Standard Chartered (StanChart) a publié hier un bénéfice semestriel en progression de 3%, supérieur aux attentes, grâce à la hausse des revenus tirés de ses principaux marchés asiatiques et à la gestion de ses coûts. Le bénéfice imposable de la banque britannique cotée à la fois à Londres et Hong Kong, a augmenté à 2,41 milliards de dollars (2,18 milliards d’euros) sur les trois mois à fin juin, contre 2,35 milliards un an plus tôt, indique le groupe dans un document boursier. Onze analystes anticipaient un bénéfice de 2,23 milliards de dollars, selon un consensus fourni par la banque.
Thomson Reuters a relevé hier ses prévisions financières pour 2019 et 2020 après avoir publié au deuxième trimestre un chiffre d’affaires de 1,42 milliard de dollars traduisant une croissance organique de 4%, supérieure aux attentes et sa plus forte depuis 2008. Legal, Corporates et Tax & Accounting, les trois grandes divisions du groupe canadien, ont contribué à cette performance. L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté a augmenté de 2% à 355 millions de dollars, mais la marge est passée de 26,6% un an plus tôt à 25%, en raison de la hausse des charges liées à la séparation de l’activité Refinitiv (lire par ailleurs) du reste du groupe. «Nous pensons que nous sommes bien positionnés pour la croissance future et nous attendons maintenant une croissance des revenus pour 2019 et 2020 et un Ebitda ajusté dans la partie supérieure de la fourchette des prévisions précédemment fournies», a déclaré le directeur général, Jim Smith.
Pénalisé par des éléments exceptionnels liés à l’acquisition de la Bourse d’Oslo en juin, Euronext a annoncé hier une baisse de 4,4% sur un an de son bénéfice net à 53,4 millions d’euros au deuxième trimestre, dans un contexte de repli des volumes sur ses marchés au comptant. Son chiffre d’affaires a progressé de 1,8% sur un an en données publiées, à 159 millions d’euros, mais il a reculé de 1,7% à périmètre constant (hors intégration d’Oslo Børs et de Commcise). L’opérateur boursier paneuropéen présentera en octobre un plan stratégique et de nouveaux objectifs financiers à l’horizon 2022.
Lloyds Banking Group a annoncé hier un recul de son bénéfice avant impôts de 7,1% à 2,90 milliards de livres (3,16 milliards d’euros) sur le semestre écoulé, en raison de nouvelles provisions liées au dossier de la vente abusive de produits d’assurance crédit (PPI). Son produit net bancaire (PNB) est ressorti en repli de 1,7% à 8,82 milliards, conformément au consensus établi par la banque britannique. Au 30 juin 2019, le ratio de fonds propres durs CET1 s'élevait à 14% après paiement du dividende, contre 13,9% au 31 mars. Lloyds vise désormais un rendement des fonds propres retraités des survaleurs (ROTE) d’environ 12%, contre une fourchette de 14% à 15% précédemment anticipée.
Fiat Chrysler a confirmé hier ses objectifs annuels après avoir réalisé au deuxième trimestre des résultats record en Amérique du Nord où sa marge d’exploitation a gagné 90 points de base pour atteindre 8,9%. Le groupe automobile s’est dit convaincu que son bénéfice d’exploitation (Ebit) dépasserait cette année les 6,7 milliards d’euros de 2018. Au deuxième trimestre clos fin juin, celui-ci s’est établi à 1,52 milliard d’euros, alors que les analystes l’attendaient en moyenne à 1,43 milliard.
La deuxième banque espagnole a publié hier un bénéfice net en hausse de 2,6% à 1,28 milliard d’euros entre avril et juin, principalement grâce à la cession de crédits immobiliers douteux à un fonds de pension canadien. BBVA souligne «l’impact positif» de 130 millions d’euros de la revente d’un portefeuille de crédits d’une valeur évaluée à 1,49 milliard d’euros à l’Office d’investissemment du régime de pensions du Canada. Le produit net bancaire a de son côté reculé de 6% à 4,6 milliards d’euros.
Accor a annoncé hier une hausse de son résultat brut d’exploitation (Ebitda) semestriel de 5,1% à 375 millions d’euro, grâce à ses efforts de restructuration et à l’amélioration de l’activité en Asie, ce qui conduit le numéro un mondial de l’hôtellerie à prévoir une nouvelle «année record». Le revenu par chambre disponible (revPAR), principal indicateur de l’activité, a progressé de 2,9% à périmètre constant. Son Ebitda devrait ainsi atteindre entre 820 et 850 millions d’euros en 2019, après 712 millions l’an dernier.
Le groupe bancaire a enregistré un bénéfice net en hausse de 3,1% au titre du trimestre écoulé, à 2,47 milliards d'euros, aidée par une plus-value de cession d'une participation de 2,5% dans l'indien SBI Life.
Le leader mondial des cosmétiques a publié hier des résultats semestriels tirés par ses divisions Luxe et Active Cosmetics ainsi que par les marchés asiatiques. Son chiffre d’affaires a atteint 14,8 milliards d’euros, en croissance de 10,6% en données publiées et de 7,3% à périmètre et taux de change constants. Le résultat d’exploitation s’est élevé à 2,89 milliards, en progression de 12,1%, faisant ressortir une marge d’exploitation record de 19,5%. Après prise en compte de 139 millions d’euros d'éléments non récurrents, le résultat net s’est établi à 2,33 milliards, en hausse de 2,3%. Le groupe a en outre annoncé des rachats d’actions à hauteur de 750 millions d’euros.
Engie a confirmé hier ses objectifs annuels après avoir enregistré une hausse de ses résultats semestriels grâce au rebond de ses performances au deuxième trimestre, tirées par le nucléaire en Belgique et par ses activités de gestion d'énergie. Le groupe français affiche un résultat net des activités poursuivies de 1,5 milliard d’euros (stable en variation brute, +1,7% en organique) et un chiffre d’affaires de 33 milliards (+9,3% en variation brute, +7,6% en organique). Alors que son cash-flow opérationnel s’est nettement replié (à 2,7 milliards d’euros contre 3,5 milliards au premier semestre 2018), Engie prévoit toujours «une amélioration substantielle» de cet indicateur pour l’ensemble de l’exercice.
Grâce au dynamisme des dépenses des ménages américains, la valeur des transactions traitées par Mastercard a augmenté de 8,3% à 1.600 milliards de dollars (1.435 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2019, montraient hier les chiffres publiés par le numéro deux mondial des cartes de crédit. En volume, la progression s’est élevée à presque 21%, à 26,80 milliards de transactions, avec notamment une hausse de 10% aux Etats-Unis et un bond de 31% en Europe. MasterCard a réalisé un bénéfice ajusté par action de 1,89 dollar sur la période avril-juin, alors que les analystes attendaient en moyenne 1,83 dollar.
Le deuxième brasseur mondial a annoncé hier un bénéfice d’exploitation à périmètre comparable en très légère progression (+0,3%) à 1,78 milliard d’euros sur les six premiers mois de 2019, alors que les analystes attendaient 1,92 milliard. Ses coûts ont grimpé de 8,5% d’un an sur l’autre, essentiellement en raison du prix de l’aluminium utilisé pour le conditionnement de ses bières. Le groupe néerlandais, qui a maintenu sa prévision d’une hausse de l’ordre de 5% de son bénéfice d’exploitation annuel, s’attend à tirer parti de la progression de ses volumes et de ses prix de vente.
Sur le semestre clos fin juin, le chiffre d’affaires de Maisons du Monde s’est établi à 564 millions d’euros, en hausse de 11,2% en données publiées et de 10,9% à taux de change constants. Son excédent brut d’exploitation s’est contracté de 4,9% à 45,6 millions d’euros d’un an sur l’autre. Le groupe d’ameublement et de décoration a confirmé ses objectifs annuels d’une croissance d’environ 10% de son chiffre d’affaires, en données publiées, et d’une marge brute d’exploitation supérieure à 13%, contre 8,1% au 30 juin dernier.
Sopra Steria a relevé vendredi son objectif de croissance organique de son chiffre d’affaires 2019, d’une fourchette de 4% à 6%, à plus de 6%, après une progression de 7,4% au premier semestre, dont +7,5% au deuxième trimestre. La SSII vise toujours une «légère» amélioration de sa marge opérationnelle d’activité (7,5% en 2018), en hausse de 0,2 point à 6,8% au premier semestre et elle table sur un flux net de trésorerie disponible supérieur à 150 millions d’euros.
Twitter a publié vendredi un bénéfice trimestriel de 1,1 milliard de dollars (988 millions d’euros), soit 1,43 dollar par action, contre 100 millions de dollars (13 cents/action) un an plus tôt. Le bénéfice a été gonflé par une plus-value fiscale de plus d’un milliard de dollars liée à la restructuration de l’entreprise. Son chiffre d’affaires a augmenté de 18% à 841 millions de dollars, dépassant les attentes de Wall Street qui étaient de 829 millions de dollars. Le réseau social anticipe un chiffre d’affaires global au troisième trimestre compris entre 815 et 875 millions de dollars, contre 869,3 millions prévu en moyenne par les analystes.
Les banques espagnoles Caixabank et Banco Sabadell ont terminé la séance de vendredi en baisse respective de 6,7% et 6,6% après avoir réduit toutes les deux leurs prévisions de revenus pour l’exercice en cours en raison du faible niveau des taux d’intérêt dans la zone euro qui devrait perdurer plus longtemps que prévu. Caixabank, troisième banque espagnole par les actifs, a réduit son objectif de croissance de ses activités principales à 1%, contre +3% précédemment. Sabadell, la quatrième banque du pays, a de son côté ramené sa prévision de revenu net d’intérêt dans une fourchette de -1% à 0%, contre +1 à +2% auparavant. Le revenu net d’intérêts de Caixabank a progressé de 0,9% sur les trois mois à fin juin à 1,24 milliard d’euros, contre un consensus de 1,25 milliard. Celui de Sabadell a augmenté de 0,6% à 905 millions d’euros au deuxième trimestre sur un an, alors que les analystes anticipaient un revenu net d’intérêts de 909 millions.
L’action Starbucks gagnait près de 6% hier dans les échanges d’après clôture, en réaction à la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes. La chaîne de cafétérias a publié un résultat net par action, hors éléments exceptionnels, de 78 cents contre un consensus de 72 cents par action. Son chiffre d’affaires a progressé de 7,9% à 6,8 milliards de dollars (6,1 milliards d’euros). Le groupe a relevé sa prévision de croissance des ventes pour l’ensemble de son exercice à +7%, contre +5% auparavant attendu.
L’assureur-crédit a fait part hier d’une hausse de 25% de son bénéfice net 78,5 millions d’euros au premier semestre 2019, à la faveur d’une progression de ses primes et d’une amélioration de sa rentabilité. Sur le seul deuxième trimestre, son bénéfice net de 42,2 millions d’euros a largement dépassé le consensus des analystes qui tablaient en moyen sur 37 millions. Le ratio combiné net de réassurance de l’assureur-crédit, dont Natixis détient 42,1% du capital, s’est amélioré à 76% à fin juin, contre 77% un an plus tôt. Coface a par ailleurs indiqué que les objectifs de son plan de transformation «Fit to Win», qui court jusqu’à fin 2019, étaient «en bonne voie pour être atteints» malgré un environnement international devenu plus complexe au cours des derniers trimestres.
Lazard a fait état hier d’une contraction de 55% de son résultat net au cours du deuxième trimestre marqué par une baisse de ses revenus tant dans ses activités de conseil que dans la gestion d’actifs. La banque d’affaires indique dans un communiqué avoir dégagé sur le trimestre un bénéfice net de 66 millions de dollars (59 millions d’euros) contre 147 millions un an plus tôt. Dans le conseil, ses revenus sur la période ont reculé de 21%, tandis qu’ils ont baissé de 12% dans la gestion d’actifs.