Les emprunteurs ont du malà obtenir des financements au juste prix et dans de bonnes conditions, et lesinvestisseurs ont des difficultésen matière de sourcing et de coûts, selon un sondageauprès des acteurs de la dette immobilière mené par BrickVest durant le troisième trimestre 2019 (*). Cela dit, 67 % des investisseurs et développeurs immobiliers institutionnels s’attendent à ce que l’appétit pour la dette immobilière augmente au cours des deux prochaines années. Sur ces deux tiers d’investisseurs, près d’un quart (soit 22 %) estime qu’il augmentera « considérablement ». Signe d’un regain d’intérêt, 80 % des répondants s’attendent à ce que la disponibilité du financement de la dette immobilière au cours des douze prochains mois atteigne ou dépasse le niveau actuel de l’offre ; en comparaison 18 % pensent qu’elle va diminuer. Malgré cet attrait grandissant, les répondants sont divisés sur l’état des clauses restrictives financières, comme le ratio prêt-valeur et le ratio de couverture des frais financiers. Près de quatre investisseurs sur dix soit 39 % ont le sentiment que ces clauses restrictives financières sont devenues plus strictes au cours de la dernière année,; en comparaison, 29 % estiment avoir assoupli leurs conditions. Près de la moitié, soit 47 % des investisseurs, cite les difficultés d’approvisionnement et les coûts comme étant le plus grand défi auquel ils font face sur le marché actuel, suivis de l’environnement des taux d’intérêt (30 %) et de l’accès aux marchés internationaux de la dette (17 %). De manière quasi symétrique, les emprunteurs, quant à eux, ont indiqué que les trois principaux obstacles étaient les difficultés de financement (53 %), les coûts de financement (27 %) et le manque d’accès aux marchés internationaux de la dette (17 %), ce qui donne à penser que le financement par emprunt n’est pas aussi disponible et efficient que les acteurs du marché le souhaiteraient. Selon l'étude, il existe d’importantes possibilités d’améliorer la technologie adoptée par l’industrie de la dette immobilière. Plus des trois quarts (79 %) des répondants estiment que ce marché n’est pas suffisamment digitalisé."Bien que la demande de dette immobilière demeure forte, ni les investisseurs ni les emprunteurs ne sont entièrement satisfaits du fonctionnement actuel du marché. De nombreux emprunteurs éprouvent des difficultés à obtenir des solutions d’emprunt qui répondent à leurs besoins en termes de rapidité et de coût, tandis que les investisseurs peinent à trouver et à se positionner sur des deals de qualité», a commentéRémi Antonini, directeur général de BrickVest REIM Europe. (*) De juin à août, BrickVest, la plateforme digitale d’investissement en immobilier commercial. a interrogé plus de 100 investisseurs et développeurs immobiliers européens et a recueilli l’opinion de l’industrie sur le secteur du financement de la dette immobilière.
Le groupe KKR a annoncé ce 2 octobre de nouvelles nominations au sein de son activité Global Impact, qui vise à identifier les opportunités d’investissement dans le monde affichant un alignement des performances financières et des impacts sociétaux. Stanislas de Joussineau devrait ainsi prendre la direction de l'équipe Global Impact en Europe, tandis que Sharon Yang rejoindra l'équipe en qualité d’investisseur senior pour l’Asie. Stanislas de Joussineau travaille depuis une dizaine d’années chez KKR dans le secteur du private equity, dernièrement au sein des équipes Technology et Retail en Europe et dans l'équipe couvrant le marché français. Dans ses nouvelles fonctions, il développera les activités en Europe et va intégrer le comité d’investissementet le comité de gestion de portefeuille Global Impact. Sharon Yang travaille chez KKR depuis 2009 dans le private equity et l’immobilier en Asie. Dans ses nouvelles fonctions, Sharon Yang se concentrera sur les investissements en Asie et continuera de travailler en étroite collaboration avec l'équipe dédiée au private equity dans la région.
Les fonds Ucits et les fonds d’investissement alternatifs (AIF) commercialisés en Europeont enregistré une collecte nette de 94 milliards d’euros en juillet contre seulement 23 milliards d’euros en juin, selon des statistiques communiquées par l’association européenne de la gestion d’actifs (Efama). Une évolution due pour l’essentiel à des entrées nettes de 86 milliards d’euros pour les fonds Ucits, le montant le plus élevé des dix-huit derniers mois, contre 7 milliards d’euros en juin. Les seuls fonds Ucits de long terme (c’est-à-dire hors fonds monétaires) ont attiré 40 milliards d’euros, contre 19 milliards en juin. Les fonds dédiés aux actions ont subi des sorties nettes de 1 milliard d’euros, dans la lignée du mois précédent. En revanche, les fonds obligataires ont engrangé 39 milliards d’euros, contre 27 milliards d’euros le mois précédent. Les fonds multi-asset ont affiché des entrées nettes de 4 milliards d’euros après avoir subi des sorties nettes de 6 milliards d’euros. Les fonds monétaires Ucits ont attiré 46 milliards d’euros, alors qu’ils avaient affiché des sorties nettes de 12 milliards d’euros en juin. Les fonds AIF ont enregistré pour leur part des entrées nettes de 8 milliards d’euros en juillet, contre 17 milliards d’euros le mois précédent. Les actifs nets des fonds Ucits et AIF se sont accrus en juillet de 1,8% pour atteindre 16.904 milliards d’euros.
Les rémunérations des dirigeants d’entreprises aux Etats-Unis font face à l’opposition grandissante de plusieurs investisseurs influents en Europe, même si leurs homologues américains continuent de leur apporter un soutien inébranlable, écrit le Financial Times fund management. UBS et APG ont voté en faveur de moins d’un tiers des propositions de rémunérations des entreprises du S&P 500, connues sous le nom de résolutions «say on pay», selon les données de Proxy Insight. BNP Paribas a voté pour moins d’une proposition sur cinq sur les rémunérations. Axa Investment Managers a voté en faveur de moins des deux tiers des rémunérations américaines. BlackRock et Vanguard, en revanche, ont tous les deux voté en faveur de plus de 97 % des propositions «say on pay» du S&P 500.
A travers sa stratégie d’investissement factoriel, la société de gestion finlandaise propose grâce à l’intégration complète des critères ESG au sein du processus d’investissement des fonds Evli Equity Factor Europe et Evli Equity Factor USA une approche plus efficiente en termes d’investissement responsable. Lancée en 2015, la stratégie d’investissement factoriel d’Evli vise à améliorer la diversification de ses portefeuilles et leur rendement ajusté du risque grâce aux facteurs qui offrent des sources alternatives de rendement. «Nous nous appuyons sur quatre facteurs déterminés de manière académique : la valeur, le low risk, le momentum et la qualité», rappelle Peter Lindahl, Senior Portfolio Manager et Head of Systematic Funds chez Evli. «Nous nous concentrons ensuite principalement sur les actions de sociétés européennes et américaines en utilisant un processus factoriel systématique ». L’investissement factoriel permet ainsi de combiner le potentiel de rendement de la gestion active avec des coûts de gestion proches de ceux de la gestion passive. Les fonds factoriels d’Evli ont introduit un filtre «Low Carbon» en 2017, mais la société de gestion a souhaitéaller plus loin et intégrer complètement les critères ESG à son processus d’investissement factoriel. «En amont de notre sélection de titres qui seront par la suite intégrés aux facteurs qui composent nos portefeuilles, nous ajoutons des filtres ESG selon une approche Best-in-class et d’exclusion des sociétés du secteur de l’alcool, de l’armement, du tabac, des paris, du divertissement pour adultes et du charbon ainsi que les sociétés qui ne respectent pas les principes du Global Compact de l’ONU selon les analyses du MSCI ESG Research», explique Peter Lindahl. Cette démarche appliquée aux fonds Evli Equity Factor Europe et Evli Equity Factor USA permet donc aux investisseurs institutionnels d’allier rendement et investissement responsable. «Les performances de nos fonds factoriels soulignent justement que l’on peut être écologiquement et socialement responsable sans frais supplémentaires.», conclutPetter von Bondsdorff, Partner et Directeur du développement International d’Evli. Caractéristiques techniques des fonds Evli Equity Factor Europe Type de fonds : UCITS ISIN A/B/IB : FI4000153804/FI4000153820/FI4000153838 Benchmark : MSCI Europe TR Net (EUR) Frais de Gestion : 0.95% p.a. (A, B) / 0.65% p.a. (IA, IB) Evli Equity Factor USA Type de fonds : UCITS ISIN A/B/IB : FI4000210802/FI4000210810/FI4000210836 Benchmark : MSCI USA TR Net (USD) Frais de Gestion : 0.95% p.a. (B)
Commerz Real a annoncé ce 27 septembre l’acquisition du «Millenium Portfolio» de Generali Lebensversicherung AG, détenue majoritairement par le groupe Viridium depuis avril dernier, pour le compte de son fonds immobilier ouvert Hausinvest. Le montant de la transaction n’a pas été divulgué mais, selon la presse spécialisée allemande, ce portefeuille, qui comprend 49 actifs (bureaux, commerces et résidentiel) dans de grandes villes allemandes, représenterait une valeur de quelques 2,5 milliards d’euros. Le fonds Hausinvest est l’un des plus gros fonds immobiliers ouverts sur le marché allemand avec un encours de plus de 15 milliards d’euros. Les actifs sous gestion de Commerz Real s'élèvent à environ 33 milliards d’euros.
Le phénomène de consolidation actuellement à l’œuvre dans le secteur de la banque privée en Suisse pourrait signifier des opportunités d’acquisition pour Edmond de Rothschild (Suisse), a indiqué Vincent Taupin, le nouveau CEO de la banque, dans un entretien à L’Agefi suisse. Cela dit, la banque n’exclut pas de se développer à l’étranger mais pas toute seule. «Aujourd’hui, nous n’avons pas de volonté de nous développer seul à l’étranger en installant des filiales. Nous souhaitons rester concentrés sur l’Europe où nous disposons déjà de plus d’une trentaine d’implantations et couvrons largement le territoire. Hors Europe, et en particulier sur les marchés lointains, nous pensons qu’il est préférable de s’appuyer sur des partenaires solides», a expliqué le responsable qui se dit par ailleurs très satisfait de la sortie de la cote de la banque de Six Swiss Exchange. Concernant les marchés lointains, précise Vincent Taupin, «il y a une réelle émergence des marchés asiatiques qui sont en passe de détrôner les Etats-Unis. Nous sommes présents au Japon, via notre partenariat avec SMBC Nikko Securities, qui est l’exemple parfait d’une collaboration réussie et de long terme. La Chine représente un immense marché potentiel mais, pour l’heure, nous l’abordons depuis la Suisse via notre banque privée offshore. Quant aux Etats-Unis nous pourrions envisager de nous y développer à moyen terme mais avec l’appui d’un partenaire.
Le fonds d’investissement suédois EQT a racheté l’opérateur allemand de fibre optique Inexio pour un milliard d’euros, a appris Reuters ce 28 septembrede source proche de l’accord. Warburg Pincus et les autres propriétaires ont vendu l’intégralité de leurs participations dans le groupe fondé en 2007. Particulièrement présent dans le sud et le sud-est de l’Allemagne, Inexio fournit des accès internet à très haut débit à 110.000 foyers et à 6.000 entreprises. Son ambition est de compter deux millions de foyers dans sa clientèle d’ici 2030.
De nouvelles ambitions dans la finance durable. Credit Suisse Asset Management a annoncé ce 27 septembre l’intégration dans son processus de placement des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Dans un premier temps, plus de 30 fonds de placement gérés activement, représentant un total de plus de 20 milliards de francs d’actifs, seront repositionnés d’ici fin octobre 2019, afin de respecter les critères ESG définis par un cadre de référence maison sur l’investissement durable, le Credit Suisse Sustainable Investing Framework. En 2017, le groupe a créé le département Impact Advisory and Finance (IAF) pour accélérer la capacité de Credit Suisse d’offrir des solutions financières durables à ses clients. Prise en étroite collaboration avec l’IAF, la décision du Credit Suisse Asset Management d’intégrer de manière systématique les critères ESG dans ses processus d’investissement clés pour toutes les classes d’actifs traditionnelles représente la dernière étape de cette évolution et complétera le large éventail des solutions durables et d’investissement à impact sur les plateformes de gestion de fortune du groupe.Credit Suisse Asset Management prévoit d’élargir sa gamme de produits ESG et de porter le total des actifs sous gestion durables à plus de 100 milliards de francs d’ici à fin 2020. Autrement dit, environ un quart des encours de l’asset management (414 milliards de francs). Dans le cadre d’une approche systématique, les critères ESG seront appliqués aux différentes classes d’actifs pour définir l’univers d’investissement (filtrage négatif), intégrer les informations ESG pertinentes dans le processus d’investissement et dialoguer avec les entreprises (vote par procuration et engagement). Avec cette approche, la prise en compte des critères ESG n’entraîne pas seulement des décisions d’investissement intégrées, combinées à l’analyse financière, mais entre aussi en jeu dans la gestion des risques. En outre, une documentation transparentesur les critères ESG/la durabilité sont mis à la disposition des investisseurs dès aujourd’hui. « Je suis convaincu que l’intégration de critères ESG à notre processus d’investissement procurera des avantages durables en termes de performance, nous mettant en position de dégager des résultats de placement intéressantsà long terme pour le compte de nos clients », a commenté Michel Degen, responsable deCredit Suisse Asset Management, SuisseetEMEA. Il faut dire aussi que Credit Suisse surfe sur la tendance de l’heure. L’impact investing notamment fait désormais partie des outils"indispensables» de la gestion responsable, surtout si l’on veut séduire une clientèle plus jeune. Les chiffres ne trompent pas. Les investissements ESG, qui représentaient dans le monde 13.200 milliards de dollars en 2012, totalisaient six ans plus tard 30.700 milliards de dollars, selon une étude récente.Une progression de 133% sur la période. Et en Suisse, les encours verts des institutionnels sont passés de 238,2 milliards de francs suisses en 2017à 455 milliards de francsen 2018.Une tendance que les grandes maisons comme Credit Suisse n’ont pas l’intention de laisser passersans prendre une part du gâteau.
Un bel été pour l’assurance-vie.Pour le mois d’août 2019, la collecte nette s’établit à 2,1 milliards d’euros après 1,6 milliard d’euros en juillet, selon les chiffres communiqués par la Fédération française de l’assurance (FFA). La collecte nette s'établit à 19,4 milliards d’euros depuis le début de l’année contre 16,5 milliards d’euros sur la même période en 2018. Le montant des cotisations collectées par les sociétés d’assurance au cours des huit premiers mois de 2019 s’inscrit ainsi à97,5 milliards d’euros contre 94,9 milliards d’euros sur la même période en 2018.Les versements sur les supports unités de compte représentent 23milliards d’euros, soit 24% des cotisations. Les unités de compte représentaient en août 21 % de la collecte mensuelle contre un taux de 28 % constaté en 2018. L’encours des contrats d’assurance-vie (provisions mathématiques + provisions pour participation aux bénéfices) s’élève à 1765 milliards d’euros à fin août 2019, en progression de 4 % sur un an.
Inversion de la courbe des taux, guerre commerciale interminable entre Etats-Unis et Chine, récession en Allemagne, effondrement de la production industrielle chinoise, contraction des bénéfices, tensions sur les prix du pétrole, Brexit, procédure de destitution à l’encontre du président américain, défaut argentin, faillite de Thomas Cook... Il n’empêche! Les actifs risqués clôturent à des niveaux historiques et les actions américaines pourraient enregistrer des rendements annualisés de l’ordre de 30% sur les bases actuelle. C’est «Miracle à Wall Street», selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. Sur le parquet électronique des marchés boursierstoutefois, rien de tout cela. Les investisseurs ont fonctionné sur le mode «risk-off» durant la semaine au 25 septembre, comme ils l’ont pratiquement toujours fait ces derniers mois. Les fonds actions ont ainsi affiché des sorties nettes parmi les plus élevées de 22 milliards de dollars, dont 16,6 milliards de dollars pour les ETF et 5,4 milliards de dollars pour les organismes de placement collectifs. Et depuis le début de l’année, la tendance est claire : les rachats sur les actions s'élèvent à plus de 200 milliards de dollars, les engagements sur l’obligataire approchent les 360 milliards de dollars et l’or a attiré 15 milliards de dollars. Dans le détail, les investisseurs actions restent fidèles à leur posture abstentionniste. Les fonds d’actions américaines notamment ont terminé la semaine sur des sorties nettes de 16,4 milliards de dollars, parmi les plus importantes jamais observées. Les fonds d’actions européennes restent désespérément en dehors des radars, avec cette fois des sorties nettes de 1,2 milliard de dollars, tandis que les fonds dédiés aux actions émergentes subissent des rachats de 3,7 milliards de dollars. Côté obligataire, à part les fonds d’obligations gouvernementales qui subissent des sorties nettes limitées de 1,8 milliard de dollars, les principales catégories de titres affichent des flux nets positifs. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («IG») ont ainsi engrangé 5 milliards de dollars, enregistrant ainsi une 36ème semaine consécutive de souscriptions. Les fonds d’obligations municipales ont de leur côté attiré 1,6 milliard de dollars. Moins d’intérêt toutefois pour les fonds d’obligations à haut rendement et les fonds de dette émergente qui marquent des entrées nettes de respectivement 0,2 milliard de dollars et 0,8 milliard de dollars. Face à la frilosité des investisseurs vis-à-vis des actifs risqués, les analystes de BofA Merrill Lynch affichent un optimisme irrationnel pour 2019 avec malgré tout des épisodes de violentes rotations des actifs déflationnistes (obligations, actions de croissance, défensives) vers les actifs inflationnistes (matières premières, actions value, cycliques)mais un pessimisme rationnel pour 2020 avec un éclatement de la bulle obligataire et probablement une correction à Wall Street et une récession...
La finance responsable, l’ESG, le développement durable seraient devenus «mainstream», entend-on souvent dire. Ce n’est peut-être pas encore tout à fait le cas, comme le montrent les résultats dedeux études publiées par l’Autorité des marchés financiers (AMF) qui dressent un état des lieux des connaissances, des comportements et des intentions des épargnants français vis-à-vis des placements responsables. L’intérêt pour le développement durableest réel mais lesétudes témoignent d’un besoin de plus d’information et de transparence. La première étude, menée en juin 2019 par Audirep auprès d’un échantillon de 1028 personnes représentatif de la population française (1), démontre qu’une majorité de Français prennent en compte les enjeux du développement durable dans leur quotidien.Parmi les principaux constats, il ressort que plus de 7 répondants sur 10 pensent qu’il est important que les établissements financiers prennent en compte la transition énergétique et le développement durable. Et4 Français sur 10 trouvent ce type de placement intéressant, cet intérêt étant le plus marqué chez les moins de 35 ans. Cela dit, les produits financiers responsables restent largement méconnus. Un répondant sur deux voudrait en savoir plus sur ces produits, sur leur fonctionnement, leurs avantages et leurs inconvénients par rapport aux placements classiques.Une meilleure information est le premier levier pour renforcer la confiance à l’égard des placements responsables auxquels s’ajoute une confiance limitée dans les labels. La seconde étude qualitative, menée par l’institut CSA (2), a permis de tester de manière approfondie, auprès de 15 épargnants non experts, la lisibilité des documents commerciaux et réglementaires des fonds d’investissements dits «ISR» ainsi que leur utilité perçue. Il en ressort que les notions qui structurent l’investissement socialement responsable, telles que la «gouvernance» ou «l’analyse extra-financière» par exemple, ne sont pas toujours compréhensibles pour les épargnants d’autant plus que ces termes sont rarement définis.Les épargnants souhaitent avoir plus d’explications sur les critères de sélection des fonds et sur la réalité des entreprises et des projets associés dans le document d’informations clés (DICI). A noter toutefois que les épargnants ont apprécié de retrouver dans un rapport extra-financier une liste complète de sociétés sélectionnées par le fonds, des exemples de méthodologie sur la sélection des entreprises et des informations sur la réalité des projets menés par ces entreprises. - (1)Les Français et les placements responsables : étude Audirep pour l’AMF - (2)La lisibilité des documents d’information des placements ISR: étude de l’institut CSA pour l’AMF
Les marchés privés sont au coeur des intentions d’investissements des grands assureurs européens. C’est l’une des conclusion de la huitième enquête mondiale de BlackRock menée cet été auprès de 360 cadres supérieurs du secteur de l’assurance et de la réassurance, en charge de 16.000 milliards de dollars d’actifs gérés. Interrogés sur leurs intentions d’allocation d’ici 2022, la majorité des assureurs ont indiqué leur intention d’augmenter les allocations aux actifs privés. Dans la zone EMEA, les répondants font état d’une augmentation de 26% de l’allocation moyenne (de 6,9% à 8,7% au cours des trois prochaines années). Cette intention se retrouve aussi à l'échelle mondiale, où l’allocation moyenne aux marchés privés devrait augmenter de 29% (de 6,6 à 8,5 %). Dans l’ensemble, les assureurs demeurent relativement optimistes face à l’environnement de taux bas, la plupart estimant que le cycle économique actuel s'étendra jusqu’en 2022, mais la croissance et la volatilité de l'économie suscitent des inquiétudes. Les opinions sont partagées au sujet de la prochaine récession, 60% répondants indiquant qu’ils croient que l’Europe entrera en récession, et 40% pensant qu’elle n’entrera pas en récession. «Ceci fait écho aux opinions divisées sur l'état d’avancement du cycle économique», note les auteurs de l'étude.
Le groupe chimique belge a annoncé mardi des investissements cumulés de 185 millions d’euros sur trois ans afin d’accroître sa production de carbonate de soude et de bicarbonate de sodium, afin de répondre à la croissance de la demande mondiale. L’augmentation de 600 kilotonnes de sa capacité de production de carbonate de soude concerne le site américain de Green River, dans le Wyoming. Solvay prévoit aussi d’augmenter de 200 kilotonnes sa capacité de production de bicarbonate de sodium dans son usine de Devnya en Bulgarie.
Le groupe chimique belge a annoncé ce matin des investissements cumulés de 185 millions d’euros sur trois ans afin d’accroître sa production de carbonate de soude et de bicarbonate de sodium, afin de répondre à la croissance de la demande mondiale. L’augmentation de 600 kilotonnes de sa capacité de production de carbonate de soude concerne le site américain de Green River, dans le Wyoming. Solvay prévoit aussi d’augmenter de 200 kilotonnes sa capacité de production de bicarbonate de sodium dans son usine de Devnya en Bulgarie, «pour répondre à l’augmentation de la demande liée au développement de traitements des gaz de combustion pour améliorer la qualité de l’air».
Des salariés de SoftBank ont été encouragés à s’endetter pour participer au Vision Fund de la société, représentant 97 milliards de dollars, rapporte le Financial Times. Ce programme d’investissement est décrit en interne comme un test de loyauté envers le fondateur Masayoshi Son. Certains dirigeants ont été encouragés à emprunter plus de 10 fois leur salaire de base, selon des proches de la situation. La participation n’est pas obligatoire, mais certains employés craignent qu’un refus ne nuise à leur carrière.
Blackstone a amassé un portefeuille de 8 milliards d’euros d’entrepôts et de hangars en Europe, rapporte le Financial Times. L’investisseur américain parie que le commerce en ligne et les services de livraison joueront un rôle de plus en plus important dans l’économie de la région. Blackstone a annoncé avoir créé une société séparée, Mileway, pour détenir ces biens. Une décision considérée comme le préalable à une vente ou à une introduction en Bourse d’ici à deux ans. Mileway détient le plus gros portefeuille en Europe de biens du «dernier kilomètre» utilisés par les Amazon et de cuisines sur lesquelles les services de livraison de nourriture comme Deliveroo s’appuient.
La société d’investissement Eurazeo a annoncé lundi l’ouverture d’un bureau à Séoul, au sein du Séoul Finance Center, afin de renforcer son empreinte en Asie. Le groupe dispose déjà d’un bureau à Shanghai. Cette nouvelle implantation s’inscrit dans une volonté d’accélérer l’expansion de la société au sein des marchés asiatiques et d’en faciliter l’accès aux sociétés qu’il accompagne, selon le communiqué. Ce bureau sera dirigé par Solomon Moos, en charge du développement Corporate Asie d’Idinvest depuis 2016. Idinvest Partners entretient depuis plusieurs années des relations étroites avec les investisseurs institutionnels sud-coréens, tels que des fonds de pension, des entreprises et autres clients institutionnels.