Si l’année 2011 présente selon Cholet Dupont plusieurs risques, comme les problèmes des dettes publiques en zone euro, la pérennité de la reprise économique aux Etats-Unis ou l’accélération de l’inflation dans les pays émergents, un optimisme raisonné est de mise. «La grande majorité des Etablissements financiers prévoit, pour les indices actions, des hausses de 10 à 20% selon les pays. Pour l’instant, nous sommes plus modérés, tout en étant persuadés que les actions auront de meilleures performances que les produits défensifs en 2011", explique Vincent Guenzi, responsable de la stratégie d’investissement. Dans sa stratégie d’investissement pour 2011, Cholet Dupont favorise les actions au détriment des produits monétaires ou obligataires. Les actions américaines, européennes et des pays émergents sont surpondérées. «Mais nous estimons que les investisseurs devront être mobiles et se montrer flexibles pour profiter des fluctuations qui resteront importantes et liées aux risques déjà évoqués», ajoute Vincent Guenzi. Pour l’instant, les thèmes à la mode restent porteurs, mais Cholet Dupont pense réduire progressivement son exposition aux pays émergents et aux valeurs qui en ont bénéficié, comme celles issues des secteurs luxe, automobile, industrie, etc. Pour Vincent Guenzi, les matières premières pourraient également pâtir des craintes de ralentissement dans les pays émergents, si les politiques monétaires y devenaient trop restrictives.D’un point de vue sectoriel, Cholet Dupont est positif, à court à moyen terme, sur le secteur des Biens & Services Industriels, des Media, de la Technologie, du Pétrole & Gaz, favorisés par le contexte économique ou en retard. La société est positive à court terme mais neutre à moyen terme sur l’Automobile, la Chimie, le Tourisme & Loisirs, et neutre à court terme tout en restant positifs à moyen terme sur la Consommation non cyclique et l’Agroalimentaire, les Services Financiers, ainsi que les Télécoms (pour le rendement).
EFG Asset Management constate qu’en ce début d’année 2011, le monde n’est pas en récession mais dans une phase durable de croissance. Par ailleurs, la situation des entreprises aux Etats-Unis et en Europe montre des signes encourageants, comme une génération de cash-flow historiquement haute et une croissance toujours élevée des bénéfices nets par actions, précise la société de gestion dans une étude.Cet environnement se traduit par une allocation favorable aux actions «qui offrent toujours un rendement supérieur aux obligations pour un prix encore raisonnable», indique EFG AM. D’autre part, cette classe d’actifs devrait être soutenue par la poursuite de l’important cycle d’opérations de fusions-acquisitions débuté en 2010. Pour son fonds flexible EFG Maxima, EFG AM a décidé de débuter cette année 2011 avec une exposition action de l’ordre de 70%. «Nous conservons notre biais en faveur de l’Europe du Nord au détriment de l’Europe du Sud. En effet, nous pensons que les problèmes de dette des Etats européens pourraient exercer dans les semaines à venir une force de rappel et offrir des points d’entrée que nous essayerons d’exploiter», indique le gestionnaire.
La Banque mondiale a annoncé le 5 janvier l'émission de ses premières obligations libellées en yuans, au moment où la Chine cherche à accroître le rôle international de sa monnaie, rapporte L’Agefi suisse. L’institution basée à Washington a indiqué dans un communiqué publié à Pékin qu’elle allait émettre 500 millions de yuans (57 millions d’euros) de titres d’une maturité de deux ans sur le marché en yuans de Hong Kong.Cette émission «va renforcer le marché et permettre aux investisseurs de diversifier leur portefeuille de devises et d’augmenter leur exposition au renminbi», selon le communiqué de la Banque.
Le Fonds monétaire international (FMI) produira cette année des rapports sur les effets de cinq des principales économies de la planète sur le reste du monde, a indiqué le 4 janvier son directeur général adjoint, John Lipsky. «Le FMI est en train de mettre au point, à titre expérimental, de nouveaux outils d’analyse multilatérale, parmi lesquels des rapports sur les retombées et les conséquences les plus larges des politiques suivies dans les économies systémiques», écrit John Lipsky dans le bloc-notes en ligne de son institution. «La première évaluation des retombées économiques de ce type aura lieu durant l’année qui s’ouvre», ajoute John Lipsky. «Le FMI produira en particulier des rapports concernant cinq économies systémiques : la Chine, la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et les Etats-Unis», précise-t-il.
Selon L’Echo, qui cite des chiffres de Dealogic, les volumes de produits structurés ont progressé de 46% dans le monde, passant de 556,2 milliards de dollars en 2009 à 813,9 milliards fin 2010.Les MBS (dettes adossées à des prêts hypothécaires) ont représentés 83,6% de ce marché avec 680,4 milliards de dollars d’encours.
L’Agefi précise que, selon la dernière étude de Fitch Ratings réalisée à partir de 278 entreprises européennes, le maintien des taux d’intérêt à un niveau faible, le redémarrage de certains secteurs de l'économie et les politiques de réduction des coûts ont globalement profité aux sociétés endettées par LBO (leveraged buy-out, acquisition à effet de levier). Et la trésorerie des entreprises devrait leur permettre de continuer à suivre cette tendance à moyen terme. La qualité de crédit du portefeuille de LBO surveillé par Fitch s’est aussi améliorée en 2010. Le rapport entre les dégradations et les relèvements de notes a considérablement reculé aux deuxième et troisième trimestres: il atteint respectivement 0,7 et 1,5 contre 8 et 20 aux mêmes périodes en 2009. La proportion de sociétés notées B- ou en dessous a également reculé au troisième trimestre pour la première fois depuis le début de la crise de la dette en 2007. L’amélioration est moins notable concernant les LBO en défaut de paiement. En montant, il passe de 5,7% à 5%. Les niveaux d’endettement restent dans l’ensemble importants, prévient l’agence de notation. Par conséquent, la situation actuelle ne devrait pas durer.
Citywire rapporte que les statistiques mondiales de la firme de recherche et de conseil Strategic Insight montrent que l’essentiel des flux à long terme, soit près de 800 milliards de dollars, a été investi dans seulement 350 produits, sur un total de quelque 60.000 fonds disponibles au niveau mondial. En résumé, 95% des flux ont profité l’an dernier à seulement 0,5% des fonds.Parmi les véhicules les plus populaires auprès des investisseurs figurent notamment Pimco Total Return, Templeton Global Bond, Carmignac Patrimoine, Pictet Local Emerging Market et Schroders ISF Euro Corporate Bond. Selon Strategic Insight, la décision des distributeurs de réduire le nombre de gérants et de fonds avec lesquels ils travaillent a entraîné un phénomène de concentration au cours des toutes dernières années qui s’est accéléré dans le sillage de la crise financière. Les stratégies les plus vendeuses en 2010 ont été les stratégies internationales, marchés émergents, Asie-Pacifique, diversifiées et performance absolue. Alors que depuis la crise financière, les trois quarts des flux se sont portés sur l’obligataire, Strategic Insight estime que la demande devrait désormais se concentrer sur des solutions flexibles conjuguant rendement et sécurité, avec un retour prudent sur les actions.
Après Materne-Mont Blanc, Sogec et Courtepaille, la filiale de capital investissement d’ING vient de céder l’activité grand public du groupe Doucet à un consortium de fonds, réalisant sa quatrième sortie en quelques mois. Le recrutement d’un septième collaborateur à Paris est en cours.
Le déficit sous-jacent du budget irlandais 2010 est conforme aux prévisions, mais reste le plus élevé de la zone euro en termes relatifs, à 18,75 milliards d’euros soit 12% du produit intérieur brut. Le ministre des Finances Brian Lenihan a annoncé mercredi que les revenus fiscaux de l’année dernière étaient encourageants, ayant dépassé l’objectif visé de 700 millions d’euros.
Selon une source au fait des opérations citée par Bloomberg, la Banque centrale européenne a acheté des obligations souveraines grecques, principalement des titres d’une maturité de cinq ans. La BCE n’a pas souhaité commenter l’information.
Le fonds ING Parcom Private Equity a cédé à un consortium mené par Azulis Capital et Gimv l’activité grand public du groupe Doucet, dans le cadre d’un management buy-out (MBO). Rebaptisée Brunel, la société, qui fabrique des produits d’entretien haut de gamme, a réalisé un chiffre d’affaires de 62 millions d’euros en 2010. Abénex Capital et CIC Investissement Nord, présents au capital comme ING Parcom depuis 2004, en profitent aussi pour sortir.
Heeuricap, société commune créée par le groupe Tikehau et Bouygues Construction, a fait l’acquisition, en Vefa (vente en l’état futur d’achèvement), d’un immeuble de bureaux de 6.000 m2 à Compiègne. Cette acquisition est la première pour le véhicule d’investissement dédié à l’immobilier de bureaux durable. La Société Générale a financé l’opération.
La Chine continuera à acheter des obligations souveraines espagnoles pour soutenir l’Espagne face à la crise budgétaire qui touche la zone euro, a déclaré le vice-Premier ministre chinois. Ces propos de Li Keqiang à son hôte, la ministre espagnole de l’Economie et des Finances Elena Salgado, reflètent une nouvelle fois la détermination de Pékin à intervenir pour aider au redressement des finances de l’Europe.
Onze milliards d’euros ont été engagés dans l’immobilier commercial français en 2010, d’après le conseil en immobilier Cushman & Wakefield, ce qui traduit une hausse de 41 % par rapport à 2009. Ce niveau reste néanmoins inférieur à la moyenne sur dix ans, à 14,5 milliards d’euros. Pour 2011, C&W attend 12 à 15 milliards d’investissement. Avec 2,1 millions de m² de bureaux loués ou vendus à des utilisateurs, les transactions en Ile-de-France ont rebondi de 19 % par rapport à 2009. Neuf déménagements sur dix s’expliquent par des regroupements ou des rationalisations. En 2011, la demande placée serait comprise entre 1,8 et 2 millions de m².
Selon les marchés financiers, 2011 promet d'être une année turbulente pour la zone euro, avec des pays surendettés qui vont perturber le sommeil des ministres des Finances et des investisseurs, si bien que beaucoup d’experts conseillent d'éviter les obligations d’Etat européennes.Cependant, Jim O’Neill, directeur général de Goldman Sachs Asset Management, souligne selon Die Welt qu’il a appris au moins une chose ces dernières années, à savoir qu’il faut se méfier lorsque s’instaure une indolente unanimité.Pour lui le consensus sur l’euro est clairement pessimiste, ce qui était justifié il y a un an. A présent, il lui semble plutôt que le danger d’une nouvelle grève des investisseurs sera épargné à la zone euro. Son principal argument est que les responsables politiques européens ont appris leur leçon. Concrètement, ils feront tout pour éviter la faillite d’un des Etats de la zone euro, quoi que cela puisse coûter.D’ailleurs, les marchés financiers commencent à intégrer ce raisonnement, puisque les CDS sur les titres allemands, français et autrichiens ont augmenté fortement ces dernières semaines parce que les investisseurs pensent que ces pays seront ceux qui supporteront l’essentiel de l’effort de soutien financier aux Etats les plus vulnérables.
Les ETF d’actions cotées en Europe ont drainé 803 millions de dollars la semaine dernière et un montant record de 2,1 milliards de dollars, a indiqué le 3 janvier TrimTabs Investment Research. Les fonds d’actions européennes cotées aux Etats-Unis ont pour leur part enregistré une collecte représentant 0,4% des actifs la semaine dernière.Cet intérêt très marqué pour les ETF pourrait indiquer, selon TrimTabs, une confiance peut-être excessive des investisseurs retail. D’autant plus que les flux dans les ETF actions aux Etats-Unis sont un indicateur fort de tendance contraire : autrement dit, la poussée récente des flux pourrait constituer un signal négatif pour les actions.
Dans le contexte d’une croissance économique mondiale dynamique (4,2% selon les estimations du FMI) mais marquée par de fortes disparités, la société de gestion Dorval Finance anticipe pour 2011 un glissement des opportunités d’investissement des taux vers les actions, ainsi qu’un rééquilibrage des pays émergents vers les pays développés, dont l’Europe aujourd’hui très décotée.L'équipe de gestion anticipe une poursuite de la remontée des taux longs, partant de niveaux historiquement bas. Ce mouvement, traduisant une tendance économique meilleure qu’anticipé dans les pays développés, devrait conduire à une réduction de la prime de risque sur les actions et favoriser une réallocation des investissements vers cette classe d’actifs. En termes de choix géographique, Dorval préconise un rééquilibrage en faveur des pays développés. Le potentiel de révision en hausse des anticipations de croissance ainsi que la forte décote de valorisation conduit à favoriser les actions européennes, hors secteur bancaire dont les perspectives sont dégradées et peu visibles. Au sein de la zone, les gérants privilégient les entreprises exportatrices qui devraient continuer à bénéficier de la demande en provenance des pays émergents, notamment sur les secteurs des biens d'équipement, du luxe et de la consommation premium. Un des thèmes centraux de 2011 sera en effet celui du retour des entreprises au travers des investissements et des fusions-acquisitions. Les sociétés ont un niveau de génération de cash historiquement élevé qui soutiendra à la fois les biens d'équipement et les fusions-acquisitions internationales qui devraient se maintenir à un haut niveau, voire s’accélérer. Sur les marchés émergents, Dorval Finance conserve en revanche une position prudente en 2011 principalement pour des raisons de valorisation. La conjonction du resserrement des conditions monétaires dans ces pays, de l’appréciation de leurs devises, de la hausse de la structure de coûts des entreprises locales, limitera dans un premier temps le potentiel de révision en hausse des résultats attendus, même si la croissance économique restera forte.
Pour la réouverture du LME, le cuivre à échéance 3 mois a franchi hier un plus haut historique à 9.725 dollars la tonne métrique, entraînant le nickel dans son sillage, rapporte Les Echos. Après de fortes hausses en 2010, les métaux pourraient bien continuer à grimper en 2011, en raison notamment du second programme de ‘quantitative easing’ de la Fed pour 600 milliards de dollars en place jusqu'à la fin du deuxième trimestre 2011, du restockage de la Chine prévu en début d’année ou encore du redémarrage industriel fort aux Etats-Unis.
Le vice-président de la Banque centrale européenne, Vitor Constancio, a assuré au quotidien que le nouveau Conseil européen du risque systémique serait tout à fait capable d’avoir son mot à dire concernant un déséquilibre économique d’un Etat membre. Il aurait pu notamment pointer du doigt la bulle immobilière en Espagne ou en Irlande.
Citant une source du ministère argentin des finances, le quotidien fait état d’une réunion fin janvier entre le pays et des représentants du Club de Paris concernant le montant de la dette en vers les créanciers souverains. Le ministre de l’économie Amado Boudou a indiqué le mois dernier qu’il tenterait de parvenir à un accord au premier trimestre sur la dette en défaut de 7 milliards de dollars.
Le China Securities Journal évoque ce matin le souhait de Pékin de laisser le yuan s’apprécier de 5% face au dollar cette année, afin de lutter contre l’inflation. Pas de quoi équilibrer la balance commerciale avec les Etats-Unis, selon un responsable du ministère chinoise du Commerce. L’appréciation de la devise chinoise serait particulièrement sensible au cours du premier semestre, selon le quotidien.
Le Mécanisme européen de stabilisation financière (EFSM), facilité de 60 milliards d’euros mise en place par l’Union européenne pour des Etats en difficulté, devrait procéder aujourd’hui à sa première émission obligataire. BarCap, BNP Paribas, Deutsche Bank et HSBC dirigeront le placement de cet emprunt benchmark à 5 ans dont les résultats seront regardés de près.
Selon des témoignages concordants recueillis par L’Agefi, Sophie Javary rejoindra début février l’équipe de coverage (couverture clients) européen de Thierry Varène chez BNP Paribas. Jusqu’à présent coresponsable du conseil en financement et restructuration à l’échelle européenne chez Rothschild, elle a annoncé son départ en interne en fin de semaine dernière. Associée-gérante depuis 2002, elle avait rejoint la banque de David de Rothschild en 1994 après 13 années d’expérience chez Bank of America, Indosuez et Barings Brothers. De 2000 à 2007, Sophie Javary était responsable de la coentreprise ABN Amro Rothschild où elle a notamment mené les introductions en Bourse d’EDF et PagesJaunes. Depuis la dissolution de cette joint-venture, elle codirigeait l’activité de restructuration avec Vincent Danjoux, François Wat ayant pris les rênes du primaire actions. De l’avis de plusieurs bons connaisseurs de la maison, il n’y avait pas de place pour les trois associés-gérants.
Bain Capital a fixé les conditions des 500 millions de prêts qui serviront à financer le rachat par effet de levier du groupe chimique néerlandais IMCD. ING, Lloyds et UBS arrangent deux tranches seniors, de 110 millions à 6 ans et 210 millions à 7 ans, payant des marges respectives de 450 et 500 points de base sur l’Euribor. Un fonds crédit de KKR a souscrit une dette mezzanine de 105 millions à 8 ans, payant une marge de 12%. Le financement comprend aussi une ligne d’acquisition de 50 millions et une ligne revolving de 25 millions, indique Bloomberg. Le levier représente 5,6 fois l’Ebitda d’IMCD.
Pour les 10 premiers mois de 2010, les souscriptions nettes enregistrées par les ETF sur le marché allemand sont tombées à 6,8 milliards d’euros contre 10,4 milliards pour l’ensemble de 2009 et 20,2 milliards pour tout 2008, constate l’agence Kommalpha. Pourtant, le nombre d’ETF cotés en Allemagne continue d’augmenter à un rythme constant d’environ 40 % par an. Autrement dit, l’offre d’ETF s’accroît plus rapidement que la part en termes d’encours de ces produits au marché des fonds offerts au public (elle se situe actuellement à environ 8,6 % avec un encours de 59,7 milliards d’euros).Les spécialistes de Hanovre soulignent d’ailleurs que les fonds gérés activement ont affiché durant janvier-octobre de l’année dernière des souscriptions nettes de 14,8 milliards d’euros, soit deux fois le volume de celles des ETF. Autrement dit, si leurs rentrées nettes continuent de diminuer, les promoteurs d’ETF devront livrer une concurrence acharnée aux gestionnaires actifs.Cela posé, la vague des produits passifs n’a pas encore atteint toutes les classes d’actifs, ce qui offre un bon potentiel aux gestionnaires d’ETF. Parmi les spécialités encore peu couvertes par les ETF figurent les actions Europe de l’Est, les actions monde, et les actions Extrême-Orient, Japon inclus, de même que les fonds d’obligations d’entreprises, les fonds d’obligations mondiale d'échéance moyenne et les fonds obligataires marchés émergents. Dans ces catégories, la part des ETF rapportée à l’encours total est inférieure à 5 % sauf pour les actions Europe de l’Est (8,8 %) et les obligations d’entreprise (5,1 %).En revanche, la pénétration est très élevée pour les fonds d’actions marchés émergents (41,4 %), les fonds d’actions Amérique du nord (35,8 %) et les fonds d’actions Allemagne (24,7 %) sans oublier les fonds d’obligations long terme en euros (20,1 %).
D’ores et déjà, rapporte Cinco Días, des sociétés comme HCA Holdings, Nielsen, Kinder Morgan et 25 autres, qui sont contrôlées par des capital-investisseurs comme KKR, Blackstone ou Carlyle, ont demandé à la SEC de les autoriser à lancer des OPV cette année. Cela représente un montant total de 10,5 milliards de dollars, soit 53 % du total des notifications d’OPV aux Etats-Unis recensées par Bloomberg (19,4 milliards de dollars) et plus d’un doublement par rapport aux 4,9 milliards levés en 2010 (qui représentaient 15 % du total).Les capital-investisseurs ont ainsi l’intention de se dessaisir de quelques-unes de leurs acquisitions les plus endettées. D’autre part, la hausse du marché des actions a aiguisé l’appétence des fonds spéculatifs pour le risque.
L’indice Stoxx600 Banks, qui rassemble 53 valeurs bancaires européennes, a enregistré un recul de 11,57% en 2010, souligne Les Echos. Il sous-performe la quasi-totalité des indices européens, dont l’Euro Stoxx50, qui a reculé de 5,81% en 2010. Les réformes réglementaires et l’exposition à la dette de certains Etats ont pesé sur le secteur. Dans un entretien au quotidien, Marie-Pierre Peillon, directrice de l’analyse financière chez Groupama AM, estime que le secteur bancaire «semble vraiment bon marché par rapport à ses multiples historiques. Mais quand on regarde de plus près les fondamentaux, il existe encore beaucoup d’inconnues. Surtout, le secteur est peu transparent. (…) Malgré la taille des rapports annuels, l’information est diffusée de telle façon qu’elle est incompréhensible. C’est un secteur propice à la méfiance pour les investisseurs».
L’accélération de la croissance américaine, les injections de liquidité par la Réserve fédérale et de solides perspectives de profits vont continuer à soutenir les actions au cours des prochains mois, indique Société Générale Private Banking dans une récente note. La banque continuera dans ce contexte à se renforcer sur les marchés des actions. En termes d’allocation sectorielle, elle privilégie les valeurs qui tirent parti de la croissance des économies émergentes et les valeurs à dividende élevé «qui offrent des rendements supérieurs aux obligations correspondantes». La préférence de Société Générale Private Banking va aux secteurs de la consommation cyclique, de l'énergie et des technologies de l’information.