Les dirigeants de l’Union européenne s’efforceront d’adopter «l’objectif de la neutralité climatique dans l’UE d’ici à 2050» lors de leur sommet des 12 et 13 décembre, selon un document préparatoire. De précédentes tentatives ont cependant été bloquées par la Pologne, la Hongrie et la République tchèque, dont les économies dépendent encore fortement du charbon. Pour convaincre les Etats membres les plus réticents, un tel objectif devant être adopté à l’unanimité, le document de travail évoque l’annonce de la Banque européenne d’investissement du déblocage de 1.000 milliards d’euros d’investissements «verts» jusqu’en 2030, ainsi que la nécessité de garantir la sécurité énergétique de l’UE et de la protéger de la concurrence des pays ne nourrissant pas de telles ambitions climatiques.
L’Autorité des marchés financiers a publié ses «nouvelles lignes directrices» relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT), «une des priorités majeures de supervision de l’AMF en 2019», indique-t-elle. Celles-ci portent sur l’approche par les risques, aux obligations de vigilance à l’égard des clients et de leurs bénéficiaires, à la notion de personne politiquement exposée et l’obligation de déclaration à TRACFIN.
L’Iran a rejeté jeudi les interrogations jugées «irresponsables» de la France sur un possible déclenchement du mécanisme de résolution des conflits prévu par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique, et susceptible de déboucher sur un rétablissement des sanctions internationales. Invoquer cette clause est impossible, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, cité par la télévision iranienne. Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a déclaré mercredi, en audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, que la France envisageait sérieusement d’invoquer ce mécanisme.
Les forces de sécurité irakiennes ont tué au moins 45 manifestants jeudi à Nassiria, Nadjaf et Bagdad, alors qu’un consulat iranien a été pris d’assaut et incendié, ce qui pourrait marquer un tournant dans le mouvement de contestation en Irak. Animé essentiellement par de jeunes Irakiens chiites de Bagdad et du sud du pays, il a commencé par des manifestations contre la corruption, avant de se transformer en révolte contre des dirigeants considérés comme de simples marionnettes de l’Iran. Jusqu'à présent, les autorités irakiennes sont restées inflexibles face à ce soulèvement inédit pour le pouvoir à dominante chiite mis en place après la chute de Saddam Hussein en 2003.
L’Iran a rejeté aujourd’hui les interrogations jugées «irresponsables» de la France sur un possible déclenchement du mécanisme de résolution des conflits prévu par l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de la république islamique, et susceptible de déboucher sur un rétablissement des sanctions internationales. Invoquer cette clause est impossible, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abbas Moussavi, cité par la télévision iranienne.« L’allègement par l’Iran de ses engagements nucléaires est l’application de ses droits légaux à réagir au retrait illégal et unilatéral de l’accord de l’Amérique et à l’incapacité des parties européennes à remplir leurs obligations », a-t-il dit.
Les services de renseignements français s’apprêtent à renouveler leur contrat avec la société américaine Palantir, qui lui fournit des technologies l’aidant à traiter d'énormes masses de données dans la lutte contre le terrorisme, en attendant de mettre au point un système français à 100% et entièrement indépendant, selon Reuters et L’Express. Ce partenariat a commencé dans la foulée des attentats du 13 novembre 2015. En l’absence d’autre solution à court terme, la France va prolonger son contrat, signé à l’origine pour trois ans, avec la firme américaine qui met également sa technologie au service de la CIA ou de banques d’envergure mondiale.
La commission des Affaires judiciaires de la Chambre américaine des représentants a invité mardi le président Donald Trump et ses avocats à assister à sa première audition le 4 décembre dans le cadre de la procédure d'«impeachment». Donald Trump est soupçonné par les démocrates d’avoir cherché à conditionner l’octroi d’une aide militaire à l’Ukraine et d’une visite à la Maison blanche du président ukrainien, Volodimir Zelenski, à l’ouverture d’une enquête sur les activités en Ukraine du fils de Joe Biden, l’un des rivaux potentiels de Trump à l'élection présidentielle de 2020.
France et Allemagne appellent de leurs voeux une réforme en profondeur de l’Union européenne, dans un document rendu public mardi. Ils prônent une «conférence sur l’avenir de l’Europe» s'étalant sur plus de deux ans, de 2020 au premier semestre 2022, afin de renforcer l’unité et la souveraineté de l’UE face aux nombreux défis. Elle réfléchirait aux réformes susceptibles, entre autres buts, de promouvoir la démocratie et d’améliorer le fonctionnement d’un bloc réduit à 27 Etats membres après le retrait programmé des Britanniques le 31 janvier 2020. Cette conférence sur l’avenir de l’Europe devrait se nourrir de consultations citoyennes et déboucher sur une série de recommandations - à soumettre aux dirigeants des Vingt-Sept - lors de sa clôture au premier semestre 2022.
Les candidats pro-démocratie ont dominé dimanche les élections locales à Hong Kong, où les habitants ont voté en masse lors d’un scrutin organisé après six mois de contestation anti-gouvernementale. Ce résultat, avec près de 90% des 452 sièges du conseil de district remportés selon la télévision RTHK, accentue la pression sur l’exécutif pour répondre aux demandes des manifestants. Il s’agit d’une première face aux candidats favorables à Pékin, qui disposent pourtant de ressources importantes. La cheffe du gouvernement hongkongais, Carrie Lam, a déclaré que le gouvernement respectait les résultats du scrutin et souhaitait que «la situation pacifique et sûre se poursuive».
Le Parlement britannique issu des élections législatives du 12 décembre se réunira le 17 décembre, a déclaré le gouvernement de Boris Johnson lundi dans un communiqué. En cas de victoire du Parti conservateur, le gouvernement prévoit de présenter son programme législatif, lors du traditionnel discours de la Reine, dès le 19 décembre, conformément à la promesse de Boris Johnson d’aller vite pour réaliser le Brexit d’ici au 31 janvier. Le Premier ministre a promis de soumettre avant Noël au Parlement la législation nécessaire à la mise en oeuvre du retrait britannique de l’Union européenne.
Les candidats pro-démocratie ont dominé dimanche les élections locales à Hong Kong, où les habitants ont voté en masse lors d’un scrutin organisé après six mois de contestation anti-gouvernementale. Ce résultat, avec près de 90% des 452 sièges du conseil de district remportés selon la télévision RTHK, accentue la pression sur l’exécutif pour répondre aux demandes des manifestants. Il s’agit d’une première face aux candidats favorables à Pékin, qui disposent pourtant de ressources importantes.
Le président roumain sortant, Klaus Iohannis, a remporté sans surprise le second tour de l'élection présidentielle dimanche, selon deux sondages réalisés à la sortie des urnes. Il a recueilli entre 64% et 67% des suffrages, contre 33% à 36% pour l’ex-Premier ministre Viorica Dancila. D’origine allemande, âgé de 60 ans, Klaus Iohannis préside depuis 2014 la Roumanie, pays de 20 millions d’habitants membre de l’Union européenne. Selon la commission électorale roumaine, qui devrait annoncer lundi des résultats officiels partiels, la taux de participation a été d’environ 50%.
A l’occasion du lancement de son programme hier, le parti de Boris Johnson s’est aussi engagé à présenter son accord sur le Brexit au Parlement avant Noël.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de ne pas démissionner après son inculpation pour corruption, fraude et abus de confiance. Cette mise en examen annoncée par le procureur général Avichai Mandelblit est sans précédent pour un chef de gouvernement israélien en exercice, et pour le chef de file du Likoud, au pouvoir sans discontinuer depuis 2009. Rien ne le contraint à quitter ses fonctions, mais il n’a plus de majorité après les législatives d’avril et de septembre, alors qu’un troisième scrutin se profile. Il est soupçonné entre autres d’avoir tenté d’obtenir une couverture plus clémente de la part du Yedioth Ahronoth en proposant au propriétaire du plus grand journal israélien de faire adopter une loi défavorable à un titre concurrent.
La France a appelé mercredi l’Iran à s’abstenir de toute déstabilisation en Syrie et a rappelé son «attachement indéfectible» à la sécurité d’Israël, au lendemain de raids israéliens de représailles contre des cibles militaires et iraniennes en Syrie. Selon l’agence de presse officielle syrienne Sana, deux civils ont été tués dans ces frappes, qui ont fait aussi plusieurs blessés. En outre, la France a exprimé mercredi «sa vive inquiétude» face aux informations faisant état de la mort de nombreux manifestants en Iran au cours des derniers jours. Amnesty International a déclaré mardi que la répression des manifestations qui ont éclaté vendredi dernier contre la hausse du prix des carburants en Iran avait fait au moins 106 morts dans 21 villes.
Benny Gantz a échoué dans sa tentative de former un gouvernement en Israël dans les délais impartis, a déclaré son parti mercredi. L’ancien chef d'état-major de l’armée israélienne, à la tête du parti centriste Bleu et Blanc, avait jusqu'à mercredi minuit pour conclure ses tractations. Son échec, qui suit celui du Premier ministre sortant Benjamin Netanyahu, augmente la possibilité de nouvelles élections législatives en Israël, après celles d’avril et septembre.
La Cour suprême des Etats-Unis a temporairement suspendu hier la décision d’une juridiction inférieure contraignant le cabinet comptable de Donald Trump à remettre certains documents sur sa situation financière à une commission de la Chambre des représentants. L’ordonnance rendue par le juge John Roberts, président de la Cour, ne dit pas si le recours déposé vendredi par Donald Trump sera examiné, mais le met seulement en suspens en attendant que les neuf juges décident de la marche à suivre.
Trois quarts des Français résidant au Royaume-Uni ne s'étaient pas enregistrés en ligne fin septembre auprès du Home Office pour demander le statut de résident permanent, a indiqué hier la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat. «Au 30 septembre 2019, un peu plus de 70.000 Français avaient effectué la démarche, soit seulement un quart de la population française vivant au Royaume-Uni», écrit la commission, relevant une attitude «relativement attentiste». A peine plus de la moitié des 3,5 millions de citoyens de l’UE vivant en Grande-Bretagne ont obtenu leur nouveau statut juridique, alors que la date butoir est fixée au 31 décembre 2020.
Trois quarts des Français résidant au Royaume-Uni ne s'étaient pas enregistrés en ligne fin septembre auprès du Home Office pour demander le statut de résident permanent, a indiqué lundi la commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat. « Au 30 septembre 2019, un peu plus de 70.000 Français avaient effectué la démarche, soit seulement un quart de la population française vivant au Royaume-Uni », écrit la commission dans un communiqué, relevant une attitude « relativement attentiste ».