Le spécialiste italien de la fibre optique a nommé aujourd’hui Elisabetta Ripa, une ancienne cadre de Telecom Italia, au poste d’administratrice déléguée. Elisabetta Ripa remplacera Tommaso Pompei le 1er janvier. Open Fiber, contrôlé par Enel et l'établissement public Cassa Depositi e Prestiti (CDP), a entrepris de déployer en Italie un réseau à très haut débit concurrent de celui de Telecom Italia, dont l’actionnaire majoritaire est Vivendi. Durant sa carrière chez Telecom Italia, Elisabetta Ripa a dirigé la filiale de câbles sous-marins Sparkle et la filiale Telecom Argentina.
Le département américain de la Justice (DoJ) pousse des procureurs généraux de certains Etats à bloquer le projet de fusion entre l’opérateur télécoms AT&T et le groupe de médias Time Warner, rapporte Reuters de sources proches du dossier. Le directeur général d’AT&T, Randall Stephenson, avait affirmé la semaine dernière que son groupe était disposé à engager une bataille juridique si le DoJ cherchait à bloquer son projet de rachat de Time Warner, annoncé en octobre 2016 pour plus de 85 milliards de dollars (72 milliards d’euros).
Pour la première fois depuis l’effondrement du cours de Bourse d’Altice, Patrick Drahi, le premier actionnaire et président du conseil d’administration du groupe de télécoms, a pris publiquement la parole mercredi midi. « Le temps n’est pas aux excuses ou aux explications, il est à l’action », a lancé Patrick Drahi lors de la conférence TMT de Morgan Stanley à Barcelone.
L’action Altice a poursuivi sa chute boursière en terminant la séance d’hier en repli de 13,17% à 8,90 euros, après avoir touché un nouveau plus bas à 8,128 euros, accusant le plus fort recul de l’indice européen Stoxx 600. Ceci reflète une nouvelle fois la perte de confiance du marché dans le géant du câble, des télécoms et des médias lourdement endetté. La capitalisation boursière d’Altice a été ainsi ramenée à 14,3 milliards d’euros pour une dette nette qui atteignait fin septembre 49,6 milliards.
La réorganisation de l'équipe de direction d’Altice autour de Patrick Drahi est sans effet sur le cours de Bourse de l’opérateur de télécoms et de médias. L’action de classe A perd encore un peu plus de 7% en fin de matinée à la Bourse d’Amsterdam, et a touché un plus bas de séance à 9,43 euros (-8%). Depuis l’annonce jeudi soir de la démission de Michel Combes de ses fonctions de directeur général d’Altice et de PDG de SFR, l’action a plié de 10,7%. La chute atteint 41% depuis la publication des résultats du troisième trimestre 2017 qui ont ravivé les inquiétudes sur la structure financière d’Altice.
Le conseil d’administration de Qualcomm a rejeté aujourd’hui à l’unanimité l’offre non-sollicitée de rachat formulée par Broadcom pour 103 milliards de dollars (88,3 milliards d’euros), jugeant que cette proposition sous-valorisait fortement le fabricant américain de semi-conducteurs pour smartphones. L’action Qualcomm avançait de 1,25% à 65,38 dollars et celle de Broadcom reculait de 0,58% à 263,42 dollars en milieu d’après-midi. « Après un examen approfondi, mené en consultation avec nos conseillers financiers et juridiques, le conseil d’administration a conclu que la proposition de Broadcom sous-valorise spectaculairement Qualcomm et comporte une importante incertitude réglementaire », a déclaré le président de Qualcomm, Tom Horton, cité dans un communiqué.
L’action Altice évolue de manière erratique vendredi, la réorganisation annoncée jeudi soir par le groupe de télécoms n'étant pas de nature à écarter les inquiétudes des investisseurs sur son modèle. Le titre perdait 3,4% vers midi, à 10,2 euros. Depuis la publication de mauvais résultats trimestriels le 2 novembre, Altice a perdu un gros tiers de sa valeur en Bourse.
Les dirigeants des opérateurs Orange et Free (Iliad) ont officialisé hier un partenariat inédit pour apporter ensemble l’internet très haut débit d’ici quatre ans sur l’intégralité du département de la Mayenne, une alliance qu’ils espèrent pouvoir dupliquer dans d’autres territoires. Orange a remporté l’appel d’offres lancé par le conseil départemental pour construire et déployer le réseau d’initiative publique (RIP) mayennais, mais aussi pour le commercialiser. Un accord commercial a d’ores et déjà été trouvé dans ce cadre avec Free, filiale d’Iliad, même si le réseau reste ouvert à d’autres opérateurs.
L'opérateur a annoncé hier soir la démission de son patron Michel Combes après avoir perdu près de 10% hier en Bourse, et près d'un tiers de sa valeur en une semaine. La confiance est rompue.
Quelques jours après l’annonce de l'échec du projet de fusion entre sa filiale T-Mobile US et l’américain Sprint Corp, Deutsche Telekom a légèrement relevé jeudi son objectif annuel. L’opérateur télécoms allemand anticipe désormais pour 2017 un excédent brut d’exploitation (EBE) ajusté compris entre 22,4 et 22,5 milliards d’euros en 2017, contre 22,3 milliards auparavant, et maintient sa prévision d’un flux de trésorerie disponible de 5,5 milliards.
Le département américain de la Justice réclame à AT&T la vente de Turner Broadcasting, maison-mère de CNN, ou du réseau de télévision satellitaire DirecTV pour dissiper les inquiétudes en termes de concurrence liées à son projet de rachat de Time Warner, rapportaient hier les agences Reuters et Bloomberg. Plutôt que d’accepter de se défaire d’un actif majeur, AT&T serait prêt à défendre sa fusion en justice, une opération estimée à 85,4 milliards de dollars (73,24 milliards d’euros), l’opérateur télécom jugeant que l’opposition des régulateurs repose avant tout sur des motifs politiques. Plus tôt dans la journée, un haut responsable d’AT&T avait prévenu pour la première fois que l’opération pourrait ne pas être bouclée dans les délais prévus, soit avant la fin de l’année. L’action Time Warner a dévissé de 6,5%, à 88,5 dollars, en clôture à Wall Street, les investisseurs craignant un échec de la transaction. L’action AT&T a terminé de son côté sur un gain de 1,15%.
AT&T continue de discuter avec le département américain de la Justice du rachat de Time Warner, ce qui rend «incertain» le calendrier en vue de la conclusion de cet accord a reconnu le directeur financier de l’opérateur de télécoms américain. Selon ses précédentes déclarations, l’opérateur s’attendait à conclure la transaction d’ici la fin de l’année.
Le groupe TF1 et l’opérateur télécoms Altice-SFR ont annoncé hier la fin de leurs procédures contentieuses et la signature d’un nouvel accord de distribution. De ce fait, le service MyTF1 sera à nouveau accessible aux abonnés de SFR dès le 7 novembre, ajoutent-ils dans leur communiqué. Ce premier accord de distribution global intègre l’offre TF1 Premium et des services complémentaires. «En outre, les groupes TF1 et Altice-SFR travaillent ensemble élaborer des solutions permettant de développer des dispositifs publicitaires adaptés aux nouveaux usages.»
Le câblo-opérateur Altice USA va utiliser le réseau télécoms de l’opérateur Sprint pour commercialiser des services mobiles aux Etats-Unis dans le cadre d’un accord pluriannuel, devenant ainsi la dernière entreprise en date à entrer sur ce segment pour retenir ses abonnés. L’accord permettra également à Sprint d’utiliser les infrastructures de réseaux câblés d’Altice pour transmettre des données mobiles et développer un réseau de nouvelle génération à la norme 5G. Les deux groupes ont annoncé ce partenariat dimanche au lendemain de l'échec du projet de fusion entre Sprint et T-Mobile US, qui aurait créé un opérateur télécoms mobile susceptible de concurrencer les leaders du marché américain. Le directeur financier de Sprint a déclaré que cet accord n'était pas lié à l'échec de la fusion avec T-Mobile.
Le conglomérat japonais SoftBank a fait état ce matin d’une hausse de 20,6% de son bénéfice d’exploitation à 395,6 milliards de yens (2,98 milliards d’euros) sur le trimestre juillet-septembre, porté par la croissance de son fonds technologique Vision Fund créé avec l’Arabie saoudite. En ne prenant pas en compte ce fonds, doté de près de 100 milliards de dollars (86 milliards d’euros), le bénéfice aurait reculé de 4%.
Le fabricant américain de semi-conducteurs Broadcom a confirmé lundi avoir présenté une offre d’achat non sollicitée sur son concurrent américain Qualcomm pour un montant global de 130 milliards de dollars, dette comprise. Ce qui ferait de cette opération la plus importante du secteur des technologiques. Broadcom offre 70 dollars par action Qualcomm, dont 60 dollars en numéraire et 10 dollars en actions Broadcom. Le prix offert représente une prime de 13% sur le cours de clôture de Qualcomm vendredi, et de 27,6% sur le cours de jeudi, avant que ne bruissent les premières rumeurs. Broadcom a précisé que son offre était valide que Qualcomm finalise ou non le rachat de NXP Semiconductors pour 40 milliards de dollars.
Le cours de l’action Altice chute de plus de 10% vendredi matin à la Bourse d’Amsterdam, accusant la plus forte baisse de l’indice européen Stoxx 600. Le titre est tombé jusqu'à 14,335 euros dans la matinée, son plus bas niveau depuis août 2016. Les actionnaires du groupe de télécoms réagissent aux mauvais chiffres dévoilés jeudi soir. Altice a indiqué s’attendre désormais à ce que son Ebitda ajusté annuel progresse «dans le bas de la fourchette de la prévision d’une progression élevée à un chiffre».
Pénalisé par Global Services, sa filiale destinée aux multinationales, l’opérateur télécoms britannique a annoncé hier un bénéfice net ajusté en repli de 4% à 1,81 milliard de livres (2,1 milliards d’euros) pour les trois mois clos au 30 septembre, légèrement supérieur au consensus de 1,79 milliard de livres. Son chiffre d’affaires a reculé de 2% à 5,95 milliards. La croissance de sa division mobile EE a été contrebalancée par les coûts plus élevé des retraites et des droits sportifs.