Actuellement, les fonds d’investissement détiennent des actions de sociétés de l’Ibex pour 70 milliard d’euros, soit 17,4 % de la capitalisation totale, contre 120 milliards d’euros et 18,4 % fin 2007. Les fonds d’investissement détiennent plus de 20 % dans onze sociétés de l’indice ; les participations les plus importantes sont celles dans Gamesa (38%), Enagás (37,4%), Grifols (35,7%) et Red Eléctrica de España (28,2%), rapporte Cinco Días. D’après les données de Thomson Reuters, les dix sociétés de gestion détenant le plus d’actions espagnoles sont toutes étrangères et leur portefeuille représente 20,9 milliards d’euros ou 5,2 % de la capitalisation totale. Les trois premiers sont Capital Research (3,6 milliards), Barclays, et la Banque de Norvège. Trois nouveaux sont entrés dans le #top ten# en 2008 : Allianz, BlackRock et Southeastern (qui a détient 5 % d’ACS).
Les Sicav sont en Espagne le véhicule d’investissement privilégié des grandes fortunes. L’intense #guerre du passif# qui a inspiré la stratégie commerciale des banques et des caisses d'épargne en 2008 a incité les grandes fortunes à profiter de la situation pour se diversifier de manière lucrative, constate Expansión. Fin décembre, les Sicav avaient investi plus de 1,15 milliard d’euros dans des dépôts bancaires, soit un peu plus de 4 % de leur encours. Et ces placements ont généré un rendement d’environ 6 %. Parmi les noms célèbres des titulaires de ces Sicav figurent Alicia Koplowitz, les familles Del Pino (Ferrovial) et Polanco (Prisa), Ram Bhavnani ou les familles Lladró et Fernández Fermoselle (ex-propriétaires de Parquesol).
Vendredi, la Commission européenne a autorisé l’acquisition de la Hypo Real Estate AG (HRE) par le Fonds de stabilisation des marchés financiers (SoFFin), détenu par l’Etat fédéral allemand. Elle est parvenue à la conclusion #que l’opération n’entraverait pas de manière significative l’exercice d’une concurrence effective dans l’Espace économique européen (EEE) ou une partie substantielle de celui-ci#. Il s’agit de la première nationalisation d’une banque notifiée à la Commission en application du règlement CE sur les concentrations depuis le début de la crise financière, souligne Bruxelles. En vertu des dispositions concernant les aides d’Etat, la Commission a ouvert une #enquête approfondie# sur les mesures publiques de soutien à HRE le 7 mai 2009. Cette enquête séparée demeure ouverte.
La Banque centrale européenne (BCE) veut imposer que davantage d’informations sur les titrisations (ABS) soient fournies aux agences de notations, y compris des données sur les créances individuelles qui servent de nantissement, rapporte le Financial Times. Il s’agit pour la BCE de relancer l’activité d’un marché qui est tombé en catalepsie au début de la crise du crédit en août 2007. Pour cela, il faut restaurer la confiance dans les notations. Depuis le début de cette année, il n’y a eu que onze émissions d’ABS en Europe pour 5 milliards d’euros, dont une par Porsche. Pour les sept premiers mois de 2007, il y en avait eu 241 pour 199 milliard d’euros, d’après les statistiques de Dealogic.
Selon Jörg Sittmann, directeur général de Kas Investment Services, seules 30-35 banques dépositaires sur 50 survivront sur le marché allemand, voire 25, si la crise se prolonge, rapporte le Handelsblatt. Parmi les établissements qui vont profiter de la concentration, il y aura certainement State Street, JP Morgan, Bank of New York Mellon, BNP Paribas, révèle un sondage de la publication spécialisée dpn. En revanche, on s’attend que la BayernLB et la HSH Nordbank jettent l'éponge. Ce pourrait aussi être le cas, à plus lointaine échéance, pour la Commerzbank ainsi que pour BHF Asset Servicing (groupe Sal. Oppenheim).
British Telecom (BT Group) a déclaré jeudi des pertes avant impôt de 1,28 milliard pour le trimestre au 31 mars et de 134 millions pour l’ensemble de l’exercice. En données ajustées, cependant, le bénéfice avaznt impôt a chuté de 40 % à 429 millions pour le T4 et de 21 % à 2,08 milliard pour la totalité de 2008-2009. Le groupe précise aussi qu’au 31 mars, la position nette retraites IAS 19 était déficitaire de 2,9 milliards de livres nets d’impôt ou de 4 milliards avant impôt. Avec un encours de 29,3 milliards de livres contre 37,3 milliards un an plus tôt. La ligne IAS 19 est calculée en fonction d’un taux de 6,85 % pour les obligations notées AA et d’un taux d’inflation de 2,9 %. BT ajoute qu’il s’attend à une charge financière nette de 275 millions de livres liée au fonds de pension à prestations définies pour l’exercice 2009-2010, suite à la forte dépréciation des actifs. Dès lors BT a passé avec l’administrateur du BT pension Scheme un accord selon lequel le groupe fournira une contribution à la couverture des déficits de 525 millions de livres en numéraire par an pendant les trois prochaines années. Cet accord a été approuvé par le Pensions Regulator.
Pour pallier en partie la chute des bonus de leurs banquiers, des établissements comme Bank of America, qui n’a pas versé de bonus l’an passé, a augmenté de 70 % la partie fixe de ses meilleurs éléments, indique la Tribune. Le quotidien précise que des seniors payés 170.000 dollars par an se retrouvent désormais avec un salaire fixe de 300.000 dollars. Le mouvement est analogue chez UBS qui souhaite ainsi garder ses meilleurs banquiers. D’autres établissements pourraient en faire de même à l’image de Citigroup. Il est vrai qu’en ayant été bénéficiaires d’aides publiques massives, les bonus y seront interdits pendant au moins les deux prochaines années. Principaux bénéficiaires : les seniors et dans une moindre mesure, les jeunes les plus prometteurs. Ce mouvement ne semble concerner que les banques anglo-saxonnes. Leurs homologues françaises devraient continuer à verser des bonus, toutefois très réduits, et n’envisageraient pas d’augmenter les salaires fixes. Cela étant, la hausse des salaires fixes est devenue monnaie courante lors des recrutements.
Selon le Financial Times, l’administrateur chargé de récupérer les actifs issus de la fraude montée par Bernard Madoff devrait bientôt arriver au bout de sa mission. Plusieurs arrangements devraient être signés dans les prochaines semaines avec des investisseurs ayant tiré profit du montage frauduleux.
Selon le Financial Times, le groupe de distribution Target a essuyé un revers face à l’investisseur activiste Bill Ackman, qui aurait réussi à faire admettre deux dirigeants qu’il soutient pour accéder au conseil d’administration, notamment Jim Donald, un ancien dirigeant de McDonald’s. Le vote sera soumis à l’assemblée générale du 28 mai.
Pour avril, l’association suédoise des sociétés de fonds Fondsbolagens Förening fait état de souscription nettes de 7,5 milliards de couronnes, contre 6 milliards pour mars. Les rentrées nettes ont ainsi totalisé 19,7 milliards de couronnes depuis le début de l’année contre 12,2 milliards pour le premier trimestre. Avril aura ainsi été le cinquième mois consécutif de souscriptions nettes. Grâce à la reprise des marchés d’actions, les fonds d’actions ont drainé 11,7 milliards de couronnes contre 6,4 milliards pour mars, ce qui porte le total du premier quadrimestre à 22 milliards de couronnes. Les fonds diversifiés ont collecté 4 milliards de couronnes en avril et 5,1 milliards pour janvier-avril, mais les fonds obligataires et les monétaires ont accusé des remboursements nets respectifs de 0,9 milliard et 7,2 milliards de couronnes pour avril et de 1,2 milliard/6,6 milliards pour les quatre premiers mois de l’année.
Dans sa dernière étude «Vision», State Street estime que le total des actifs gérés par les institutions financières islamiques dépasse désormais 600 milliards de dollars. " Les principes de la finance islamique ? faible levier, transparence et absence de spéculation ? en font une option d’investissement attrayante quel que soit l’environnement du marché, et plus particulièrement dans le contexte actuel», souligne Rod Ringrow, senior vice president de State Street à Doha, Qatar. State Street rappelle que le marché de la finance islamique se développe au rythme de près de 20 % par an depuis 2003.
Standard & Poor’s estime que le système bancaire suisse dispose d’atouts multiples pour résister à la crise, entre autres une économie locale vigoureuse et une clientèle très riche et très fidèle en gestion de fortune. Dans une étude consacrée à l’analyse des risques dans l’industrie bancaire suisse (Bank Industry Risk Analysis : Robust Swiss Banking System Set TO Stand Comparatively Firm Against Economic Turbulence), l’agence relève toutefois que les banques suisses sont aussi confrontées à un certain nombre de défis, notamment leur exposition aux marchés financiers internationaux, qui représentent un risque systémique, et les problèmes de réputation qui affectent leurs activités de gestion de fortune et qui les ont contraintes à lever au moins partiellement leur secret bancaire et à adopter les standards de l’OCDE en matière d'échange d’informations. «Bien qu’il soit trop tôt pour évaluer les implications de ces développements sur l’industrie bancaire suisse, nous estimons que le terrain de jeu pourrait être le même pour tout le monde à moyen terme car d’autres centres offshore ont donné leur accord pour mettre en ?uvre les standards de l’OCDE», indique Standard & Poor’s.
Selon Les Echos, la crise financière a encore pesé à hauteur de 419 millions d’euros au premier trimestre mais le groupe franco belge a dégagé un bénéfice net part du groupe de 251 millions d’euros, soit trois fois plus que le montant espéré par les analystes. La situation de la liquidité s’est en outre améliorée grâce à la garantie des Etats. Dans un entretien au quotidien, l"administrateur délégué de Dexia,Pierre Mariani, explique que la banque franco-belge a maintenant l’occasion de démontrer à la Commission européenne que son modèle est soutenable à moyen terme.
Selon L"Echo, la famille Rowland, basée à Londres, et son fonds d’investissement Blackfish Capital ont été choisis en vue d’une reprise de la filiale luxembourgeoise de la banque islandaise Kaupthing. L’offre de la famille Rowland doit en principe être transmise d’ici la fin du mois au groupe de banques créancières de Kaupthing Luxembourg, pour approbation.
Selon les Echos, le groupe Accor ne suivra pas l’augmentation de capital lancée par le Club Méditerranée, a déclaré Gilles Pélisson, P-DG du groupe hôtelier lors de l’assemblée générale de ses actionnaires. Accor possède 6% du capital du groupe de loisirs, qui a annoncé le 6 mai dernier une augmentation de capital et une émission d’Oranes de 102 millions d’euros. " Nous allons nous laisser diluer et ensuite nous sommes disposés à vendre nos actions au plus offrant», a indiqué Gilles Pélisson, le P-DG du groupe hôtelier.
Lamco, abréviation de Legacy Asset Management Co : c’est le nom de code actuel que, huit mois après sa faillite, Lehman Brothers Holdings a donné à la division pour laquelle il veut faire un spin-off. Elle sera proposée à des investisseurs qui parient sur une plus-value lorsque l'économie se ressaisira, indique The Wall Street Journal. Lamco se compose de trois divisions : immobilier, banque (crédits à la consommation et crédits de banque commerciale) et private equity. Les actifs sont estimés à une juste valeur de 45 milliards de dollars, ce qui représente une baisse de moitié par rapport à septembre. A des prix non #distressed#, ces actifs sont évalués par Lehman à environ 400 milliards de dollars.
Selon le New York Times, rapporte le Monde, douze milliards de dollars environ ont été retirés des comptes de la société Madoff en 2008. La moitié de cette somme a été récupérée au cours des trois mois précédent l"arrestation de Bernard Madoff en novembre 2008, accusé d"une fraude supérieure à 45 milliards d"euros.
Quels sont les gérants les plus attentifs aux investisseurs ? Quelles sont les pratiques les plus propres à répondre aux exigences de la clientèle en termes de protection, de transparence, de commissions, de fiscalité ou encore de choix d’investissement ? Selon une enquête réalisée par Morningstar dans seize pays en Amérique du nord, en Asie et en Europe, ce sont les gérants américains qui mettent le client en tête de leurs préoccupations, avec la note A, non seulement pour la qualité de ses prospectus mais aussi pour le faible coût de commissions, moins de 0,75% par an pour les fonds obligataires et moins de 1% pour les fonds actions. La France se trouve en huitième position, avec un C+ derrière le Canada (B-) et l’Italie (B) et au même niveau que la Suisse ou le Royaume-Uni. Lanterne rouge du classement, la Nouvelle-Zélande avec un D-, derrière l’Espagne (D) et Hong Kong et l’Allemagne (C ).
Selon les statistiques du Pension Protection Fund (PPF 7800 Index), le déficit cumulé des quelque 7.400 fonds de pension britanniques à prestations définies ressortait fin avril à 188,5 milliards de livres contre 242 milliards un mois plus tôt. Toutefois, à fin avril 2008, le solde était encore positif de 27,1 milliards de livres. Quant au déficit de l’ensemble des fonds, il devrait avoir chuté à 204,8 milliards de livres contre 253,1 milliards fin mars et 55,9 milliards un an auparavant. Le PPF précise que l’excédent total des fonds excédentaires s’est accru à 16,4 milliards fin avril contre 11,1 milliards un mois plus tôt. Il ressortait toutefois à 83 milliards au 30 avril 2008.
Expansión rapporte que la Banque d’Espagne a acheté depuis plusieurs mois des covered bonds ou cedulas hipotecarias sur le marché secondaire pour relancer le crédit. Ces titres figurent au sein du portefeuille d’obligations à long terme qui représentait fin 2008 un total de 83,25 milliards d’euros. La Banque d’Espagne a donc précédé la BCE, qui a annoncé plus récemment son intention d’acquérir ce genre de titres pour un montant de 60 milliards d’euros afin de réactiver le marché.