Les entreprises qui bénéficient de notes élevées en matière d’environnement, social et gouvernance (ESG) ont moins souffert que les autres pendant la crise 2008-2009, selon une étude de State Street global Advisors qui sera publiée en fin d’année et qui est évoquée dans son rapport «Vision Focus» consacré à l’investissement durable. En outre, ces dernières recherches ont mis en évidence que l’ampleur de la résistance de ces entreprises s’est accrue en même temps qu’ont été enregistrés les plus forts replis sur le marché.Selon l’étude Vision Focus, la crise financière mondiale a contribué à une prise de conscience des questions d’ESG en soulignant la nécessité «de conditions plus strictes en matière de gouvernance d’entreprise et d’obligation d’information pour aider à protéger les intérêts des investisseurs». Pour Chris McKnett, vice président responsable de l’investissement durable chez State Street Global Advisors, «l’attention nouvelle portée sur la durabilité est en train de changer les règles du jeu dans le monde de l’investissement institutionnel. Alors que les investisseurs exigent de plus en plus la prise en compte de critères ESG, les entreprises faisant état d’un bon rating ESG sont susceptibles de devenir les titres les plus recherchés».L’étude de SSgA montre que croissance de la population mondiale, les changements climatiques, et une série d’autres éléments catalyseurs font de la durabilité «une question substantielle, tant pour les entreprises que pour les investisseurs».Considéré auparavant comme un engouement passager, l’investissement ESG se développe de façon importante alors que les tendances macro-économiques mondiales indiquent qu’une «crise de durabilité» s’installe dans le monde, selon l’étude. «De nombreux investisseurs exigent davantage de possibilités afin d’incorporer les pratiques ESG dans leurs portefeuilles, incitant les gérants d’actifs à améliorer leurs offres de produits et de services en conséquence», note SSgA.
CFA France a annoncé le 21 octobre le lancement en France de l'édition 2011 du Global Investment Research Challenge (Global IRC), concours mondial du meilleur rapport d’analyse financière.Le Global IRC vise à promouvoir les meilleures pratiques d’éthique dans le secteur financier auprès d’étudiants en finance issus d’universités et d’écoles de commerce. Les équipes sont accompagnées pendant le concours par un professionnel titulaire du CFA (Chartered Financial Analyst). Dans le monde, plus de 2500 étudiants provenant de 500 universités vont participer à ce concours. CFA France a révélé hier la liste des 12 universités et grandes écoles inscrites : ESSEC, ESCP Europe, HEC, EDHEC, Dauphine, Paris XII, ICN-Nancy II, Lille II, IESEG, EM Lyon, Sciences Po (IEP), RMS. Les sponsors de cette épreuve française sont Bloomberg, Exane BNP Paribas et BNP Paribas Investment Partners. Cette année, les étudiants des douze établissements français devront analyser et émettre une recommandation sur la société Publicis.
Le président du directoire de Ciloger, Laurent Fléchet, a indiqué el 21 octobre à l’occasion d’un point de presse de La Banque Postale (qui détient 45% du capital, 45% étant détenu par GCE Immobilier et 10% par CNP Assurances) qu’il prévoyait pour 2010 un montant d’investissements de l’ordre de 900 millions d’euros, après 600 millions d’euros l’année précédente.Laurent Fléchet a précisé que Ciloger venait de réaliser un investissement de 200 millions d’euros dans des commerces en Allemagne si bien que le patrimoine sous gestion s'élève désormais à environ 2,5 milliards d’euros, dont plus de 1 milliard d’euros dans les commerces. Ciloger prévoit également de lancer un produit «BBC» (bâtiment basse consommation) avant la fin de l’année.
«C’est un axe majeur de développement». C’est ainsi que Jean-Luc Enguéhard, président du directoire de La Banque Postale Asset Management (LBPAM) évoque l’engagement de la Banque Postale sur la clientèle personnes morales. Lancée au printemps 2008 avec des équipes de vente dédiées, cette activité, qui représentait tout au plus 4% à 5% des encours sous gestion, pèse désormais 20% environ du total. La Banque Postale démarche les grands clients institutionnels (elle en compte plus de 250) soit en direct, soit en répondant aux appels d’offres, avec une équipe dédiée depuis l’an dernier.
The Wall Street Journal rapporte que le fonds global macro Pure Alpha de Bridgewater Associates a réalisé depuis le début de l’année une performance de 38 % tandis que son petit frère plus prudent, le All Weather, gagnait 23 %.Bridgewater a gagné 15 milliards de dollars cette année grâce à des paris baissiers sur l'économie américaine, et son encours représente 86 milliards de dollars.
Pourquoi intégrer l’investissement socialement responsable et des fonds environnement dans l’allocation d’actifs ? Cette difficile question était posée jeudi à plusieurs professionnels de la finance lors du Natixis Asset Management Investors Forum. Pour Emma Hunt, consultante senior de Towers Watson, il n’existe pas de réponse unique et cela varie en fonction du type d’investisseurs. Certains institutionnels investissent dans l’ISR et les fonds verts pour des questions de réputation uniquement. D’autres estiment que cela fait partie de leurs responsabilités financières, car ils estiment que les critères extra-financiers permettent d’apporter une performance ajustée au risque supérieure. Enfin, il faut aussi noter l’exemple de fonds de pension d’entreprises qui cherchent à transposer dans leurs investissements les principes de développement durable de leur société «mère». Ensuite, pour passer de la théorie à la pratique et déterminer l’ampleur des investissements socialement responsables dans l’allocation d’actifs des clients, Emma Hunt indique que cela va dépendre «du niveau de consensus et de conviction de l’investisseur». En fonction de cela, elle préconise une allocation pouvant aller de 2 % à 8 % des actifs. Plusieurs méthodes sont ensuite possibles : l’investissement dans des fonds spécialisés ou alors l’intégration au portefeuille existant via un overlay.Par exemple, le London Pension Funds Authority, qui gère 3,8 milliards de livres, est exposé à l’ISR à hauteur de 6 %. Cette allocation regroupe plusieurs types d’investissement (technologies propres…). Aled Jones, responsable des investissements ESG de la London Pension Funds Authority, a expliqué que cette exposition était le fruit du hasard et aussi de l’expérience d’un des membres de l’équipe d’investissement dans les investissements alternatifs. Si cette allocation ne devrait pas augmenter, elle ne devrait pas non plus baisser.
D’après Cotizalia, le Government Pension Fund - Global (GPFG) norvégien, l’ancien fonds pétrolier, a acheté des actions de l’espagnol Telefónica pour 1,77 milliard d’euros, ce qui représente 2 % du capital. Fin décembre, il détenait 1,7 % de l’opérateur espagnol, mais il avait réduit fortement cette position dans le courant du premier trimestre. Le GPFG a toutefois acheté pour environ 600 millions d’euros dans Telefónica dans le courant du troisième trimestre.Cependant, les plus importants actionnaires institutionnels de Telefónica sont BBVA (6,9 %), La Caixa (5 %), ainsi que BlackRock, BNP paribas et le Santander, avec des participations comprises entre 2,5 et 3 %.
Aucune entreprise ne pourra se passer à l’avenir d’une stratégie de développement durable en bonne et due forme. Telle est la conclusion d’un sondage mondial réalisé par Accenture auprès de chefs d’entreprise membres du Pacte Mondial pour l’environnement des Nations Unies. Malgré des turbulences économiques jamais vues depuis un siècle, l’engagement des entreprises vis-à-vis du développement durable reste très fort : 93% des CEO estiment que le développement durable constituera un élément essentiel de la réussite de leur entreprise dans les prochaines années.La crise financière a même renforcé l’importance du développement durable auprès de 80% des chefs d’entreprise. D’ores et déjà, 81% des patrons indiquent qu’il fait partie intégrante de leur stratégie, contre seulement 50% en 2007. A l’origine de leur engagement, près des trois quarts des chefs d’entreprise évoquent la réputation de la marque et la confiance. Viennent ensuite le potentiel de croissance, la réduction des coûts, la motivation des collborateurs et les attentes de la clientèle. Au cours des cinq prochaines années, les nouvelles technologies vont jouer un rôle central dans la mise en œuvre de nouveaux objectifs de développement durable, pour plus de 90% des chefs d’entreprise.
Selon Asian Investor, la Hong Kong Housing Authority a lancé un appel d’offres aux sociétés de gestion opérant sur le territoire pour un mandat de multigestion dont le montant n’a toutefois pas été précisé. Il s’agit d’un portefeuille composé d’actions locales et d’obligations internationales.Les actifs sous gestion s'élevaient fin 2009 à 7,2 milliards de dollars.
Le 20 octobre, Yves Maillot, directeur allocation d’actifs et gestion actions de Robeco Gestions et Hugues Rialan, directeur de la gestion financiaire de Banque Robeco, ont présenté la version actualisée de l’allocation d’actifs du groupe à Paris. Compte tenu du fait que le risque de récession à double détente (double dip) ne peut être totalement banni, de la persistance d’un climat d’incertitude et d’un manque de visibilité qui maintient les marchés dans une zone de trading (cette situation prévaudra vraissemblablement encore en 2011), Robeco France se focalise sur les actions de rendement, qui sont mieux rémunérées que les obligations.Cela posé, en ce qui concerne l’allocation équilibrée le gestionnaire demeure neutre à négatif sur les actions, avec une exposition de 40 % (contre 35 % annoncés en février), alors que la norme serait de 45 %. Le poste obligations se présente à 35 %, comme dans un portefeuille équilibré standard, l’allocation au monétaire est seulement de 10 % pour une norme de 20 % et la diversification (produits adossés à des matières premières, d’arbitrage et ou de volatilité) se situe à 15 % (au lieu de 0 %). Géographiquement, Robeco consacre 39 % de son portefeuille actions aux pays émergents.Dans l’allocation dynamique, le contingent actions se situe à 60 % au lieu de 70 %, l’obligataire à 20 % (comme le portefeuille de référence), le monétaire à 5 % (pour 10 %) et la diversification à 15 % (contre 0 %).
L'évolution des modèles d’affaires vers la conformité fiscale favorise actuellement la discussion de M & A stratégiques sur la place financière suisse, rapporte L’Agefi suisse. Selon une étude publiée le 20 octobre par PriceWaterhouseCoopers (PWC), les banques privées de taille moyenne seraient les premières concernées.
Le solde entre les retraits et les souscriptions des clients de Gottex Fund Management est redevenu positif au troisième trimestre. Le succès de la plateforme de comptes gérés pour institutionnels Gottex Solution Services en représente le facteur le plus important. Ses avoirs sous gestion ont plus que doublé, de 450 millions de dollars à fin juin à 1,01 milliard trois mois plus tard. Aux 330 millions déjà annoncés lors de la présentation des chiffres au premier semestre se sont donc ajoutés 230 millions, un «progrès excellent» selon Gottex.Le gestionnaire lausannois annonce en outre qu’il se trouve tout près de la finalisation d’un «partenariat avec une société institutionnelle d’importance pour élargir encore plus l’offre de services dans le domaine des comptes gérés». De l’autre côté, les retraits ont provoqué une légère baisse des actifs dans les stratégies market neutral à 4,08 milliards (-3,2%), celles investissant dans des titres adossés à des actifs s'étant stabilisées à 1,73 milliards (-0,7%). Les actifs totaux de Gottex se sont ainsi établis à 7,76 milliards.
Expansión constate que les groupes britanniques de private equity peuvent globalement être très contents de l'évolution des entreprises espagnoles dans lesquelles ils sont investis.Ainsi, la participation minoritaire de Candover Plc dans Parques Reunidos est maintenant valorisée à 31,2 millions de livres contre 25,7 millions lors de l’acquisition.De son côté, SVG Capital, le principal investisseur dans Permira, estime actuellement à 19 millions de livres la participation dans Telepizza qu’il a achetée pour 12,3 millions.Les participations espagnoles détenues par 3i Group se sont de leur côté appréciées en moyenne de 10 % en six mois. Cela concerne Unión Radio, Mémora (services funéraires), Everis (consultant), GES (énergies renouvelables) et Esmalglass. De plus, 3i a revendu le groupe chimique Panreac à ITW pour 70 millions d’euros, soit 2,2 fois son investissement initial.
A l’occasion d’un séminaire organisé récemment par Amundi et l’université de Columbia, les fonds souverains ont manifesté un intérêt marqué pour la microfinance. «Les fonds souverains étaient tous là et la microfinance fait manifestement partie des solutions d’investissement qui peuvent les intéresser et qui les ont intéressés», a indiqué un participant à NewsManagers.La prudence reste toutefois de mise dans la mesure où les investissements réalisés se font attendre. Tout au plus peut-on citer le deuxième fonds d’Abou Dhabi, Aabar, qui, en juin dernier, a investi 70 millions de dollars dans un fonds genevois.
Les investisseurs ont retrouvé un appétit marqué pour le risque qui s’est concentré pour l’essentiel sur les actions des marchés émergents en attendant une seconde vague d’assouplissement quantitatif, selon la dernière enquête réalisée par BofA Merrill Lynch du 8 au 14 octobre auprès d’un échantillon de 194 gestionnaires pesant 492 milliards de dollars.Le niveau de risque pris par les investisseurs n’a jamais progressé autant que depuis avril 2009. La proportion des allocataires surpondérés sur les actions a presque triplé pour atteindre 27% en net contre 10% en septembre. Ils ont par ailleurs continué à sous-pondérer leur exposition obligataire tandis que les gérants surpondérés en cash ne sont plus que 6% contre 18% précédemment. Cette évolution a surtout profité aux actions des marchés émergents, avec une surpondération affichée par 49% des allocataires, soit une progression mensuelle de 17 points de pourcentage. L’appétit pour les actions américaines, européennes et japonaises est demeuré stable, le panel se montrant moins pessimiste sur les actions britanniques. Les gérants sont par ailleurs un peu plus optimistes sur la croissance de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois (19% contre 11% en septembre). Les investisseurs se montrent aussi beaucoup plus optimistes sur les perspectives de croissance des bénéfices des entreprises, les allocataires affichant une surpondération sur les valeurs industrielles passant de 4% à 15% en l’espace d’un mois. Les investisseurs aimeraient voir les entreprises adopter une politique d’investissement plus agressive alors qu’ils étaient encore nombreux le mois précédent à souhaiter une consolidation de leur bilan.
Toutes les stratégies alternatives recensées par l’Edhec-Risk Institute ont enregistré un gain en septembre, à l’exception de celle de vente à découvert (short selling) qui perd 8,63 %. Elle est aussi la seule à être dans le rouge depuis le début de l’année, avec un recul de 9,4 %. La stratégie la plus performante est celle des marchés émergents, qui progresse de 4,63 % en septembre. Sur les 9 premiers mois de l’année, c’est l’arbitrage de convertibles qui tire son épingle du jeu avec un gain de 8,5 %. La stratégie de fonds de fonds est en hausse de 2,2 % sur le mois, et renoue avec une performance positive depuis le début de l’année (+1,7 %).
Lors d’une présentation à Paris le 19 octobre, James Buckley, head of European large cap products chez Baring Asset Management, a indiqué que le Baring Europa Fund (77,3 millions d’euros, 52 lignes, dont 77,9 % de grandes capitalisations) se focalise sur une classe d’actifs mal aimée et sous-investie, les actions européennes de grande capitalisation en appliquant la méthode-maison, «growth at a reasonable price» (GARP). En moyenne, la hausse attendue des bénéfices à 12 mois se situe pour le portefeuille à 24,59 % contre 21,76 % pour le MSCI Europe.Compte tenu du soin apporté à la sélection de valeurs avec un horizon de 2-3 ans (le taux de rotation se situe entre 30 et 40 %), l'équipe de gestion prend en un multiple moyen de 12 contre 10,93 % pour l’indice : «dans la mesure où nous croyons que le portefeuille va générer surperformance en matière de bénéfices, nous acceptons de payer un peu plus cher», explique James Buckley. Les lignes ne pèsent jamais moins que 1,5 % de l’encours, mais ne dépassent que très occasionnellement les 3 %, avec une dérive maximale de 15 % dans les deux sens par rapport à l’indice en matière de secteurs et de pays. Le fonds est à zéro sur des valeurs Siemens, HSBC ou BP.Un «gros cube» sur les smidcapsPour les petites et moyennes capitalisations d’Europe continentale (inférieures à 5 milliards d’euros) du fonds Baring Europe Select (505,7 millions d’euros, 104 lignes), un produit qui a drainé environ 60 millions d’euros de souscriptions nettes depuis le début de l’année, Nicholas Williams applique le même raisonnement que James Buckley, en acceptant un multiple moyen nettement plus important que pour les grandes capitalisations, parce que la croissance des bénéfices doit être de moitié supérieure. En revanche, ce multiple est inférieur à celui de l’indice de référence (HSBC Smaller Companies ex UK), de même que la croissance des bénéfices. A noter aussi que le rendement des fonds propres est très supérieur à celui de l’indice (17,88 % contre 6,49 %) alors que le ratio d’endettement se limite à 116,10 % contre 133,52 %.Le taux de rotation se situe à environ 130 %, puisque l'équipe de gestion vise sur les titres une plus-value de 40 % à 9-12 mois. Il s’agit, comme pour le fonds de grandes capitalisations, d’un produit de conviction (80-110 titres sur un univers large de 5.500 valeurs). Actuellement, le portefeuille est surpondéré en biens de consommation et sous-pondéré en financières. Les deux premières lignes sont les belges Bekaert et Telenet, le premier pour son exposition très forte aux marchés émergents, l’autre «parce que le marché l’ignore» alors que cet opérateur possède un ample trésor de guerre dont il pourrait redistribuer 50 % à ses actionnaires ces prochaines années. Nick Williams surpondère les Pays-Bas, l’Irlande (dont les sociétés vont bien mieux que l'économie) et la Belgique, tout en sous-pondérant très nettement l’Espagne.
Selon la huitième enquête réalisée auprès des entreprises par le Club de l’Epargne salariale et ses partenaires Aon Hewitt, JP Morgan AM et Natixis Interépargne, 94% des entreprises interrogées ont mis en place un PEE depuis plus de trois ans. Et 38% des entreprises ont mis en place un Perco dans le cadre d’une négociation. 27% l’ont fait avant même la Loi de 2008 sur les Revenus du Travail (LRT). Près de 20% des Perco mis en place depuis la LRT proposent un abondement d’amorçage. 41% des entreprises contre 26% en 2009 ont attribué des stock-options ou des actions gratuites aux mandataires sociaux, pour 68% dans le cadre d’une résolution antérieure à la loi du 3 décembre 2008. L’intéressement a été privilégié (73%) par les entreprises qui en ont attribué par le biais d’une résolution postérieure à la Loi, 27% ayant distribué des actions gratuites. L’enquête indique aussi que 71% des entreprises ont distribué de la participation en 2010. Les montants placés sont répartis à 75% dans un PEE, 16% dans un CCB (Compte Courant Bloqué de l’entreprise) et 9% dans un Perco. 20% de la participation sont versés volontairement dans un Perco lorsque le salarié peut en bénéficier.Les salariés ont investi cette année leur participation pour moitié sur des FCPE investis pour tout ou partie en actions. L’abondement de la participation affectée à un PEE est encore peu développé et n’a concerné que 10% des entreprises interrogées. Près de la moitié des entreprises favorisent la constitution d’une épargne retraite via le Perco. 48% d’entre elles (contre 40% en 2009) ont abondé la participation investie dans le Perco. Ce pourcentage monte à 56% pour les entreprises de plus de 2.000 salariés.A noter enfin que 93% des entreprises proposent un FCPE solidaire dans leur PEE, dont 18% par le biais d’un FCPE dédié.
Deux salariés sur trois ne disposent pas encore d’un dispositif d'épargne (Perco, PEE, article 83, régime à cotisation déficie) dans leur entreprise, selon la première enquête exclusive du Club de l’Epargne salariale réalisée à la mi-septembre en partenariat avec l’institut CSA sur la perception de l'épargne salariale par les salariés.Au cours des douze derniers mois, quatre salariés sur dix disposant d’une offre d'épargne salariale dans leur entreprise ont effectué au moins un versement s'élevant en moyenne à 4,7% du salaire net. Ils privilégient le PEE aux autres dispositifs. S’agissant des investissements potentiels, sur les 67% des salariés ne disposant pas d’une offre en épargne salariale, sept personnes sur dix souhaiteraient épargner en moyenne 9% de leur salaire net dans le cadre de tels dispositifs. Six salariés sur dix se disent satisfaits des performances financières du dispositif d'épargne global qui leur est proposé et ce, malgré la crise. Ils plébiscitent la qualité de la tenue des comptes mais sont demandeurs d’un supplément d’information sur les offres d'épargne salariale. Près de quatre salariés sur dix sont même favorables à une formation à ces questions dans le cadre du DIF (droit individuel à la formation). L’enquête indique aussi que 69% des salariés qui épargnent sont des épargnants réguliers. Le montant moyen de l’investissement prévu dans les douze prochains mois dans un dispositif d'épargne retraite serait de 3,6% du salaire net, dont 69% des versements seraient effectués, en totalité ou en partie, sur des produits actions…
Selon Alex Tarver, gérant chez HSBC Global Asset Management, il existe au moins dix bonnes raisons d’investir sur les marchés émergents à long terme :1) Leur maturité : depuis les périodes de difficultés économiques, les économies émergentes travaillent au renforcement de leur solidité financière. Elles deviennent dans certains cas plus solides que leurs homologues dans les pays développés. 2) La présence de grandes sociétés: de très nombreuses sociétés en pleine croissance sont désormais implantées dans les marchésémergents mondiaux et sont très actives sur les marchés développés, comme LG,Samsung, KIA et Hyundai.3) L’augmentation des richesses: la population des marchés émergents s’enrichit, ce qui entraîne des changements sociaux et une hausse de la demande locale. Les consommateurs locaux sont restés un puissant moteur pour l’économie. HSBC AM rappelle par ailleurs que plus de 80 % de la population mondiale vit dans des pays émergents, dont la moitié dans les marchés BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine). 4) Une démographie favorable: nombre de marchés émergents bénéficient d’un dynamisme démographique. En Inde, 30 % de la population a moins de 15 ans, le Brésil a la 5e population mondiale, et la Chine représente la plus importante « réserve » de main-d’œuvre.5) Une abondance de ressources naturelles: les marchés émergents abritent les deux-tiers des ressources naturelles et devraient continuer à bénéficier d’une explosion de la demande. La Russie est riche en pétrole tandis que des marchés tels que le Brésil regorgent de minéraux. 6) Des institutions financières plus solides: les banques des marchés émergents ont eu tendance à suivre des méthodes bancaires plus traditionnelles et ont donc été moins impliquées dans la crise de la dette.7) Une croissance économique plus dynamique: HSBC évalue la croissance moyenne du PIB des économies BRIC à environ 7,5 % en 2010 et 6,3 % en 2011, contre une croissance de 2,4 % en 2010 et de 1,9 % en 2011 dans les pays développés.8) L’augmentation du nombre de marchés émergents: Israël a récemment rejoint les pays composants l’indice MSCI Monde. Le Mexique et la Corée du Sud devraient également rejoindre cette catégorie dans un avenir proche. 9) Les valeurs s’échangent à un cours inférieur à celui des pays développés: à quelques exceptions près, les valeurs des sociétés des pays émergents s’échangent à un cours inférieur aux niveaux de tendance, que ce soit en termes de cours/bénéfices (PER) ou de cours/valeur comptable (PBR).10) Une baisse progressive du risque politique: dans certaines zones, les réformes politiques ont clairement un impact positif. Le calme avant les élections présidentielles d’octobre 2010 au Brésil illustre cette tendance.