Longue vue. Après une année 2018 difficile sur les marchés financiers, 2019 s’annonce compliquée pour les investisseurs. Goldman Sachs vient de publier son incontournable « Top ten market theme » intitulé « Down but not out ». Si les risques sont nombreux (conjoncture américaine moins favorable, tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, budget italien et croissance fragile dans plusieurs économies émergentes), il est encore trop tôt pour écarter totalement les actifs risqués. Cela pour trois raisons : la croissance devrait rester solide (le risque de récession aux Etats-Unis est faible l’an prochain), les autorités chinoises devraient soutenir la croissance, tandis que la poursuite du resserrement monétaire n’est pas un risque insurmontable pour les marchés. Dans ce type d’environnement, il est rare que les actifs risqués affichent un rendement négatif, note la banque. Cette dernière se veut prudente dans un contexte de plus forte volatilité et préfère les entreprises offrant la meilleure qualité, dans un contexte de fin de cycle qui devrait affecter les marges des entreprises et la croissance bénéficiaire. Pour sa part, UBS attribue une probabilité de 70 % à une poursuite du cycle économique en 2019, ce qui serait positif pour les actions des pays développés et émergents, provoquerait un rebond de l’euro face au dollar et entraînerait une hausse des taux et un aplatissement des courbes (dans une moindre mesure qu’en 2018). Si le cycle semble devoir se prolonger, la question clé reste celle de sa fin qui aurait un effet négatif sur les actifs risqués (actions, crédit et marchés émergents). La probabilité n’est que de 33 % pour UBS mais elle pourrait rapidement augmenter si la Fed augmente plus que prévu ses taux d’intérêt, si l’inflation accélère, si la correction sur les actions se poursuit, si la croissance du crédit augmente trop vite ou si le déficit courant américain se détériore. Autant d’indicateurs à surveiller de près.