Avec le maintien de l’ensemble de son arsenal d’assouplissement monétaire lors de sa réunion qui s’est achevée ce matin, ainsi que la nouvelle baisse de ses prévisions d’inflation, la Banque du Japon (BoJ) reste plus que jamais la dernière grandes banques centrales en termes de normalisation monétaire. Si la hausse des prix du pétrole a permis à l’inflation de se redresser tant aux Etats-Unis et en zone euro à des niveaux de 2,5% et de 1,9%, et ainsi permis à la Fed d’accélérer le rythme de ses hausses de taux et à la BCE d’envisager une sortie de son QE à la fin de l’année, elle a en revanche eu peu d’effet au Japon où l’inflation devrait stagner à un faible niveau de 0,5% à 1%, malgré les mesures sans précédent prises par la BoJ. Des perspectives qui incitent les économistes à envisager que l’autorité pourrait ne plus être en mesure de sortir de son QE et de se retrouver à court de munitions lors de la prochaine crise.