Crise oblige, la perception des risques a fortement évolué chez les directeurs financiers. Alors que le risque interne, notamment l’insatisfaction client, arrivait au premier rang des préoccupations ces dernières années, ce sont les risques externes qui ont pris le dessus cette année, selon la sixième édition du Baromètre du risk management Protiviti réalisé en mars dernier auprès de 100 directeurs financiers de grandes entreprises françaises cotées et non cotées."Un consensus très fort se dégage autour de trois grands risques externes, ceux relatifs au marché et à la conjoncture économique, ceux liés aux marchés financiers et ceux relatifs aux concurrents», a souligné hier à Paris, Francis Miard, managing director chez Protiviti en charge du baromètre. Deux autres catégories de risques financiers, les risques de change, taux et matières premières, ainsi que les risques de crédit et de contreparties, intègrent le classement des cinq risques majeurs en 2009. L’an dernier, les cinq risques majeurs identifiés étaient l’insatisfaction client (37% contre seulement 7% cette année), les concurrents (35% contre 31% en 2009), les systèmes d’information et la sécurité informatique (33% contre 12%), l’image de marque et la réputation (32% contre 17%) et l’environnement réglementaire et les régulations sectorielles (31% contre 11%). Autrement dit, la crise a complètement bouleversé l’ordre des priorités, puisque seuls les risques liés aux concurrents figurent dans les deux classements de 2008 et 2009. Malgré le regain des menaces extérieures, plus de la moitié des entreprises jugent leur gestion des risques très performante, ce qui peut sembler quelque peu élevé compte tenu du contexte. On observe aussi que les répondants jugent leur secteur d’activité beaucoup plus enclin aux risques que leur propre entreprise. L'écart s’est creusé «de façon significative» entre les deux perceptions, constate Francis Miard qui estime que l’optimisme des entreprises sur la qualité effective de leur gestion des risques «pourrait être assez préjudiciable et les empêcher de déterminer l'état réel de leur situation et les domaines où des améliorations sont impérativement nécessaires». Cela dit, l’appétence aux risques des entreprises françaises a par ailleurs diminué sensiblement en 2009. Sur une échelle de 10, l’indice calculé par Protiviti et TNS Sofres est tombé à 3,6 contre 3,8 pour 2008/07 et 4 en 2006. La sixième édition du baromètre souligne aussi que 53% des entreprises interrogées estiment que la responsabilité, et la gestion des risques doivent être fixées au niveau de la direction générale, et qu’elles sont de plus en plus nombreuses, 48% en 2009 contre 37% en 2008/07, à souhaiter que les présidents, les directions générales ou les comités de direction s’impliquent davantage dans la mise en œuvre de la gestion des risques. Les directeurs financiers sont unanimes à considérer la gestion des risques comme un vecteur de meilleure performance pour leur entreprise, quel que soit le secteur d’activité. Mais les entreprises sont de plus en plus nombreuses à identifier des freins à cette gestion des risques. Dans l’industrie financière, près des trois quarts des entreprises évoquent la complexité de mise en place et de déploiement et une sur deux cite les difficultés de communication et de descente et remontée de l’information…
Porsche a confirmé mardi être en négociations exclusives avec Qatar Investment Authority (QIA) en vue soit d’une prise de participation de ce fonds souverain dans Porsche-Holding à la faveur d’une augmentation de capital, soit d’une reprise par QIA des options de Porsche sur des actions Volkswagen, ce qui ferait du fonds qatari l’un des actionnaires de référence de VW, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung.
Un porte-parole de la Deutsche Börse a annoncé mardi que l’entreprise de marché va abaisser à 47,5 cents contre 62,5 cents la commission qu’elle facture pour le règlement des transactions sur valeurs mobilières, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Selon les analystes, à volume inchangé, cela ferait perdre environ 10 millions d’euros de chiffre d’affaires par an.
Dix groupes financiers dont JPMorgan Chase et Goldman Sachs ont obtenu mardi l’autorisation de rembourser un total de 68 milliards de dollars au Trésor américain. Parmi ces sociétés figurent aussi Morgan Stanley et American Express, indique le Financial Times. En revanche, Citigroup et Bank of America n’ont pas reçu le feu vert pour rembourser les 90 milliards de dollars du Tarp qu’ils ont reçus.
The Bank of New York Mellon Corporation (BNY Mellon) a annoncé mardi, à l’occasion de son 225ème anniversaire, qu’elle figure parmi les premières grandes banques américaines ayant obtenu l’autorisation de racheter les actions préférentielles souscrites en octobre par le gouvernement des Etats-Unis dans le cadre du programme TARP (Troubled Asset Relief Program).Robert P. Kelly, chairman et CEO, a indiqué que, pour couvrir les 3 milliards de dollars apportés au titre du TARP, BNY Mellon a déjà levé 2,9 milliards de dollars dont 1,5 milliard sous forme de dette senior non garantie à 5 et 10 ans, d’une part, et une augmentation de capital de 1,4 milliard de dollars en actions ordinaires, d’autre part.
Le board de Calpers, qui doit se réunir la semaine prochaine, devrait se prononcer sur un projet d’allocation qui porterait l’objectif d’investissement dans le private equity de 10% à 14% du total des investissements. La poche actions pourrait passer de 56% à 49%, l’allocation obligations de 19% à 20%. L’immobilier serait maintenu à 10% mais pour la première fois, le cash, traditionnellement à zéro, pourrait être fixé à 2%. Calpers arrête ses objectifs d’investissement tous les trois ans. Le programme actuel expire en décembre 2010. Calpers a programmé un évaluation plus complète de sa politique d’allocation à l’automne avant de fixer ses objectifs pour les trois prochaines années.
La sélection de valeurs au cas par cas regagne les faveurs des investisseurs, analyse La Tribune. Selon Olivier Baduel, responsable de la gestion stock picking chez Crédit Agricole Asset Management, «le marché semblant être entré dans une phase de normalisation, les performances boursières des sociétés, au cours des dix-huit ou vingt-quatre prochains mois, devraient être davantage liées à leurs fondamentaux qu’au cours des derniers mois».
Selon Les Echos qui cite Bloomberg, l’Agence France Trésor (AFT) a annoncé hier qu’elle allait lancer deux nouveaux titres dans les semaines ou mois à venir : un papier de maturité à 30 ans et une obligation indexée sur l’inflation d’une maturité de 10 à 30 ans. La création de ces deux souches est comprise dans le programme de financement révisé à 155 milliards d’euros.
Un besoin d’informations croissant pour les investisseurs professionnels, un partage de ces données entre investisseurs qui doit également se développer et, dans le même temps, des exigences qui se renforcent dans la prise en compte des risques. Tels sont les grands enseignements d’une étude «on line» réalisée par l’Agefi Etudes, réalisée en mai 2009, auprès de plus de 3 500 investisseurs professionnels français (Banques, Assurances, Fonds propres, Mutuelles, Caisses de Retraite, Entreprises, Multigérants, Family Office,…) et qui paraitra dans son intégralité mardi 16 juin sur le journal de 7 H de l’Agefi. A l’issue de cette enquête, il ressort que, la crise financière mondiale a profondément impacté la structure du paysage financier et les rapports entre investisseurs professionnels et sociétés de gestion. Ainsi, à propos du renforcement de la prise en compte des risques, trois types de démarches sont majoritairement utilisées par les investisseurs. La quasi-totalité (90 % d’entre eux) ont mis en place - ou envisagent de le faire - une cartographie des risques pour leur activité. 70 % des investisseurs revoient également leurs scenarios de «stress test» pour leurs portefeuilles et leurs fonds et, pour 67 % des investisseurs interrogés, cette prise en compte passe par un renforcement des exigences contractuelles.De son coté, le partage d’information entre investisseurs professionnels doit nécessairement se développer dans la mesure où, compte tenu de la remise en cause de données jusque là fiables et incontestables, 80 % des investisseurs souhaitent désormais partager leurs informations avec leurs pairs. L’objectif majeur consiste, notamment, à comparer le diagnostic de chacun (38 % des personnes interrogées) et de repenser son allocation en conséquence (35 % des réponses). A propos des nouveaux besoins d’informations, l’enquête met également en lumière le besoin des investisseurs d’être mieux informés: 74 % d’entre eux estiment que ce besoin s’est accru depuis le début de la crise, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Dans le premier cas, les personnes interrogées ont exprimé un besoin d’informations sur des éléments tels que le détail de la stratégie d’investissement (26 %), le processus de gestion de l’établissement financier (23 %) et sa solidité financière (22 %). Sur le plan quantitatif, l’exposition du fonds, l’évaluation du risque et l’attribution de performance figurent parmi les préoccupations principales (avec 27 %, 24 % et 23 % respectivement des réponses). Les investisseurs ont aussi massivement réaffirmé leur besoin d’information, notamment au travers du partage et de la prise en compte des risques. Ces exigences ont été systématisées dans les « due diligence » adressées aux sociétés de gestion. 80 % des personnes interrogées ont, à ce titre, reconnu les avoir renforcé. Dans ce cadre, l’expérience et la stabilité de l’équipe de direction » au sein de la société de gestion demeure un des critères décisifs (28 % des réponses), devant le contrôle des risques (21 %) et la rigueur du processus de gestion (16 %). Au final, preuve que l’information est une attente importante des investisseurs professionnels, plus du tiers d’entre eux ont déclaré allouer des ressources spécifiques pour collecter, gérer et analyser les informations émises par les sociétés de gestion. Pour 84 % des investisseurs, ces ressources sont dégagées en interne. Pour autant, 57 % des investisseurs interrogés n’ont pas affecté de ressources spécifiques au traitement des informations, parmi lesquels 35 % ont précisé que chaque collaborateur gérait ses informations et les partageait si nécessaire.
Mark Mobius, le spécialiste des marches émergents de Franklin Templeton, cherche à investir en Irak l’année prochaine, dès qu’il aura convaincu une banque dépositaire de s’y installer, rapporte Citywire. Parmi les autres nouveaux marchés intéressants, il cite le Nigeria, le Kenya, l’Iran et la Syrie.
Mark Mobius, spécialiste des pays émergents chez Franklin Templeton, a récemment fêté ses 40 ans d’investissement sur ces marchés. Pour surmonter la situation actuelle, caractérisée par une volatilité toujours présente sur les places financières émergentes, il est selon lui très important «que les investisseurs gardent à l’esprit quelques principes fondamentaux». Parmi ces principes, il cite en premier lieu la diversification. La meilleure démarche reste ainsi, selon Mark Mobius, d’investir dans un fonds commun de placement diversifié. Concernant l’exposition géographique, il rappelle que «aucun pays n’a le monopole des bonnes opportunités», et qu’il faut donc garder un champ de vision international. La troisième vertu d’un investisseur averti est la patience. «N’attendez pas de gains immédiats : les meilleurs investisseurs sont ceux qui adoptent une perspective de long terme», insiste le gérant. Enfin, Mark Mobius conseille aux investisseurs de n’investir que dans ce qu’ils comprennent vraiment.
Alors que des offres mêlant investissement socialement responsable et finance islamique commencent à émerger, Novethic s’est interrogé sur les liens entre ces deux approches et sur leur éventuelle convergence dans une note de travail publiée en mai*.L’ISR et la finance islamique présentent plusieurs points communs. Prenant leur source dans les religions, «ils font appel à des paramètres extra-financiers et sont considérés par les places financières de Londres et Paris comme des axes de développement attractifs», indique Novethic.Pour l’agence, qui analyse de manière détaillée les deux approches, «si ces «finances» se rejoignent par une finalité globale favorable au bien-être social et à un respect par l’homme de son environnement, la finance islamique est un système plus normé qui fournit à la fois des directives financières et extra-financières», lesquelles, pour Novethic, «convergent plutôt avec la finance éthique et de partage».En conclusion, Novethic pense que les deux approches ne sont pas contradictoires dans leur finalité, et pourraient donc être «non seulement compatibles, mais aussi complémentaires». L’agence appelle ainsi les acteurs de place financiers, centres de recherche, agences de notation, ONG ou même régulateurs, à favoriser leur rapprochement. " Cela permettrait de développer conjointement ces approches qui visent à encourager des pratiques plus éthiques, responsables et transparentes, et de trouver de nouvelles clientèles, notamment pour l’ISR dans les pays où il est aujourd’hui absent».*Finance islamique et ISR : convergence possible ?
Dans un entretien à L’Agefi suisse, le responsable de la gestion obligataire de Reyl Asset Management, Stéphane Decrauzat, estime que le risque souverain constitue le prochain grand chantier de l’analyse crédit. «Après l’abaissement des notations de l’Irlande, de l’Espagne, du Portugal ou de la Grèce, S&P a lancé un véritable signal en dégradant la perspective de la note de la Grande-Bretagne à négative. Il n’est plus tabou de penser que des pays G7 puissent perdre leur rating triple A. D’ailleurs, le Japon n’a plus la note maximale depuis longtemps, pourtant ses taux sont parmi les plus bas et l’accès au marché des capitaux n’est pas entravé. Quoiqu’il en soit, avec un tel endettement et une telle dégradation des finances publiques dans le G7, comment pourrait-on justifier le statu quo des notations ?», explique-t-il au quotidien.
Selon Les Echos, le contrat à trois mois sur le nickel a tutoyé mardi les 15.000 dollars la tonne, son plus haut depuis le 6 octobre 2008, après son point bas du 9 décembre dernier à 9.000 dollars. La demande chinoise est à l’origine du redressement du marché.
Depuis le début de l’année, les marchés émergents ont enregistré des performances importantes. Mais cette tendance est-elle durable ? Il faut, selon Mark Mobius, gérant et spécialiste des Bourses émergentes chez Franklin Templeton, garder prioritairement à l’esprit que la volatilité est toujours présente sur les marchés émergents et qu’elle devrait encore persister pendant quelque temps. «Nous devons profiter des prochains replis des marchés pour acheter des valeurs à un prix raisonnable au vu de leur valorisation et de leurs perspectives de croissance des bénéfices à long terme. Nous continuons à identifier un potentiel haussier sur des marchés comme la Chine, la Thaïlande, le Brésil, le Mexique, la Turquie et l’Afrique du Sud», précise-t-il.
En mai, le Lyxor Hedge Fund Index a progressé de 2,16 %. Depuis le début de l’année, l’indice monte de 2,13 %.Sur le mois, les stratégies alternatives ayant affiché les meilleures performances sont le L/S Credit Arbitrage Index (+11,30 %), le L/S Equity Long Bias (+10,25 %) et le CTAs Short Term Index (+5,14 %). A contrario, les plus mauvaises performances sont enregistrées par le L/S Equity Short Bias Index (-4,35 %), le CTAs Long Term Index (-0,96 %) et le L/S Equity Market Neutral Index (-0,75 %). L’indice thématique Lyxor Emerging Market Index a par ailleurs généré une performance de +6,36 % en mai.
Le ralentissement économique contraint l’industrie du capital risque à revoir ses stratégies, notamment à réduire ses niveaux d’investissement à court terme, selon l'étude annuelle (2009 Global Venture Capital Survey) réalisée par Deloitte Touche Tohmatsu et l’Association européenne du capital risque (Evca). L’enquête, menée auprès de plus de 700 capital risqueurs, indique que 51% des sociétés interrogées ont revu à la baisse le nombre d’entreprises dans lesquelles elles envisagent d’investir et que seulement 13% veulent accroître leur activité.La majorité des sociétés de capital risque vont continuer de maintenir leurs niveaux d’investissement dans tous les secteurs de l’industrie. Avec toutefois une exception notable : ils sont 63% à envisager une augmentation de leurs engagements dans le secteur des technologies propres au cours des trois prochaines années. En Europe, ce sont même 71% des capital risqueurs qui veulent accroître leur implication dans le secteur du cleantech.
Selon L’Echo, quatre pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG), soit l’Arabie saoudite, Bahreïn, Koweït et le Qatar, ont signé dimanche à Ryad un accord sur la création d’une union monétaire. C’est un nouveau pas vers le lancement d’une monnaie unique, a indiqué un porte-parole du CCG.
Standard Life Investments estime que les investisseurs devraient revoir leur allocation d’actifs à moyen terme en raison de l'émergence de nouvelles tendances démographiques, comme le vieillissement de la population. Selon Standard Life, les investisseurs devraient envisager, sur le moyen/long terme, les titres indexés sur l’inflation, les obligations corporate long terme des «blue chips» ainsi que les valeurs et les secteurs exposés à des actifs réels tels que l'énergie, l’eau ou le métal jaune.
La Tribune rapporte que les fonds d’investissement ont enregistré une dépréciation moyenne de leur portefeuille de 17,6 % au quatrième trimestre 2008 par rapport à l’an passé. Ce résultat est à rapprocher de la perte de 38,5 % de l’indice S&P 500 souvent pris en référence D’après Cogent Partners cité : les pertes de valeur constatées sur les marchés n’ont pas été intégralement répercutées dans les comptes des fonds. Par ailleurs, l’EVCA, l’association européenne du capital-investissement, a publié ses chiffres définitifs pour 2008, mettant en avant la baisse de 28 % du volume d’investissement en Europe l’an dernier, à 54 milliards d’euros, largement tiré vers le bas par les grosses opérations, en repli de 40 %.
Dow Jones Indexes annonce que la société française Rodriguez Group est exclue de l’indice Dow Jones Luxury Index, en raison du déclenchement d’une procédure de sauvegarde pour renégocier sa dette bancaire. Elle sera remplacée par la valeur italienne Aeffe S.p.A.
Pariant sur un rebond proche des introductions en Bourse, rapporte la Tribune, le fonds d’investissement KKR, poids lourd américain de l’investissement dans le non-coté (47,3 milliards de dollars d’actifs sous gestion) a signé un partenariat avec Fidelity, l’un des leaders mondiaux de la gestion d’actifs (1.300 milliards d’actifs sous gestion). Ce dernier sera le distributeur exclusif des titres émis à chaque fois que KKR cédera une de ses sociétés en l’introduisant en Bourse,. Cela étant, rappelle le quotidien, compte tenu de la déprime des marchés, KKR n’a effectué aucune introduction en Bourse depuis deux ans. Mark Haggerty, le président de Fidelity Capital Markets, note cependant que l’on commence à observer des signes de reprise. Aussi, une forte part des sociétés détenues par KKR arrivent en fin de cycle d’investissement et sont donc susceptibles d'être introduites sur les marchés. Au total, l’américain détient près de 50 participations, dont le français PagesJaunes, qui ont généré plus de 200 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2008.
Selon L’Agefi suisse, une enquête menée au cours du premier trimestre par Lusenti Partners auprès de 113 responsables de caisse de pension indique que les investisseurs institutionnels suisses devraient cette année ou en 2010 augmenter la part des placements indiciels dans leurs allocations. S’il n’y a pas lieu de s’attendre à des ventes ou à des achats de grande ampleur, les sondés envisagent toutefois de réduire leurs placements alternatifs, hedge funds et private equity, signe d’une certaine désillusion des investisseurs institutionnels, selon les responsables de l’étude.
Selon L’Agefi suisse, la Confédération helvétique peut dès aujourd’hui replacer le crédit de soutien accordé à UBS en octobre dernier, sous la forme d’un emprunt convertible de 6 milliards de francs. Berne peut revendre l’emprunt sur le marché des capitaux mais peut aussi convertir les 6 milliards en actions UBS qu’elle peut revendre en bourse. Ou encore conserver l’emprunt jusqu’à son échéance fixée à fin juin 2011 et le convertir seulement à cette date en actions.
Selon les estimations de Robeco, le ratio cours/bénéfices (PER) de la Bourse chinoise se situe actuellement à 13,4 fois, c’est-à-dire dans la moyenne des pays émergents, alors que la moyenne mondiale ressort à 13,9. De plus, les analystes du gestionnaire néerlandais tablent pour cette année sur une augmentation des bénéfices des entreprises de 5 %, contre 2 % pour le consensus, rapporte Expansión, relayant Funds People.Dans ce contexte, Victoria Mio, gérante du fonds Robeco Chinese Equities, recommande de profiter de tout repli pour se renforcer dans les valeurs de la consommation, de l’immobilier, des infrastructures et des assurances. Pour leur part, Mike Shiao et Samantha Ho, gérants du Invesco PRC Equity Fund, estiment que le secteur des biens de consommation de première nécessité est sous-évalué alors les valeurs de consommation cyclique sont plus abordables mais offrent moins de visibilité en matière de bénéfices.
Clarisa Sekulits, de Funds People, rapporte dans Expansión que gérants de fonds et analystes font état de bonnes perspectives pour la Chine, dont le plan de soutien à l'économie paraît aller dans la bonne direction. Sur janvier-avril, les fonds d’actions hong-kongaises et chinoises ont gagné 18,8 %, d’après Interactive Data ; elles sont aussi la catégorie d’actions la plus rentable des pays émergents sur trois ans, après les actions malaises.Daniel Aymerich, analyste chez Inversis Banco, souligne que la Chine est le seul marché émergent sur lequel il recommande de se positionner, tandis que Victoria Mio, gérante du Robeco Chinese Equities souligne que la Chine devrait être le premier pays à sortir de la mauvaise passe économique, notamment parce qu’elle dépend moins des exportations qu’auparavant.Maria Folqué, CIO de Tressis, souligne que le plan de relance a été bien accueilli par les investisseurs étrangers, ce que confirme Gabriel Gondard, gérant du Ocean Fund China A, de Société Générale, pour lequel l’augmentation du crédit bancaire, allié à une politique monétaire expansionniste, augmente l’efficacité de l’ensemble. Rajiv Jain, directeur de la gestion actions internationales chez Vontobel, remarque d’ailleurs que le salut va venir maintenant d’un système bancaire moribond il y a cinq ans.
Sur une demande du ministère du Budget, précise la Tribune, la filiale de Nyse-Euronext spécialisée sur le CO2 sera fermée jusqu'à mercredi. Les autorités doivent officialiser aujourd’hui la suppression de la TVA de 19,6 % sur les transactions de CO2, ce qui constitue une première en Europe continentale. Cette annonce ajoute le quotidien, serait la conséquence de fraudes du fait de la non-harmonisation de la TVA. Certains comptes traitant du CO2 auraient été ouverts exclusivement pour récupérer cette taxe d’un pays à l’autre. La suppression de la TVA a aussi pour origine des raisons concurrentielles. Bluenext est en lutte frontale avec la plate-forme ECX au Royaume-Uni sur les échanges « spot » de CO2.
Selon le «Wall Street Journal» cité par la Tribune, Washington doit annoncer ce mardi que neuf banques ayant bénéficié de son plan de soutien au secteur financier (Tarp) à l’automne dernier sont autorisées à rembourser une partie des fonds perçus. Cette décision fait suite aux tests de résistance subis récemment par les établissements. Il s’agirait, selon le quotidien américain d’ American Express, de Goldman Sachs et de JPMorgan pour les plus célèbres. S’ajoutent à cette liste BB&T, Bank of New York Mellon, CapitalOne, MetLife, State Street et US Bancorp. Les autorités américaines, en revanche, ne les autoriseraient à rembourser que 50 milliards de dollars pour le moment, soit seulement une petite partie des aides qui leur ont été versées. Concernant les dix autres établissements ayant participé aux «stress tests» et dont les niveaux de capitalisations ont été jugés insuffisants, la Réserve fédérale américaine (Fed) s’est dite satisfaite des plans de recapitalisation qui lui ont été présentés lundi.
Après le retrait à l’Irlande de son prestigieux triple A le 30 mars dernier, rapporte la Tribune, l’agence d'évaluation Standard and Poor’s a de nouveau abaissé la note de crédit souveraine du pays, désormais à AA. S&P redoute que le plan de sauvetage des banques irlandaises, ne soit très couteux pour les finances publiques du pays. En conséquence, la monnaie unique a baissé face au dollar, l’Irlande étant l’un des pays membres de la zone euro. A cela se sont ajoutées des rumeurs d’une prochaine remontée des taux de la banque centrale américaine.
Selon la Tribune, la Bourse de Hong Kong retrouve son pouvoir d’attraction auprès des entreprises chinoises. Nombre d’entre elles semblent prêtes à ouvrir leur capital en se cotant sur cette place. Outre le beau parcours d’un titre comme China Zhongwang dont le cours est au-dessus de son prix d’offre, le retour de la liquidité et la récente flambée des indices (+ 52 % depuis le premier janvier à Shanghai et + 26,8 % à Hong Kong) séduit. Hong Kong a déjà attiré huit entreprises cette année pour 1,6 milliard de dollars levés. Onze autres devrait suivre selon le Thomson Financial cité par la Tribune. La bourse de Shangai en fait les frais puisque aucune n’est allé se coter. Parmi les entreprises candidates, la Tribune cite Lumena Resources, une société de chimie qui souhaite lever jusqu'à 190 millions de dollars. Le secteur financier n’est pas en reste. Au-delà de la cotation de la branche assurance-vie en Asie du groupe AIG, Hong Kong pourrait également bientôt accueillir la chinoise China Minsheng Banking.