AT&T a publié hier soir un chiffre d’affaires trimestriel en hausse de près d’un quart et un bénéfice supérieur aux attentes, grâce à l’intégration de l’opérateur de télévision par satellite DirecTV acquis l’an dernier. Le bénéfice net de l’opérateur télécoms ressort à 3,80 milliards de dollars (3,37 milliards d’euros), soit 0,61 dollar par action, contre 3,26 milliards (0,63 dollar/action) un an auparavant. Hors éléments exceptionnels, il ressort à 72 cents, soit trois cents au-dessus du consensus.
Alors que la rumeur d’un intérêt pour Telecom Italia circule régulièrement, le directeur financier d’Orange, Ramon Fernandez, a assuré ce matin lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats du premier trimestre, que le groupe ne travaille sur aucun projet de rapprochement avec un opérateur historique européen. Orange n’a « aucune discussion » en cours concernant un éventuel rapprochement avec le groupe de télécoms koweïtien Zain ou l’opérateur néerlandais KPN, a ajouté Ramon Fernandez. Quant à une éventuelle consolidation du marché français, le directeur financier a estimé que le sujet reviendra probablement sur la table à terme.
L’opérateur brésilien de télécommunications Oi a entamé hier des discussions avec une partie de ses créanciers dans l’espoir d’aboutir à la restructuration de quelque 12,7 milliards d’euros de dettes obligataires, rapportait hier Reuters de plusieurs sources. Conseillé par Moelis, un groupe de plus de 25 investisseurs participe aux discussions, notamment BlackRock, Citadel et Pacific Investment Management. Près de la moitié de la dette de 54,9 milliards de reals (13,7 milliards d’euros) d’Oi arrive à échéance d’ici fin 2017.
Craignant une trop forte concentration du marché de la téléphonie mobile outre-Manche, la Commission européenne opposera son veto au rachat de l’opérateur mobile O2, filiale de l’espagnol Telefonica, par Hutchison Holdings pour 10,3 milliards de livres (13,2 milliards d’euros), rapportait hier soir Reuters de deux sources proches du dossier. Bruxelles va solliciter cette semaine l’accord des autorités nationales concernées pour leur demander d’avaliser ce veto. L’exécutif européen a fixé le 19 mai comme date limite pour rendre sa décision.
CK Hutchison Holdings a accepté de conclure des accords de partage de réseaux avec Sky et Virgin Media pour tenter d’apaiser les craintes que suscite au sein des autorités européennes son projet de rachat de l’opérateur mobile britannique O2, indique jeudi Reuters de trois sources proches du dossier. Ce dossier est considéré comme un test de l’attitude de la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, à l'égard de la consolidation en cours dans le secteur européen des télécoms.
L'échec du projet de rachat de Bouygues Telecom a fait perdre neuf milliards d'euros de capitalisation boursière au secteur hier. La concurrence va rester vive.
L’abandon du projet de rachat de Bouygues Telecom par Orange provoque d’importants dégâts lundi à la Bourse de Paris. A 12 heures, la perte cumulée de capitalisation boursière atteint 8 milliards d’euros. Avec une chute de 2,5 milliards d’euros, Numericable-SFR est le plus gros perdant, devant Iliad (1,88 milliard). Les deux opérateurs, qui auraient dû profiter du démantèlement de Bouygues Telecom pour récupérer des actifs, ne peuvent plus compter sur cet effet positif.
L'échec des négociations avec Orange, moins d'un an après le rejet de l'offre de SFR, place la filiale de Bouygues seule face à la fragilité de son modèle.
Huawei Technologies a publié vendredi un chiffre d’affaires 2015 en hausse de 37%, à 395 milliards de yuans (53,8 milliards d’euros). Tirant parti de la montée en gamme de ses produits, le groupe basé à Shenzhen est devenu le premier fabricant chinois de smartphones à écouler plus de 100 millions d’appareils en une année. Son bénéfice net a augmenté de 32%, à 36,9 milliards de yuans. Huawei vise un chiffre d’affaires de 485 milliards de yuan pour l’exercice en cours, soit progression de 23%.
Huawei Technologies a publié vendredi un chiffre d’affaires 2015 en hausse de 37%, à 395 milliards de yuans (53,8 milliards d’euros). Tirant parti de la montée en gamme de ses produits, le groupe basé à Shenzhen est devenu l’an dernier le premier fabricant chinois de smartphones à écouler plus de 100 millions d’appareils en une année. Son bénéfice net a augmenté de 32%, à 36,9 milliards de yuans. Huawei vise un chiffre d’affaires 75 milliards de dollars pour l’exercice en cours, ce qui représenterait un ralentissement de sa croissance avec une progression de 23%.
Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a donné ce matin des précisions sur les points bloquant les discussions actuelles avec Bouygues concernant le rachat de sa filiale de télécoms. « Il n’y a pas de point d’achoppement en particulier, on ne peut pas dire que cette négociation bute sur tel ou tel aspect », a-t-il assuré à Reuters, à l’occasion d’un déplacement à Bordeaux, tout en reconnaissant qu’il « reste un certain nombre de faits à la fois financiers et juridiques à régler, qui portent sur le partage des risques et sur les paramètres financiers de l’opération ».
De cette valorisation découlera le poids de Bouygues au capital d'Orange. Or, les 10 milliards d'euros évoqués ne font toujours pas l'unanimité. Il reste trois jours de négociations.
Bouygues et Orange se donnent un peu plus de temps, jusqu'à dimanche, pour arriver à se mettre d’accord sur le rachat de Bouygues Telecom. Occupés depuis plusieurs mois par ce dossier compliqué, qui impliquent également leurs concurrents SFR et Free, les deux opérateurs avaient initialement fixé la date limite au 31 mars. Mais les conseils d’administration des deux groupes, qui se sont réunis hier, ont reconnu chacun de leur côté que les discussions n’avaient pas permis de lever tous les points bloquants. Bouygues a indiqué que ses administrateurs se réuniront de nouveau «avant la fin du week-end prochain afin de prendre une position définitive sur la poursuite de ce projet de rapprochement».
Après Telecom Italia, dont l’administrateur délégué a démissionné la semaine dernière sous la pression de son actionnaire Vivendi, un autre grand opérateur de télécoms européen va changer de directeur général, cette fois de façon volontaire. Telefonica a annoncé ce matin le départ de Cesar Alierta de son poste de président exécutif. Il sera remplacé par l’actuel directeur général délégué, Jose Maria Alvarez-Pallete. Agé de 70 ans, Cesar Alierta a occupé le poste de président exécutif pendant 16 ans. Il restera membre du conseil d’administration de Telefonica. Ce changement à la tête du groupe prendra effet le 8 avril.
Après Telecom Italia, dont l’administrateur délégué a démissionné la semaine dernière sous la pression de son actionnaire Vivendi, un autre grand opérateur de télécoms européen va changer de directeur général, cette fois de façon volontaire. Telefonica a annoncé ce matin le départ de Cesar Alierta de son poste de président exécutif. Il sera remplacé par l’actuel directeur général délégué, Jose Maria Alvarez-Pallete. Agé de 70 ans, Cesar Alierta a occupé le poste de président exécutif pendant 16 ans. Il restera membre du conseil d’administration de Telefonica. Ce changement à la tête du groupe prendra effet le 8 avril.