Les trois dernières années ont été des bonnes années en termes de collecte», a déclaré à Newsmanagers Tom Perkins, qui gère plusieurs fonds de Perkins Investment Management LLC, détenue à 78 % par Janus Capital. La société qui disposait de 21 milliards de dollars d’actifs sous gestion fin juin est très orientée sur la clientèle retail, surtout aux Etats-Unis, moins volatil par nature. Pour autant, elle s’intéresse aux institutionnels et aux professionnels en Europe en distribuant des fonds de droit irlandais en France, en Allemagne, en Suisse en Belgique et en Italie. «A ce titre, nous avons enregistré des rentrées nettes cette année chez les institutionnels et les sélectionneurs de fonds qui constituent l’essentiel de notre clientèle sur le vieux Continent ; aux Etats-Unis, il y a eu des remboursements nets sur les mutual funds, mais surtout de la part de notre clientèle retail.Pour séduire, en matière de gestion, le gestionnaire américain explique qu’il pratique une sélection conservatrice et rigoureuse des titres en portefeuille : «Nous nous fixons des objectifs/critères très stricts en matière de ratios rendement/risque. Dans cette optique, nous n’achetons aucun titre pour lequel ce ratio serait inférieur à 1,5 pour 1 sur un horizon de 12 à 24 mois, sachant que nous ne prenons aucune action dont le potentiel de baisse maximal serait supérieur à 25 % en ayant des projections très conservatrices. Il faut d’abord que les entreprises en question affichent des bilans sains et qu’elles génèrent des flux de trésorerie. Ensuite, elles doivent être sous-valorisées par le marché. Et nous cessons d’investir si l’entreprise commence à s’endetter trop», explique Tom Perkins.Dans ce cadre, le fonds coordonné de droit irlandais Perkins US Strategic Value Fund qu’il gère est un fonds toutes capitalisations d’environ 150 lignes dont l’indice de référence est le Russell 3000. Ce portefeuille qui affichait fin juin un encours de 1,5 milliard de dollars comporte à présent plus de 50 % de grandes capitalisations (plus de 10 milliards de dollars). «Le poids de chaque secteur est plafonné à 20 %, sauf pour les financières, où la limite est fixée à 35 %. En revanche, la poche de cash se situe entre 8 et 9 %. Mais vu les circonstances, il faudra peut être l’augmenter comme nous avions fait en 2008 où nous étions allés jusqu’à 13%», conclut le gérant.