Lorsqu'à l’approche de l'été dernier les regards se tournaient vers le trilogue entre le Conseil, la Commission et le Parlement européens, les espoirs d’obtenir un consensus et un texte définitif sur Omnibus 2 étaient minces. À juste titre. Principale source de blocage : les modalités de calcul de la formule standard pour les « branches longues », telles que l’assurance vie, les rentes de prévoyance, la retraite supplémentaire ou encore la prise en charge de la dépendance, sont des enjeux particulièrement importants pour les institutions de prévoyance. Au cours de l’année 2012, le CTIP a alerté à de nombreuses reprises sur les dangers entraînés par les modalités de calculs retenues. La formule, sans réel rapport avec la réalité des risques à long terme, risquait ainsi d’entraîner une forte volatilité des exigences de fonds propres d’une année sur l’autre. « Cela n’a pas été vu dans les précédentes études d’impact car la dynamique du SCR [le capital de solvabilité requis] n’a jamais été testée sur plusieurs années », rappelle Bertrand Boivin-Champeaux, Directeur Prévoyance et Retraite supplémentaire au CTIP. Lire la suite : cliquez ici
L’Union Mutualiste Retraite (UMR) est engagée dans la recherche d’un nouvel actionnaire majoritaire et procédera ensuite à la nomination d’un directeur général, de manière permanente. Cela signifie donc, comme l’indique Charles Vaquier à IPE, que le recrutement de Christian Oyarbide en tant que directeur général est temporaire. Pour mémoire, la nomination de Christian Oyarbide a été annoncée il y a un mois suite au départ à la retraite de Charles Vaquier, prévu à la fin du mois de mars, et qui a exercé la fonction de directeur général depuis décembre 2002. Charles Vaquier ajoute que l’UMR procédera certainement en août, à la nomination d’un directeur général en CDI, une fois que le nouvel actionnaire majoritaire du régime sera connu. Le capital de l’UMR est actuellement détenu par plusieurs actionnaires, en particulier la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN) qui en possède 70%. Selon Charles Vaquier, le fait que la MGEN détienne la majorité des actions est cohérent au regard des activités de l’UMR qui gère une grande part de la retraite supplémentaire des enseignants en France. Mais il confirme aussi que la MGEN a récemment décidé de réduire sa participation au capital de l’UMR afin de se recentrer sur son c??ur d’activités à savoir les complémentaires santé. Charles Vaquier précise enfin que le futur actionnaire majoritaire de l’UMR sera soit une compagnie d’assurance française, soit un fonds de pension étranger.
« Les jardins de Belleville » est un Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées dépendantes, situé à Paris pour lequel Agrica, parmi d’autres groupes de protection sociale complémentaire ainsi que les Fédérations Agirc Arrco, a apporté son soutien financier. L’ouverture est prévue en mai 2013. En soutenant le projet, le Groupe Agrica permet à ses ressortissants un accès prioritaire dans ce lieu de vie conçu pour répondre aux besoins spécifiques des personnes âgées en perte d’autonomie.
« Nous souhaitons ardemment que les réglementations évoluent pour nous permettre de diversifier nos investissements et de pouvoir protéger les portefeuilles d’un certain nombre de risques (de contre-partie, de taux, etc.) », a déclaré Michel Manteau, Responsable de la gestion de taux à la CARMF, à l’issu de l’atelier « Parcours Rendement » auquel il a participé jeudi 21 mars, dans le cadre du Forum GI. Comme beaucoup d’institutionnels, ce dernier espère en effet qu’un aménagement du code monétaire et financier permettra de faire évoluer la réglementation et rendra « éligibles » certains placements. « Par exemple, nous souhaiterions que les marchés de swaps puissent être utilisables directement et pas seulement pour la couverture du risque de taux, a précisé Michel Manteau. Nous souhaiterions également que soit réputée « euro » un placement en livre sterling ou en francs suisses couvert du risque de change. Cela nous permettrait de pouvoir diversifier les signatures dans notre portefeuille, ce qui est très important pour un investisseur institutionnel ».
Au 31 décembre 2012, l’actif net du Fonds de Réserve pour les Retraites s'établissait à 36,6 milliards d’euros. Dans la mesure où le montant de cet actif s'élevait à 35,1 milliards d’euros au 31 décembre 2011, le FRR a ainsi enregistré une augmentation nette de la valeur de ses placements de 1,5 milliards d’euros, après versement des 2,1 milliards d’euros dus à la CADES, au cours de l’année 2012. En 2012, la performance du Fonds de Réserve pour les Retraites s’est ainsi élevée à +10,5%, nette de frais de gestion. Elle résulte de la conjonction de deux facteurs : la bonne performance des classes d’actifs de la poche de performance : +12,7% en 2012, réalisée presque exclusivement sur la deuxième moitié de l’année : elle vient compenser la baisse de 5,9% enregistrée en 2011. la baisse des taux des obligations d’Etat et des primes de rendement sur les émetteurs non souverains : elle permet à la poche de couverture d’enregistrer une progression de 10,1%. En 2012, le FRR a maintenu sa politique de gestion prudente d’un actif très diversifié afin de garantir un haut degré de couverture du passif La performance annualisée du FRR depuis le début de la gestion s'élève à 3,5% Le ratio de financement mesurant la capacité du FRR à servir son passif (actif net / valeur du passif) s'élève à 135%, proche du niveau de départ de la nouvelle allocation (138% au 10 décembre 2010). Compte-tenu des évolutions de marchés, la poche de couverture représentait au 31 décembre 58,6 % du total des actifs et la poche de performance 41,4 % à cette même date. Le Fonds de Réserve pour les Retraites est un établissement public administratif de l’Etat créé par la loi en 2001. Doté d’un Conseil de surveillance et d’un Directoire, il a pour mission de gérer les sommes qui lui ont été affectées jusqu’au 31 décembre 2010 afin de constituer des réserves destinées à contribuer à la pérennité des régimes de retraites.