Les actifs des mutual funds en Asie ont reculé de 3% en Asie hors Japon au premier semestre 2011 à 1.000 milliards de dollars, en raison de performances de marchés médiocres et d’une décollecte nette sur deux grands marchés, la Chine et la Corée, selon le rapport annuel de Cerulli sur les tendances de la distribution en Asie ( «Asian Distribution Dynamics 2011"). Les actifs sous gestion ont diminué de 7,9% en Chine et de 6,6% en Corée alors que les autres marchés asiatiques hors Japon ont plus ou moins progressé. Cerulli estime pourtant que les actifs pourraient se hisser à 1.100 milliards de dollars d’ici à la fin de l’année.Pour le cabinet de recherche, la tendance de fond est à la hausse. Durant les quatre dernières années jusqu’à 2010, les actifs des fonds de la région, y compris la Chine, la Corée, l’Inde, Taiwan, Hong Kong et Singapour, ont enregistré une croissance annuelle moyenne de 13,9%. Les actifs des fonds chinois ont dégagé la croissance la plus élevée, avec un taux de 29,4%, devant l’Inde (17,6%). Selon Cerulli, cette tendance devrait se poursuivre d’ici à 2015 sur un rythme annuel plus modeste de 11,2% si bien que l’encours sous gestion atteindra environ 1.800 milliards de dollars en 2015.
Le prince Max de Liechstenstein, CEO de LGT Group, défend dans un entretien à Asian Investor la multigestion. Il y a eu de la décollecte dans les fonds de multigestion, reconnaît le prince, «mais nous sommes convaincus que les fonds de multigestion sont la meilleure approche en termes de diversification du risque», affirme-t-il. Toutefois, poursuit le responsable, pour mener à bien une telle stratégie, il faut de l’expérience et avoir des spécialistes sur place. «Vous devez avoir des collaborateurs à New York pour comprendre les fonds installés là-bas et en Chine vous devez avoir des gens parlant le mandarin pour comprendre certaines des stratégies mises en œuvre par les hedge funds spécialisés sur la Chine».Sur le chapitre de la gestion passive, le CEO estime que les ETF «peuvent être utiles pour les stratégies de trading à court terme. Mais ce qu’ils ne peuvent pas faire, –et c’est précisément ce que nous offrons-, c’est fournir une due diligence sur les gérants de fonds. Nous sommes capables d’identifier des gérants actifs et de générer de la valeur à long terme, mais la difficulté est que la mentalité de nombreux gestionnaires d’actifs est court termiste et tactique», explique-t-il. Le groupe célèbre cette année 25 ans d’activité dans la région, où il gère environ 10 milliards de dollars.
Signe de profondes divergences, les investisseurs et les traders prennent en compte des risques de distribution extrêmes inhabituellement larges sur le pétrole pour l’année prochaine qui pourraient soit doper les prix de l’or noir à 150 dollars le baril ou les faire chuter à 50 dollars, observe le Financial Times. Cette crainte les pousse à acheter des assurances via des options. «Nous sommes à la croisée des chemins : une crise au Moyen-Orient pourrait faire exploser les prix et les problèmes de la dette dans la zone euro pourraient provoquer un effondrement», commente Seth Kleinman, responsable de la stratégie énergie chez Citigroup.
Revenant sur les Buffer Convertible Capital Securities (BCCS) décrites par l’Autorité bancaire européenne (ABE) la semaine dernière, Khalid Krim, responsable européen de la structuration d’instruments de capitaux chez Morgan Stanley a indiqué à L’Agefi voir beaucoup d’opportunités pour ces nouveaux titres. Les banques pourraient en émettre dans le cadre de placement privés auprès de leurs actionnaires ou investisseurs stratégiques de type fonds souverains ou au travers d’opérations de liability management.Les BCCS sont de nouvelles obligations qui seront converties en actions si le ratio core tier one est inférieur à 7 % jusqu'à fin 2012. Puis, à partir du 1er janvier 2013, la conversion sera déclenchée si le ratio common equity tier one, défini par CRD 4, tombe sous le seuil de 5,125 %, précise le quotidien.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 12 décembre avoir renouvelé son contrat de conseil dans l’immobilier avec la firme PCA (Pension Consulting Alliance) dont le mandat arrivait à terme.Au 30 septembre 2011, la valeur de marché du portefeuille immobilier de CalPERS s’élevait à 19,1 milliards de dollars, en progression de 26% par rapport aux neuf premiers mois de l’année précédente.
Après les assurances, les caisses de retraite sont les investisseurs les plus importants dans les fonds institutionnels allemands (Spezialfonds). Les caisses complémentaires ainsi que les caisses de retraite et fonds de pension détenaient ainsi fin octobre près de 138 milliards d’euros sous cette forme, constate l’association BVI des sociétés de gestion. Depuis 2004 (49,4 milliards d’euros) cet encours a donc presque triplé.
63 % des fonds de pension ont une approche de gestion sous contrainte de passif (liability driven investing), contre seulement 20 % en 2007, montre un récent sondage de SEI*. En termes d’allocation d’actifs, les obligations à duration longue continuent d’être une stratégie populaire (74 % en 2011), indique SEI. La gestion de la trésorerie à court terme est aussi communément utilisée avec 40 % des répondants qui l’ont employée cette année. La dette émergente (37 %) gagne du terrain. En revanche, les investissements dans les dérivés de taux d’intérêt restent faibles cette année (26 %). *Sondage réalisé par le Pension Management Research Panel de SEI auprès de 100 dirigeants de fonds de pension des Etats-Unis, du Canada, des Pays-Bas et du Royaume-Uni
Les investisseurs institutionnels, y compris des fonds de pension, compagnies d’assurances et fonds souverains, sont prêts à accroître leur exposition à l’immobilier en tant que classe d’actifs. C’est ce que révèle l'étude Vision Focus «Real Estate: New Opportunities for Institutional Investors» publiée par State Street Corporation. Mais échaudés par la crise financière, ces investisseurs exigent un plus grand degré de contrôle et de flexibilité quant à leur exposition à ce marché. «Les investisseurs en effet souhaitent des relations plus étroites avec les gestionnaires de fonds et demandent davantage d’informations non seulement au commencement mais aussi pendant le cycle de vie du fonds», souligne State Street. Les institutionnels recherchent également une plus grande transparence quant aux investissements sous-jacents et aux frais de gestion. Plus prudents, les investisseurs prennent leur temps pour arriver à une décision finale et prêtent nettement plus d’attention au processus de due diligence. Depuis 2007, la durée typique s’écoulant entre l’initiation et la finalisation d’un accord a ainsi presque doublé, note State Street. L’ensemble de ces attentes entrainera des obligations de reporting supplémentaires pour les sociétés de gestion. Selon State Street, il est possible que les grands gestionnaires de fonds répondent à ces exigences en renforçant leurs systèmes en interne. D’autres pourraient au contraire décider d’externaliser leurs opérations à des prestataires de services. Consolider ces fonctions avec d’autres gestionnaires de fonds pour dégager des économies d’échelle est également une solution.L’intégralité de l'étude se trouve en pièce jointe (PDF, en anglais).
Une approche plutôt contrariante. Oddo AM a présenté le 8 décembre un fonds actions investi dans une sélection de valeurs bancaires européennes. Le fonds a pour objectif de surperformer l’indice Stoxx Europe 600 Banks Net Return, sur un horizon de placement minimum de 5 ans. Le fonds est exclusivement investi dans les valeurs financières européennes (banques et assurances, les valeurs du secteur de l’assurance étant strictement limitées à 15% de l’actif).Ce fonds sera géré par Alain Dupuis qui a couvert les valeurs bancaires en tant qu’analyste financier pendant plus de quinze ans, dont onze ans chez Oddo Securities et de l’expérience de l’équipe de gestion actions thématiques de Oddo Asset Management, dirigée par Emmanuel Chapuis. Le lancement de ce fonds intervient dans un contexte où, pour beaucoup, le secteur bancaire semble enfermé dans une quadrature du cercle : crise souveraine, crise de refinancement, changements réglementaires accélérés, dans un environnement économique quasi récessionniste en Europe. Des problématiques interconnectées qui s’alimentent mutuellement. Pourtant, après une chute de 45% du secteur bancaire depuis le début de l’année, et des niveaux de valorisation qui intègrent déjà des hypothèses de stress majeur, le secteur bancaire offre des opportunités d’achat dans une optique de long terme, à condition d’être sélectif. Selon Alain Dupuis, « la valorisation actuelle des banques intègre de lourdes pertes sur les dettes souveraines, mais aussi un scénario de récession plus prononcé qu’attendu, ainsi que des recapitalisations massives. Une amélioration, même partielle, de la situation économique ou politique, aurait des conséquences positives sur la valorisation de l’ensemble du secteur, qui se traite aujourd’hui sur des niveaux de ratios historiquement faibles. » Caractéristiques du fonds Code ISIN : Part A : FR0010493957/ Part B FR0011156215 Forme juridique : FCP de droit français Classification AMF : Actions internationales Indicateur de référence : Stoxx Europe 600 Banks Net Return Commission de souscription : 4% TTC max de l’actif net non acquise à l’OPCVM Frais de gestion : Part A : 2% TTC max de l’actif net – Part B : 1% TTC de l’actif net Commission de surperformance : 20% TTC de la surperformance par rapport à son indicateur de référence si la performance du Fonds est positive Minimum de souscription initiale : Part A : 1 millième de part – Part B : 1 000 000
FTSE Group a sorti le groupe Investec (banque et gestion d’actifs) de l’indice FTSE 100 à l’occasion de sa dernière révision trimestrielle. Investec, ainsi que Lonmin et Immarsat, seront intégrés dans le FTSE 250 d’ici à la fin du mois.Les trois sociétés qui vont intégrer le FTSE 100 sont le groupe de matériaux de construction CRH, le sidérurgiste Evraz et le spécialiste des métaux précieux Polymetal International. Les modifications annoncées seront mises en œuvre à la clôture des marchés du 16 décembre et effectives à compter du 19 décembre.
«Même si cela ne figurera sans doute pas dans le communiqué final du sommet européen, les Allemands vont probablement accepter un élargissement du rôle de la Banque centrale européenne», a prédit jeudi Christian de Boissieu, professeur d’économie à l’Université Paris 1, à l’occasion d’une conférence organisée par Neuflize OBC. Et ce, en échange d’un renforcement de la discipline budgétaire et fiscale dans la zone euro, qui n’ira pas jusqu’à une politique unique en la matière mais impliquera un contrôle plus important et des sanctions."Mon pari est que l’on va mettre en place un compromis entre le budgétaire et la fiscalité d’un côté et le monétaire de l’autre où chacun fera une partie du chemin», résume Christian de Boissieu. En tout cas, pour l’économiste, «tout sera mis en œuvre pour éviter une implosion de la zone euro, car personne n’y a intérêt».Mais au-delà de cette crise, le problème central de la zone euro est une croissance lente et un chômage élevé. Pour lui, il va donc falloir des politiques plus actives afin de mobiliser l’épargne importante qui existe en Europe vers la croissance des PME, la recherche et le développement, l’innovation… A l’échelle mondiale, malgré les problèmes de l’Europe, Christian de Boissieu estime que nous ne connaîtrons pas de récession en 2012, grâce au soutien des pays émergents, dont la croissance ralentira certes, mais restera soutenue. «La croissance économique mondiale sera faible mais positive». Outre les taux de croissance, l’économiste attend également un découplage des taux d’inflation entre les pays avancés et les émergents. En clair, il n’anticipe pas d’inflation dans les pays avancés. «Compte tenu du chômage dans les pays avancés, je ne vois pas de vraie inflation en Europe et aux-Etats-Unis». Certes, il y a une liquidité abondante, mais elle se dirige principalement vers des actifs et alimente des bulles. Enfin, Christian de Boissieu estime qu’il convient aujourd’hui de surveiller trois points. Le premier concerne les conditions de financement de l’économie réelle, qui pourraient être pénalisées par Bâle III. Le deuxième est le dollar, avec les Etats-Unis «qui jouent la baisse de leur monnaie sans le dire, ce qui pousse l’euro à la hausse et entrave la compétitivité de la zone euro». Au total, «on a une crise mais on ne bénéficie même pas des effets négatifs collatéraux de la crise que serait une baisse du taux de change !», observe-t-il. Le dernier sujet d’inquiétude pour Christian de Boissieu touche aux taux longs dont il anticipe la hausse.
La famille de George Soros a acheté pour environ 2 milliards de dollars d’obligations européennes précédemment détenues par MF Global Holdings, selon des proches du dossier cités par The Wall Street Journal.Ce sont justement les obligations à court terme d’Etats européens, principalement italiennes, qui ont obligé MF Global à se mettre le 31 octobre sous la protection de la loi sur les faillites. En effet, MF Global, sous la direction de son CEO Jon S. Corzine, avait accumulé 6,3 milliards de dollars de cette dette européenne…
Selon Ryan Brist, gérant chez Western Asset, filiale de Legg Mason, ce n’est pas le moment de tourner le dos au secteur bancaire américain, malgré la morosité des marchés."Le niveau anormalement bas des taux d’intérêt, les pressions légales et réglementaires ainsi que les craintes de propagation de la crise européenne sont autant de facteurs qui contribuent au sentiment extrêmement négatif du marché à l’égard du secteur financier américain et à la grève des acheteurs», explique le gérant. Mais la baisse des valorisations qui en découle offre aux investisseurs une bonne occasion de renforcer la pondération des valeurs bancaires américaines.Plusieurs facteurs positifs sont à noter : les banques américaines ont quasiment doublé le montant des immobilisations corporelles figurant à leurs bilans ces deux dernières années, elles ont réduit leur dépendance aux billets de trésorerie comme mode de financement, le nombre de nouveaux défauts de paiement baisse et les provisions pour créances irrécouvrables diminuent."Si nous sommes très préoccupés par la volatilité à court terme et par l’impact potentiel du sentiment négatif du marché sur le comportement des ménages, nous ne pensons pas que les grandes valeurs bancaires américaines présentent des risques de défaut pour les détenteurs mondiaux d’obligations», résume Ryan Brist. «La volatilité pourrait persister au cours des trois à six prochains mois, mais à plus long terme, nous n’attendons pas de perte de principal sur les obligations des grandes institutions financières», ajoute-t-il.
«Pour 2012, deux thématiques vont prévaloir. D’un côté, la préservation du capital, en prenant en compte non seulement le risque et le rendement, mais aussi la liquidité, de l’autre, la recherche de rendement dans un environnement de taux bas», a expliqué mercredi Pascal Blanqué, directeur des investissements du groupe Amundi, lors de la présentation du point de stratégie de fin d’année.Concrètement, dans la situation présente où le scénario central (65 %) est celui de l’apaisement de la crise en zone euro, les portefeuilles d’Amundi se caractérisent par une assez forte prudence. Ils sont globalement «long cash et sous pondérés en actifs risqués comme les émergents, le crédit et les actions», résume de son côté Philippe Ithurbide, directeur de la recherche.Bien entendu, ces propos sont à nuancer en fonction de la spécificité des produits. Ainsi, Romain Boscher, directeur des gestions actions, entend-il capter le potentiel de croissance des pays émergents au travers des entreprises fortement exposées à ces marchés, comme les valeurs du luxe.Il s’agit aussi «d’adopter des stratégies asymétriques pour profiter des fluctuations boursières autour d’une tendance qui n’est pas forcément à la hausse», l’idée de base étant de perdre moins pour gagner plus. Le manager, qui a au passage mentionné l’existence d’une liste noire de 40 valeurs -émergentes pour la plupart- interdites à l’achat et à la détention chez Amundi pour des considérations liées aux risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), est favorable à des stratégie de minimum variance, d’indices intelligents et de deep value. Sous-pondérés en financières, les portefeuilles font confiance aux matières premières, à l’agriculture et à l'énergie, domaines où il existe des contraintes d’offre.Pour sa part, Eric Brard, responsable mondial des gestions taux, souligne que «la priorité consiste à mettre l’argent à l’abri, ce n’est pas la performance». Jusqu'à présent, Amundi a allégé fortement ses portefeuilles de la dette périphérique pour se reporter sur les AAA de la zone euro ; d’autre part, le gestionnaire a diversifié ses portefeuilles en direction du crédit corporate, ce qui devrait continuera en 2012 «en cherchant des histoires spécifiques plutôt que systémiques». Amundi reste prudent sur l’aspect directionnel et préfère le crédit qualité investissement aux obligations souveraines. Il se diversifie à l’international et s’intéresse aux convertibles. En résumé «nous n’allons pas remettre du risque très vite et très fort tout de suite», conclut Eric Brard.
Lors d’un passage à Paris, Arnout van Rijn, CIO et gérant de fonds actions Asie-Pacifique au Robeco Asia Investment Center, a présenté l'équipe et la gamme de produits asiatiques à Newsmanagers. Cela représente un encours actions de plus de 1,5 milliard d’euros."Nous sommes cinq gérants de portefeuille chez Robeco Asia Pacific à Hong-Kong et nos fonds comprennent 45 valeurs chinoises, 85 titres Asie-Pacifique, 30 actions nippones et 10 australiennes ainsi que 45 «reste de l’Asie». Je ne tiens pas particulièrement à ce que l'équipe se renforce de trop : en tant que directeur des investissements, j’apprécie que nous puissions continuer d'échanger en permanence sur des stratégies bien identifiées, ce qui est préférable à une structure de grande taille où les décisions finissent par se prendre en fonction d’un consensus mou», indique Arnout van Rijn, Cela posé un de ses collègues de Rotterdam, déjà spécialiste des valeurs asiatiques et compté dans les cinq personnes de l’effectif va rejoindre très pochainement Hong-Kong. Les principaux fonds du centre d’investissement asiatique sont le Asia-Pacific Equities avec 700 millions d’euros d’encours et le Chinese Equities avec 600 millions. «Nous avons démarré en mars l’Asian Stars Equities (ex Japan), qui pesait fin octobre une dizaine de millions d’euros. «Pour être complets, nous avons aussi un fonds Indian Equities (15,26 millions d’euros), qui est conseillé par Canara Robeco à Bombay», précise le CIO. Questionné sur la stratégie d’investissement, Arnout van Rijn explique : «nous pratiquons une approche sélection de valeurs (bottom-up) mais bien sûr nous ne vivons pas en lévitation et nous intégrons des éléments d’overlay macro-économique (top-down). Cela posé, nous sommes surpondérés Japon, Chine, Corée et Thaïlande pour les pays, et biens de consommation, télécommunications et immobilier pour les secteurs. A l’inverse, nous sommes sous-pondérés sur l’Australie, très dépendante des matières premières, sur l’Inde, dont les déficits extérieurs sont excessifs et où on a eu tendance à sous-estimer le problème de l’inflation, et enfin sur l’Indonésie, parce que tout le monde en ce moment est haussier sur ce pays !» Pour résumer, le patron de la gestion actions asiatiques de Robeco insiste : «de fait, nous sommes des investisseurs qui font confiance aux classements quantitatifs des valeurs produits par notre siège de Rotterdam tout en intégrant des filtres qui comprennent une hausse «décente» du retour sur fonds propres, le coût du capital, les cash flows. Nous sommes des tenants de l’approche value à la différence des autres gestionnaires qui ont tendance à être «growth» pour l’Asie».
Le groupe Towers Watson vient d’annoncer le recrutement de Danny Howell en qualité de responsable du pôle gestion de fortune pour l’Asie. Danny Howell sera responsable du développement des activités de conseil auprès de la clientèle fortunée en Asie.Avant de rejoindre Towers Watson, Danny Howell travaillait pour Commonwealth Bank of Australia en tant que general manager.
Le fonds de pension de l’Etat du Massachusetts, qui gère quelque 48 milliards de dollars, vient de sélectionner une dizaine de gérants de hedge funds pour plusieurs mandats représentant au total 245 millions de dollars, rapporte Reuters.Parmi les gérants sélectionnés figurent Jonathan Jacobson de Highfields Capital, William Ackman de Pershing Square Capital Management ou encore Yan Yuo de Capula Investment Management, qui auront chacun à gérer une enveloppe de 25 millions de dollars. Figurent également dans la liste Brigade Capital, Davidson Kempner Capital Management, Indus Capital Partners, Samlyn Capital et Winton Capital Management. A l’instar de nombreux fonds de pension, le Massuchusetts avait eu recours jusqu’ici aux fonds de fonds pour sélectionner des gérants et piloter les investissements. En 2011, le fonds de pension de l’Etat a dégagé une performance de 2% avec des contributions significatives du private equity et de l’immobilier. Les investissements dans les hedge funds ont enregistré une perte de 2,18%.
Pour un montant non divulgué, First Solar Inc a vendu son parc de panneaux solaires Topaz dans le comté californien de San Luis Obispo à MidAmerican Energy Holdings Co, filiale de Berkshire Hathaway, rapporte The Wall Street Journal.La valeur de l’actif est estimée par les deux parties à «plus de 2 milliards de dollars».Cette transaction marque la première incursion de la société de portefeuille de Warren Buffet dans le domaine du solaire. Jusqu'à présent, la société exploitait uniquement des parcs d'éoliennes et des centrales électriques traditionnelles.
«Notre modèle de prévision est actuellement aussi négatif qu’au début de l’automne 2008, et ce en dépit de la vague d’optimisme d’octobre», assène Hans-Olov Bornemann, le responsable de l’équipe quantitative de la banque suédoise SEB et gérant de SEB Asset Selection, un fonds de managed futures. «Le problème de l’Europe est qu’elle emprunte de l’argent depuis 30 ans et n’utilise pas cet argent pour investir mais pour consommer. Un phénomène qui s’est produit aussi bien à l’échelle des gouvernements que des particuliers», analyse Hans-Olov Bornemann, dans une interview à Newsmanagers. Pour enrayer les effets pervers de cette «addiction à la consommation», il n’existe pas de solution de facilité. Et quelle qu’elle soit, elle sera douloureuse.Selon le responsable de la gestion quantitative de SEB, la seule façon de sortir de l’ornière est d’affronter la réalité et de s’attaquer à la dette. Le deuxième gros problème à régler est le manque de compétitivité de certains pays comme l’Italie ou l’Espagne. La solution devra passer par des restrictions budgétaires considérables et un nettoyage des bilans des institutions financières, ce qui aura un impact sur la demande et la rentabilité des entreprises, et nous promet plusieurs années difficiles. Mais finalement, pour Hans-Olov Bornemann et son fonds SEB Asset Selection, peu importe que les marchés montent ou baissent tant qu’il y a une tendance sous-jacente claire. Son fonds cherche à générer une performance en étant acheteur ou vendeur, au travers d’instruments dérivés, de quatre classes d’actifs (actions, obligations, devises et matières premières). A fin novembre, SEB Asset Selection continuait d’être négatif sur les actions, positif sur les obligations (notamment américaines et allemandes). Il misait également sur une appréciation des monnaies refuge que sont le dollar et le yen et sur un déclin des matières premières. Lancé en octobre 2006 par l’équipe de gestion quantitative de la banque suédoise, SEB Asset Selection, est accessible aux investisseurs français depuis novembre 2009. Très populaire auprès des particuliers suédois, il représente aujourd’hui un encours de 1,5 milliard d’euros environ. Deux autres déclinaisons du fonds avec des objectifs de rendement un peu différents ont été lancées par la suite. Ces versions ne sont pas encore disponibles au marché français, mais pourraient l’être à l’avenir.
Jean-Jacques de Gournay, associé-gérant de Lazard Frères Gestion, a indiqué dans un entretien à L’Agefi suisse qu’une implantation en Suisse fait partie des objectifs prioritaires de Lazard. «Nous avons pour objectif de développer la gestion privée en Europe. Pour l’instant, nous sommes très présents en France et nous avons créé une structure en Espagne il y a quelques mois. A court terme, nous souhaitons nous implanter en Suisse. En revanche, ce n’est pas dans nos intentions de le faire rapidement. Nous voulons en effet éviter la politique de start and go très courante dans certaines sociétés anglo-saxonne. Lorsque nous arrivons quelque part, nous y restons pour longtemps. Il faut trouver la personne qui soit en même temps un développeur et un gestionnaire, soit une quête très exigeante», explique Jean-Jacques de Gournay au quotidien suisse. La gestion d’actifs a généré l’an dernier 43% des revenus du groupe, revenant au niveau qui était le sien au début des années 2000.