Plus que jamais, l’immobilier reste l’une des rares classes d’actifs susceptible d’apporter encore du rendement dans un contexte de taux bas, voire négatifs. Les stratégies à risque modéré sont très largement prisées par les investisseurs immobiliers français pour le troisième trimestre 2019 avec 65 % des réponses, selon le dernier Baromètre Brickvest du troisième trimestre. Près de deux investisseurs français sur trois, soit 65 % des personnes sondées, préfèrent notamment privilégier les stratégies « Value-Add » sur le marché de l’immobilier commercial, soit une augmentation de 20 % des intentions d’achat sur un an, un niveau jamais atteint depuis la création du Baromètre BrickVestdébut 2017.A l’inverse, l’intérêt pour les opérations de type « Core » et « Core Plus », à faible risque, chute de 58 % avec seulement 9 % des réponses de la part des sondés. Quant aux stratégies opportunistes, plus risquées, elles recueillent 26 % des suffrages. Le Baromètrerévèle également que les investisseurs français - mais aussi internationaux - sont désormais à la recherche de placements plus liquides. Un taux en progression de plus de 45 % sur un an qui montre que les investisseurs sont de plus en plus sensibles à la possibilité de se désengager si le marché venait à se retourner. En outre, pour 45 % des investisseurs français et 43 % des investisseurs internationaux, la croissance du capital reste l’objectif principal d’investissement. Pour le Baromètre de ce troisième trimestre 2019, quels sont les préférences géographiques des investisseurs ? Si le Royaume-Uni est toujours en tête avec 28 % de réponses positives, les investisseurs sondés préfèrent aujourd’hui privilégier également d’autres zones géographiques comme les Etats-Unis avec 22 % de réponses positives, qui passent devant l’Allemagne avec 21 % des intentions d’investissement, pour la première fois depuis le lancement du Baromètre. Quant à la France, elle recueille 18 % des réponses.
Le fait mérite d'être souligné. Pour la première fois depuis seize semaines, les fonds d’actions européennes ont suscité de l’intérêt et attiré des flux nets positifs pour un montant de 300 millions de dollars durant la semaine au 23 octobre, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch. Même si elle reste très modeste, il s’agit de la collecte la plus élevée depuis février 2018. Alors même que l’environnement européen n’incite guère à l’optimisme, avec notamment les incertitudes persistantes sur le Brexit et les inquiétudes sur les perspectives de croissance de la zone. Il reste que la grande rotation de l’obligataire vers les actions n’est toujours pas à l’ordre du jour. Les tendances lourdes observées depuis le début de l’année sont encore à l’oeuvre et la frilosité des investisseurs est loin de se dissiper. Les fonds monétaires ont ainsi engrangé 472 milliards de dollars depuis le début de l’année, les fonds d’obligations en catégorie d’investissement («IG») 256 milliards de dollars et les fonds d’obligations souveraines 51 milliards de dollars, souligne l'étude qui reprend des données communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Et toujours depuis le début de l’année, les fonds d’actions affichent des sorties nettes de 221 milliards de dollars. Durant la semaine écoulée, les fonds d’actions toutes zones géographiques confondues ont subi des sorties nettes modérées de 3,8 milliards de dollars, se décomposant en 5 milliards de souscriptions dans les ETF mais près de 9 milliards de rachats dans les organismes de placement collectifs. Les fonds d’actions américaines ont enregistré des sorties nettes de 3,6 milliards de dollars et les fonds d’actions émergentes ont perdu en net plus de 2 milliards de dollars. A côté des fonds européens, les fonds spécialisés sur les actions japonaises ont attiré 400 millions de dollars. Les fonds obligataires ont enregistré une 42ème semaine de flux nets positifs, pour un montant de près de 11 milliards de dollars. Dans le sillage des semaines précédentes, les fonds d’obligations en catégorie d’investissement ont engrangé plus de 6 milliards de dollars alors que les fonds d’obligations high yield attiraient plus de 2 milliards de dollars. Intérêt limité en revanche pour les fonds de dette émergente qui affichent une collecte de seulement 0,4 milliard de dollars. Face à la prudence persistante des investisseurs, qui ont encore parqué 11,5 milliards de dollars dans les fonds monétaires durant la semaine écoulée, les analystes de BofA Merrill Lynch restent résolument optimistes. Ils estiment que les valeurs cycliques, comme celles du secteur de l’industrie ou les banques, devraient surperformer les titres défensifs comme les obligations IG ou les REITs.
Une nouvelle étude réalisée par Markus Leippold et Roger Rüegg, de l’Université de Zurich et de la Banque Cantonale de Zurich (ZKB), rebat les cartes du débat sur les mérites respectifs de la gestion active et de la gestion passive
L'enquête d'Aviva Investors met par ailleurs en évidence l'importance croissante des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) pour les investisseurs.
Made in Italy Fund, le fonds de private equity du groupe Quadrivio et de Pambianco, va réaliser une nouvelle opération, rapporte Il Sole 24 Ore. Il s’agit d’un projet de concentration du secteur italien vino-viticole, avec l’objectif de créer un groupe mondial. La cotation en Bourse est également envisagée. La première étape est l’acquisition du groupe Prosit, société fondée par Sergio Dagnino. L’objectif de Prosit est de créer un pôle de caves italiennes de vins de qualité, afin de donner naissance à un portefeuille de vins représentatifs de l’excellence italienne dans ce domaine. Prosit vise la création d’un groupe de plus de 100 millions d’euros de chiffre d’affaires sur les 3 à 4 années qui viennent à travers l’acquisition de caves italiennes familiales déjà internationales. Les premières sociétés à participer sont Torrevento dans les Pouilles et Collalbrigo en Vénétie.
BMO Real Estate Partners a investi 360 millions d’euros dans sept actifs immobiliers en Italie, rapporte Il Sole 24 Ore. Parmi eux figurent le Coin Excelsior de via Cola di Rienzo à Rome et l’Excelsior de Vérone, le magasin de Loro Pian via Condotti à Rome et les vitrines Brioni à Milan. Les actifs font partie de deux fonds immobiliers. Le premier, Best Value Europe, est un fonds paneuropéen non autorisé en Italie qui achète des biens immobiliers de prestige dans de grandes villes d’Europe continentale. Le second est Best Value Europe II. Ce fonds vise 600 millions d’euros de collecte. Trois biens devraient être acquis à court terme : un à Rome via Condotti et deux à Milan, le premier corso Vittorio Emanuele et un corso Buenos Aires. Les investissements les plus récents du fonds BVE ont été signés à Paris pour un total de 36 millions d’euros, au 42 rue des Francs-Bourgeois, et 1 rue de la Michodière (un restaurant acquis auprès de Gérard Depardieu).
Le fournisseur d’indices Solactive a annoncé le lancement, en partenariat avec la bourse de Munich, de l’indice m:access All-Share Index, constitué de sociétés dont la capitalisation de marché varie entre 5 millions d’euros et 100 millions d’euros. Selon Solactive, les sociétés allemandes de taille moyenne, comparées au segment des grosses capitalisations, se distinguent par une croissance plus rapide et plus soutenue tout en maintenant des avantages compétitifsgrâce à des spécialisation de niche. De nombreuses PME allemandes figurent dans la catégorie des «champions cachés». Autrement dit, elles sont souvent peu connues du grand public alors qu’elles sont souvent desleaders de marché incontestées dans leurs domaines respectifs d’activité. L’indice comprend actuellement 63 titres. Les sociétés éligibles doivent être cotées sur le segement m:access de la bourse de Munich et afficher un capital d’au moins 1 million d’euros. L’indice est revu tous les trimestres. Il compte également une société suisse, deux autrichiennes et deux néerlandaises.
Les fonds de dette privée commercialisés en Italie ont collecté au premier semestre 273 millions d’euros, soit une hausse de 94 % par rapport aux 141 millions d’euros du premier semestre 2018, montrent les données publiés par l’Association italienne du private equity, venture capital et private debt avec Deloitte. Depuis 2013, date du lancement de cette activité, les levées de fonds s’établissent à 2,3 milliards d’euros. En termes de répartition, 48 % du capital provient des banques, 28 % des fonds de fonds institutionnels, 15 % des fonds de pension et caisses de prévoyance. Les investissements, en revanche, sont en repli de 55 % à 200 millions d’euros. Les sorties se sont élevées à 86 millions d’euros.
Michael Hasenstab a bâti une activité d’obligations gouvernementales d’environ 200 milliards de dollars pour le compte de Franklin Templeton Investments en prenant des paris importants et rentables dans des pays risqués, relate le Wall Street Journal. Mais la stratégie s’est retournée en 2019 en raison d’un placement sur le peso argentin qui a tourné au vinaigre. Aujourd’hui, Michael Hasenstab se retire de la plupart des marchés émergents et constitue d’importantes réserves de liquidités afin de se préparer à la chute des marchés qu’il anticipe. «C’est notre plus gros virage en 10 ans», affirme Michael Hasenstab. «Nous savons que nous abandonnons des rendements, mais nous ne chassons pas des investissements de fin de cycle dont nous pensons qu’ils sont illiquides et onéreux», déclare-t-il au journal. Environ 44 % du fonds Templeton Global Bond qu’il gère est investi en cash et obligations américaines et japonaises de court terme, contre 36 % au début de l’année. Le gérant a aussi renforcé l’exposition du fonds au yen à environ 40 % cette année, estimant qu’il s’agit d’une valeur refuge. Il investit aussi dans les devises scandinaves. Le fonds a tout de même gardé des investissements dans certains marchés émergents comme le Brésil et le Mexique.
Le chimiste allemand a annoncé jeudi avoir signé un protocole d’accord avec Abu Dhabi National Oil, l’indien Adani et l’autrichien Borealis afin de poursuivre l'étude d’une coopération pour un site de production chimique en Inde, qui comprendrait un investissement pouvant atteindre 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Le site envisagé par BASF se situerait dans le port de Mundra, dans la province du Gujarat, et les produits étant principalement destinés au marché indien. Les sociétés prévoient de terminer une étude de faisabilité conjointe d’ici à la fin du premier trimestre de 2020 et la production devrait commencer en 2024.
Les actifs sous gestion des fonds de placement distribués en Suisse se sont élevés en septembre à 1.181,3 milliards de francs, en augmentation de quelque 12 milliards de francs ou 1%, selon des statistiques communiquées par Swiss Fund Data SA et Morningstar. «Les investisseurs ont principalement placé leur capitauxdans des fonds en actions, cette catégorie de fonds ayant tout de même enregistré la plupart du temps des désinvestissements durant l’année courante», a commenté Markus Fuchs, directeur de la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA). Les fonds dédiés aux actions ont ainsi attiré 5,8 milliards de francs. Les fonds obligataires ont en revanche terminé le mois avec des sorties nettes de 3,8 milliards de francs, le fonds monétaires affichant pour leur part des rachats nets de 1,3 milliard de francs. Au total, les entrées nettes ont représenté 814 millions de francs.
Le chimiste allemand a annoncé aujourd’hui avoir signé un protocole d’accord avec Abu Dhabi National Oil, l’indien Adani et l’autrichien Borealis afin de poursuivre l'étude d’une coopération pour un site de production chimique en Inde, qui comprendrait un investissement pouvant atteindre 4 milliards de dollars (3,6 milliards d’euros). Le site envisagé par BASF se situerait dans le port de Mundra, dans la province du Gujarat, et les produits étant principalement destinés au marché indien. Les sociétés prévoient de terminer une étude de faisabilité conjointe d’ici à la fin du premier trimestre de 2020 et la production devrait commencer en 2024.
Le fournisseur d’indicesSolactive a annoncé ce 11 octobrele lancement d’un nouvel indice obligataire, combinant les critères environnementaux aux critères de durabilité sociale et de gouvernance. Le Solactive Green ESG Bond EUR USD IG TR Index offre une exposition aux entreprises et aux projets maximisant la réduction des émissions de dioxyde de carbone, mais en ajoutant un filtre de sélection des titres au niveau de l’émetteur et pas uniquement au niveau des projets ou des actifs. Selon Timo Pfeiffer, responsable de la recherchechez Solactive, il existe «un malentendu répandu» entre les concepts verts et ESG, où «les deux nomenclatures se chevauchent souvent dans certaines régions», alors qu’il s’agit de deux approches fondamentalement différentes. «Grâce à notre nouvel indice, les investisseurs qui, pour plusieurs raisons, ne parviennent pas à participer aux obligations vertes pures peuvent désormais diversifier leur portefeuille à travers des obligations vertes conformes aux normes ESG», expliqueTimo Pfeiffer, cité dans un communiqué. Alors que l’univers de base des green bonds à partir duquel les titres sont sélectionnés comprend plus de 300 obligations vertes, 243 d’entre elles sont inclues dans le Solactive Green ESG Bond EUR USD IG TR Index, après filtrage des critères ESG.Lyxor utilise déjà l’indice en tant que sous-jacent de son fonds négociable en bourse Lyxor Green Bonds ESG Screened UCITS ETF (ticker XCO2), lancé le 1er octobre dernier sur la bourse électronique Xetra de la Deutsche Börse.
Rabobank a confié à BlackRock la gestion de nouveaux mandats pour le compte de ses clients, qui vont intégrer des actifs de Rabobank pour une partie de son portefeuillede 50 milliards d’euros. Pour les clients de Rabobank, cette nouvelle offre va s’accompagner d’une baisse des coûts et de structurations de portefeuille plus transparentes, indique Rabobank dans un communiqué. A l’heure actuelle, les clients de Rabobank continuent d’investir dans des fonds d’investissement de sociétés traditionnelles. BlackRock mettra en place et assurera la gestion de nouveaux fonds dans un avenir proche qui viendront enrichir l’offre actuelle de Rabobank. Les stratégies montées par BlackRock consisteront d’un ou plusieurs mandats. BlackRock retiendra les gestionnaires de mandats de grande qualité sur la base des critères de sélection de Rabobank. En outre, les nouveaux fonds devraient intégrer des exigences en matière de développement durable. Le premier fonds devrait être lancé en novembre tandis que d’autres seront proposés en 2020.
Cette plate-forme lancée par Symbiotics a pour objectif d’ouvrir la souscription d’obligations de microfinance aux institutionnels cherchant des placements à impact.