La société de services informatiques Capgemini s’est fixé de nouveaux objectifs pour 2020 après avoir publié ses résultats définitifs du premier semestre qui sont ressortis en ligne avec une première estimation communiquée fin juillet et ont mis en exergue la résistance du groupe à la crise sanitaire.
L’une des plus fortes hausses du CAC 40, en gain de plus de 3% en fin de matinée, Pernod Ricard anticipe un environnement volatil et incertain tout au long de son exercice qui s’achèvera fin juin 2021, après avoir enregistré une chute de 38% de ses ventes au quatrième trimestre 2019-2020. « Nous attendons un ralentissement durable pour le Travel Retail, mais une bonne résilience du off-trade aux Etats-Unis et en Europe, ainsi qu’une reprise progressive en Chine, en Inde et pour le on-trade dans le monde », a commenté Alexandre Ricard, le PDG du groupe
Tabula Investment Management, spécialiste des ETF obligataires, lance son premier ETF sur le segment ETFplus de Borsa Italiana. Il s’agit de l’ETF European IG bond, un produit sur les obligations d’entreprises européennes «investment grade». Tabula IM devient le 25ème émetteur d’ETF de la Bourse de Milan et son ETF porte à 1.288 le nombre de produits disponibles sur ETFplus. Les encours du segment ETFplus à fin juillet étaient de 91,22 milliards d’euros. Depuis le début de l’année, les ETF en Italie ont levé 6,8 milliards d’euros, dont la moitié sur des produits obligataires.
La marge d’Ebitda du distributeur atteint 5,6% au premier semestre (+0,8 point). Il vise 7,5% en 2022. Les ventes digitales pèsent 11% du chiffre d’affaires.
Bouygues progressait fortement à la Bourse de Paris, jeudi, porté par des résultats supérieurs aux attentes au premier semestre, pour clôturer à 1,25%, soit 33,93 euros par action. Sur le premier semestre, Bouygues a accusé une perte nette de 244 millions d’euros, contre un bénéfice net de 225 millions d’euros sur la même période de 2019. Le chiffre d’affaires a reculé de 15%, à 14,76 milliards d’euros. Bouygues a enregistré une perte opérationnelle courante de 132 millions d’euros, contre un résultat opérationnel courant (ROC) de 453 millions d’euros au premier semestre 2019. Concernant ses perspectives, Bouygues avait renoncé début avril à ses objectifs financiers pour 2020 au niveau du groupe.
Bouygues progresse fortement à la Bourse de Paris, jeudi, porté par des résultats supérieurs aux attentes au premier semestre, où ses différentes activités ont été pénalisées par la crise sanitaire. Vers 12h40, l’action Bouygues gagnait 3,61%, à 34,72 euros, signant à la fois la plus forte hausse du SBF 120 et du CAC 40.
Sur l’ensemble de l’année 2020, Eiffage anticipe une activité et des résultats «en forte baisse» sans toutefois la chiffrer. Le groupe anticipe néanmoins un redressement «significatif» au second semestre (reprise effective des chantiers, trafic autoroutier de l’été proche de celui de 2019). Fin juin, son carnet de commandes est en hausse de 15%, à plus de 17 milliards d’euros. Au premier semestre, le chiffre d’affaires d’Eiffage a reculé de 19% (-20% en organique) à 6,9 milliards d’euros. La baisse a dépassé les 31% sur le seul deuxième trimestre. Le résultat opérationnel courant a chuté de 69% sur le semestre à 262 millions d’euros, soit une marge de 3,8%, contre 9,8% un an plus tôt.
ID Logistics résiste. Le spécialiste de la logistique a enregistré une hausse de 4,3% (+2% en comparable) de son chiffre d’affaires au premier semestre à 777 millions d’euros. Sa marge opérationnelle courante reste stable à 2,6%. La baisse de la rentabilité en France de 3,8% à 2,8% a été compensée par la progression de 1,6% à 2,4% à l’international. Le groupe ne donne pas de perspectives chiffrées pour l’ensemble de l’exercice, mais se dit « prêt à saisir les opportunités qui se présenteraient à travers le développement du e-commerce, la relocalisation industrielle en Europe, le renforcement de l’externalisation et la concentration du secteur ».
Carlsberg a déclaré hier qu’il s’attendait à une baisse de 10% à 15% de son bénéfice d’exploitation annuel, alors que les restrictions mises en oeuvre pour lutter contre le coronavirus vont pénaliser les ventes au second semestre dans ses marchés clés que sont la Chine et l’Europe de l’Ouest. Dans ce contexte, le brasseur danois a précisé qu’il renonçait à la deuxième tranche de son programme de rachat d’actions, en préférant mettre l’accent sur les coûts, la trésorerie et les liquidités.
Le groupe chinois de jeux et de réseaux sociaux Tencent a fait état hier d’un bénéfice net en hausse de 37% à 33,1 milliards de yuans (4,05 milliards d’euros) au deuxième trimestre 2020, porté par le succès de ses jeux vidéo, notamment sur les réseaux mobiles, dans le contexte de la crise sanitaire. Cette performance est supérieure aux estimations des analystes, qui tablaient en moyenne sur un bénéfice de 27,56 milliards de yuans. Son chiffre d’affaires a augmenté de 29% à 114,9 milliards de yuans, dépassant lui aussi les attentes du marché, qui le donnaient à 112,8 milliards. Tencent, en tant que propriétaire de l’application de messagerie instantanée WeChat, est l’un des deux groupes visés par le décret présidentiel signé la semaine dernière par Donald Trump, l’autre étant ByteDance, maison mère de TikTok.
Le conglomérat industriel japonais a annoncé hier sa première perte d’exploitation trimestrielle en près de quatre ans, alors que la pandémie de coronavirus a pesé sur la demande concernant ses appareils électroniques, copieurs et équipements de fabrication de puces. Toshiba a enregistré une perte d’exploitation de 12,6 milliards de yens (100 millions d’euros) pour le trimestre d’avril à juin, contre un bénéfice de 7,83 milliards de yens un an plus tôt. Les analystes tablaient en moyenne sur une perte opérationnelle de 3,4 milliards de yens. Les prévisions du groupe pour l’ensemble de son exercice finissant en mars 2021 demeurent inchangées par rapport à ses objectifs fixés en juin dernier.
Cisco a publié hier soir un résultat net en hausse de 19% à 2,64 milliards de dollars (2,23 milliards d’euros), soit 62 cents par action, au titre du quatrième trimestre de son exercice décalé. Le résultat ajusté par action a reculé à 80 cents, contre un consensus de 74 cents. Le chiffre d’affaires a reculé de 9%, à 12,15 milliards de dollars, dépassant le consensus, qui était de 12,09 milliards. Au premier trimestre de l’exercice qui vient de s’ouvrir, Cisco attend un résultat par action compris entre 41 et 47 cents et un résultat ajusté de 69 à 71 cents par action. Le chiffre d’affaires est à nouveau attendu en baisse de 9% à 11%. Les analystes prévoyaient en moyenne un résultat ajusté de 75 cents et un chiffre d’affaires en recul de seulement 7%.
InterContinental Hotels Group (IHG), propriétaire de la chaîne Holiday Inn, a annoncé hier percevoir les «tout premiers» signes d’un redressement de la demande, après avoir fait état d’un chiffre d’affaires inférieur de plus de moitié à celui de l’an passé et d’une chute du bénéfice de 82% à 74 millions de dollars (63 millions d’euros) au premier semestre. IHG, qui exploite également les chaînes Crowne Plaza, Regent et Hualuxe, a souligné le manque de visibilité sur le calendrier de la reprise du tourisme.
Le groupe hôtelier américain Marriott International a annoncé hier sa première perte trimestrielle en presque neuf ans, la propagation du coronavirus ayant fait chuter les réservations dans l’industrie du tourisme. Son chiffre d’affaires a reculé de 72,4% à 1,46 milliard de dollars (1,24 milliard d’euros), tandis que les analystes tablaient en moyenne sur 1,68 milliard de dollars. Son revenu par chambre disponible (RevPAR), indicateur clé de rentabilité du secteur, a plongé de 84,4%. Sur une base ajustée, l’entreprise a publié une perte de 0,64 dollar par action, alors que le consensus tablait sur une perte de 0,42 dollar. Le groupe s’attend à une reprise graduelle du taux d’occupation des chambres d’hôtel à l’échelle mondiale, même si le retour au niveau d’avant-crise pourrait prendre quelques années. Pour 2020, Marriott s’attend à une hausse de 2 ou 3% du taux d’occupation de ses chambres. Il a déclaré avoir rouvert 91% de ses hôtels dans le monde, contre 74% en avril.
La société d’investissement contrôlée par Warren Buffett a annoncé samedi que son bénéfice d’exploitation trimestriel avait chuté de 10% à 5,51 milliards de dollars (4,67 milliards d’euros) et qu’elle avait passé une provision de 9,8 milliards de dollars sur l’entreprise américaine Precision Castparts qui fabrique des composants utilisés dans l’industrie aéronautique et le secteur de l’énergie. Acquise en 2016 par Berkshire Hathaway, cette entreprise a particulièrement souffert de la pandémie du Covid-19. Grâce à des plus-values latentes sur son portefeuille d’investissement, le bénéfice net de Berkshire Hathaway au deuxième trimestre 2020 a atteint 26,3 milliards de dollars, contre 14,1 milliards à la même époque de l’an dernier. La société a en outre procédé à des rachats d’actions pour un montant de 5,1 milliards de dollars entre avril et juin.