A Chicago mardi soir, Peregrine Financial Group a demandé sa mise en liquidation selon le chapitre 7 de la loi américaine sur les faillites, au milieu d’un scandale dans lequel le régulateur s’est mis à la recherche des 215 millions de dollars d’argent des clients qui manquent dans les caisses de l’entreprise, indique The Wall Street Journal. Un peu plus tôt, la Commodities Futures Trading Commission (CFTC) avait intenté un procès devant un tribunal de Chicago contre Peregrine Financial et son fondateur Russell Wasendorf Sr pour fraude, violation de la loi protégeant l’argent des déposants et fausses déclarations.
D’après les informations exclusives du Handelsblatt, les inspecteurs du fisc ont procédé à la perquisition des logements de clients allemand du Credit Suisse, qui sont soupçonnés d’évasion fiscale au moyen de «produits des Bermudes». L’opération concernerait environ 7.000 clients et la fraude porterait sur plusieurs milliards d’euros.La nouvelle série de données aurait donné un taux de succès voisin de 100 % pour les inspecteurs. L’évasion moyenne constatée serait de 500.000 euros, mais elle atteint ou dépasse dans certains cas les 12 millions d’euros.Les informations seraient provenues d’une fuite à l’intérieur du Credit Suisse, mais on ne sait pas encore qui le fisc allemand a payé son informateur.
En plein scandale du Libor, rapporte Les Echos, la Fédération bancaire européenne, qui pilote l’Euribor se dit ouverte aux propositions du commissaire au Marché intérieur, Michel Barnier, qui envisage de placer sous la tutelle des superviseurs l’Euribor et le Libor. Mais pour l’heure, l’organe de pilotage de l’indice exclut toute mesure d’audit interne au sein de la quarantaine de banques qui contribuent à l’Euribor. Et exclut aussi une refonte de l’indice.
Selon Finews.ch, trois salariés de RothsInvest Asset Management ont été arrêtés en Italie. Ils auraient convaincu environ 500 personnes d’investir dans un placement situé à l'étranger, leur promettant des performances de 10 %. 250 millions d’euros auraient été détournés, selon Finews, qui parle de «Madoff italien».L’ancien directeur de la société financière suisse RothsInvest Asset Management Robert Da Ponte, fait également l’objet d’une enquête en Italie pour de graves infractions (blanchiment d’argent, détournements...). Il aurait en sa possession une partie des sommes détournées. Il est en fuite depuis le mois de mai. L’affaire comporte un autre volet, politique cette fois. Manuel Brandenberg, inscrit en tant que vice président de RothsInvest, est membre du conseil cantonal suisse, et un homme politique en pleine ascension du parti du centre suisse.
L’action en nom collectif intentée devant un tribunal fédéral de l’Oklahoma par Compsource Oklahoma s’est conclue par un compromis par lequel BNY Mellon accepte de verser 280 millions de dollars afin d’obtenir l’arrêt de la procédure.A l’origine de cette transaction, plusieurs investisseurs avaient accusé la banque d’avoir investi imprudemment, sous forme de prêts de titres, du collatéral dans Sigma Finance Corp, un fonds d’investissement de 27 milliards de dollars créé par le londonien Gordian Knot. Ce «special investment vehicle» (SIV) avait fait faillite en octobre 2008.
La commission des sanctions de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a imposé à Oddo & Cie une amende de 100.000 euros, rapporte L’Agefi. Dans une décision datée du 6 juillet, le régulateur français reproche au courtier de ne pas avoir déclaré entre février 2009 et 2011 les transactions qu’il avait effectuées sur une trentaine de valeurs sur les plates-formes alternatives Bats, Chi-X et Turquoise. Début juillet, le représentant du Collège avait requis une amende de 250.000 euros. La défense du courtier a été entendue. Oddo avait argué qu’il s’agissait d’une erreur de mise en oeuvre informatique des instructions en matière de déclarations de titres. Au moment de prononcer la sanction, la Commission a tenu compte du fait qu’Oddo n’a pas gagné d’argent en ne déclarant pas ses transactions. Elle souligne par ailleurs que la société a corrigé le dysfonctionnement.
Paul Tucker, le numéro deux de la banque d’Angleterre, a démenti lundi avoir incité Barclays ou d’autres établissements à manipuler le taux interbancaire britannique Libor au moment de la crise financière de 2008, rapporte le Financial Times. Entendu par la commission parlementaire du Trésor pour s’expliquer sur cette affaire, il a aussi assuré n’avoir absolument pas reçu d’instructions de la part des dirigeants travaillistes de l'époque.
Selon les informations du Financial Times Deutschland, la coalition gouvernementale allemande a renoncé à son projet visant à aligner le traitement fiscal des plans d’épargne en unités de compte sur celui de l’assurance vie dans le projet de loi sur l’amélioration de la prévoyance retraite qui doit entrer en vigueur début 2013. C’est une défaite pour le secteur des fonds d’investissement et pour son association professionnelle, le BVI.
La Banque centrale européenne (BCE) veut y voir plus clair sur les opérations de prêt-emprunt de titres et de repo qu’elle considère comme une « composante importante de la finance parallèle», explique L’Agefi. Dans sa réponse au livre vert de la Commission sur le «shadow banking» publié en mars dernier, elle appelle à la création d’une base de données centralisée sur ce sujet, les informations fournies par les infrastructures de marché étant fragmentées, incomplètes et difficiles à analyser. Cela permettrait d’avoir une vue plus régulières sur toutes les transactions qu’elles soient conduites ou non par des banques. La BCE s’apprête par ailleurs à lancer une enquête trimestrielle sur le financement sécurisé en euro et les dérivés de gré à gré, précise le quotidien.
Le luxembourgeois LRI Invest SA a annoncé le 6 juillet avoir obtenu du régulateur allemand, la BaFin, son passeport européen de société pour l’administration en Allemagne de fonds coordonnés, conformément aux dispositions de la directive OPCVM IV.
Eileen Rominger prenant sa retraite, elle est remplacée à compter du 9 juillet par Norm Champ comme directeur de la division «investment management» de la Securities and Exchange Commission (SEC). L’impétrant était depuis juin 2010 deputy director de l’Office of compliance inspections and examinations (OCIE). Avocat de formation, il a rejoint la SEC début 2010 après avoir été membre du comité exécutif et associé de Chilton Investment Company.
L’Autorité des marchés financiers et l’Autorité de contrôle prudentiel mettent en garde le public contre les activités de plusieurs sites Internet et entités proposant d’investir sur le forex. Les deux régulateurs publient une nouvelle liste mise à jour de sites et d’entités identifiés récemment comme proposant sans autorisation ces produits en France. Cependant, les sites Internet et les entités s'étant mis en conformité avec la loi française, depuis la dernière liste publiée le 22 mai dernier en ont été retirés. Dans ce cadre, la liste mise à jour est la suivante :- www.4xp.com/fr / Forex Place Limited- www.astonforex.com / Marketrade Ltd- www.bforex.com / BFOREX Limited- www.finanzasforex.com / Evolution Market Group Inc- www.flameltrade.fr / Bull Trading Limited- www.forextrada.com / Forextrada- www.fxcast.com / Surplus Finance SA- www.gcitrading.com / GCI Financial Limited- www.ihforex.com / Investment House International- www.ikkotrader.com / Ikko Investments.Ltd- www.instaforex.com / InstaForex Companies Group- www.sunbirdfx.com / Sunbirdfx- www.trader369.com / IP International Service
L’office britannique de lutte contre la délinquance financière (SFO) s’est déclaré compétent le 6 juillet pour ouvrir une enquête pénale dans l’affaire de manipulations de taux interbancaires, qui vient de pousser trois hauts dirigeants de la banque Barclays à démissionner."David Green, directeur du SFO, a formellement décidé aujourd’hui (vendredi) d’accepter de lancer une enquête dans l’affaire du Libor», indique le SFO, dans un très bref communiqué. Barclays a annoncé le 27 juin qu’elle allait payer au total l'équivalent de 290 millions de livres -soit environ 360 millions d’euros- pour mettre fin à des enquêtes des régulateurs britannique et américain sur des manipulations des taux interbancaires britannique Libor et européen Euribor entre 2005 et 2009.
Un porte-parole de la banque privée Meztzler a confirmé dimanche la teneur d’un article du Spiegel selon lequel une société de gestion filiale de l’établissement francfortois s’est associée à plusieurs actions en nom collectif aux Etats-Unis contre la Deutsche Bank et d’autres banques auxquelles il est reproché d’avoir manipulé le Libor, rapporte la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Les gestionnaires de fonds offerts au public et institutionnels sont obligés de recourir à une telle procédure à cause de leur devoir fiduciaire. La Deutsche Bank a demandé à des spécialistes externes d’enquêter sur l’affaire, indique le Spiegel, et deux de ses collaborateurs ont déjà été suspendus.Vendredi, Reuters avait indiqué que la BaFin a ouvert une enquête de routine sur l’implication éventuelle de la Deutsche Bank dans cette affaire.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a publié le 6 juillet deux ensembles de recommandations liées à la mise en œuvre de la directive MIF avec l’objectif d’une amélioration de la protection de l’investisseur.Les recommandations déclinées par l’AEMF, qui portent sur le conseil et la fonction «compliance», devraient favoriser une convergence des interprétations sur ces problématiques, tant du côté des utilisateurs que des autorités de tutelle
Dans le prolongement des travaux de transposition de la directive OPCVM IV, l’Autorité des marchés financiers a publié le 5 juillet l’Instruction n° 2012-06 relative « aux modalités de déclaration, de modifications, à l’établissement d’un prospectus et à l’information périodique des OPCVM déclarés réservés à certains investisseurs ». Les principaux ajouts de cette instruction, qui résulte de la fusion de cinq instructions existantes relatives aux OPCVM contractuels et aux FCPR, portent sur la mise à jour des références réglementaires ainsi que la prise en compte des modifications législatives et réglementaires induites par la transposition de la directive OPCVM IV.
L'étau se resserre autour d’Electricité et Eaux de Madagascar (EEM), de ses dirigeants et de ses principaux actionnaires, rapporte L’Agefi. L’Autorité des marchés financiers a ouvert une procédure de sanction et nommé un rapporteur avec deux séries de faits en ligne de mire : d’une part, une présumée action de «concert occulte» dirigée par François Gontier, le PDG du holding, et par son associé Frédéric Doulcet via leurs différentes sociétés. D’autre part, un présumé manquement d’initiés sur le titre EEM de l’investisseur franco-américain Guy Wyser-Pratte, opposant déclaré de François Gontier. Dans les deux cas, la procédure de l’AMF devrait encore prendre plusieurs mois.
La mission du Sénat sur les agences de notation va poursuivre ses travaux à la demande du ministre de l’Economie Pierre Moscovici sur deux de ses propositions, la création d’une agence privée européenne et le calendrier des publications des agences, selon un communiqué publié le 5 juillet.La présidente PS de cette mission d’information, Frédérique Espagnac, et son rapporteur centriste, Aymeri de Montesquiou, devront affiner leurs propositions sur le lancement d’un appel à projets européen pour une agence privée ainsi que sur la fixation par les agences de notation d’un calendrier de publication des notations souveraines transparent et déterminé à l’avance.Les propositions du Sénat serviront de base aux positions de la France dans le cadre du trilogue entre le Conseil, la Commission et le Parlement européens pour faire aboutir une règlementation des agences de notation ambitieuse et efficace, ajoute le Sénat.
Tout en se félicitant de l’avancée que représentent les dernières propositions de la Commission européenne en matière d’OPCVM, l’Association luxembourgeoise des fonds d’investissement (Alfi) a estimé le 4 juillet dans un communiqué que le niveau de responsabilité du dépositaire notamment mériterait d'être clarifié.Les dépositaires devraient-ils couvrir toutes les catégories de risques, y compris par exemple la faillite et la fraude ? L’Alfi estime que si les dépositaires sont tenus pour responsables des pertes d’investissement dans toutes les circonstances, ils deviennent des assureurs pour des risques qu’ils ne contrôlent pas. Une telle protection de l’investisseur, quasi totale, aura un coût qui sera probablement porté par l’investisseur final, selon l’association qui évoque l’aléa moral lié à la conviction des investisseurs que leur investissement serait sans risques. En outre, si les tâches et responsabilités ne sont plus partagées par l’ensemble des participants à la chaîne de valeur des OPCVM, il peut y avoir une concentration des risques sur un petit nombre de dépositaires et pas conséquent constitution d’un risque systémique accru. «Des discussions approfondies sont encore nécessaires pour faire en sorte que la directive Ucits V renforce le développement de la marque Ucits, également en ce qui concerne les dispositions relatives à la rémunération des gérants et au régime de sanctions», déclare Camille Thommes, directeur général de l’Alfi, cité dans le communiqué.
L’Agefi rapporte que la Commission des sanctions de l’AMF a infligé une amende de 40.000 euros à la société et de 10.000 euros à son fondateur et PDG, Jean-Claude Bourrelier, pour un défaut d’information des investisseurs, notamment en ce qui concerne les rapports locatifs entre les structures immobilières de Jean-Claude Bourrelier et Bricorama. Les commissaires aux comptes ont en revanche été mis hors de cause.