Charter Communications et Moody’s se sont engagés à améliorer la transparence sur leurs données environnementales après avoir reçu des lettres d’avertissement du hedge fund activiste TCI, lequel a indiqué qu’il voterait contre les administrateurs des groupes qui ne publient pas leurs émissions de CO2, écrit le Financial Times. TCI a lancé une campagne pour obliger les sociétés de son portefeuille à dévoiler leurs émissions et publier des plans pour le réduire. Dix entreprises, dont Airbus, Moody’s, Safran et Charter Communications, ont reçu des lettres. Plusieurs sociétés, dont Airbus, ont indiqué qu’elles préparaient encore leurs réponses. Safran a déclaré qu’il regardait les sept recommandations faites par TCI et qu’il mettrait en place des objectifs pour répondre aux interrogations de l’actionnaire.
La sagesse veut que les portefeuilles les plus sûrs soient hautement diversifiés et se répartissent sur un grand nombre d’actifs. Mais cela n’empêche pas de nombreux gérants de faire le contraire, constate le Wall Street Journal. La croissance de la gestion passive a poussé un nombre grandissant de gérants actifs à abandonner la diversification et se porter sur des portefeuilles concentrés. L’idée est de se différencier des ETF. Le nombre de fonds d’actions américaines gérés activement détenant moins de 35 valeurs a quasiment doublé depuis le début de 2009, tandis que les encours sous gestion de ces fonds ont presque triplé, à environ 161 milliards de dollars fin octobre, selon Morningstar Direct. Plus de 9 % des fonds actions américaines actifs sont concentrés, contre 7,6 % il y a dix ans. Mais la performance globale de ces fonds n’a pas été mirifique. Depuis le début de 2009, les portefeuilles actions avec moins de 35 valeurs sont à la traîne par rapport au S&P 500 et à leurs concurrents plus diversifiés. Les portefeuilles encore plus concentrés (moins de 20 valeurs) ont encore plus sous-performé, avec 133 points de moins en moyenne que le rendement du S&P500.
Le quotidien espagnol Cinco Días a rapporté, vendredi 29 novembre, que des fonds du gestionnaire japonaisNomura et du hedge fund américain Davidson Kempner Capital Management ont augmenté leurs positions respectives dans l’opérateur de marché espagnol Bolsas y Mercados Españoles (BME). Ce dernier fait l’objet d’une offre d’acquisition d’environ 2,84 milliards d’eurosde la part de son homologue suisse SIX depuis le 18 novembre et suscite aussi la convoitise d’Euronext. De par leurs hausses de participations dans BME, Nomura et Kempner détiennent ainsi respectivement 1,594% et 1,952% de l’opérateur boursier espagnol. CincoDías rappelle également que BlackRock, second actionnaire de BME, avait relevé sa participation à 3,154% tout comme Norges Bank, qui gère le fonds souverain norvégien, l’avait fait à hauteur de 2,28% le 22 novembre dernier.
Le hedge fund activiste TCI veut punir les administrateurs d’entreprises qui ne dévoilent pas leurs émissions de dioxyde de carbone, rapporte le Financial Times. Le fonds a prévenu Airbus, Moody’s, Charter Communications et d’autres sociétés qu’elles devaient améliorer la publication de données au sujet de leur pollution. Autrement, il votera contre leurs administrateurs; il a aussi appelé les détenteurs d’actifs à se séparer des gérants de fond qui n’insistent pas sur la transparence en matière de climat, selon des lettres lues par le FT. Il accuse également BlackRock de «greenwash» parce qu’il n’exige pas des informations sur les émissions.
Apax Partners a annoncé la cession de sa participation dans le Groupe Sylpa, spécialiste de l’ingénierie, de l’installation et de la maintenance électrique, en courants forts et courants faibles, à Andera Partners. Apax Partners Development est entré au capital du groupe en 2015. Sylpa prévoit en 2019 un chiffre d’affaires de près de 60 millions d’euros et emploie plus de 300 salariés en Ile-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, indique un communiqué. Aucun détail n’est donné sur la transaction financière.
La Banque des Territoires va prendre 50% de trois projets de parcs photovoltaïques portés par la Compagnie nationale du Rhône (CNR). Les modalités financières n’ont pas été dévoilées. Ces trois parcs sont situés à Bollène (Vaucluse), Gramat (Lot) et Caderousse (Vaucluse), précisent les sociétés dans un communiqué commun. Leur production correspond à la consommation électrique de près de 16.000 personnes (chauffage inclus). Ils viennent d’entrer en production ou vont le faire dans les mois à venir. La Banque des Territoires fait partie du groupe Caisse des Dépôts, qui se trouve être un actionnaire majeur de la CNR, avec 33,2% de son capital.
L’Allemagne va durcir les règles sur l’investissement étranger dans des secteurs high tech comme la robotique, visant implicitement les investisseurs chinois soutenus par Pékin. En vertu de ces nouvelles règles, qui seront présentées vendredi par le ministre de l’Economie Peter Altmaier, les investisseurs devront rendre publique toute acquisition d’une part de capital supérieure à 10% dans les secteurs de l’intelligence artificielle, de la robotique, des semi-conducteurs, de la biotechnologie et de la technologie quantique et autoriser le gouvernement allemand à les passer au crible. «Le ministère de l’Economie a ajouté un amendement à la loi en vertu duquel nous étendrons les possibilités de contrôle et définirons un catalogue de technologies essentielles», selon un document que cite Reuters.
«Nous avons réalisé des progrès significatifs au cours des dix dernières années en ce qui concerne la réglementation des banques et des assureurs», a rappelé jeudi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence universitaire à Tokyo. «Leur résilience s’est considérablement renforcée. Nous n’avons pas la même réglementation pour les services non bancaires et c’est un des points faibles du système financier mondial.» Lors de cette même conférence, le banquier central a encore appelé les pays européens disposant d’une marge budgétaire, comme l’Allemagne, à l’utiliser rapidement pour soutenir la croissance dans la région.
«Nous avons réalisé des progrès significatifs au cours des dix dernières années en ce qui concerne la réglementation des banques et des assureurs», a rappelé jeudi le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau, lors d’une conférence universitaire à Tokyo. «Leur résilience s’est considérablement renforcée. Nous n’avons pas la même réglementation pour les services non bancaires et c’est un des points faibles du système financier mondial.»
Le groupe minier anglo-australien investira 749 millions de dollars (680,5 millions d’euros) dans ses activités de Greater Tom Price, dans la région du Pilbara en Australie, afin d’en pérenniser les capacités de production de minerai de fer. Le parc de camions de la mine sera équipé d’une technologie permettant un transport autonome à partir de 2021, ce qui, selon Rio Tinto, a déjà permis d’améliorer la sécurité et la productivité tout en réduisant les coûts. Les travaux de construction débuteront au premier trimestre, sous réserve de l’autorisation du gouvernement australien.
Le groupe minier anglo-australien a annoncé ce matin qu’il investirait 749 millions de dollars (680,5 millions d’euros) dans ses activités de Greater Tom Price, situées dans la région du Pilbara en Australie, afin d’en pérenniser les capacités de production de minerai de fer. L’investissement en phase 2 de la mine Western Turner Syncline comprendra un nouveau concasseur et un nouveau système de transport. Le parc de camions de la mine sera équipé d’une technologie permettant un transport autonome à partir de 2021, ce qui, selon Rio Tinto, a déjà permis d’améliorer la sécurité et la productivité tout en réduisant les coûts.
La dette émergente est la nouvelle marotte des investisseurs concernés par les problèmes environnementaux, sociaux et de gouvernance. BlackRock et Legal & General Investment Management ont levé plus de 1 milliard de dollars en seulement 1 an avec des fonds indiciels ESG qui achètent de la dette émergente. Mais il y a un hic. Le cinquième plus gros pays détenu par les fonds est l’Arabie saoudite, qui détient les plus grosses compagnies pétrolières au monde, qui restreint les libertés religieuses, sexuelles et bien d’autres, et qui est une monarchie absolue dont les agents découpent les opposants avec une scie, écrit le Wall Street Journal. Les investisseurs de ces fonds finiront avec plus d’Arabie saoudite que les investisseurs passifs ne faisant pas attention à l’ESG. L’une des explications est très simple: les autres pays ont des notes encore pire. Cela tient aussi à la construction de l’indice ESG de JPMorgan lancé l’an dernier en collaboration avec BlackRock.
Bill Gross, le célèbre investisseur qui a fait de Pimco un géant de 2.000 milliards de dollars sous gestion, prévient le Financial Times que les marchés actions et obligataires aux Etats-Unis se préparent à une période plus difficile en 2020, les mesures de relance monétaires et budgétaires perdant leur fougue. La performance des actions aux Etats-Unis devrait se situer entre «zéro et moins 10 %» en 2020, a déclaré Bill Gross. Le rendement des bons du trésor à 10 ans devrait terminer l’année à 1,75 %. Bill Gross est à la retraite depuis mars dernier après avoir quitté Janue Henderson.
Seulement trois grandes sociétés de gestion - Allianz GI, Legal & General et UBS Asset Management - s’engagent auprès des sociétés dans lesquelles elles investissent pour aligner les modèles d’affaires avec les objectifs de Paris.
Bridgewater Associates a misé plus de 1 milliard de dollars sur une chute des marchés mondiaux d’ici à mars, rapporte le Wall Street Journal, citant des personnes proches du dossier. Ce pari, assemblé sur plusieurs mois et exécuté par une poignée d’institutions de Wall Street, dont Goldman Sachs Group et Morgan Stanley, serait payant pour le hedge fund si le S&P 500 et/ou le Euro Stoxx 50 déclinaient, selon ces sources. Il est constitué d’options qui expirent en mars et représente actuellement l’un des plus gros paris baissiers contre le marché. Bridgewater a payé environ 1,5 milliard de dollars pour les contrats d’options, soit environ 1 % de ses actifs (150 milliards de dollars), selon les sources. Ses gains éventuels dépendront de plusieurs facteurs, dont l’ampleur du déclin des marchés et le moment où la société encaissera son pari.
WeWork a indiqué jeudi qu’il allait licencier 2.400 salariés dans le monde, alors que la start-up d’espaces de bureaux partagés doit réduire ses coûts de manière drastique et stabiliser son activité, après avoir dû brutalement renoncer à son introduction en Bourse, prévue le 30 septembre, après la révélation de ses pertes abyssales. Valorisée 47 milliards de dollars en janvier, elle comptait 12.500 salariés fin septembre, ainsi que d’autres qui travaillent pour des filiales. Le conglomérat japonais Softbank assure actuellement un filet de sécurité de 9,5 milliards de dollars, et possèdera bientôt 80% des parts de WeWork.
WeWork a indiqué jeudi qu’il allait licencier 2.400 salariés dans le monde, alors que la start-up d’espaces de bureaux partagés doit réduire ses coûts de manière drastique et stabiliser son activité, après avoir dû brutalement renoncer à son introduction en Bourse, prévue le 30 septembre, à cause de la révélation de ses pertes abyssales et de ses méthodes de management. Valorisée 47 milliards de dollars en janvier, elle comptait 12.500 salariés fin septembre, ainsi que d’autres qui travaillent pour des filiales.
Le groupe de BTP et de concessions Eiffage a annoncé un accord en vue d’acquérir 4% du capital de MAF2, actionnaire indirect d’APRR et d’ADELAC, pour un montant proche de 150 millions d’euros. Lorsque la transaction sera réalisée, Eiffage se sera renforcé indirectement de 2% au capital des sociétés autoroutières ADELAC (Autoroute A41 Nord) et APRR (Autoroutes Paris-Rhin-Rhône).
DÉPENDANCE Un milliard de personnes n’ont aujourd’hui pas d’électricité, principalement en Afrique et en Asie, a rappelé l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans sa dernière édition du World Energy Outlook. Mais les investissements destinés à assurer une croissance inclusive et durable sont encore à la traîne. L’écart entre « les attentes de transitions énergétiques rapides fondées sur les énergies renouvelables et la réalité des systèmes énergétiques d’aujourd’hui, dans lesquels la dépendance aux combustibles fossiles reste obstinément élevée », y est pointé. Au cours des 20 dernières années, l’Asie a représenté 90 % de la capacité de production électrique basée sur le charbon dans le monde.