L’action Zoom Video Communications s’est envolée de plus de 40%, mardi à Wall Street, pour clôturer à 457,69 dollars. La capitalisation boursière de l'éditeur d’outils de visioconférence dépasse désormais celle du géant informatique IBM après ses résultats trimestriels et ses prévisions nettement supérieurs aux attentes. Avec son gain de mardi, Zoom affiche une capitalisation boursière de près de 127 milliards de dollars (106 milliards d’euros) contre un peu plus de 110 milliards de dollars pour IBM, dont le titre s’est inscrit en hausse de 0,1%. La valeur de l’action Zoom a plus que quintuplé depuis le début de l’année (lire par ailleurs).
La Bourse est-elle toujours en mesure d’assurer son rôle en matière de financement ? La question se pose à l’heure où Rocket Internet, l’étoile montante du capital-risque germanique, a fait savoir son souhait de s’émanciper de la Bourse. L’information, tombée ce mardi par voie de communiqué de presse, risque d’être amère pour les actionnaires du groupe. Ces derniers se voient proposer un rachat à hauteur de 18,57 euros par action – un prix correspondant à la moyenne pondérée au cours des six derniers mois, mais très inférieur au cours de l’introduction en Bourse de 2014 (42,5 euros).
L’action Zoom Video Communications s’envole de près de 40%, à 452 dollars, mardi en début de séance à Wall Street. La capitalisation boursière de l'éditeur d’outils de visioconférence dépasse désormais celle du géant informatique IBM après ses résultats trimestriels et ses prévisions nettement supérieurs aux attentes.
Les gestionnaires d’actifs poussent Bruxelles à retarder l’implantation de ses règles les plus transformantes en matière d’investissement responsable, estimant l’agenda trop ambitieux au regard de la masse de reporting qui attend les sociétés de gestion, rapporte le Financial Times, pointant du doigt notamment une lettre de l’Efama en ce sens envoyée aux régulateurs. L’association européenne des sociétés de gestion estime que la date d’entrée en vigueur de mars 2021 pour le financement vert de la transition énergétique et les reporting sur la durabilité des investissements est «irréaliste et clairement infaisable pour une application pratique ans un cadre entièrement nouveau et complexe». L’Efama demande un décalage à janvier 2022 au plus tôt.
Dégradation. Le taux de défaut des sociétés européennes classées en catégorie spéculative devrait atteindre 8,5 % d’ici à juin 2021, contre 3,35 % en juin 2020, selon Standard & Poor’s. L’atteinte de ce taux implique le défaut de 62 entreprises, précise l’agence de notation. « Bien que l’environnement économique et financier se soit quelque peu amélioré, les risques prévaudront dans l’attente d’un vaccin contre le Covid-19, engendrant une large variété d’évolutions possibles », estime Standard & Poor’s. Ce scénario de base de 8,5 % se situe entre un scénario optimiste fixant le taux de défaut à 3,5 % (26 entreprises tombant en défaillance) et un plus pessimiste s’établissant à 11,5 % (84 sociétés en défaut).
Exxon Mobil, Pfizer et Raytheon seront remplacés au sein de l’indice Dow Jones Industrial Average (DJIA) par Salesforce, Amgen et Honeywell. S&P Dow Jones Indices n’avait pas procédé à un changement d’une telle envergure depuis 2013.
L’indice S&P 500 a dépassé son record de février grâce aux soutiens monétaire et budgétaire. Le dollar est à un son plus-bas depuis deux ans et les taux longs tentent une hausse.
La Bourse de New York a clôturé dans le vert vendredi, avec de nouveaux records historiques. L’indice Dow Jones (DJIA) s’est attribué 0,7%, à 27.930,33 points, le S&P 500 et le Nasdaq Composite ont gagné 0,4%, à 3.397,16 points et 11.311,80 points respectivement. Sur l’ensemble de la semaine, le S&P 500 a pris 0,7% et le Nasdaq 2,7%. Se hissant à un nouveau record, Apple (+5,2% vendredi) a poursuivi sa progression spectaculaire, qui dote désormais le groupe d’une capitalisation d’environ 2.130 milliards de dollars.
L’accalmie aura été de courte durée. Les fonds actions ont vu sortir 3,5 milliards de dollars au cours de la semaine se terminant le 19 août, alors qu’ils avaient brièvement renoué avec la collecte la semaine précédente. Les investisseurs se sont surtout délestés de leurs actions américaines. Ainsi, les fonds actions US ont accusé des rachats nets de 7,8 milliards de dollars, soit leur plus forte décollecte en 15 semaines, selon les données du «Flow Show», le rapport sur les flux de collecte de BofA Global Research. Les flux sortants sur cette classe d’actifs ont même atteint 32 milliards de dollars ces deux derniers mois, dont 11 milliards de dollars de rachats sur les fonds de croissance US. Dans ce contexte peu porteur, les fonds d’actions européennes ont réussi à maintenir une faible collecte, de 200 millions de dollars. Et les fonds d’actions émergentes ont enregistré leurs premières entrées nettes en six semaines, avec 1,3 milliard de dollars. Les fonds actions japonaises ont en revanche subi leur première décollecte en 26 semaines, avec -1,3 milliard de dollars. Coté fonds obligataires, les flux entrants se maintiennent à un bon rythme. Ils ont engrangé 14,5 milliards de dollars sur la semaine, ce qui représente leur dix-neuvième semaine de forte collecte. Les fonds «investment grade» ont été particulièrement appréciés des investisseurs, qui y ont placé 10 milliards de dollars. Les fonds métaux précieux restent également très prisés, avec une collecte de 1,2 milliard de dollars. En revanche, les fonds monétaires ont vu sortir 29,7 milliards de dollars sur la semaine. Cela porte à 105 milliards de dollars les rachats sur cette classe d’actifs sur les trois derniers mois, après une collecte record de 1.200 milliards de dollars.
Les femmes qui rejoignent le métier de la gestion d’actifs ont presque doublé ces quatre dernières années, montrent des données du CFA Institute compilées pour Money Marketing. En 2015, 4.348 femmes ont intégré le programme Chartered Financial Analyst, une formation professionnelle de troisième cycle pour les professionnels de l’investissement et de la finance gérée par le CFA Institute. Quatre ans plus tard, elles étaient 8.059 à le faire. Dans le même temps, les candidats masculins sont passés de seulement 9.235 à 10.491 personnes.
Le gérant de hedge funds au centre de la faillite de Neiman Marcus a reconnu avoir commis l’une des pires erreurs de sa vie, alors qu’un rapport du Département américain de la Justice l’accusait d’avoir commis une faute grave et a jeté le plan de sauvetage du distributeur dans la tourmente, rapporte le Financial Times. Daniel Kamensky a fait cet aveu à l’organisme américain de surveillance des faillites qui enquêtait sur un litige entre son hedge fund Marble Ridge Capital et les banquiers d’affaires de Jefferies & Co. Les deux sociétés se battaient pour racheter 160 millions de dollars de titres illiquides émis par le grand magasin en faillite, selon un rapport déposé au tribunal mercredi. Daniel Kamensky a notamment affirmé qu’il utiliserait sa position de coprésident du comité des créanciers non garantis de Neiman pour empêcher Jefferies d’acquérir les actions, selon le rapport, même si cela signifiait que les autres créanciers recevraient moins d’argent. «NE FAITES PAS D’OFFRE», a écrit le gérant à un cadre de Jefferies via la plateforme de messagerie instantanée Bloomberg, selon le rapport. Marble Ridge «a violé son devoir fiduciaire de loyauté envers les créanciers qu’il représentait en contraignant un investisseur extérieur à s’abstenir de faire une offre», a écrit Henry Hobbs du Bureau du syndic américain, une unité du DoJ qui supervise le processus de faillite. Daniel Kamensky a admis que tenter d’influencer Jefferies était une «grave erreur», selon le rapport.
Jordan Belfort, le trader américain qui avait inspiré au cinéaste Martin Scorsese le personnage principal de son film, Le loup de Wall Street, en 2013, a signé un contrat en tant que coach avec la plate-forme de formation pour traders RagingBull, selon le Financial Times. Il avait fait ses débuts dans les années 1990 avec une société de courtage basée à Stratton Oakmont, qui était décrite comme «escroquerie caractéristique de type ‘boiler room’» par la Securities and Exchanges Commission (SEC), le gendarme financier américain. Il avait été envoyé en prison et interdit de toute collaboration avec tout courtier, société d’investissement ou conseil en investissement.
Delivery Hero restait le favori pour prendre la place de Wirecard dans l’indice phare de la Bourse de Francfort, le DAX 30, à l’issue d’un remaniement qui devait être effectué mercredi soir par l’opérateur boursier Deutsche Börse, selon les calculs de Dow Jones Newswires. LPKF Laser devrait intégrer le TecDAX, tandis qu’Aixtron devrait entrer dans le MDAX et Hornbach Baumarkt dans le SDAX. Deutsche Börse devait communiquer sur Wirecard mercredi soir, après la fermeture de Wall Street. Les changements au sein de l’indice entreront en vigueur la semaine prochaine.
L’Alternative Investment Management Association, l’association des sociétés de gestion alternatives, a mis au point un questionnaire sur la diversité et l’inclusion en partenariat avec le consultant en investissements Albourne Partners Limited. Ce document est accessible gratuitement à toutes les sociétés de gestion alternatives qui s’intéressent au sujet, même s’il s’adresse surtout à celles basées en Amérique du Nord. Il permet aux gestionnaires de faire le point sur leur politique de diversité et d’inclusion et les aide à aborder ce sujet et à progresser dans ce domaine. Il se veut aussi un outil d’aide à la décision pour les investisseurs. «Un nombre croissant d’investisseurs incluent les critères de diversité et inclusion dans leurs évaluations des sociétés de gestion alternatives. Les raisons de le faire vont de la prise de conscience que les équipes diversifiées conduisent à de meilleures décisions, à un désir de lutter contre les inégalités, en passant par le souhait de mieux aligner leurs investissements avec les valeurs de leurs institutions», écrit l’AIMA dans son communiqué. Le questionnaire aborde la question de la diversité en se concentrant sur la présence des femmes et les minorités au sein des effectifs. Cela inclut les minorités ethniques et raciales, les personnes LBBTQ+, les personnes âgées et les handicapés. L’inclusion concerne les pratiques de reconnaissance, de respect et d'évaluation fondée sur le mérite. «Les efforts visant à faciliter la diversité et l’inclusion visent à garantir que les groupes sous-représentés sont non seulement présents mais aussi traités avec le respect et la reconnaissance qu’ils méritent», souligne l’AIMA. Ce nouveau questionnaire vise à promouvoir de meilleures pratiques de diversité et d’inclusion au sein du secteur de la gestion alternative et à devenir un questionnaire standardisé. Il s’appuie sur le travail commencé en novembre 2019, lorsque l’AIMA a lancé «The Alternatives», un document contenant 45 mesures pratiques que les membres du secteur peuvent adopter pour améliorer la diversité et l’inclusion. Le questionnaire peut se trouver à cette adresse : https://www.aima.org/resource/aima-albourne-diversity-and-inclusion-questionnaire.html
De nombreuses entreprises du secteur de la défense se vendent désormais comme des experts en cybersécurité. Or, non seulement certaines d’entre elles en font très peu dans ce domaine. Mais en plus, ces entreprises ont des comportements peu exemplaires, montre Rize ETF dans une étude sur le sujet. «Cela a des conséquences importantes pour les investisseurs: ils s’exposent involontairement à des entreprises peu ou pas du tout exposées à la cybersécurité, mais aussi à celles dont les résultats en matière d’ESG (environnement, social et gouvernance) sont scandaleusement médiocres - ce qui est fréquent pour les entreprises du secteur de la défense», indique l’étude du fournisseur d’ETF thématiques. Rize ETF recense huit entreprises du secteur de la défense qui apparaissent régulièrement dans la catégorie cybersécurité: Lockheed Martin, BAE Systems, General Dynamics, Rheinmetall, Thales, Northrop Grumman, Leonardo, Airbus. Ces entreprises ont une exposition négligeable à la cybersécurité en termes de chiffres d’affaires (moins de 10 %). Pour quatre d’entre elles, Rize ETF n’a même pas réussi à discerner des revenus liés à la cybersécurité dans les rapports financiers. Mais ce qui est frappant, selon l’étude, c’est que toutes ces entreprises sont impliquées dans l’exportation d’armes, et pas seulement vers des pays considérés comme «controversés», mais qui sont aussi directement ou indirectement aussi impliqués dans la guerre du Yemen. «Ce conflit continue à faire payer un lourd tribut, avec environ 22 millions de civils qui ont besoin d’aide. Selon les Nations unies, environ 15.000 personnes ont été tuées ou blessées jusqu'à présent», selon les auteurs. Pour faire rimer cybersécurité et ESG, il convient donc d’être très sélectif et d’éplucher attentivement les comptes des entreprises de ce secteur.
En août, les investisseurs ont été les plus optimistes sur les marchés financiers depuis février 2020, quand les actions mondiales ont atteint un niveau record selon l’enquête mondiale sur les gérants de fonds (Fund Manager Survey) réalisée par Bank of America. Un niveau net de 46% des investisseurs interrogés par BofA en août ont déclaré qu’il s’agissait bien «d’un marché haussier», contre 40% le mois précédent. Un marché haussier séculaire est celui où la tendance dominante est à la hausse des prix, avec de courtes corrections l’interrompant. Auparavant, ils étaient plus nombreux à penser que la période correspondait à un «bear market rally», soit un épisode de hausse dans une tendance générale à la baisse. Sur les 181 participants à l’enquête, qui gèrent 481 milliards de dollars d’actifs, 79% s’attendent désormais à une économie plus forte, soit le niveau le plus élevé depuis décembre 2009. Les actions de la zone euro sont devenues la première région surpondérée dans le sondage, l’allocation qui lui est consacrée ayant augmenté de 17 points pour atteindre une surpondération nette de 33%, le niveau le plus élevé depuis mai 2018.