Toutes les entreprises considèrent la longévité comme un enjeu structurant à long terme et une majorité d’entre elles estiment que l’allongement de la durée de vie constitue une opportunité, selon une étude réalisée par AXA en partenariat avec The Economist Intelligence Unit auprès de 583 cadres sur les risques et les opportunités liés à la longévité du point de vue des entreprises. Présentée le 28 mars à l’occasion du Global Forum for Longevity (lire par ailleurs), l'étude relève que quasiment toutes les entreprises approchées s’attendent à accroître leurs ventes à destination des seniors dans les cinq prochaines années. Les secteurs les plus à même de profiter de la longévité sont d’abord les industries de la santé, mais également les services financiers ainsi que le tourisme et les loisirs. D’autant plus que les seniors des pays développés disposent d’un fort pouvoir d’achat. Par exemple, au Royaume-Uni, la consommation des personnes de 50 ans et plus a augmenté au cours des vingt dernières années trois fois plus vite que celle du reste de la population. Les seniors y détiennent 80% de la richesse privée. Si les générations de seniors à venir ne seront pas aussi riches, elles représentent néanmoins un véritable potentiel pour de nombreuses entreprises, estime l'étude. Les petites entreprises semblent plus réactives et innovantes que les grandes en termes de création de nouveaux produits et services pour les seniors. Les grandes entreprises sont de leur côté plus à même de commercialiser les produits de niche et de former leurs forces de vente sur ce segment. En termes de ressources humaines, les cadres interrogés s’inquiètent des coûts croissants des retraites et des soins de santé et de la perte de compétences consécutive aux départs à la retraite. Du côté des entreprises européennes, les dirigeants se disent préoccupés par l’inadéquation entre l'âge moyen des personnes concevant les produits et l'âge moyen des consommateurs, avec le risque d’une incompréhension des besoins et de la demande des seniors. Dans ce contexte, un tiers des entreprises ne sont pas adaptées pour maintenir ou accueillir une main d'œuvre de seniors. Seulement 18% des cadres déclarent travailler dans une entreprise disposant d’une politique dédiée aux salariés seniors et seuls 11% des cadres jugent leur entreprise efficace dans l’instauration d’une politique de resssources humaines spécifiques aux seniors. Mais là encore, les petites entreprises sont plus promptes à retenir leurs salariés seniors. A noter enfin que 79% des salariés interrogés acceptent de travailler plus longtemps, dans la mesure où leur travail est flexible.
Il avait acheté des actions japonaises juste après le tremblement de terre, mais il a perdu son calme et les a revendues la semaine dernière, juste avant le rebond : l’erreur de Philippe Jabre aura coûté 300 millions de dollars au gestionnaire suisse de hedge funds Jabre Capital Partners (6 milliards de dollars), même si le rebond des actions américaines a profité à certains de ses fonds, indique The Wall Street Journal.Il n’en demeure pas moins que le hedge fund JabCap Global, son plus gros fonds avec 1,5 milliard de dollars, est en perte de 7 % pour mars et de 3 % depuis le début de l’année.Pourtant, bien que Jabre Capital ait ainsi perdu 6 mois de performance, il n’y a pas eu de sorties.
Le pôle gestion de fortune de Citigroup au Brésil espère accroître ses actifs sous gestion, actuellement 20 milliards de dollars, de 25% à 30% au cours des deux ou trois prochaines années tout en recrutant parallèlement une vingtaine de banquiers, selon le Wall Street Journal.Une nouvelle illustration de la montée en puissance du Brésil, et de l’Amérique latine plus généralement, dans son rôle de plus en plus prégnant de vecteur de croissance pour la gestion de fortune.
Le capital-investisseur Longreach Group doit annoncer ce lundi qu’il vient de boucler après neuf mois la première tranche de 125 millions de dollars de son second fonds Japon, censé atteindre les 750 millions de dollars, rapporte The Wall Street Journal. Il est intéressant de noter qu’une partie des promesses d’investissement a été faite après le tremblement de terre.
HSBC Global Research a annoncé le 24 mars le lancement de son premier indice obligataire CNH, le HSBC Offshore Renminbi (RMB) Bond index, à destination des investisseurs institutionnels détenant des obligations CNH (le marché offshore en yuan à Hong Kong) et des certificats de dépôt.Parallèlement, Citi envisage de lancer son propre indice, le Dim Sum Bond index qui répliquera la performance des obligations CNH.
Depuis le début de l’année, Petercam a durci l’approche développement durable de son fonds d’actions européennes Petercam Equities Europe Sustainable, l’ancien Petercam Equities Europe Ethical pour satisfaire à la demande de nombreux investisseurs institutionnels et multigérants.Ce produit de droit belge (79,5 millions d’euros) est distribué en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Suisse. Désormais, l'équipe de gestion autour de Lieven Op de Beeck applique aux actions le processus de sélection déjà utilisé dans l’obligataire pour le fonds Petercam L Bonds Government Sustainable (lire notre article du 8 juillet 2009). Autrement dit, il ne se fonde plus uniquement sur la grille de lecture fournie par Ethibel (Vigeo), mais ses gérants adoptent une œil plus critique en retraitant les données regroupées dans l’univers développement durable, avec un délai d’un mois pour liquider les lignes qui viendraient à en être exclues. Pour cela, le gestionnaire belge utilise une matrice pilotée par Stijn Decock qui opère une sélection «best-in-class» dans les classements fournis chaque mois par Vigeo, avec un rapport détaillé pour chaque valeur. Le cas échéant, Petercam reçoit aussi les alertes en cas d’incidents sérieux ou de controverses.Les pondérations des différents critères ont été modifiées. Désormais le gouvernement d’entreprise pèse pour 25 % contre 19,8 %, l’environnement compte pour 23,2 % contre 26 %, tandis que le comportement de l’entreprises vis-à-vis de son environnement (clients, concurrents, corruption, contrôle des fournisseurs) sécurité des produits, etc) est pondéré à 19,6 % contre 18,7 %. Les ressources humaines sont créditées de 16,8 % contre 18,1 %, les droit de l’homme de 8,9 % contre 11 % et l’engagement dans la communauté de 6,3 % contre 6,4 %.
Christopher Linney, head of property investment, France chez Hendeson Global Investors ou HGI (environ 65 milliards d’euros, dont 14 milliards dans l’immobilier), a indiqué le 24 mars que le groupe compte investir «au moins» 170 millions d’euros dans l’immobilier en France cette année, que ce soit au travers de la filiale hambourgeoise Warburg-Henderson (fonds institutionnels) ou par l’intermédiaire du britannique Herald (plutôt spécialisée sur l’immobilier commercial).En France, les encours immobiliers représentent environ 700 millions d’euros, dont 40 % dans les bureaux, 40 % dans le commercial et 20 % dans la logistique. HGI n’a plus procédé à des acquisitions en France depuis fin 2009, et ses gérants vont se montrer très sélectifs, parce qu’ils s’attendent à une hausse des rendements sur les trois prochaines années, en raison de la rarefaction de l’offre, mais à des performances plus basses à l’horizon de cinq ans. Il n’est d’ailleurs pas exclu que, parallèlement aux acquisitions, le gestionnaire britannique continue de s’alléger, comme cela a déjà été le cas fin 2010.
Le marché chinois reste un marché attrayant pour les investisseurs compte tenu de sa forte croissance et de sa valorisation attractive, a indiqué le 24 mars Yi Tang, directeur adjoint responsable de la gestion actions Asie hors Japon chez Edmond de Rothschild Asset Management.Après une croissance en 2010 de 10,3% en glissement annuel, la croissance du PIB chinois pourrait encore progresser de 9,5% en 2011. Le dérapage de l’inflation (4,9% en janvier dernier) constitue une réelle préoccupation mais pas une menace pour l'économie. Des mesures ont été prises pour réduire la pression inflationniste. «Néanmoins, nous pensons que l’inflation et le niveau de tolérance de la Banque centrale chinoise devraient continuer à augmenter, principalement en raison de l’augmentation des revenus des ménages et des dépenses de consommation», estime Yi Tang. Le RMB devrait par ailleurs continuer à s’apprécier par rapport au dollar en 2011, sur un rythme d’environ 6% par an, indique Yi Tang, c’est-à-dire à peu près comme en 2010. Dans ce contexte, Yi Tang estime qu’il faut prendre ses bénéfices sur les cycliques en faveur des valeurs restées à la traîne. «Suite à leur vigoureux rebond récent, nous allégeons les surpondérations des valeurs minières, des matériaux et du secteur du pétrole, dont les valorisations se sont tendues. En revanche, nous renforçons le secteur de la consommation, dont le potentiel s’est amélioré depuis la correction des cours», précise Yi Tang qui reste préoccupé par le risque d’une dégradation de la qualité des actifs du secteur bancaire» sur le long terme. La société a par ailleurs commencé à se positionner sur les secteurs qui devraient bénéficier du prochain 12ème Plan quinquennal, en particulier la mise à niveau de l’industrie lourde et les machines haut de gamme, notamment la construction navale.
Toutes opérations confondues -augmentation de capital, introduction en Bourse, émission de titres convertibles, etc.-, les entreprises ont récolté plus de 183 milliards de dollars depuis le début de l’année, selon les données de Dealogic pour «Les Echos» au 23 mars. Un montant proche du record de 187 milliards de dollars du premier trimestre 2007 et qui témoigne d’un appétit renouvelé pour la prise de risque. L’Europe reste toutefois à la traîne. Toutes opérations confondues, les volumes ont atteint presque 38 milliards de dollars, en hausse tout de même de 25% sur un an, mais loin des 61 milliards du premier trimestre 2007.
Actuellement, les investissements en infrastructures ne représentent que 0,7 % du portefeuille des 128 investisseurs institutionnels allemands (banques, assurances, sociétés financières, caisses de retraites, institutions religieuses et fondations) interrogés par Commerz Real et le Research Center for Financial Services de l’université Steinbeis de Berlin. Mais, dans trois ans, cette proportion aura plus que doublé, à 1,6 %. Les trois domaines privilégiés pour les prochaines années sont les partenariats public/privé, les investissements dans les réseaux de gaz, d’eau et d'électricité ainsi que les énergies renouvelables.Comme il s’agit nécessairement d’investissements de long terme, la durée moyenne recherchée est de 13 ans et les responsables interrogés attendent des distributions comprises entre 5 % pour les projets régulés et 9 % pour les non régulés.D’une manière générale, les participants à l'étude estiment cependant que les possibilités d’investissement en infrastructures sont relativement limitées.Parmi les conclusions de l'étude «Immobilien und Infrastruktur bei institutionellen Anlegern» concernant les investissements immobiliers, on note que les institutionnels privilégient toujours les immeubles de bureaux «core» et que plus de 60 % ont l’intention d’augmenter la part des immeubles «verts» dans leur portefeuille.
State Street Corporation a annoncé le 22 mars la nomination de Robert Rushe en qualité de responsable des services dédiés aux ETP en Irlande.Robert Rushe, qui travaillait précédemment chez Bank of Ireland Securities Services, sera responsable de l'équipe dédiée à l’offre ETP qui comprend les ETF, les ETN ainsi que les ETC (exchange traded certificates). State Street, qui s’est installé en Irlande en 1996, emploie quelque 2.000 personnes dans le pays avec des implantations à Dublin, Drogheda, Kilkenny et Naas.
Dans ses portefeuilles diversifiés, Amundi Asset Management «surpondère depuis six mois les actions de plusieurs points de pourcentage» et a l’intention de continuer à privilégier les actifs risqués. Le gestionnaire «réduit progressivement la surpondération des obligations à haut rendement», a indiqué le 23 mars Philippe Ithurbide, directeur de la recherche, de la stratégie et de l’analyse, précisant d’autre part que les obligations d’entreprise de qualité investissement sont déjà sous-pondérées depuis quelque temps. Dans l’obligataire d’Etat, notamment, le gestionnaire français est «short» sur la duration, compte tenu des perspectives encore évanescentes de résurgence inflationniste à l’Ouest et des menaces plus concrètes de hausse des prix à l’Est.Pascal Blanqué, directeur général délégué, CIO d’Amundi Group, a d’ailleurs souligné que la maison «bascule du crédit vers les actions, notamment les européennes, dont les valorisations sont actuellement attrayantes». En outre, ce tropisme pour les actions européennes se traduit symétriquement par une réduction de la surpondération accordée aux pays émergents.Interrogé sur les projets d’Amundi en matière de produits, Eric Turjeman, responsable de la gestion actions à Paris, a clairement indiqué que la gamme est pratiquement complète et «tous terrains», donc capable de satisfaire aux fluctuations de la demande en fonction de l'évolution des marchés. Mais on peut envisager de compléter le dispositif avec des produits de minimum variance (minvar) pour lisser la volatilité ainsi qu’avec des produits de rendement.
Dans le sillage de la crise financière, la gestion diversifiée a fait des émules. Elle représente désormais quelque 9% du total des actifs européens, au travers notamment des produits de performance absolue. A l’occasion d’une table ronde («Le renouveau de la gestion diversifiée») organisée par l’agence de notation Fitch dans le cadre d’un séminaire consacré à la gestion d’actifs, les intervenants ont souligné les nouveaux impératifs qui doivent contribuer à la mise en œuvre d’une gestion diversifiée."Avant même de regarder du côté de l’actif, il est fondamental de regarder du côté du passif et des risques», a souligné Christian Rabeau, directeur général délégué et CIO chez Axa IM. «Il faut avoir un tableau précis de ce que l’on doit faire, des contraintes. C’est seulement dans ce cadre qu’on peut déployer une stratégie de diversification», a insisté Christian Rabeau.Dans ce contexte, la gestion des risques occupe une place centrale."La sensibilité au risque a très fortement augmenté», a reconnu Jean-Louis Nakamura, CIO chez Lombard Odier IM. «Il faut avoir un process rigoureux de gestion des risques», a relevé Philippe Delienne, président fondateur de Convictions AM, qu’il s’agisse des risques de liquidité ou encore des risques extrêmes. «Le rebalancement de l’allocation stratégique doit plutôt se faire sur la base de la structure des risques que sur la base du poids», a estimé Jean-Louis Nakamura.Françoise Rochette, directrice adjointe et responsable de l’allocation d’actifs chez Edmond de Rothschild Asset Management, qui a rappelé que «la volatilité est une classe d’actifs à part entière», a insisté sur la nécessité d’intégrer différents horizons de gestion sans trahir ses convictions. A savoir trois niveaux différents, un scénario de long terme à un an/dix-huit mois, un scénario de moyen terme à trois mois pour la construction du portefeuille et enfin un scénario de court terme avec le recours aux dérivés pour la tenue des positions. Enfin, les intervenants ont souligné le rôle clé de l’information. Parallèlement à la recherche de l’information, «nous avons réalisé un très important travail de recoupement pour assurer la fiabilité des sources et mesurer leur qualité», a expliqué Philippe Delienne qui a aussi relevé la nécessité, dans l'élaboration des scénarios, de tirer parti des enseignements de la finance comportementale.
Le capital-investisseur britannique Doughty Hanson, arrivé en Espagne en 2006, envisage soit une introduction en Bourse soit la revente totale du deuxième opérateur espagnol de transports de voyageurs par route, Avanza ; la troisième option est celle d’un refinancement de la dette, rapporte Expansión. Doughty Hanson a chargé JP Morgan d’explorer toutes ces solutions pour valoriser son plus gros investissement en Espagne, qui pourrait valoir 900 millions d’euros.
Très actif depuis plusieurs années sur le front du développement durable, Robeco devrait prochainement proposer un reporting transparent sur la politique d’engagement du groupe, avec des données chiffrées sur le sujet, a indiqué le 22 mars Ali Ould Rouis, président de Robeco Gestions, à l’occasion d’une présentation du fonds Robeco Global Consumer Trends Equities.Dans ce fonds thématique entièrement construit autour de trois grandes tendances de long terme, l’enrichissement des populations des pays émergents, le e-commerce et les technologies digitales, et enfin, le développement d’une consommation dite «verte», les sociétés qui n’obtiennent pas une notation SAM d’au moins 40 sur 100 ne peuvent pas entrer dans le portefeuille. Le fonds, dont les actifs sous gestion s'élevaient fin février à environ 380 millions d’euros, affiche une performance annualisée de plus de 15% sur trois ans, contre 4,03% pour l’indice de référence MSCI World Consumer Discretionary. L’an dernier, le fonds a dégagé une performance de 38,47%, contre 19,53% pour l’indice de référence.
Le sondage 2011 de Pioneer Investments Allemagne auprès des 20 principaux multigérants allemands a montré que ces spécialistes privilégient pour cette année les fonds d’actions focalisés sur les pays industrialisés, et notamment sur l’Allemagne. Les fonds de matières premières retiennent de plus en plus l’attention des sélectionneurs et les fonds marchés émergents mondiaux sont devenus un élément cœur des portefeuilles, même s’ils ne figurent pas sur la liste des prirorités.En dehors de ces trois tendances lourdes, le sondage a mise en évidence que les multigérants sont déjà 25 % à utiliser les hedge funds coordonnés et qu’un nombre croissant d’entre eux compte y recourir, mais pour des placements «conservateurs».Par ailleurs, deux multigérants sur trois n’ont pas d’ETF en portefeuille tandis que les autres utilisent ces produits comme couverture pour leur cœur de portefeuille. De plus, certains multigérants considèrent que les ETF comportent des frais cachés au travers des spreads et que la tactique d’allers et retours rapides sur les ETF peut entrainer une hausse de la volatilité. Selon Evi Vogl, directrice générale de Pioneer Investments Deutschland, un nombre croissant de gérants reconnaissent que les ETF ne sont pas la panacée que l’on pensait et qu’ils servent seulement pour atteindre des objectifs limités.Enfin, le sondage a montré que l’investissement durable ne joue pratiquement aucun rôle pour les multigérants, du moins en dehors des mandats dédiés. Seule une minorité pense que ce thème gagnera en importance ces prochaines années.
Après trois années d’envolée, la reprise progressive de l'économie française, les capacités d’ajustement et de résistance des entreprises, la normalisation des conditions de financement et les mesures de soutien ont permis un reflux des défaillances en 2010 avec un repli modéré de 1,7%, a indiqué le 22 mars Ludovic Sénécaut, président du directoire d’Euler Hermes Sfac.En 2011, le rythme très modéré de la reprise (+1,4%) risque de ne pas être suffisant pour de nombreuses entreprises qui n’ont que peu profité de la sortie de crise et quui ont déjà réalisé de multiples ajustements. Au-delà de la croissance limitée, viennent s’ajouter des facteurs déstabilisants comme l'évolution du prix des matières premières et de l'énergie, la nouvelle réduction des délais de paiement pour les secteurs dérogatoires de la LME et la fin de certaines mesures de soutien public. «Dans ce contexte, la baisse des défaillances attendue grâce au rétablissement graduel des volumes d’activité pourrait rester limitée et s’inscrire à -3% en 2011", a estimé Ludovic Sénécaut.Cinq filières pourraient être «particulièrement sensibles» au choc des matières premières, précise Ludovic Sénécaut, la filière cuivre avec notamment toutes les industries électriques, la filière métallurgie, les industries dérivées du pétrolme, la sous-traitance automobile et enfin, le BTP, «qui doit faire face à des marchés signés dans des conditions de prix bas, avec des prix fermes et non révisables pour les entreprises en aval».Le coût du choc des matières premières, notamment la flambée des prix du pétrole, met à mal l’industrie en engendrant une hausse des coûts de production des entreprises et un choc dépressif sur la demande. La hausse des prix du pétrole affaiblit ainsi la rentabilité des entreprises. Le coût sur l’excédent brut d’exploitation des sociétés non financières est estimé à environ 4 points en 2011 après déjà 4 points en 2010. «Le choc commence à attaquer la rentabilité des entreprises alors que celles-ci ont déjà été mises à mal par la chute des chiffres d’affaires pendant la crise», a estimé Karine Berger, directrice marketing et marchés d’Euler Hermes.
Le fournisseur d’indices Markit a annoncé le 22 mars le lancement de l’indice Markit iTraxx SovX Latin America qui vient compléter la famille des indices de CDS souverains.Le nouvel indice est équipondéré et composé des entités souveraines latino-américaines les plus liquides sur la base des données fournies par le DTCC Trade Information Warehouse. L’indice qui comprend actuellement l’Argentine, le Venezuela, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Panama, le Pérou et le Mexique, est actuellement calculé sur une base théorique et ne sera négociable que si la demande des investisseurs l’exige.
Warren Buffett a déclaré lundi que la reconstruction du Japon prendra du temps mais que l’avenir économique du pays ne sera pas changé, selon le Financial Times. «Si je détenais des actions japonaises, je ne les vendrais certainement pas», a-t-il affirmé.
Selon une conférence débat organisée récemment par Linedata et Périclès Consulting, les gérants développent de plus en plus des activités de négociation électronique afin d’assurer la croissance de leur activité. Cette tendance transforme le paysage de l’industrie financière en créant de nouveaux équilibres entre tous les intermédiaires internes et externes de la chaîne de valeur.