La Bourse de Riyad était en forte baisse hier, de plus de 7% en début de séance, signe de l’inquiétude des investisseurs face aux répercussions de la disparition du journaliste saoudien dissident Jamal Khashoggi lors de sa visite au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Sous l’effet de l’effondrement des cours du pétrole, l’indice Tadawul perdait encore 5,5% en cours de matinée. Les spéculations sur les retombées que pourrait avoir cette affaire sur les investissements étrangers en Arabie saoudite, et l’hypothèse de sanctions américaines, ont provoqué un mouvement de «vente panique» chez des investisseurs locaux. Le président américain Donald Trump a assuré avant-hier que Washington infligerait à l’Arabie saoudite une «punition sévère» si son implication dans la disparition du journaliste en exil aux Etats-Unis est établie. Ryad nie toute responsabilité.
Le CAC a enchainé une troisième séance de baisse consécutive, la quatrième en une semaine. L’indice de la Bourse de Paris a fini sur un repli de 0,2% à 5.095,98 points. Il avait pourtant ouvert en hausse, gagnant plus de 1% en début de matinée. Mais les inquiétudes des investisseurs ont resurgi en cours de séance, malgré la publication par les banques américaines JPMorgan et Citigroup de résultats trimestriels supérieurs aux attentes.
La semaine a débuté avec l’annonce par Amundi, le géant européen de la gestion d’actifs, d’un plan à trois ans visant à intégrer des critères ESG (Environnement, social et gouvernance) dans toute sa gestion, du moins là où cela est « techniquement possible ». Sur le même thème, Scotia Global Asset Management a signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI) tandis que l’assureur NN Group compte accélérer sa stratégie ESG et se délester de ses positions dans les sables bitumineux. Toujours en difficulté depuis la suspension d’un de ses gérants cet été, le suisse GAM serait en discussions avec de potentiels acquéreurs, selon des rumeurs de presse. Par ailleurs, le groupe Schroders, en passe de gagner un mandat de 109 milliards de livres auprès de Lloyds Banking Group, a confirmé des pourparlers avec ce dernier en vue de fusionner leurs activités de gestion de fortune Côté people, le PDG d’Aviva a surpris le marché en annonçant sa démission du groupe d’assurance britannique ; Tim Stevenson, gérant star de Janus Henderson, va bientôt prendre sa retraite. Il était entré chez Henderson en 1986. Enfin, en France, Dominique Dorlipo, qui avait lui 22 ans de services, va quitter la présidence de Russell Investments France.
Le Global Invest Forum, organisé par L’Agefi à l’hôtel Intercontinental Paris Le Grand, a démarré hier avec une pléiade de sessions consacrées à l’investissement.A l’occasion d’un panel animé par le président directeur général de l’Agefi Philippe Mudry, Jean Raby, CEO de Natixis Investment Managers; Marco Bus, CEO d’Eurizon Capital et Carl Cederberg, CEO du fonds de pension de l’Eglise suédoise (Church of Sweden Pension Fund) sont revenus entre autres sur les défis lancés par la gestion passive et la concentration du secteur de la gestion d’actifs.Jean Raby a estimé que le modèle multi-boutiques porté par Natixis IM restait un moyen intelligent de jouer la consolidation dans l’industrie. Il a ajouté que Natixis IM était un consolidateur naturel et continuera à agir en tant que tel. Le patron de Natixis IM a néanmoins expliqué que la société n’envisageait pas une acquisition de grande ampleur dans le domaine de la fintech.Pour Marco Bus, CEO d’Eurizon Capital, la consolidation du secteur est forcée par l’augmentation des coûts et le renforcement de la réglementation à l’instar de MiFid II. Elle résultera en un monde se divisant en deux catégories: les grosses sociétés de gestion d’un côté et les petites boutiques capables de délivrer de l’alpha de l’autre.Au sujet de la gestion passive, Marco Bus a expliqué ne pas être effrayé par la montée des stratégies passives, soulignant que les ETFs étaient eux-mêmes sous pression depuis le récent lancement de fonds à zéro frais de Fidelity. Pour Jean Raby de Natixis IM, le problème ne réside pas dans les stratégies passives mais plutôt dans les gérants pseudo-actifs collant de près aux indices dans leurs portefeuilles.Carl Cederberg, CEO du fonds de pension de l’Eglise suédoise, a pour sa part indiqué que les coûts bas, les bilans robustes et les bonnes performances étaient trois critères fondamentaux à ses yeux. Il a en outre observé qu’il y avait «beaucoup trop de mathématiques dans la gestion d’actifs»."Vous n’avez pas besoin d’avoir des modèles aussi coûteux et complexes. Faites simple», a-t-il déclaré.Carl Cederberg a également souligné que des opportunités étaient à saisir dans le domaine des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance, particulièrement pour les petites boutiques.Le Global Invest Forum se poursuit aujourd’hui.
L’Investment Association, l’association britannique de la gestion d’actifs, a annoncé que les femmes qu’elle employait étaient en moyenne moins bien payées à hauteur de 38,5 % par rapport aux hommes, rapporte Investment Week. Une loi introduite en avril 2017 oblige les entreprises britanniques de plus de 250 employés à publier leur « gender pay gap » chaque année. L’IA n’est pas soumise à cette loi, mais, en tant que représentante du secteur, elle pense qu’il est « juste de publier volontairement notre différentiel de rémunération hommes/femmes alors que plusieurs de nos membres doivent le faire ». Le « gender pay gap » dans le secteur des services financiers, dont la gestion d’actifs, est supérieur à celui des autres secteur au Royaume-Uni, à 25,9 %, contre une moyenne de 14,5 %, selon des données de Staffmetrix.
Le retournement de tendance de la Bourse américaine a mis du temps avant d’être visibleSi le risque le plus important pourrait être de se tenir à l’écart des actions américaines, une revue de portefeuille s’impose
Le répit offert par une inflation américaine moins forte que prévu aura été de courte durée. Les marchés actions mondiaux poursuivaient jeudi après-midi la correction entamée depuis le début du mois. Le S&P 500, qui avait ouvert en baisse limitée de 0,3% à Wall Street, à 2.778 points, après avoir plongé de 3,3% la veille, abandonnait 1,4% vers 17h30, pour une sixième séance de repli consécutive. En Europe, les principaux indices sont eux aussi nettement dans le rouge: l’Euro Stoxx reculait de 1,8%.
L’avenir s’annonce radieux pour les acteurs français du capital-investissement. Au cours du premier semestre 2018, le secteur a en effet réussi à lever 6,6 milliards d’euros, après 8,1 milliards d’euros au premier semestre 2017, selon des chiffres publiés hier par France Invest et Grant Thornton. « Il s’agit d’un niveau élevé alors que la suppression de l’ISF PME, qui avait permis de lever 383 millions d’euros au premier semestre 2017, a amputé une partie de la collecte », a commenté France Invest dans un communiqué.Au cours des six premiers mois de 2018, cette levée de capitaux a fortement progressé auprès des caisses de retraits et fonds de pension (+53% sur un) notamment étrangers, et des fonds souverains (+75% par rapport au premier semestre 2017) notamment asiatiques. Autre motif de satisfaction : les investisseurs étrangers représentent 50% de cette collecte, ce qui est « un signal positif de l’attractivité du capital-investissement français », selon France Invest.Durant ce premier semestre 2018, les acteurs du private equity ont investi 6,1 milliards d’euros dans 1.116 start-up, PME et ETI, contre 6,4 milliards d’euros au premier semestre 2017. 19% de ces investissements ont été réalisés hors de France, « soit 2,6 fois plus qu’au premier semestre 2017 », note France Invest. L’association évoque, par ailleurs, une forte progression des investissements dans le capital-innovation (+42% sur un an à 809 millions d’euros), notamment pour des tickets unitaires compris entre 5 et 30 millions d’euros.Enfin, la liquidité du non coté se confirme. Au cours du premier semestre 2018, 814 entreprises ont en effet été cédées, partiellement ou totalement.
En septembre, les fonds commercialisés en Suède ont accusé dans leur ensemble des rachats nets de 3 milliards de couronnes suédoises ou 287 millions d’euros après avoir drainé 4,5 milliards en août, montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La décollecte est principalement tirée par les fonds actions, qui ont vu sortir 2,7 milliards de couronnes. Toutes les autres catégories de fonds enregistrent des collectes ou décollectes proches de zéro. Depuis le début de l’année, les fonds suédois enregistrent néanmoins une collecte nette de 39 milliards de couronnes, dont 14,9 milliards pour les fonds diversifiés et 6,2 milliards pour les fonds actions.En septembre, les encours des fonds vendus en Suède ont légèrement reculé pour revenir à 4.405 milliards de couronnes suédoises ou 421 milliards d’euros, dont 59 % placés en fonds actions.
La fondation Genève Place Financière a indiqué, mercredi 9 octobre, que le secteur bancaire contribuait à hauteur de 12% au produit intérieur brut du canton de Genève, ajoutant que les intermédiaires financiers se montraient confiants pour 2018 et 2019.L’institution souhaite établir un partenariat entre le privé et les autorités publiques suisses à tous niveaux pour faire aboutir la réforme de la fiscalité des personnes morales et maintenir une fiscalité raisonnable pour les personnes physiques.La fondation note que durant la crise financière, lesrelations ont parfois été tendues entre l’industrie financière et les pouvoirs publics. «Le changement de paradigme institué notamment par l’adoption par la Suisse de l’échange automatique d’informations a débouché sur une ère nouvelle, celle d’un partenariat public-privé apaisé,» indique-t-elle. La fiscalité des personnes morales et physiques représente un véritable défi pour Genève selon la fondation."D’une part, sur le plan de la fiscalité des personnes morales, Genève ne peut se permettre un échec de la réforme « PF 17 » si elle entend rester compétitive face à ses voisins qui, à l’instar du Canton de Vaud, ont déjà adopté des mesures. D’autre part, le bouclier fiscal est un outil indispensable pour garder à Genève des contribuables qui ont rapporté près de 400 millions de francs suisses au canton en 2016. Sur ces deux sujets, la Place financière en appelle au monde politique pour qu’il fasse preuve de pragmatisme,» argue la fondation dans un communiqué.Selon les données rapportées par la fondation Genève Place Financière, le secteur financier genevois recense actuellement 35 600 collaborateurs et la plupart des établissements bancaires prévoient d’augmenter leurs effectifs.
D’une poignée il y a encore quelques années, les entreprises liées à la blockchain sont désormais plus de 600 en Suisse et au Liechtenstein, rapporte le quotidien suisse Le Temps. C’est presque deux fois plus qu’en 2017. Constatant cette évolution rapide, la société d’investissement zougoise CV VC a listé, avec l’aide des cabinets de consultants PwC Strategy& et Inacta les cinquante plus importantes dans un rapport publié ce 10 octobre et intitulé The Crypto Valley’s Top 50.Ces cinquante sociétés atteignent ensemble une valorisation de 44 milliards de dollars. Ce chiffre est une estimation, car les données précises ne sont pas toujours publiées. Parmi elles, cinq sont des «licornes» – les start-up qui valent plus d’un milliard – qui ont soit été lancées à Zoug, soit y ont établi des bureaux ou leur fondation. Il s’agit des blockchains concurrentes du bitcoin Ethereum et Cardano, la plateforme Xapo (Hongkong), le fournisseur de cloud décentralisé Dfinity (Suisse) et du mineur de cryptomonnaie Bitmain (Chine).Les entreprises du «top 50» sont des spécialistes du conseil, des cabinets d’avocats, des institutions académiques, des organisations travaillant directement sur une blockchain. Il existe des sous-branches, allant de la HealthTech (technologie de la santé) à l’analyse des données en passant par l’e-gouvernement ou l’investissement. Principalement basées autour de Zoug et Zurich, certaines de ces sociétés se trouvent aussi en Suisse romande. Elles emploient 443 personnes dans l’ensemble du pays, souvent bien davantage à l’étranger. Au total, plus de 3000 personnes travaillent en Suisse et au Liechtenstein dans des activités directement ou indirectement liées à la blockchain.
Le mouvement de vente des actions européennes se poursuit jeudi en Europe, dans le sillage des replis accusés à Wall Street et en Asie pendant la nuit, les inquiétudes des investisseurs se concentrant sur le ralentissement de la croissance mondiale, la hausse des rendements obligataires et l’intensification des tensions commerciales. A la mi-séance, l’indice paneuropéen Stoxx Europe 600 perd 1,93%, tandis qu'à Paris, le CAC 40 abandonne encore 1,65% après un repli de 2,1% mercredi. Le DAX 30 cède 1,54% et le FTSE 100 recule de 1,87%.
Le président-directeur général de l’assureur britannique Aviva, Mark Wilson, a démissionné de son poste ce jeudi 9 octobre. Il a été mis en dispense de préavis («gardening leave») et restera dans l’entreprise jusqu’au 9 avril 2019.Le conseil d’administration et Mark Wilson considèrent la mission de ce dernier terminée. La recherche d’un successeur a déjà débuté avec une évaluation de candidats internes et externes. Le processus de sélection devrait s'étendre sur les quatre prochains mois.Adrian Montague, actuellement président non-exécutif d’Aviva, assurera les fonctions de Mark Wilson durant la transition et dirigera un comité composé de trois directeurs exécutifs: Andy Briggs (CEO, UK Insurance), Thomas Stoddard (directeur financier) et Maurice Tulloch (CEO, International Insurance).Une fois le nouveau P-DG choisi, Adrian Montague reprendra son rôle initial. Ces changements temporaires sont sujets à l’approbation des régulateurs concernés.Mark Wilson était en poste depuis janvier 2013. Sous son égide, Aviva a connu une refonte ayant permis d’améliorer la performance et le bilan de l’assureur britannique. Le groupe ne se focalise plus que sur 14 marchés contre 28 à l’arrivée de Mark Wilson en 2013.Aviva vise une croissance de son bénéfice d’exploitation par action de plus de 5% en 2018 d’obtenir un ratio de distribution de dividendes de 55 à 60% d’ici 2020.
Kempen Capital Management (Kempen) a annoncé l’arrêt de sa stratégie smart beta passive Fundamental Index qui comprend quatre fonds dont les véhicules luxembourgeois Kempen (Lux) Global Property Fundamental Index et Kempen (Lux) Global Sovereign Fundamental Index.Cette décision est de nature stratégique, a précisé le gérant néerlandais, actif de longue date, qui souhaite se recentrer davantage sur les solutions d’investissements offertes aux clients. Kempen observe que les clients demandent de la valeur ajoutée non seulement dans l’environnement actuel mais aussi pour le futur. Lars Dijkstra, directeur des investissements de Kempen, a expliqué qu’en maintenant un focus sur la gestion active, cette valeur ajoutée pourrait être procurée aux clients et qu’une solution serait trouvée pour les investisseurs des stratégies passives du gérant.Les actifs des deux fonds luxembourgeois seront retournés aux investisseurs en novembre 2018.
Leurs nouveaux placements sur ces actifs sont tombés à des niveaux extrêmement faibles depuis février, retirant au marché un potentiel facteur de soutien.
Les fonds d’investissements distribués sur le marché allemand ont enregistré des entrées nettes de 70,4 milliards d’euros sur les huit premiers mois de l’année, selon des statistiques communiquées par l’association allemande des professionnels de la gestion BVI. Les fonds réservés aux investisseurs institutionnels ont attiré 53,4 milliards d’euros entre janvier et août alors que les investisseurs ont parallèlement retiré 13 milliards d’euros de mandats discrétionnaires sur la même période. Au cours du seul mois d’août, les fonds d’investissement ont engrangé 12,9 milliards d’euros.Du côté des investisseurs particuliers, les fonds ouverts ont enregistré une collecte nette de 16,4 milliards d’euros sur les huit premiers mois de l’année dont 3 milliards d’euros au mois d’août. Sur huit mois, les fonds diversifiés ont attiré 17,8 milliards d’euros, les immobiliers 3,5 milliards d’euros et les fonds actions 2,4 milliards d’euros, alors que les fonds obligataires ont subi des sorties nettes de 3,6 milliards d’euros. Au cours du seul mois d’août, les fonds diversifiés ont continué d’attirer des capitaux, pour un montant de 2,9 milliards d’euros.A fin août, les sociétés de gestion basées en Allemagne géraient quelque 3.100 milliards d’euros d’actifs, dont 1.600 milliards investis dans des fonds institutionnels et 1.100 dans des fonds retail, les mandats discrétionnaires représentant 368 milliards d’euros.
BNP Paribas Asset Management is set to drop its Parvest Equity Australia fund by merging it with the Parvest Equity Best Selection World, NewsManagers has found out.Both funds will be gathered on 8 December 2018. BNP PAM Asia had been handed the management of the Australian equity strategy last August following the closure of Sydney-based boutique Arnhem Investment Management, to which BNP PAM had delegated the management of the fund intially. Moreover, BNP PAM held a 40% stake in the Australian manager. In a shareholder notice seen by NewsManagers, BNP PAM argues assets under management of the Parvest Equity Australia fund have plummeted since 2010 to reach AUD46m (€28.2m) in June 2018 from AUD259m (€159m). AUM of the fund have lingered under the AUD50m threshold (€30.7m) since the end of 2017, Additionally, BNP PAM points out investors show less interest for Australia and that distributors seek to focus on more diversified markets. A last reason raised by the manager dwells in the lack of diversity in the Australian equity market whose commodities exposure is too large according to BNP PAM.