L'économie japonaise a connu au troisième trimestre une croissance plus forte qu’attendu, à la faveur notamment de la bonne tenue des exportations du pays, qui, avec un septième trimestre de suite de hausse du PIB, enregistre sa plus longue période d’expansion depuis plus de dix ans. Selon les données publiées mercredi par le gouvernement japonais, le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 1,4% en rythme annualisé sur la période juillet-septembre, alors que les économistes anticipaient en moyenne une progression de 1,3%. Au trimestre précédent, la croissance était ressortie à 2,6% (chiffre révisé), toujours en rythme annualisé.
Le gouverneur de la Banque du Japon (BOJ), Haruhiko Kuroda, a déclaré hier que l’inflation restait faible au Japon malgré la récente embellie de l'économie, et s’est engagé à poursuivre la politique monétaire accommodante actuelle. Le banquier central a souligné que la fixation des prix par les entreprises était déterminante pour la politique de la BOJ, qui vise un taux d’inflation de 2%.
L’activité dans le secteur des services au Japon a connu au mois d’octobre sa plus forte croissance depuis plus de deux ans, en raison notamment d’une progression marquée des nouvelles commandes, montre l’enquête Markit/Nikkei publiée hier. L’indice PMI calculé dans le cadre de cette enquête a grimpé à 53,4 le mois dernier contre 51,0 en septembre. C’est son niveau le plus élevé depuis août 2015. L’indice PMI composite, qui intègre l’industrie et les services, a grimpé à 53,4 en octobre contre 51,7 en septembre, soit son plus haut niveau en cinq mois.
Shinzo Abe a été reconduit hier soir à la tête du gouvernement japonais après la large victoire de sa coalition lors des élections législatives anticipées qui se sont déroulées le 22 octobre et ont vu le Parti libéral démocrate (PLD) dont il est issu, et le Komeito, son partenaire minoritaire, conserver leur super majorité des deux tiers à la Chambre des représentants.
Malgré des élections législatives dimanche dont l’issue est incertaine, l’indice Nikkei a progressé de 11% depuis le 8 septembre pour atteindre son plus haut depuis 1996.
Le Premier ministre japonais Shinzo Abe va dissoudre jeudi la chambre basse du Parlement et convoquer des élections anticipées afin obtenir la légitimité nécessaire pour faire face notamment à la «crise nationale» due, selon lui, au vieillissement de la population. Selon Natsuo Yamaguchi, président du Nouveau Komeito, qui fait partie de la coalition gouvernementale, les élections devraient avoir lieu le 22 octobre. Shinzo Abe a par ailleurs reconnu que le gouvernement ne serait pas en mesure d’atteindre son objectif d’un budget à l'équilibre (hors service de la dette) sur l’exercice débutant en avril 2020. Le Premier ministre a demandé au gouvernement de préparer d’ici la fin de l’année un programme de 2.000 milliards de yens (15 milliards d’euros) pour financer des dépenses d'éducation, de soins aux personnes âgées et encourager l’investissement des entreprises.
L'économie japonaise a progressé à un rythme inédit en deux ans au deuxième trimestre, sur fond de forte hausse de la consommation et de l’investissement, montrent les chiffres préliminaires publiés lundi par le gouvernement. Le produit intérieur brut japonais (PIB) a augmenté de 4% au deuxième trimestre, dépassant largement les anticipations d’une croissance de 2,5% en rythme annuel. C’est la plus forte hausse du PIB depuis le début de l’année 2015. En rythme trimestriel, l'économie a enregistré une expansion de 1%, également au-dessus des attentes des économistes qui prévoyaient une croissance de 0,6% d’avril à juin.
Si d’autres grandes banques centrales sont ou envisagent d'entrer dans la normalisation, la BoJ ne prévoit pas d’atteindre son objectif d’inflation avant 2020.
La Banque du Japon a gardé intact l’ensemble de son arsenal monétaire et repoussé dans le temps la réalisation de son objectif d’une inflation de 2%, conformément aux attentes, lors de sa réunion qui s’est achevée ce matin. L’autorité ne s’attend plus désormais plus à être en mesure d’atteindre son objectif d’inflation de 2% qu'à la fin de l’année fiscale 2019, soit un an plus tard que ses dernières prévisions d’avril dernier. Le taux d’inflation sous-jacente devrait rester atone à 1,1% cette année.
La faiblesse de l’inflation et la hausse des rendements externes devraient inciter la BoJ à conserver son objectif de rendement en intensifiant ses rachats.
Dans le cadre de ses opérations ordinaires de rachats d’actifs, la Banque du Japon a annoncé hier avoir augmenté le montant de ses rachats d’obligations d’Etat japonaises (JGB) sur les maturités allant de 3 à 5 ans. Vendredi dernier, l’autorité avait déjà indiqué qu’elle s’octroyait le droit de racheter un montant illimité de JGB afin de respecter son objectif de maintenir le rendement à 10 ans autour de zéro.
Dans le cadre de ses opérations ordinaires de rachats d’actifs, la Banque du Japon a annoncé cette nuit avoir augmenté le montant de ses rachats d’obligations d’Etat japonaises (JGB) sur les maturités allant de 3 à 5 ans. Vendredi dernier, l’autorité avait déjà indiqué qu’elle s’octroyait le droit de racheter un montant illimité de JGB afin de respecter son objectif de maintenir le rendement à 10 ans autour de zéro. Or, ce dernier avait dépassé le seuil critique de 0,1% la semaine dernière dans le cadre d’une hausse généralisée des rendements déclenchée par le durcissement de ton de plusieurs grandes banques centrales, telles que la BCE, la BoE ou la Banque du Canada, qui devrait relever ses taux à sa réunion qui se tient cette après-midi.
Toshiba sortira le 1er août du Nikkei, le principal indice de la Bourse de Tokyo, au sein duquel il sera remplacé par Seiko Epson, a annoncé hier le groupe Nikkei. Le groupe industriel en difficulté, qui vient de repousser la publication de ses comptes certifiés pour la sixième fois depuis 2015, avait été retiré le 23 juin de la première section de la Bourse de Tokyo, ce qui ouvrait la porte à sa sortie du Nikkei.
La confiance des grands groupes manufacturiers japonais a atteint son plus haut niveau depuis plus de trois ans au deuxième trimestre, selon l’enquête trimestrielle «tankan» de la Banque du Japon publiée hier, confirmant les signes d’accélération de la reprise au sein de la troisième économie mondiale. L’indice phare de l’enquête tankan a grimpé à +17 en juin contre +12 trois mois auparavant, son troisième trimestre d’affilée de hausse et son meilleur niveau depuis mars 2014. La prévision médiane du marché était à +15.
La Banque du Japon devrait maintenir le statu quo à sa réunion de vendredi et de même tant que l'inflation ne donnera pas davantage de signes de reprise.
Bloomberg indique ce matin que la BoJ pourrait calibrer sa communication pour préparer les marchés à une prochaine annonce d’un retrait progressif de sa politique monétaire accommodante, sans pour autant suggérer que ce processus soit proche. Si ce changement de cap a déjà été réalisé par la Fed et devrait l’être dans les prochains mois par la BCE grâce à la sortie du risque déflationniste en zone euro, le taux d’inflation au Japon reste nul et donc très loin de l’objectif de 2% recherché par l’autorité monétaire. Ces rumeurs ont tiré le yen à la hausse face à l’ensemble des 10 autres principales devises mondiales, et accru les tensions sur le rendement des obligations d’Etat. Si le taux à 10 ans reste proche de sa cible de zéro maintenu par la BoJ, ceux à 2 ans et 5 ans se sont tendus depuis le début de la semaine à des niveaux respectifs de -0,09% et -0,07%, ce qui a conduit à un écrasement de la courbe de taux.