La moitié des sociétés de gestion publiant des informations sur l’écart salarial entre hommes et femmes indiquent que le fossé s’est élargi malgré les pressions du secteur pour embaucher plus de femmes et soutenir leur carrière, rapporte le Financial Times fund management. Les sociétés dont les chiffres se sont détériorés l’an passé incluent Newton Investment Management et Columbia Threadneedle, toutes les deux dirigées par des femmes au Royaume-Uni, et State Street Global Advisors, qui a dévoilé sa statue «Fearless Girl», qui promeut l’émancipation des femmes, en face du London Stock Exchange, le mois dernier. L’Investment Association estime que l’écart moyen est de 29,9 %, contre 30,3 % l’an dernier, pour les groupes ayant publié des chiffres. Mais Bev Shah, directrice générale de City Hive, qui favorise la diversité dans le secteur, décrit les progrès comme un «tour de passe-passe». «Promouvoir et gonfler les rémunérations en interne n’est qu’une solution de court terme», dit-elle.
L’Autorité des marchés financiers (AMF)a annoncé ce 29 marsla signature, à l’occasion de la visite officielle du président Xi Jinping en France, d’un nouvel accord avec le régulateur chinois avec l’objectif commun de promouvoir l’innovation dans les services financiers en France et en Chine. Cet accord bilatéral permettra à l’AMF et à la China Securities Regulatory Commission (CSRC) d’échanger des informations sur les tendances de leurs marchés respectifsen matière d’innovation, sur lesnouvelles typologies d’acteurs, ainsi que sur l’avancée des technologies appliquées auxservices financiers.L’AMF et la CSRC pourront ainsi partager leurs connaissances sur l’utilisation de l’intelligence artificielle, des techniques de type big data ou encore le développement du conseil automatisé et de la blockchain. L’accord permettra également un dialogue sur les enjeux réglementaires de ces innovations et les réponses apportées dans chacune des deux juridictions. Grâce à cet accord, les deux autorités pourront accompagner les porteurs de projets innovants dans leur approche de la réglementation et leur compréhension de celle-ci dans chacun des deux pays, et ainsi les aider dans leur développement à l’international. «Ces deux dernières années, l’AMF s’est attachée à établir des relations de confiance avec un certain nombre de ses homologues partageant un même objectif de promotion de l’innovation dans les services financiers. Elle a ainsi signé des accords de coopération avec les autorités de Singapour, d’Abu Dhabi, de provinces duCanada, du Japonet de l’Ile Maurice», rappelle le communiqué.
La fureur de cette année autour des frais de participation de sa plate-forme braque les projecteurs sur un modèle de tarification qui était passé inaperçu lorsqu’il avait été introduit il y a trois ans, rapporte le Financial Times fund management. Depuis 2016, FundsNetwork, la plate-forme de Fidelity qui administre 1.500 milliards de dollars d’actifs de fonds tiers, facture aux sociétés de gestion sélectionnées des «frais d’infrastructures» pour distribuer leurs fonds. Cette politique signifie que les sociétés de gestion doivent payer une somme minimale à la plate-forme – sinon, elles font face à des restrictions sur la manière dont leurs produits sont commercialisés. Ces frais alimentent la controverse parce qu’ils n’ont pas été communiqués aux investisseurs finaux qui payent la facture. Ces accusations font l’objet de deux plaintes et, selon les médias américains, d’une enquête par le Département américain du travail.
A l’issue d’une consultation publique sur le sujet, la Financial Conduct Authority (FCA) a annoncé vendredi l’interdiction permanente de la commercialisation d’options binaires aux particuliers et des restrictions sur les CFD, à partir du 2 avril. Les restrictions mises en place par la FCA reprennent en substance celles introduites par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) de manière temporaire. La décision de la FCA va toutefois plus loin que les mesures prises par l’Esma puisqu’elle bannit également les «options binaires titrisées». L’AMF a aussi lancé une consultation publique pour pérenniser les mesures temporaires de l’Esma. L’Autorité européenne n’a pas le pouvoir de le faire elle-même et doit donc attendre que les autorités nationales compétentes s’emparent du sujet pour ne plus avoir à renouveler tous les trois mois ses mesures temporaires.
A l’issue d’une consultation publique sur le sujet, la Financial Conduct Authority (FCA) a annoncé vendredi l’interdiction permanente de la commercialisation d’options binaires aux particuliers et des restrictions sur les CFD. Les restrictions mises en place par la FCA reprennent en substance celles introduites par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma) de manière temporaire. La décision de la FCA va toutefois plus loin que les mesures prises par l’Esma puisqu’elle bannit également les «options binaires titrisées». L’interdiction s’appliquera à partir du 2 avril.
Cet accord améliore la sécurité juridique et crée les fondements nécessaires à la poursuite, en toute souveraineté, de la voie bilatérale et de l’accès au marché, selon l'Association suisse des banquiers (ASB)
Depuis quelques années, les fintechs bousculent la finance et le monde de la gestion d'actifs n'y échappe pas. Pour mieux comprendre ces nouveaux acteurs, NewsManagers les convie dans une série de vidéos dont voici le premier opus.
Une nouvelle loi Brexit a été votée par le parlement luxembourgeois, jeudi 28 mars. Selon le journal Luxembourg Times, cette loi accorde une période de 12 mois aux gestionnaires d’actifs pour vendre leurs actifs britanniques ou mettre à jour la documentation d’investissement de leurs fonds domiciliés au Luxembourg pour éviter toute violation de régulation qui pourrait être causée par le Brexit.
La Financial Conduct Authority a infligé une amende de 34,3 millions de livres (40,2 millions d’euros) à Goldman Sachs pour des failles dans le reporting de ses transactions, selon un communiqué publié jeudi. Le gendarme des marchés britannique avait déjà mis à l’amende UBS pour les mêmes griefs le 19 mars. Les manquements des banques sont liés aux obligations de reporting relatives aux règles européennes sur les marchés d’instruments financiers (MIF). Chez Goldman Sachs, ils se sont étalés de novembre 2007 à mars 2017 et ont concerné plus de 220 millions de transactions.
Outre la communication tardive du groupe lors de l'offre sur T-Mobile US en 2014, la commission des sanctions reproche l’usage par la banque d’une information à des fins de marketing.
Comgest annonce que Céline Piquemal-Prade a quitté la société le 31 mars 2019, afin de «se consacrer davantage à des projets personnels après 15 années passées chez Comgest». Elle était gérante principale de la stratégie Monde depuis 2008 et de celle d’EAFE Plus depuis son lancement en 2012. Elle co-gérait aussi des mandats dédiés aux actions internationales. Ce départ était «annoncé et préparé», souligne la société de gestion. Dans ce contexte, Comgest a accueilli deux analystes-gérants au sein de son équipe actions internationales: Alexandre Narboni et Richard Mercado. Alexandre Narboni avait rejoint Comgest en 2009 au sein de l’équipe US avant de rejoindre l’équipe actions internationales. Il est également responsable du développement et de la supervision des stratégies Flex de Comgest. Avant de rejoindre Comgest, Alexandre Narboni a travaillé à New York, d’abord à la Société Générale, à partir de 2005, dans la titrisation de prêts, puis chez HSBC, en tant qu’analyste hedge fund. Richard Mercado a pour sa part rejoint Comgest en 2019. L’intéressé a débuté sa carrière en 2001 en Australie en tant qu’analyste chez Capital Partners puis comme stratégiste chez AMP Capital Investors. Avant de rejoindre Comgest, il a travaillé à Londres chez F&C Investments en tant que gérant spécialiste des actions internationales puis chez USS Investment Management où il occupait le poste de gérant responsable d’un fonds actions nord-américaines. Enfin, Comgest a également recruté Louis Citroën au poste d’analyste couvrant les actions américaines. Après avoir débuté sa carrière en 2009 en tant que consultant chez Oliver Wyman à Paris, Louis a rejoint en 2011 la Financière de L’Échiquier où il a travaillé comme analyste actions Small Cap. En 2013, il est parti pour Londres où il a rejoint Arete Research en tant qu’analyste actions spécialiste des secteurs des télécoms et médias.
Chahine Capital, société de gestion spécialiste de la gestion momentum quantitative, a recruté Vincent Colin au poste nouvellement créé de responsable du développement commercial auprès des conseillers en gestion de patrimoine (CGP). L’intéressé était depuis janvier 2017 responsable des relations commerciales chez Truffle Capital, en charge de la distribution des fonds d’investissement destinés aux particuliers. Vincent Colin avait débuté sa carrière en 1998 chez Sagem S.A. avant de rejoindre en 2001 le département services aux institutionnels de Natixis où il a été durant 6 ans commercial grands comptes en charge des relations avec des sociétés de gestion privée, des banques de réseau et sociétés de gestion d’actifs. En 2008, il prend les fonctions de responsable partenariats chez JP Distribution, plateforme de distribution de produits immobiliers et financiers. Il occupera par la suite les mêmes fonctions durant 7 ans chez Perial Asset Management (2010 à 2016) avant de rejoindre Truffle Capital. A fin 2018, Chahine Capital gérait 900 millions d’euros d’encours.
La Financial Conduct Authority a infligé une amende de 34,3 millions de livres (40,2 millions d’euros) à Goldman Sachs pour des failles dans le reporting de ses transactions, selon un communiqué publié jeudi. Le gendarme des marchés britanniques avait déjà mis à l’amende UBS pour les mêmes griefs le 19 mars. Les manquements des banques sont liés aux obligations de reporting relatives aux règles européennes sur les marchés d’instruments financiers (MIF). Chez Goldman Sachs, ils se sont étalés de novembre 2007 à mars 2017 et ont concerné plus de 220 millions de transactions.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a annoncé ce matin avoir infligé une amende totale de 5,13 millions d’euros au groupe Fitch dont trois de ses agences qui n’ont pas respecté la réglementation des agences de notation (CRAR), en vigueur depuis juin 2013,en matière de conflits d’intérêts. Les trois agences concernées sont Fitch UK, Fitch France et Fitch Spain. L’Esma explique dans un communiqué que l’actionnaire indirect de ces trois agences, par le biais d’une entité basée en France, siégeait également aux conseils d’administration de trois entités notées par ces filiales de Fitch. L’Esma a notamment infligé une amende de 3,19 millions d’euros à Fitch UK qui n’a pas respecté ses obligations en matière de conflits d’intérêts entre 2013 et 2015 et qui n’a pas pris de mesures correctrices avant mars 2017.
Peu après l’acquisition d’eFront par BlackRock, c’est un autre gros mouvement qui se prépare dans l’univers des fintechs. Kyriba, leader mondial des solutions de gestion de trésorerie et de finance dans le cloud, a annoncé être en discussions avancées avec la société de capital-investissement Bridgepoint, qui a justement vendu eFront, en vue de finaliser une levée de fonds de 160 millions de dollars. Cette levée de fonds est destinée àintensifier l’innovation et accélérer la croissancede la plateformede Kyriba dédiée aux entreprises. Bridgepoint deviendrait actionnaire majoritaire une fois l’opération conclue tandis queDaher Capital, Iris Capital et Jean-Luc Robert restent actionnaires. Bpifrance,Sumeru Equity Partners, Upfront Ventures et HSBC se retirent, eux, du capital de Kyriba. L’opération valorise Kyriba à 1,2 milliard de dollars et l’actuelle équipe dirigeante de la société reste en place, précise un communiqué.
L’embellie aura été de courte durée. Après une légère collecte de 600 millions d’euros en janvier, les fonds ouverts commercialisés en Italie ont accusé en février des rachats nets de 1,7 milliard d’euros, montrent les dernières statistiques de l’association italienne des professionnels de la gestion Assogestioni. Seuls les fonds obligataires et les fonds diversifiés ont enregistré un solde positif, avec respectivement 287 millions et 70 millions d’euros. Toutes les autres catégories sont dans le rouge, notamment les fonds monétaires qui voient sortir 955 millions d’euros. Les fonds actions accusent des sorties de 485 millions d’euros. Les encours des fonds ouverts sont néanmoins en hausse, à 999 milliards d’euros, contre 978 milliards d’euros fin janvier. En prenant en compte les fonds fermés et les gestions sous mandat, les encours atteignent 2.123 milliards d’euros, soit un nouveau record. Dans ce contexte, Poste Italiane, la poste italienne, a tiré son épingle du jeu, en collectant 718,2 millions d’euros. Morgan Stanley arrive ensuite avec 467,5 millions d’euros, devant BNP Paribas, avec 215,2 millions d’euros. En revanche, Intesa Sanpaolo a fait face à une décollecte de780 millions d’euros. M&G a vu des sorties à hauteur de345,5 millions d’euros et Generali, 324,7 millions d’euros.