Paradoxe ? Seulement un particulier fortuné sur trois, en Allemagne, pratique déjà l’investissement «durable» en respectant des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Alors qu’ils sont déjà trois sur quatre à penser au développement durable en matière d'électricité et de chauffage, et 72 % achètent des produits alimentaires bio. Tel est du moins le résultat d’un sondage publié par la Commerzbank.De fait, 78 % du panel «peuvent concevoir» d’investir «durable». Mais la majorité n’est disposée à le faire que si le rendement est au moins égal à celui de placements «normaux». Et seuls 38 % sont prêts à accepter une marge bénéficiaire inférieure.Selon Gustav Holtkemper, membre du directoire du pôle gestion de fortune de la Commerzbank, l’Allemagne est très en retard en matière d’investissement responsable. En France, l’encours des produits financiers irréprochables sur les plans écologique, éthique et social avoisine les 2.000 milliards de dollars. Le Royaume-Uni arrive à peu près à la moitié de ce montant, alors que l’Allemagne n’atteint pas les 100 milliards de dollars.
En septembre, les 1.273 fonds de pension individuels espagnols ont accusé en moyenne une perte de 3,70 % sur un an, de 0,14 % par an sur trois ans et de 0,72 % par an sur cinq ans, rapporte l’association Inverco des sociétés de gestion. Il faut attendre 10 ans pour enregistrer un résultat positif, de seulement 0,86 % par an. Sur 15 et 20 ans, les performances annualisées ressortent à respectivement 2,55 % et 4,28 %.L’encours, pour sa part, se situait à 49,48 milliards d’euros fin septembre, sur 8,51 millions de comptes. Selon les estimations de VDOS, toutefois, les actifs totaux représentaient 48,89 milliards d’euros. Et, pour les neuf premiers mois de l’année, les encours affichent une contraction de presque 1,84 milliard d’euros ou de 3,62 %, dont 517 millions de sorties nettes et presque 1,32 milliard d’effet de marché négatif.
Dans une interview à Die Welt, Christian Stadermann, qui dirige le multi-family office HQ Trust de la famille Quandt, indique qu’il dirige une équipe de 35 personnes à Bad Homburg (près de Francfort), dont 21 conseillers et analystes qui viennent d’arriver de chez UBS. Les 220 personnes des prestataires de services financiers de la famille Quandt gèrent 16 milliards d’euros. Les portefeuilles (d’au moins 50 millions d’euros) sont gérés avec un horizon de cinq ans ou plus, avec seulement deux à quatre modifications par an. L’objectif de performance de 7-8 % par an repose pour une bonne moitié sur l’allocation d’actifs, pour 1-1,5 point sur la sélection des produits et encore pour 1-1,5 point sur le pilotage tactique.La répartition d’un portefeuille-type chez HQ Trust comporte 30 % de private equity, 20 % d’immobilier/matières premières, 20 % d’obligations, 15 % de hedge funds, 10 % d’actions et 5 % de cash.
Sur les 424 fonds d’actions internationales bénéficiant d’un agrément de commercialisation en Allemagne et recensés par Das Investment, seuls cinq affichaient au 10 octobre un résultat positif depuis le début de cette année.Les performances s'échelonnent entre + 7,9 % pour le Federated Strategic Value Equity (dont la souscription minimale est fixée à 0,3 million d’euros) et - 42,3 % Global Trend Equity OP du gestionnaire de fortune Globalinvest d’Ingolstadt.Les quatre autres fonds avec des résultats positifs sont le Morgan Stanley Global Brands (+ 5,4 %), l’Investec Global Franchise (+ 3%), le Nordea Global Stable Equity (+ 0,9 %) et le Quants Multistrategy (+ 0,6 %).
Au troisième trimestre 2011, le nombre de single hedge funds conformes à la directive OPCVM III s’est accru de 40 unités ou de 6 %, à 705 produits, estime le genevois Alix Capital dans son dernier bulletin (lire notre article du 10 octobre). Depuis le début de l’année, cette «population» s’est ainsi accrue de 21,9 %.Pour les fonds de hedge funds coordonnés, le stock atteint fin septembre 73 unités, ce qui représente des hausses de 7 % pour juillet-septembre et de 28 % pour les neuf premiers mois de 2011.L’encours total du secteur des hedge funds et fonds de hedge funds coordonnés pesait au 30 septembre 121 milliards d’euros, soit 7 % de plus que fin juin et presque 32 % de plus que fin décembre.
Stéphen Ausseur, stratégiste actions chez Natixis se montre plus optimiste sur le CAC 40 que sur le S&P 500, rapporte L’Agefi. Selon lui, l’indice français et les indices de zone euro souffrent d’une décote politique liée à l’absence de solution durable à la crise de la dette.Depuis l’annonce du second plan de sauvetage grec le 21 juillet, la décote politique atteint 12% sur le CAC 40. La volonté des autorités européennes d’apporter une réponse durable à la crise offre un potentiel de 15% en cas de levée des craintes de contagion liées à la dette italienne et espagnole.
Margarita Louis-Dreyfus, héritière de l’empire «Louis Dreyfus Commodities», aurait embauché Credit Suisse pour la conseiller dans une possible introduction en Bourse ou une cession partielle du groupe de trading, selon le quotidien qui mentionne des sources proches des négociations. Cette nouvelle option ferait suite à l’échec des négociations de fusion avec ses principaux concurrents, Olam, Glencore et Bunge. L’option la plus probable évoquée par une source à échéance de dix-huit mois est que 50% des parts restent dans le giron du groupe, alors que 30% des titres pourraient être cédés à un fonds souverain du Moyen Orient ou asiatique et 20% mis en Bourse.
Avec les 35 millions d’euros investis pour la reprise de l'équipementier Sofedit par Gestamp Automocion, le Fonds de modernisation des équipementiers automobiles (FMEA) vient de signer sa vingt-deuxième prise de participation et porte à 345 millions les investissements engagés depuis sa création en 2009.
Le groupe d’investissement vient d’entrer à hauteur de 70% au capital de Mariteam, société de mareyage qui réalise 80 millions de chiffre d’affaires. Il signe ainsi le cinquième investissement de son FCPR de 150 millions d’euros France Special Situations 1 désormais investi à 40%.
Le chef du gouvernement italien a remporté vendredi un vote de confiance crucial à la Chambre des députés, avec 316 voix pour et 301 contre. Bien que le vote accorde un répit bienvenu à Silvio Berlusconi, les analystes s’accordent à prédire une nouvelle crise dans les mois à venir et parient sur des élections législatives anticipées au printemps 2012.
En septembre, dernier mois de l’exercice budgétaire, le déficit américain est ressorti à 64,57 milliards de dollars (46,56 milliards d’euros) contre 34,61 milliards un an auparavant. Les analystes attendaient un montant plus élevé à 68,55 milliards. Sur l’ensemble de l’exercice, le déficit s’est inscrit à 1.299 milliards de dollars contre 1.294 milliards en 2010.
L’indice Globe Op Capital Movement Index des hedge funds ressort pour octobre 2011 à 137,46 points, soit 0,31 point de plus qu’en septembre. Sur les douze derniers mois, l’indice marque une hausse de 14,26 points. La progression de 0,31 point résulte d’une hausse de 3,48 % de l’encours sous administration chez les clients de GlobeOP pour les souscriptions et d’une augmentation de 3,17 % pour les remboursements.L’indice a été négatif (de 0,02 %) pour la dernière fois en avril 2010. Il avait accusé une baisse de 3,76 % pour octobre 2009, et sa plus forte chute a été enregistrée avec 15,21 % pour janvier 2009.
Outre-Manche, les capitaux investis dans des fonds verts ou éthiques ouverts au public ont atteint le niveau record de 11,3 milliards de livres repartis entre 750.000 investisseurs, selon des chiffres communiqués par le cabinet de recherche sur l’investissement responsable Eiris.En 2001, les montants investis s'élevaient à 4 milliards de livres pour 250.000 investisseurs. Le dernier sondage Ipsos Mori réalisé pour le compte d’Eiris montre que 38% des Britanniques disposant de produits financiers sont intéressés par une offre éthique ou verte, les femmes y étant plus sensibles que les hommes (41% contre 34%).
Les turbulences persistantes agitant les marchés entraîneront au troisième trimestre une nouvelle dégradation de la situation de couverture des caisses de pension. Les réserves de fluctuation partiellement constituées après la crise financière ont été utilisées pour éponger les pertes. Pour les caisses de pension de droit privé, le taux de couverture pondéré en fonction de la fortune a reculé de 2,3 points de pourcentage à 100,3% par rapport au deuxième trimestre. Les caisses de droit public offrent un tableau similaire, avec un taux de couverture qui a diminué de 2,8 points de pourcentage à 88,2%. Les rendements se sont détériorés une nouvelle fois au cours du troisième trimestre. Les institutions de prévoyance recensées ont ainsi réalisé un rendement moyen pondéré en fonction de la fortune de -2,1% depuis le début de l’année. Les pertes de cours et de change ont contribué à la péjoration de la situation de financement des institutions de prévoyance. La proportion des caisses en situation de sous-couverture a par conséquent progressé à nouveau depuis le début de l’année. Avec près de 37%, la part des caisses de droit privé en situation de sous-couverture a pratiquement triplé au 30 septembre 2011, alors que pour les caisses de droit public, cette part, avec 79% environ, n’a que légèrement augmenté. Le moniteur Swisscanto des caisses de pension se base sur les données de l’examen des risques de Complementa et de l’enquête « Les caisses de pension suisses » de Swisscanto. Les récentes estimations au 30 septembre 2011 sont basées sur les indications réelles au 31 décembre 2010 de 382 institutions de prévoyance avec une fortune globale de CHF 434 milliards. Les estimations sont établies sur la base des évolutions du marché et de la stratégie de placement choisie en début d’année 2011 par les participants à l’enquête. 111 caisses, réunissant près de la moitié de la somme de bilan, connaissaient leur taux de garantie de change. Les taux de garantie observés ont été extrapolés pour l’ensemble de l’univers. Pour estimer la part des caisses en situation de sous-couverture nous nous sommes basés, d’une part, sur les informations des 111 caisses pour lesquelles le taux de garantie de change était connu. D’autre part, nous sommes partis du principe que, pour les autres caisses de pension, seuls les hedge funds et les matières premières disposaient d’une couverture du change.
En septembre, les quatre premiers émetteurs d’ETP ont tous subi des sorties nettes, à hauteur de 400 millions de dollars pour iShares (BlackRock) et db x-trackers/db ETC (Deutsche Bank), de 1,2 milliard pour Lyxor Asset Management (Société Générale) et de 300 millions pour ETF Securities, selon les statistiques publiées par BlackRock le 13 octobre.Néanmoins, iShares affiche fin septembre une part de marché de 33,2 % contre 33 % fin août, tandis que db x-trackers revient à 14,7 % contre 15 % et que Lyxor recule à 12,6 % contre 13 %.L’encours d’iShares est redescendu sous la barre des 100 milliards de dollars (99,8 milliards contre 110,7 milliards un mois plus tôt), tandis que celui de db x-trackers/db ETC revenait à 44,3 milliards contre 50,6 milliards et que celui de Lyxor se contractait à 37,8 milliards contre 43,9 milliards. Depuis le début de l’année, iShares affiche des souscriptions nettes de 15,5 milliards de dollars, loin devant db x-trackers/db ETC avec 2,6 milliards, mais Lyxor subit des sorties nettes de 6,5 milliards d’euros. Parmi les maisons ayant enregistré des rentrées nettes importantes sur les neuf premiers mois de l’année figurent UBS Global Asset Management, avec 5 milliards de dollars (10,4 milliards d’encours fin septembre), Amundi ETF, avec 2,5 milliards (et 8,3 milliards d’actifs gérés), comme Source (pour 7,3 milliards d’encours. Credit Suisse Asset Management, pour sa part, a engrangé en net 2,1 milliards de dollars et son encours au 30 septembre ressortait à 15,8 milliards.
En marge d’une conférence de presse portant sur la gestion de conviction de Petercam AM le 13 octobre à Paris, Ives Hup, sales director, et Didier Van de Veire, gérant de portefeuilles «core Europe» sont revenus sur les changements apportés par leur maison en matière de gestion ISR. Désormais, pour chaque secteur, Petercam détermine quels sont les facteurs ISR les plus importants. Il en résulte une sorte de matrice qui attribue les pondérations en fonction des secteurs et des indicateurs, le tout avec une approche «best-in-class». Les gérants n’ont pas le droit en principe de sortir dans chaque catégorie des 40 % de «meilleurs élèves» de la catégorie considérée.L’ISR étant destiné à prendre une large place dans la gestion de Petercam, la maison belge s’est donc résolue à internaliser sa sélection de valeurs ISR et ESG (environnementales/sociales et de gouvernance) en intégrant davantage dans son processus les données fournies par Vigeo (lire notre article du 3 octobre). Le processus est également soumis au contrôle d’un comité d’experts ISR internes et externes, qui se réunissent mensuellement. Désormais, si l’on compte que l’univers de Vigeo représente environ 660 valeurs, les gérants de Petercam ont à leur disposition environ 250 noms pour construire leurs portefeuilles.
A l’horizon de dix ans, les investisseurs institutionnels asiatiques voient leurs portefeuilles plus «mondiaux», tant en actions qu’en obligations, avec une plus forte pondération pour l’obligataire et l’alternatif. Mais, pour les deux ans qui viennent, ils prévoient d’abord de réduire leurs investissements dans les pays développés pour favoriser les placements «régionaux», tant sous forme d’actions et d’obligations asiatiques que d’actions émergentes, notamment. Un sondage effectué par Pyramis Global Advisors (groupe Fidelity Investments) auprès de 95 investisseurs institutionnels au Japon, en Corée du Sud, à Tawian, à Hong-Kong, à Singapour et en Chine (1.100 milliards de dollars d’encours au total) montre ainsi que ces agents sont principalement préoccupés par une volatilité des marchés supérieure à la moyenne et par la recherche de solutions mieux adaptées pour augmenter la performance de leurs placements. Aussi comptent-ils privilégier dans leur gestion du risque des classes d’actifs décorrélées et moins volatiles, Les investisseurs asiatiques hors Japon s’intéressent dans ce contexte aux investissements alternatifs liquides (long/short equity, global macro), le haut rendement, les actions émergentes et les techniques de couverture du change tandis que les spécialistes japonais préfèrent augmenter leurs investissements obligataires et adopter une approche sous contrainte de passif tout en réduisant la part de leurs investissements «domestiques».On notera aussi que 47 % des investisseurs asiatiques hors Japon, 35 % des nippons et 36 % des européens considèrent que le plus grand défi qu’ils ont à relever consiste à raccourcir les délais de prise de décision en matière d’allocation d’actifs. L'étude peut être consultée à l’adresse : http://www.fidelity.com/inside-fidelity/institutional-investment-management/pyramis-app
La population fortunée (HNWI, high net worth individuals) de la zone Asie-Pacifique s’est accrue de 9,7% en 2010 à 3,3 millions, dépassant pour la première fois celle de l’Europe et plaçant la région en deuxième position après l’Amérique du Nord, selon le rapport 2011 Asia-Pacific Wealth publié le 13 octobre par Merrill Lynch Global Wealth Management et Capgemini. La richesse des HNWI de la région a progressé de 12,1% l’an dernier à 10.800 milliards de dollars, contre 10.200 milliards de dollars pour l’Europe.Les trois premiers pays de la région, Japon, Chine et Australie, représentaient 74,4% de la population fortunée de la région et 68,2% de la richesse. Le Japon reste de loin le premier marché HNWI de la région avec 52,5% de la population et 38,2% de l'épargne financière. La Chine arrive en deuxième position dans la région, et quatrième dans le monde, avec 535.000 grandes fortunes, en progression de 12% d’une année sur l’autre.Les deux classes d’actifs préférées de la clientèle fortunée de la région hors Japon ont été l’immobilier et les actions. La part de l’immobilier dans les actifs s’est inscrite à 27% en 2010 contre 26% l’année précédente. La plus grande partie des investissements immobiliers a été consacrée au résidentiel. En Chine, la part de l’investissement résidentiel dans l’immobilier a même atteint 70%. Les actions ont représenté 26% des investissements de la clientèle fortunée en 2010 contre 27% l’année précédente. Les clients fortunés chinois sont particulièrement exposés aux actions, avec une part de 42% contre 19% pour le Japon.La clientèle fortunée devrait courant 2012 accroître son exposition aux actions et à l’obligataire tout en réduisant parallèlement ses encours dans le monétaire. L’exposition à l’immobilier devrait revenir à environ 20% en raison de la flambée des prix observée ces dernières années sur de nombreux marchés qui laisse prévoir une correction significative.
Au premier semestre 2011, les acteurs français du capital Investissement ont levé 1,471 milliard d’euros, soit un recul de 6% par rapport au 1er semestre 2010. Il s’agit là d’un niveau proche des plus bas historiques, rappelle l’Afic dans son rapport. Pour le 6ème semestre consécutif, les levées de fonds sont inférieures aux investissements. Le désinvestissement des acteurs institutionnels se confirme de semestre en semestre. Selon les données de l’Afic, leur contribution reste très en deçà du niveau d’avant crise, notamment en raison de l’effet des réglementations Bâle 3 et Solvabilité 2. Ainsi 2,177 milliards d’euros avaient été collectés auprès des banques au premier semestre 2008, contre seulement 0,355 milliard au premier semestre 2011. De même pour les assurances / mutuelles, ces montants sont respectivement passés de 1,753 milliard d’euros à 0,233 milliard. La contribution des fonds d’Investissement de proximité (FIP) et des fonds communs de placement dans l’Innovation (FCPI), véhicules destinés aux investisseurs particuliers, n’arrive pas non plus à soutenir les levées de fonds. Même si la baisse de la collecte peut s’expliquer par le report, du 15 juin au 30 septembre de la date limite de souscription à ces produits, les niveaux restent en effet très bas. Ainsi ces véhicules d’investissement ne drainent que 1% des montants levés, contre 20% sur la même période en 2010, précise l’Afic.
Dans un contexte de faible croissance et de visibilité minimale, Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM) privilégie trois grandes thématiques, les valeurs à dividende, les fusions-acquisitions et la croissance émergente.A côté des bénéfices et des multiples de valorisation, «la composante dividendes sera plus forte», a souligné le 13 octobre Philippe Lecoq, directeur adjoint d’EdRAM, co-responsable de la gestion actions européennes, à l’occasion d’un point de presse. Les secteurs prioritaires sont notamment la santé, les télécoms et les pétrolières. Selon EdRAM, les versements élevés ainsi que les niveaux de cours permettent d’afficher des rendements du dividende de plus de 7% en moyenne, et même de près de 9% pour les télécoms. Le cycle actuel des fusions-acquisitions, qui a débuté en juin 2010, connaît actuellement une période de répit en raison du manque de visibilité à court terme. Alors qu’il affichait un bond de 100% sur six mois, il ne marque plus qu’une progression de 39% en valeur sur les neuf premiers mois de 2010. «Nous sommes toutefois très confiants sur cette thématique des fusions-acquisitions», a souligné Olivier Huet, gérant actions européennes chez EdRAM car tous les facteurs en faveur d’une reprise du cycle demeurent bien présents. Concernant la troisième thématique, la croissance émergente constitue un réel levier pour les entreprises européennes. Les pays émergents représentent un poids de plus en plus important dans l’activité des entreprises européennes, soit 28% des ventes, 27% des résultats opérationnels, 50% de la croissance du chiffre d’affaires et 32% de la valeur des actifs, selon des estimations de la Société Générale. Par ailleurs, souligne Olivier Huet, l’exposition aux pays émergents par le biais d’entreprises européennes permet de combiner «une gouvernance de qualité avec une croissance dynamique».
Lyxor Asset Management lance SmartIX®, une gamme d’indices pondérés par le risque comme alternative aux indices pondérés par la capitalisation. Pour éviter de surpondérer les grandes capitalisations volatiles, les indices SmartIX® ERC Equity Indices égalisent la contribution au risque de chaque titre dans l’indice sous-jacent. Les petites et moyennes capitalisations restent en revanche capi-pondérés. Lyxor AM précise que le modèle qu’il utilise pour ses indices a fait l’objet d’une publication dans le Journal of Portfolio Management et qu’il est utilisé dans des mandats ouverts et dédiés sur différentes zones géographiques.La gamme (*), calculée par FTSE, se compose pour l’instant de cinq indices, mais sera prochainement élargie. (*) Lyxor SmartIX® ERC Euro Equity Index NR EUR - ERCEUNR IndexLyxor SmartIX® ERC Europe (DC) Equity Index NR EUR - ERCEPNR IndexLyxor SmartIX® ERC USA Equity Index NR USD - ERCUSNR IndexLyxor SmartIX® ERC Asia Pac (DC) Equity Index NR USD - ERCAPCNR IndexLyxor SmartIX® ERC World (DC) Equity Index NR USD ERCWDNR Index
Pour le quatrième mois depuis le début de l’année (après mai, juin et août), les actifs gérés dans les ETP (exchange-traded products, donc les ETF, ETC et ETN) du monde entier ont diminué en septembre, reculant de 147 milliards à 1.428 milliards de dollars contre 1.575 milliards fin août (lire notre article du 23 septembre). Par rapport à fin décembre 2010, les encours ont diminué de 54 milliards de dollars ou de 3,7 %.Selon BlackRock, la baisse des actifs observée depuis le début de l’année, s’explique par le fait que les souscriptions nettes de 112 milliards ont été surcompensées par 166 milliards de dollars d’effet de marché et d’effet de change négatifs. Quant aux 112 milliards de rentrées nettes, ils se comparent à 110 milliards pour la période correspondante de l’an dernier, mais la composition des flux a beaucoup charngé. Ainsi par exemple, les fonds marchés émergents, qui avaient collecté en net 27 milliards de dollars en janvier-septembre 2010 se sont-ils transformés en sorties nettes de 3 milliards cette année.Dans le trio de tête, iShares reste détaché, avec 548 milliards de dollars fin septembre, soit une contraction de 49 milliards depuis fin 2010. State Street Global Advisors (SSgA) pointe à 244 milliards (- 5 milliards) et Vanguard à 152 milliards (+ 3 milliards).
Le Fonds de restructuration du système financier (Frob) qui a pour mission de venir en aide au secteur bancaire espagnol a émis hier pour 1,4 milliard d’euros de titres à deux ans avec un spread de 92 points de base (pb) par rapport aux obligations souveraines. La demande a atteint 1,7 milliard d’euros d’après le journal espagnol Expansion.
«En supposant qu’aucune détérioration importante de la crise de la zone euro ne surviendra, je crois qu’il est envisageable pour l’Irlande de revenir sur les marchés en 2013, si elle continue de faire ce qu’il faut et progresse dans la réduction du déficit», a déclaré Tony Stringer, analyste chez Fitch. «Si elle continue de progresser et qu’elle regagne un accès au marché, alors son rating pourrait s’améliorer à moyen terme», a-t-il ajouté.
Le ministère du commerce de Singapour a estimé que la croissance économique de la ville-Etat pourrait s’élever à 5% cette année, contre une précédente estimation de 5 à 6%. La Banque centrale a indiqué qu’elle allait freiner le rythme d’appréciation du dollar local, principal outil de gestion de l’inflation.
La balance des échanges affiche un déficit de 45,61 milliards de dollars en août aux Etats-Unis, contre 45,63 milliards en juillet, selon le département du Commerce. Le marché tablait sur 45,8 milliards. Les exportations ont reculé de 0,1% par rapport à juillet, à 177,61 milliards de dollars, tandis que les importations sont restées inchangées à 223,22 milliards de dollars.
La société d’investissement RHJ serait en négociations avec General Atlantic Partners pour le rachat de la filiale de Deutsche Bank, BHF, selon le quotidien qui ne cite pas ses sources. RHJ serait également en pourparlers avec Pamplona, société de private equity dirigée par le banquier russe Alex Knaster.
La plus importante société de capital investissement scandinave a réussi la prouesse de lever 4,75 milliards d’euros en moins de neuf mois, soit 500 millions de plus que son objectif initial, selon le quotidien qui cite des propos du directeur général d’EQT Partners, Conni Johnsson. Il estime que les sociétés de private equity doivent «grandir», la plupart cherchent à se cacher «au lieu de s’exprimer en public».
Dans un entretien accordé au quotidien britannique, le président sortant de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet, assure que l’institution a atteint les limites de ce qu’elle pouvait faire afin de soutenir les marchés financiers. La BCE «a fait face à ses responsabilités dans des circonstances exceptionnelles» selon son président. C’est maintenant aux gouvernements de faire le nécessaire. D’autres membres de la BCE ont fait connaître leur inquiétude à l’égard d’une possible récession en Europe, laissant penser que le sujet d’une baisse des taux sera au menu de la prochaine réunion de politique monétaire en novembre.