Avec 220 millions d’Euros de provisions ou de pertes résultant directement ou indirectement (portefeuille CDS de la banque autrichienne Kommunal Kredit) de la crise grecque, l’UMR présente les plus mauvais résultats financiers de son histoire. D’autres actifs tel que l’immobilier en Allemagne et quelques fonds déjà impactés en 2008 - 2009 ont également généré des provisions supplémentaires. Les rendements nets comptables s’affichent donc, pour Corem à 0,49 % fin 2011, contre 5,18 % en 2010 et pour le régime fermé (R1) à 2 % contre 5 % en 2010. Sur 9 ans (2003 - 2011) le rendement moyen des 2 principaux fonds s'établissent à : Corem = 4,87 %, R1 = 5,11 %. Côté opérationnel, le régime Corem a néanmoins enregistré 6700 adhésions supplémentaires, suivant la progression des deux années précédentes. Cette tendance se confirme en 2012 avec une augmentation de 12 % d’adhésions au premier trimestre par rapport à l’année précédent. La collecte de 208 millions d’euros de cotisations, 391 000 sociétaires (dont 320 000 adhérents au Corem) et 7,6 milliards d’euros d’actifs gérés permet à l’UMR de représenter 11% de l'épargne retraite individuelle volontaire en France.
Philippe Soubirous (FO), attaché principal d’administration du ministère de la Défense devient vice-président de l'Établissement de Retraite additionnelle de la Fonction publique dont il est administrateur depuis 2009. Secrétaire fédéral de la Fédération générale des Fonctionnaires Force Ouvrière (FGF FO) en charge des dossiers retraite et du droit de la fonction publique, Philippe Soubirous est diplômé en droit public de l’université Paris XI. Spécialiste des retraites publiques, il siège au Conseil d’orientation des retraites et est membre du conseil d’administration de la Préfon (caisse nationale de prévoyance des fonctionnaires dont il fut vice-président et président 2008-2011) ; Ses mandats le conduisent à participer au dialogue social européen au sein de la Fédération syndicale européenne des services publics (FSESP), et à siéger comme membre du conseil d’administration de l’ENA ainsi qu’au conseil supérieur de la Fonction publique de l’Etat. Il fut, de 2007 à 2008, auditeur de la 5ème promotion du CHEDE (cycle des hautes études pour le développement économique organisé par l’IGPDE) .
Le 20 mars 2012, les institutions de prévoyance Apicil Prévoyance (groupe Apicil), Aprionis Prévoyance, Ipsec, Novalis Prévoyance et Vauban Humanis Prévoyance (Groupe Humanis), Ciprev (groupe Victor Hugo) et le GNP (Groupement National de Prévoyance) se sont réunis en Assemblée générale pour constituer le Groupement Paritaire de Prévoyance Adéis. Adéis est le premier Groupement Paritaire de Prévoyance (GPP) entièrement dédié au développement de la protection sociale des branches professionnelles. A l’issue de cette Assemblée générale s’est tenu le premier conseil d’administration d’Adéis. Michel Dieu (Collège Participants - FO) a été élu Président et Denis Banizette (Collège Adhérents - MEDEF), premier Vice-président. Michel Bodoy (collège Adhérents - MEDEF) et Jean-Luc Parzys (Collège Participants - CGT) ont été élus deuxièmes Vice-présidents. Henri Martinez a été nommé Directeur général d’Adéis. Il exerce par ailleurs la fonction de Directeur général du GNP. Adéis est un groupement de moyens partagés et dédié au développement et au suivi des accords conventionnels nationaux et territoriaux, son activité opérationnelle démarrera en avril 2012. Avec près de 9 millions de salariés couverts par des accords conventionnels, la négociation collective de branche constitue un levier majeur de la protection sociale. 70% des conventions collectives nationales en vigueur proposent à leurs salariés un régime complémentaire de prévoyance. Parmi celles-ci, 20% se sont dotées d’un régime complémentaire de frais de soins de santé. La négociation collective de branche joue un rôle significatif pour l’accès des salariés à une protection sociale complémentaire de qualité, notamment au sein des TPE et des PME.
Avec 4,6 millions de cotisants bénéficiaires, la Retraite additionnelle de la Fonction publique est l’un des plus importants fonds de pension public au monde. Investisseur institutionnel de long terme dont les placements sont la garantie des retraites qu’il versera à ses bénéficiaires cotisants, l’ERAFP se doit d’exercer tous les droits attachés à son statut. En concertation avec d’autres caisses de retraite ou investisseurs de long terme, l’ERAFP entend ainsi proposer dans les prochains mois une politique d’engagement à la fois exigeante et pragmatique. En cohérence avec les PRI, dont l’Etablissement est signataire, le conseil d’administration de l’ERAFP a dégagé quelques grands principes provisoires dont la Direction du Régime veillera à ce qu’ils soient bien mis en oeuvre dès la prochaine saison d’assemblées générales, et, en toute hypothèse, bien intégrés par les gestionnaires des mandats de gestion du Régime. Pour les grandes entreprises cotées, l’ERAFP considère notamment : qu’un Conseil doit reposer sur un équilibre de compétence, d’expérience et d’indépendance. A cet égard : un Conseil composé pour moitié d’administrateurs indépendants devrait constituer l’objectif visé ; la séparation des postes de Président du Conseil et de Directeur Général devrait être systématique ; un administrateur ne devrait pas cumuler plus de trois mandats dans des sociétés cotées. que la rémunération des principaux dirigeants doit être cohérente avec la stratégie et la performance de l’entreprise sur le long terme et demeurer exemplaire afin d’assurer une forte cohésion sociale au sein de celle-ci. A cet égard : la rémunération globale annuelle d’un dirigeant ne devrait pas excéder 100 fois le salaire minimum ; les grandes entreprises cotées ne devraient plus distribuer de stock options car ce mécanisme ne favorise pas l’alignement souhaité par l’ERAFP entre les rémunérations des dirigeants et ses intérêts d’investisseur de long terme socialement responsable ; les dirigeants ne devraient pas bénéficier de régimes de retraites « surcomplémentaires » financés uniquement par les sociétés, en particulier s’ils sont à prestations définies ; les dirigeants devraient se voir attribuer ni d’indemnités de départ ni toute autre forme d’indemnisation assimilable à un « parachute doré » dans le cas d’un départ non contraint. Afin de peser dans tous les débats qui se développeront sur le droit des actionnaires et la manière dont ceux-ci peuvent ou non faire valoir leurs droits, l’ERAFP se prononce en faveur d’une évolution des règles en matière de dépôt des résolutions aux assemblées générales. Dans cette perspective, l’Etablissement souhaite promouvoir une concertation avec les autres investisseurs de long terme français ou étrangers, pour que soit confié à l’AMF le soin d’apprécier la recevabilité des résolutions contestées par le management d’une entreprise.
Suite au départ de Vincent Cornet pour la Banque Postale AM, Anne Courrier a pris la présidence du directoire de Fédéris Gestion d’Actifs, société de gestion du Groupe Malakoff Médéric qu’elle a rejoint en juin 2010 en qualité de directeur général, membre du directoire. Auparavant, Anne Courrier a exercé différentes responsabilités au Fonds de Réserve pour les Retraites, où elle a notamment occupé les postes de directeur d’investissement en charge du suivi des mandats obligataires, de responsable du département gestion d’actifs cotés, et de responsable de la gestion déléguée.
L’année 2011 a été marquée par une importante volatilité des marchés. En particulier, les marchés actions de la zone euro ont enregistré une baisse de très forte amplitude (-14,5% sur l’Eurostoxx) et ceux des pays émergents une chute encore plus accentuée (-16%). Dans ce contexte, l’actif net du FRR a bien résisté. Au 31 décembre 2011, le FRR disposait de 35,1 milliards d’euros alors que l’actif net s'établissait à 37 Md€ au 31 décembre 2010. Or, en cours d’année, 2,1 Md€ ont été versés au bénéfice de la CADES le 25 avril 2011. Au total, la variation de l’actif net hors décaissement s'établit donc à +200 M€. Cette résistance de l’actif net est imputable à l’effet conjugué de trois facteurs : la bonne performance (+4,5%) des actifs de couverture (obligations) qui ont représenté de l’ordre de 60% du portefeuille en moyenne. Cette performance est due en grande partie à la baisse des taux d’intérêt des émetteurs perçus comme des refuges en période d’incertitude (Allemagne, Etats-Unis); la diversification du portefeuille de performance qui a permis d’atténuer le choc subi sur les marchés actions. La performance de cette poche s'élève sur l’année à -5,9%, alors que les actions européennes ont perdu 14,5%, notamment en raison de la résistance des actions américaines (+2%), des obligations d’entreprises américaines (+9%), des titres de dettes des pays émergents (+3,4%) et des matières premières (+1%). Enfin, la gestion flexible de la poche de performance qui a permis de réduire la volatilité du portefeuille en cours d’année. Le ratio de financement s'établit à 136,5%, en légère diminution depuis son niveau de début d’année (139,25%). Cette légère baisse est due à l’effet conjugué de la hausse de valeur de l’actif et de la hausse plus forte de la valeur du passif en raison de la baisse des taux d’actualisation de référence (l’OAT 10 ans passant de 3,36% à 3,15%). Compte-tenu des évolutions de marchés, la poche de couverture représentait au 31 décembre 62,1% du total des actifs et la poche de performance 37,9% à cette même date. Le rendement net sur l’année de l’ensemble de l’actif net du FRR depuis le 1er janvier est de +0,37% et la performance annualisée du FRR nette de tout frais depuis le début de la gestion s'élevait à 2,65%.