A fin 2010, l'épargne financière brute des ménages dans le monde s’est accrue de 6,2 % pour atteindre 95.264 milliards d’euros, ce qui est supérieur au record historique de 2007, selon la dernière livraison du Global Wealth Report d’Allianz *. Sur les dix dernières année, la hausse moyenne a été de 4,1 % et même de seulement 3,2 % sur une base par tête.L’augmentation de l'épargne financière brute dans les pays industrialisés a été inférieure à celle enregistrée à l'échelon mondial, de sorte que le stock à fin 2010 était encore légèrement inférieur au niveau d’avant la crise. En revanche l'épargne financière brute des pays émergents d’Asie, d’Amérique latine et d’Europe orientale a enregistré des taux de croissance à deux chiffres sur la dernière décennie, et dans les deux premières régions, même la crise financière n’a pas fait baisser l'épargne financière. Dans les pays les plus pauvres, l'épargne financière par tête se situe déjà à un niveau supérieur de plus de 50 % à celui d’avant la crise.En termes nets, les statistiques d’Allianz font ressortir que le pays où l'épargne financière par tête est la plus élevée est la Suisse (135.558 euros), devant le Japon (84.267 euros) et les Etats-Unis (79.165 euros). Le Royaume-Uni se classe huitième (52.719 euros), la France, onzième (41.550 euros) et l’Allemagne, treizième (41.402 euros).*https://www.allianz.com/static-resources/en/press/media/documents/v_1315928633000/110905_global_wealth_report_europe_2011_e.pdf
Lors de la Conférence annuelle de l’International Corporate Governance Network (ICGN) à Paris, Dominique Sennequier, CEO d’Axa Private Equity (28 milliards de dollars d’encours fin juin), a expliqué que l’investissement responsable fait désormais partie intégrante à tous les stades de l’activité de son groupe (lire notre article du 14 septembre). Cela s’explique, outre par des raisons éthiques, par le fait qu’Axa PE conserve ses investissements en moyenne cinq ans, et s’engage donc sur la durée. Le gestionnaire demande aux sociétés dans lesquelles il envisage d’investir qu’ils communiquent leur doctrine et leurs pratiques en matière environnementale, sociale et de gouvernance (ESG). Ce parti-pris s'étend aussi aux investissements en infrastructures, pour lesquels AXA PE s’est assuré le concours d’un consultant spécialisé, en l’occurrence Ethifinance.Mais Axa PE n’est pas seul dans le monde du private equity à prendre en compte ces critères. Dominique Sennequier a constaté que parmi les signataires des Principes de l’investissement responsable des Nations-Unies (UN-PRI), 98 sont des acteurs du private equity, dont 57 européens (avec 22 français). Quant au Private Equity Council des Nations-Unies (PEC), il comprend des maisons qui ont mis au point leur propre code d’investissement responsables, avec un contenu similaire aux UN-PRI, mais sans obligation de reporting. Cela posé, KKR publie un rapport spécial consacré aux thématiques ESG, et Axa PE consacre une partie de son rapport à ce sujet.Parmi les membres du PEC, on relève des noms prestigieux comme Axa PE, Apax, Apollo, Bain, Blackstone, Carlyle, KKR, Permira, Providence, Silver Lake et TPG Capital.
L’Agefi rappelle qu’au 1er septembre, sur le marché de l’investissement dans l’immobilier d’entreprise en France, le volume ressort à 5,9 milliards d’euros, en hausse de 13% par rapport à l’an dernier, d’après le conseil en immobilier CB Richard Ellis. En 2011, le marché devrait cependant faire un peu moins bien que l’an dernier. Le volume pourrait atteindre 10 milliards d’euros contre 11 milliards en 2010. Les acheteurs sont très prudents, à la recherche d’actifs ‘zéro défaut’. Dans ce contexte, des dossiers représentant au total 1,3 à 1,5 milliard d’euros ont été abandonnés cette année.La demande placée a progressé de 3% sur les huit premiers mois de l’année à 1,48 million de m² mais CB Richard Ellis s’attend à une stabilisation de la demande placée en 2011 tout en notant l’existence d’un risque de baisse pour 2012, corrélé à l’ampleur de la correction économique.
Les prix à la production sont restés inchangées en août aux Etats-Unis, en raison d’un recul des coûts des produits liés à l'énergie, après avoir augmenté de 0,2% en juillet, selon les chiffres publiés mercredi par le département du Travail. Les économistes interrogés par Reuters anticipaient une baisse des prix de 0,1%. Sur un an, les prix sont en hausse de 6,5%.
Le nombre de fonctionnaires de l’administration centrale portugaise sera réduit de 27% et non plus de 15%, pour une mise en conformité avec les objectifs du plan de sauvetage du pays, a annoncé mercredi le Premier ministre Pedro Passos Coelho. Cette nouvelle mesure devrait permettre d'économiser 100 millions d’euros.
Les stocks américains de pétrole brut ont reculé la semaine dernière, a annoncé mercredi l’Agence américaine d’information sur l'énergie (EIA). Les stocks de brut ont baissé de 6,7 millions de barils à 346,38 millions. Les économistes attendaient en moyenne une baisse de 3,1 millions de barils. Les stocks d’essence sont en hausse de 1,94 million de barils à 210,78 millions de barils.
Les sociétés basées en Grèce, en Irlande et au Portugal ont assisté à une forte montée du mécontentement des actionnaires cette année, montre une étude européenne des votes en assemblées générales sur les six premiers mois de l’année d’Institutional Shareholder Services citée par le Financial Times Fund Management. Cela s’explique par les turbulences économiques dans ces pays, qui poussent les investisseurs à voter et être plus actifs, selon Jean-Nicolas Caprasse, responsable de la gouvernance d’ISS.
Même si l’horizon reste obscurci pour les bourses européennes et américaines, qui devraient évoluer selon une trajectoire de tôle ondulée à l’image des bourses japonaises des années 90, l’ampleur de la baisse de cet été ouvre désormais de franches opportunités à court terme de retour sur les marchés actions européens, explique-t-on chez PrimeView, cabinet indépendant de recherche économique et financière, dans L’Agefi. «En effet, nos indicateurs d’opportunités affichent des niveaux historiques pour l’EuroStoxx 50", précisent-ils : «la probabilité pour que l’indice de la zone euro poursuive sa baisse est désormais quasiment nulle à court, moyen et long terme. Dans cette phase de rebond, les secteurs qui surperformeront le plus seront ceux ayant été littéralement massacrés durant la correction, à savoir les cycliques et surtout les financières.»
Mutual Fund Wire rapporte qu'à fin août, le Total Return Bond Bund de Pimco géré par Bill Gross avait remonté son allocation aux Treasurys américains à 16 % contre 10 % fin juillet.
L’un des ateliers sur les «sujets chauds» de la conférence annuelle de l’International Corporate Governance Network (ICGN) à Paris mardi était consacré à l’investissement responsable dans les «autres classes d’actifs». De fait, Dominique Sennequier, CEO d’Axa Private Equity, Tatiana Bosteels, head of Responsible Property Investment chez Hermes Real Estate, et Daniel Summerfield, co-head of Responsible Investment du fonds de pension Universities Superannuation Scheme (USS) et spécialiste de l’investissement dans les hedge funds, sont tombés d’accord sur deux constatations : les investisseurs allouent une part croissante de leur portefeuille aux actifs alternatifs et ils commencent à attendre les mêmes normes d’investissement responsable pour toutes les classes d’actifs. Et les professionnels de la gestion en sont arrivés à présent au stade de la mise en œuvre pour se conformer à ces attentes.C’est le cas pour Axa Private Equity, qui a désormais intégré les principes environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) à toutes les étapes du processus, depuis la due diligence avant l’investissement jusqu'à la revente, pour toutes les différentes activités couvertes par le private equity. Le groupe a même inventé la redistribution d’une partie des plus-values de cession aux salariés de l’entreprise concernée, ce qui est loin de faire l’unanimité dans la profession. Mais Dominique Sennequier explique que cette ristourne sur la performance permet d’obtenir l’adhésion des syndicats et augmente les chances de réaliser des transactions plus nombreuses.Comme Dominique Sennequier pour le private equity, Tatiana Bosteels estime que l’investissement dans l’immobilier s’inscrit dans une optique de long terme et un environnement réglementaire de plus en plus strict, qui impose la prise en compte des critères ESG, la responsabilité du gestionnaire étant d’autant plus importante qu’il est aussi impliqué dans la gestion physique des actifs. La profession commence à prendre en compte ce contexte, mais manque encore d’outils de mesure fiables.Pour Daniel Summerfield, les investisseurs attendent des hedge funds surtout un surcroît de transparence et la nomination d’administrateurs véritablement indépendants, et un jugement tout récent aux îles Caïman vient d’ailleurs de fixer le cahier des charges qui incombent aux administrateurs.Enfin, Heike Reichelt, Head of Investor Relations and New Products de la Banque Mondiale, a souligné que l’investissement responsable a également pris racine dans le domaine obligataire, avec les «Green Bonds» que son employeur a développés et émis à la demande de SEB et de fonds de pension nordiques désireux, sans disposer des ressources d’analyse en interne, de contribuer par exemple à la réduction des émissions de gaz à effet de serre ou au développement des énergies renouvelables dans des pays à revenu moyen. Ce marché représente déjà 12 milliards de dollars, dont 2,5 milliards émis en 15 monnaies par la Banque Mondiale et 1,3 milliard émis par la Banque Européenne d’Investissement. La Société de Finance Internationale et la Banque Asiatique de Développement ont également émis des Green Bonds.
Un nombre croissant d’investisseurs anticipent une récession en Europe dans les douze prochains mois, selon le dernier sondage réalisé par BofA Merrill Lynch entre les 1er et 8 septembre auprès d’un échantillon de 286 gérants dont les actifs sous gestion s'élèvent à quelque 831 milliards de dollars.Plus précisément, 55% des gérants européens estiment que l’Europe pourrait enregistrer deux trimestres consécutifs de croissance négative au cours des douze prochains mois. En juillet dernier, seulement 14% des participants au sondage envisageaient une telle éventualité.Les investisseurs sont aussi de plus en plus nombreux à se focaliser sur les risques liés aux problématiques de dette souveraine et au secteur bancaire, 68% des participants au sondage mettant la crise de la dette dans la zone euro en tête de ces risques, contre 60% en août et 43% en juin dernier. La confiance vis-à-vis des banques européennes se retrouve par ailleurs à son plus bas niveau depuis janvier 2003.Ces perspectives négatives se retrouvent bien évidemment dans les stratégies d’investissement des gérants, avec 38% d’entre eux qui sous-pondèrent les actions européennes contre 15% le mois précédent. A l'échelle mondiale, les actions sont sous-pondérées (à hauteur de 5%) pour la première fois depuis plus de deux ans. «L’enquête montre que le sentiment sur l’Europe est si négatif que le risque de contagion au reste de la planète a considérablement augmenté», indique Gary Baker, responsable de la stratégie sur les actions européennes chez BofA Merrill Lynch Research.BofA Merrill souligne que l’indicateur composite ML Risk & Liquidity mesurant l’aversion des investisseurs au risque s’est inscrit début septembre à des niveaux jamais vus depuis mars 2009, dans le sillage de la dernière crise financière. Le sondage indique que 45% des investisseurs prennent moins de risques qu’il est d’usage par rapport aux indices de référence, soit une augmentation de près de 20 points de pourcentage par rapport au mois d’août.Corollaires de ces évolutions, les investisseurs maintiennent des poches de liquidité importantes, 4,9% sur l’ensemble de leurs portefeuilles, un tiers d’entre eux étant surpondéré en cash. Ils sont par ailleurs mieux disposés vis-à-vis des obligations, la part des investisseurs sous-pondérés étant de 21% début septembre contre 45% en juillet dernier.La détérioration des perspectives en Europe a déprimé le sentiment des investisseurs sur les autres régions du monde. C’est ainsi que 42% des gérants japonais prévoient une amélioration de la situation économique dans les douze prochains mois, contre 75% un mois plus tôt. De la même façon, 30% des gérants régionaux s’attendent à un ralentissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois, contre 11% en août.
L’organisme des European Business Angels Network (EBAN) a publié le 13 septembre sa première étude sectorielle axée sur l’investissement responsable (IR), rapporte L’Agefi suisse. Ce segment comprend des sociétés actives dans la microfinance, la philanthropie, le cleantech et les démarches socialement durables, tout en gardant une optique à but lucratif. Un équilibre difficile à trouver, surtout dans le private equity et le venture cap. L’an dernier, moins de 10% des grandes fortunes ayant auparavant investi dans des fonds ou des entreprises orientées durable ont été convaincues de leur impact philanthropique. Le rapport souligne également que la clientèle intéressée par ce type d’investissement concerne aujourd’hui principalement les générations les plus jeunes au sein de family office.
Pour sa première allocation aux actions émergentes, la Caisse de Pensions CFF des Chemins de Fer Fédéraux suisses (12,8 milliards de francs d’encours fin juin) a l’intention de lancer un appel d’offres, probablement au travers d’IPE Quest pour une poche de 300 millions de francs, rapporte IPE. Ce montant sera prélevé sur la subvention de 1,1 milliard de francs que la Confédération doit verser au quatrième trimestre.Pour le premier semestre, la CP CFF a affiché une performance de 0,59 % contre une perte de 0,16 % pour le benchmark.
A l’occasion de son premier discours depuis l’annonce de la démission de son compatriote Jürgen Stark, Jens Weidmann, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, a estimé que l’Eurosystème devrait dénouer les «risques considérables» accumulés dans le cadre de sa réponse à la crise et non pas les accroître.
Les Etats-Unis ont enregistré un déficit budgétaire de 134,5 milliards de dollars en août, a annoncé mardi le Trésor américain, ce qui représente une nette hausse par rapport à l’année précédente. Ce creusement du déficit est dû en grande partie à des modifications du calendrier des paiements et à un ajustement exceptionnel en août 2010.
Le secrétaire au Trésor américain n’envisage pas d’encourager l’Union européenne à augmenter le Fonds européen de stabilité financière (FESF) lors de la réunion de la réunion de l’Ecofin en Pologne vendredi, a déclaré mardi un dirigeant américain cité par Reuters.
L’Union européenne a mandaté Barclays Capital, BNP Paribas, Commerzbank, HSBC et UBS comme co-chefs de file pour un nouvel emprunt benchmark obligataire. Le produit de l'émission sera utilisé dans le cadre du FESF pour l’aide au Portugal, selon IFR.
Suite à ses revers encaissés avec Chrysler et GMAC, le fonds d’investissement basé à New-York chercherait à lever 3,75 milliards de dollars pour son premier fonds d’importance depuis la crise financière, soit la moitié de celui qui avait servi à financer les acquisitions des deux sociétés (de 7,5 milliards), selon le journal.
La dette publique en zone euro devrait atteindre un pic en 2012 et s'établir à 88,7% du PIB, selon un rapport sur les finances publiques dévoilé le 12 septembre par la Commission européenne. En 2007, la dette publique était de 66,3% en zone euro et de 59% dans l’ensemble de l’Union européenne. Elle devrait être de 83,3% en 2012 pour les 27. «La dette devrait continuer à croître l’année prochaine malgré un retour de la croissance, un retrait au fur et à mesure des mesures de soutien à l'économie et un début de consolidation», indique le rapport. «Une fois le pic atteint, le problème ne sera pas réglé», avertit toutefois le document, selon lequel le débat sur la soutenabilité de la dette devrait s’intensifier dans les décennies à venir en raison notamment du vieillissement des populations en Europe.
La Suisse peut continuer à renforcer sa position de centre professionnel de transactions bancaires innovantes, orientées à l’international, axées sur le client et discrètes, selon une étude conjointe de l’Association suisse des banquiers (ASB) et du Boston Consulting Group sur la place bancaire suisse, rapporte L’Agefi suisse.L'étude prévoit une hausse des volumes dans tous les secteurs, bien que la pression sur les marges conduise à prendre conscience des coûts et à revoir les attentes en matière de bénéfices. Ainsi, dans la gestion de fortune (une activité peu gourmande en capital), un ratio coûts/revenus tendant vers 80% sera plus la règle que l’exception en Suisse. L’ASB et The Boston Consulting Group jugent que les revenus ou produits bruts de la place bancaire suisse, estimés à 58,6 milliards de francs pour 2010 (une base post-crise), peuvent atteindre 64 milliards de francs d’ici à 2015, soit un taux de croissance de 1,8% par an. Le plus gros potentiel de croissance des produits bruts réside dans le private banking, spécialement la clientèle très riche, les affaires avec la clientèle d’entreprises (y compris le négoce des matières premières ou commodity trading) et la gestion d’actifs.
Le fonds de pension californien CalPERS annoncé le 12 septembre qu’il envisage d’investir jusqu’à 800 millions de dollars dans des projets d’infrastructures privés ou publics en Californie au cours des trois prochaines années.Les investissements du fonds dans des projets d’infrastructures ou des fonds de private equity dédiés aux infrastructures s’élèvent actuellement à 203 millions de dollars.
L’Autorité fédérale de surveillance des services financiers (BaFin) a annoncé le 12 septembre qu’elle donne son agrément au projet de fusion entre la Deutsche Börse et NYSE Euronext.La BaFin autorise ainsi également le nouveau holding néerlandais (Holdco) à prendre des participations importantes dans les filiales de la Deutsche Börse, notamment la chambre de compensation Clearstream Banking AG et la contrepartie centrale Eurex Clearing.La transaction reste suspendue à l’obtention d’autres autorisations, notamment celles des autorités de la concurrence de l’UE ainsi que des autorités de surveillance boursière compétentes.
Le gouvernement italien de centre droit se tourne vers la Chine dans l’espoir que Pékin l’aidera à se sortir de la crise en investissant dans des obligations souveraines et des sociétés stratégiques, rapporte le Financial Times. Lou Jiwei, le président du China Investment Corp, l’un des principaux fonds souverains du monde, s’est rendu à Rome la semaine dernière pour discuter avec Giulio Tremonti, le ministre italien des Finances, et la Cassa Depositi e Prestiti, une entité contrôlée par l’Etat qui a créé un fonds stratégique d’investissement ouvert aux investisseurs étrangers.
La composition des indices FTSE4Good a fait l’objet de sa 21ème actualisation en 10 ans, au cours desquels les titres de 290 sociétés ont été radiés et 815 nouvellement admis.Cette fois, le britannique FTSE Group indique avoir décidé d’inclure 22 entreprises supplémentaires, dont quatre australiennes et deux françaises (Atos Origin et Ipsen). Parallèlement quatre valeurs ont été radiées, dont la française JC Decaux.Ces modifications issues du réexamen semestriel entreront en vigueur à la clôture des marchés le 16 septembre.
Les réseaux sociaux se mettent au service des stratégies d’investissement. Selon les experts, le caractère instantané de Twitter signifie que les humeurs collectives peuvent être analysées avec beaucoup plus de précision qu’auparavant. Résultat : des millions de tweets sont désormais analysés par les gérants de hedge funds pour prédire les futurs mouvements de Bourse. Une société de gestion londonienne Derwent Capital Markets vient ainsi de lancer un fonds de 25 milllions de livres qui prend ses décisions d’ivnestissement en fonction des états d'âme de la population, rapporte le Telegraph dans son édition du 11 septembre. Le gérant et fondateur de la société Paul Hawtin, a dans cette perspective passé un contrat exclusif avec Johan Bollen, un spécialiste informatique de l’université d’Indiana qui a conçu un programme exploitant justement les tweets. Une idée reçue voudrait que l’orientation prise par les marchés détermine l'état d’esprit des gens. Autrement dit, la dépression du marché déprimerait les populations. C’est en tout cas ce que pensait dans un premier temps Johan Bollen. Mais une étude des corrélations entre les mouvements du Dow Jones et l’humeur ambiante l’a convaincu que c’est l’inverse qui est vrai : c’est le sentiment du moment qui détermine l’orientation de l’indice boursier. En octobre 2010, l’observation des humeurs sur les réseaux sociaux a ainsi permis à Johan Bollen de prédire l’orientation de l’indice Dow Jones avec un taux d’exactitude de 87,6%.
Plus des deux tiers des traders des plus grandes sociétés de gestion dans le monde se disent préoccupés par l’impact des transactions haute fréquence (HFT ou high frequency trading) sur le marché des actions, selon une enquête réalisée par Liquidnet.La majorité des traders long/only estiment que le négoce haute fréquence est un élément négatif pour les investisseurs institutionnels faisant des opérations de grande taille. Selon le fondateur et chief executive de Liquidnet, Seth Merrin, de nombreux investisseurs estiment qu’une stratégie d’investissement de long terme est en contradiction avec l’approche spéculative associée au trading haute fréquence. Les investisseurs institutionnels qui gèrent des milliards de dollars pour le compte d’investisseurs traditionnels doivent être en mesure de prendre ou de déboucler des positions de façon sûre et efficace, loin des marchés retail et des moteurs d’internalisation où prospère le trading haute fréquence, tout particulièrmeent dans les marchés volatils que nous avons observé récemment», souligne Seth Merrin dans un communiqué. Au sein des cinq plus grandes institutions mondiales, 73% des traders estiment que le trading haute fréquence constitue un problème de structure de marché à traiter d’urgence. Deux tiers des traders nord-américains se disent préoccupés par le trading haute fréquence, contre 60% parmi les traders européens et un peu plus de la moitié en Asie-Pacifique. Selon des études réalisées par Aite Group et Tabb Group, près de 75% du trading quotidien sur les actions peut être attribué au négoce haute fréquence.
Pour sa première conférence annuelle en Europe depuis cinq ans, qui a lieu à Paris (12-14 septembre, lire notre article du 8 septembre), l’International Corporate Governance Network (ICGN) va notamment s’attacher à faire progresser le gouvernement d’entreprise dans le domaine des moyennes capitalisations et à promouvoir un surcroît de transparence pour les votes en assemblée générale, a indiqué Carl Rosén, executive director et ancien directeur général du fonds de pension suédois AP2. L’ICGN s’attachera aussi à développer le dialogue entre les entreprises et les investisseurs et à améliorer la gestion du risque en affinant les outils disponibles et en favorisant des procédures d'évaluation et de formation des administrateurs. De plus, l’ICGN s’efforcera de promouvoir des mesures en faveur du respect des principes éthiques et pour éviter les conflits d’intérêt.Christianna Wood (ex-CalPERS), «chairman», a précisé que l’ICGN, un réseau de 520 membres qui pèse 18.000 milliards de dollars d’encours, a l’intention de se mobiliser pour faire adopter dans le monde entier des directives régissant les donations aux partis politiques ainsi qu’un «mandat modèle» qui corresponde véritablement à une relation de long terme entre les détenteurs de capitaux et les gestionnaires d’actifs.L’ICGN a aussi l’intention de promouvoir le «reporting intégré» qui insère des éléments extra-financiers, ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), dans les documents normalisés produits par les sociétés. En cela, l’ICGN soutient l’initiative de l’International Integrated reporting Committee (IIRC).Carl Rosén a enfin précisé que l’ICGN attend de la Commission européenne qu’elle privilégie la responsabilité des actionnaires par rapport à des réglementations très détaillées. Il serait bon dans ce contexte que Bruxelles appuie ainsi l’adoption de codes de gouvernement d’entreprise dans les vingt-sept pays membres.