant de 43 milliards de dollars (39,4 milliards d’euros). Il s’agit de la plus grosse acquisition jamais tentée à l’étranger par une entreprise chinoise, représentant plus du double des 17,7 milliards de dollars mis sur la table par le groupe pétrolier CNOOC en 2012 pour acquérir le canadien Nexen. Ce rapprochement va créer le numéro un mondial des semences et des produits chimiques pour l’agriculture, devant l’américain Monsanto. Ce dernier avait tenté l’an dernier, en vain, de racheter Syngenta.
Le groupe Bourbon a réaffirmé mercredi lors de la publication de son chiffre d’affaires annuel que «la demande de navires de service est clairement orientée à la baisse» dans un contexte de marché dégradé par la chute des prix du pétrole. Le chiffre d’affaires annuel du groupe de services maritimes pour l’offshore pétrolier a baissé de 1,1% en 2015, à 1,437 milliard d’euros à taux de change courants. Bourbon «continuera à désarmer temporairement jusqu’à 20% de ses navires supplys sans perspectives commerciales à moyen terme afin de réduire ses coûts opérationnels», a précisé le groupe.
La consommation brute d’électricité a progressé de 2,2% en France en 2015, a annoncé mercredi RTE. Corrigée des aléas climatiques, la hausse revient à 0,5%, «portée par des industries telles que l’automobile et la métallurgie», a précisé l’opérateur du réseau de transport d’électricité français. La consommation des petites et moyennes entreprises ainsi que celle des particuliers a aussi retrouvé, avec une hausse de 0,6%, son niveau de 2013. «Avec un parc solaire et éolien ayant produit 25% d’énergie verte supplémentaire, et la fermeture d’un tiers des centrales de production fonctionnant au charbon, la transition énergétique poursuit son développement», a commenté RTE.
Cristal Union dément «formellement» mercredi matin dans un bref communiqué «tout accord de rapprochement avec le groupe allemand Nordzucker». Selon l’Express, le groupe coopératif, deuxième sucrier français après Tereos, serait sur le point de signer un accord avec le numéro deux allemand. Compte tenu du poids du nouvel ensemble potentiel et du risque qu’une telle opération ferait peser sur le monde agricole français, le gouvernement se serait emparé du dossier, indique l’hebdomadaire, sans citer ses sources. En 2015, Tereos avait poussé, en vain, pour un rapprochement avec Cristal Union.
Le groupe de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie s’offre l’américain Kurion, spécialiste de l’assainissement nucléaire pour une valeur d’entreprise de 350 millions de dollars. Cette start-up dégage plus de 100 millions de dollars de chiffre d’affaires et est rentable, assure Antoine Frérot, le PDG de Veolia. A horizon 2020, Veolia compte dégager 350 à 400 millions de dollars de chiffre d’affaires dans le nucléaire (250 millions dans le traitement des déchets faiblement radioactifs et 100 à 150 millions dans l’assainissement des équipements nucléaires.
Sanofi a annoncé hier prévoir la suppression de 600 postes au cours des trois prochaines années en France dans le cadre de son plan stratégique à horizon 2020 destiné à renforcer sa compétitivité. Il précise que ces suppressions se feront dans le cadre de départs volontaires, via des départs en pré-retraites, «entièrement financés» par Sanofi. Le groupe pharmaceutique ajoute que ce projet de suppression de postes ne prévoit pas de fermeture d’usines et qu’il n’aura pas d’impact sur les effectifs dans ses activités de R&D.