Lors d’une présentation à Paris, Patrick Moonen, senior equity strategist chez ING Investment Management (ING IM), a souligné que, pour les portefeuilles d’allocation d’actifs et de performance absolue (30 milliards d’euros) l’allocation d’actifs tactique a été actualisée dans le sens d’une prise de risque plus élevée.Autrement dit, le gestionnaire néerlandais privilégie actuellement les actions et l’immobilier, dont les valorisations s’avèrent attrayantes. En ce qui concerne les actions, Patrick Moonen préfère l’Europe aux Etats-Unis et se positionne neutre sur le Japon. Dans le domaine sectoriel, il surpondère les matériaux de base, les biens de consommation durables et les financières ainsi qu’en général les actions value qui performent bien en début de reprise économique. De plus, ING IM mise comme d’autres gestionnaires sur les stratégies «dividendes élevés». En revanche, les télécoms figurent sur la liste des sous-pondérations.En revanche, les portefeuilles sont sous-pondérés en matières premières, parce que l'énergie et l’agriculture représentent 60 % des indices, alors que ce sont des segments peu appréciés d’ING IM. De même, Patrick Moonen, s’il surpondère les produits de spread, est sous-exposé aux obligations gouvernementales.D’une manière générale, l’adjonction de risque dans les portefeuilles se fonde sur les indices de stabilisation du cycle économique mondial, sur la détermination des banques centrales à utiliser de manière illimitée des outils non conventionnels, sur des primes de risque attrayantes en une période de diminution des risques systématiques et sur la poursuite de la recherche de rendements.
Les manifestations en Espagne et en Grèce et les difficultés de la zone euro à trouver des compromis acceptables ont ralenti l’appétit des investisseurs pour le risque à l’approche de la fin septembre. Durant la semaine au 26 septembre, les fonds actions ont réalisé une collecte nette de seulement 1,8 milliard de dollars après un montant record de plus de 10 milliards de dollars la semaine précédente, selon les données communiquées par EPFR Global. Depuis le début de l’année, les fonds d’actions européennes ont subi une décollecte nette de 23,1 milliards de dollars à comparer à des rachats de seulement 5,1 milliards de dollars pour la période correspondante de 2011. Les fonds obligataires ont pour leur part terminé la semaine sous revue sur une collecte nette de 7,6 milliards de dollars. Les fonds de dette high yield et les fonds d’obligations émergentes ont chacun drainé plus de 1milliard de dollars. Les fonds monétaires ont subi des rachats pour un montant de 2,8 milliards de dollars en raison d’une décollecte de plus de 12 milliards de dollars sur les fonds monétaires européens.
Après avoir lancé ensemble leur Advances in Asset Allocation Seminar en 2008, l’Edhec-Risk Institute et le CFA Institute ont décidé d’approfondir leur coopération dans le domaine de la formation des dirigeants en créant le Equity Portfolio Construction Seminar. Les cours sont destinés à des praticiens de l’investissement qui vont être formés aux outils qui permettent de comprendre les limites et les avantages de différentes approches de construction de portefeuille ainsi que d'étudier des stratégies indicielles alternatives pour les actions. C’est un programme de deux jours qui se déroulera les 20 et 21 novembre à Singapour et les 12 et 13 février 2013 à Londres.
Un sondage (*) auprès de 310 investisseurs institutionnels d’Europe occidentale et des Etats-Unis effectué par l’Economist Intelligence Unit (EIU) pour le compte de State Street Global Advisors (SSgA) montre que 71 % des personnes interrogées considèrent très probable ou probable la concrétisation d’une queue de distribution sur les marchés dans les douze prochains mois. Par queue de distribution, on entend un choc extrême qui modifie la distribution normale du rendement des investissements de plus de trois écarts-types.Les trois craintes majeures concernent la crise dans la zone euro, la perspective d’une récession mondiale ou européenne et le ralentissement économique en Chine.Et seuls 20 % des institutionnels contactés s’affirment «très certains» d’avoir adopté les mesures adéquates pour faire face à un tel événement de marché. Près des trois quarts du panel pensent qu’avec les modifications apportées à leur allocation d’actifs stratégique, ils sont mieux armés qu’ils ne l'étaient au démarrage de la crise financière pour faire face à un événement majeur relevant de la queue de distribution.Les réponses montrent cependant que l’allocation a évolué moins rapidement que ne le laisserait supposer la gravité des craintes exprimées. Une part importante des personnes interrogées a réexaminé la palette des produits disponibles pour faire face à ce genre de choc, par-delà les méthodes traditionnelles de diversification. Les sondeurs ont ainsi constaté une exposition plus importante à d’autres supports comme les matières premières, l’infrastructure, les managed futures et les CTA. En revanche, l’allocation aux fonds de hedge funds a diminué de 9 points de pourcentage (à 30 %) par rapport à la situation d’avant 2008.(*) Sondage réalisé auprès de 310 investisseurs institutionnels d’Europe occidentale et des Etats-Unis effectué par l’Economist Intelligence Unit (EIU)
Actuellement, le fonds luxembourgeois «alpha multiple» BNP Paribas L1 Bond Asia ex Japan affiche un encours de 460 millions de dollars et il a collecté 390 millions depuis le début de l’année. Ce gonflement de l’encours s’explique probablement par un effort des équipes commerciales de BNP Paribas Investment Partners (BNPP IP) mais certainement aussi par un changement de paradigme parmi les investisseurs, notamment européens, en ce qui concerne les marchés asiatiques, comme le constate Adeline Ng, head of Asian fixed income, basée à Singapour.De fait, il est devenu évident pour chacun que les allocations à la dette asiatique sont beaucoup trop faibles, ce qui vaut également d’ailleurs pour les investisseurs asiatiques eux-mêmes. Au total, les obligations souveraines et d’entreprises des pays de la région sont considérablement mieux rémunérées que celles des pays développés, avec un risque et une volatilité est nettement plus bas, a expliqué Adeline Ng lors d’une présentation à Paris.BNPP IP gère environ 13 milliards de dollars en obligations asiatiques (17 milliards avec les fonds monétaires) et le fonds L1 Bond Asia présente la particularité d’investir dans des obligations souveraines en monnaies «fortes» et locales, en obligations d’entreprises, et en devises, avec la faculté d’utiliser des produits dérivés. Cette combinaison de stratégies et de supports a été baptisée «alpha multiple» par ses concepteurs; le fonds a surperformé durant huit des 10 dernières années calendaire, et le rendement mensuel moyen (annualisé) du dividende se situe à 5,6 %.A noter aussi que le modèle exclusif de notation du risque crédit mis en place par l’équipe BNPP IP s’est avéré suffisamment robuste pour permettre au gestionnaire d’éviter tout défaut sur les crédits depuis 2002.
Dans L’Agefi Hebdo, Franck Dixmier, directeur Europe des investissements obligataires chez Allianz Global Investors a déclaré que les taux allait rester bas encore pendant longtemps, «même si une certaine volatilité n’est pas exclue». Concernant un risque de taux à court terme, il souligne que les économies développées sont confrontées à des mouvements structurels majeurs qui rendent peu probable une hausse massive et rapide des taux à court terme.
Les Américains fortunés ont commencé à abandonner la prudence qui les a conduits à accumuler des liquidités et des obligations depuis la crise financière, selon un nouveau sondage qui sera publié jeudi par Merrill Lynch Wealth Management. Seulement 30 % des personnes interrogées se voient comme des investisseurs conservateurs, contre la moitié en 2010.
BNP Paribas Securities Services vient de lancer un outil à destination des fonds de pension qui permet de surveiller les risques de marché sur l’ensemble de leur portefeuille.En calculant le risque de marché pour chaque ligne d’un portefeuille, l’outil détermine le risque de marché avec une plus grande exactitude que lorsqu’on se base sur des sources extérieures forcément disparates, explique BNP Paribas SS dans un communiqué.
Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR), qui vient de lancer un nouvel appel d’offres (lire par ailleurs), a publié les résultats d’un appel d’offres portant sur la sélection de mandats de gestion active» investis en actions des pays développés exposées à la croissance des économies émergentes.Cet appel d’offres lancé le 23 novembre 2011 est composé de deux lots :1. Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés européennes2. Mandat(s) de gestion active sur un univers de sociétés étendu à l’ensemble du monde. A l’issue du processus de sélection, le FRR a décidé de retenir les offres suivantes :Lot 1 : univers Europe1. BlackRock Investment Management (UK) Limited2. Edmond de Rothschild Asset Management3. La Française AMLot 2 : univers Monde1. J.P. Morgan Asset Management (UK) Limited2. Schroder Investment Management Limited
Plusieurs grands noms de la gestion alternative, Steve Einhorn (Omega Advisors), Harvey Eisen (Oak Advisors) et Michael Novogratz (Fortress), sont tombés d’accord à l’occasion d’une conférence à New York pour prévoir une migration des actifs obligataires vers les actions, rapporte Forbes.Selon Michael Novogratz, «Bernanke indique aux investisseurs qu’il va pousser les taux sur les instruments obligataires à des niveaux si bas qu’ils seront forcés d’investir dans les actifs plus risqués». Un avis partagé par Harvey Eisen qui estime toutefois que la migration envisagée pourrait prendre un peu de temps, notamment du côté des fonds de pension qui ne modifient pas leur allocation du jour au lendemain. Selon un sondage réalisé auprès du public de cette conférence, -des gérants de hedge funds et des investisseurs institutionnels-, les actions européennes devraient enregistrer les meilleures performances en 2013, devant les actions américaines et l’or.
La filiale de la banque privée Vontobel, Harcourt Investment Consulting, souhaite renforcer ses capacités de distribution en Asie avec le recrutement de Claire Liou, une spécialiste de la gestion alternative, rapporte finews.Claire Liou sera basée à Hong Kong et rattachée à Ulrich Behm, CEO de Vontobel pour la zone Asie-Pacifique. Elle sera chargée de développer et d’entretenir l’offre de produits et services de Harcourt dans la région.
Pourquoi l'épargne sous forme d’actifs financiers est-elle sur le déclin? Selon un sondage réalisé par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama) auprès de ses membres, les deux tiers (65%) des participants ont estimé que dans l’environnement de marché actuel, le manque de confiance, les risques de marché et de médiocres performances expliquent pour l’essentiel le recul de l'épargne financière.La majorité des participants est aussi d’avis qu’une meilleure communication (81%), de meilleurs conseils (75%) et une meilleure compréhension des besoins des investisseurs (74%) constituent autant de facteurs qui pourraient permettre, au niveau de la distribution, de renforcer la confiance des investisseurs souvent en mal de formation.Plus de 90% des participants affirment que les investisseurs retail doivent prendre conscience des avantages de l'épargne à long terme, notamment du fait que l'épargne à long terme tend à produire de meilleures performances que l'épargne à court terme. Plus des trois quarts des participants ajoutent que la principale raison à l’origine de cette observation est que l'épargne long terme donne accès à la prime de risque sur les actions et à la prime de liquidité.Selon la majorité des participants, la meilleure façon pour le secteur de la gestion d’actifs de promouvoir l'épargne long terme serait de convaincre les responsables européens et nationaux d’encourager l'épargne long terme et l'épargne retraite.Comment favoriser le développement de fonds dédiés à l'épargne long terme ? Plus de 80% des participants évoquent des mesures incitatives pour pousser l'épargne retraite et 54% estiment qu’un cadre européen dédié à l’investissement long terme pour les investisseurs retail serait bienvenu.
Le fonds souverain de Singapour Temasek a levé 1,28 milliard de dollars de Singapour (1 milliard de dollars) avec la vente d’une participation dans Singapore Telecommunications, rapporte le Financial Times. Le fonds réduit son exposition aux entreprises de Singapour, qui représentent aujourd’hui 32 % du portefeuille.
Depuis le début de la crise financière, les craintes quant à la pérennité de la zone euro provoquent un afflux de capitaux vers la Suisse. De légèrement exportateur de capital, le pays est devenu un gros importateur net. Selon une étude publiée le 25 septembre par Standard & Poor’s, cet afflux de capital provient pour une bonne part des pays dits périphériques de la zone euro. Il est en grande partie recyclé dans des obligations émises par les pays les mieux notés du cœur de la zone. L’agence estime improbable que cette tendance s’inverse, mais elle pourrait s’infléchir et relever les coûts d’emprunts de certains Etats du cœur de la zone, qui bénéficient pour l’heure d’un mouvement de fuite vers la qualité en provenance de la périphérie. Sur la base des données publiées par la Banque nationale suisse (BNS) fin juin 2012, Standard & Poor’s estime que 44% environ des réserves de change sont actuellement investies dans des obligations souveraines de la zone euro notées «AAA» par au moins deux des principales agences de notation, et au moins «AA+" par une troisième, contre 36% environ en 2011. La banque Nationale Suisse ne révèle pas le détail de ses actifs par émetteur, mais l’agence estime qu’elle aurait acquis environ 60 milliards d’euros d’obligations souveraines des pays du cœur de la zone euro au cours du premier semestre de 2012. Ce qui équivaut à 38% environ du déficit cumulé attendu pour 2012 de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas, de la Finlande et de l’Autriche, contre environ 9% de leur déficit cumulé estimé pour 2011. Ce phénomène de recyclage de la périphérie vers le cœur a grandement contribué à la baisse des taux des obligations des grands souverains de la zone euro depuis le début de 2012, et accentué la divergence entre les conditions d’accès au crédit pour les émetteurs souverains dans la zone, selon Standard & Poor’s. Depuis le 1er janvier, le taux moyen à 10 ans des pays du cœur s'établit à 2,15%, contre 3,04% en 2011.
L’Europe est encore nettement à la traîne dans les introductions en Bourse, rapporte Les Echos. Les nouvelles venues à la cote n’ont représenté que 2,5 % des montants levés au troisième trimestre, selon Ernst & Young. Au total, les sociétés basées sur le Vieux Continent ont levé environ 600 millions de dollars. Voire moins si on enlève Manchester United (233 millions), parti faire ses premiers pas à Wall Street. L’Europe comptait pour un tiers des volumes à la même période un an plus tôt. L’Asie a dominé l’activité au troisième trimestre, représentant trois quarts des volumes levés dans le monde.
Le fonds souverain de Singapour Temasek a commencé à sonder d'éventuels repreneurs pour sa participation de 18% dans la banque britannique Standard Chartered, qui pourrait valoir 6 milliards de livres, soit quelque 7,5 milliards d’euros, selon le Financial Times.Temasek a engagé cette démarche il y a quelques mois, ajoute le quotidien économique britannique, citant des sources proches du dossier. La holding singapourienne est devenue le premier actionnaire de Standard Chartered il y a six ans, en rachetant les parts de la famille Khoo. Un changement d’actionnaire de référence ne manquerait pas de relancer les rumeurs d’offre publique d’achat sur cette banque spécialiste de l’Asie.
En Asie, le nombre de clients fortunés HNWI (High Net Worth Individuals) devrait progresser de plus de 30% par an d’ici à 2015 pour atteindre environ 3 millions, à la tête d’un patrimoine de l’ordre de 16.700 milliards de dollars, selon la deuxième édition du Wealth Report publiée le 25 septembre par Julius Baer.Trois pays pour l’essentiel sont responsables de cette évolution : la Chine, l’Inde et l’Indonésie. En Chine, le nombre de clients fortunés devrait atteindre 1,46 million d’ici à 2015, représentant un patrimoine cumulé de 9.300 milliards de dollars.
L’Europe n’est pas encore tirée d’affaire mais le pire semble avoir été évité et le processus de résolution de la crise fait son chemin. Dans ce contexte, «les valorisations des actions européennes deviennent plus intéressantes que les valorisations américaines», estime Charles Prideaux, managing director et responsable de l’activité institutionnelle EMEA de BlackRock, qui était hier de passage à Paris.Un autre facteur joue en faveur des actions européennes, la faiblesse relative des rendements sur les obligations souveraines «sans risque». D’où l’intérêt pour un investisseur de rechercher des valeurs à dividendes parmi les grandes sociétés cotées.La croissance va rester très molle en Europe mais côté américain, le tableau n’est pas non plus très encourageant. Le secteur immobilier est en voie de guérison mais le marché de l’emploi reste anémique alors qu’ailleurs dans le monde, il ne faut pas compter que les pays émergents jouent le rôle de locomotive ou que la conjoncture s’accélère en Chine.Un environnement donc toujours très difficile et très volatil. «La seule certitude que nous ayons, c’est que nous allons encore vivre quelque temps dans l’incertitude», lance Charles Prideaux. «Mais l’appétit pour le risque est toujours là. Et rester sur la touche n’est pas nécessairement la bonne stratégie. Nous prenons des risques pour nos clients, mais des risques calculés», poursuit Charles Prideaux qui évoque par exemple la stratégie de hedge fund FIGA (Fixed income global alpha) qui tire parti des anomalies de marché dans la sphère obligataire.Dans un souci de recherche de rendement mais également de diversification, la gestion alternative fait désormais partie des stratégies très recherchées par les institutionnels, et dans tous les segments, pas seulement dans les hedge funds comme on vient de le voir, mais également dans le private equity , le real estate, et «last but not least», les infrastructures.BlackRock travaille par ailleurs sur des solutions qui intéressent au plus haut point les investisseurs institutionnels dans l’environnement actuel, entre autres les programmes à contributions définies, la gestion sous contrainte de passif (LDI) et les stratégies de revenu.
L’indice de confiance des investisseurs de State Street Global Markets pour le mois de septembre 2012 s’est affiché en baisse à 86,9 points par rapport au niveau corrigé de 91,0 enregistré en août. Les investisseurs européens sont les seuls à se montrer optimistes, l’indice régional affichant une hausse de 4,0 points, passant de 101,0 en août à 105,0 en septembre. La confiance des investisseurs en Amérique du Nord a continué à décliner en septembre, l’indice régional ayant baissé de 3,2 points pour s’établir à 81,1 par rapport au niveau corrigé de 84,3 le mois dernier. Les investisseurs asiatiques ont suivi la même tendance, l’indice régional pour l’Asie ayant décroché de 5,6 points à 87.6.
Les investisseurs institutionnels semblent avoir adopté la gestion alternative. Non seulement ils sont une majorité à l’utiliser mais ils indiquent aussi qu’ils sont très largement satisfaits par les stratégies alternatives, selon une enquête réalisée par Natixis Global Asset Management durant les mois de juin et juillet auprès de 482 établissements dans le monde.C’est dire que les gérants de fonds alternatifs, dont la réputation a été bien écornée dans le sillage de la crise financière, semblent avoir retrouvé une certaine crédibilité auprès des institutionnels qui sont aussi confrontés à un environnement toujours très difficile qui les pousse à diversifier leurs sources de rendement. Les approches alternatives sont désormais acceptées dans le monde institutionnel et le débat sur le rôle de la gestion alternative est clos, selon l’enquête de Natixis GAM. Dans l’environnement actuel qui se caractérise par la persistance d’une forte volatilité et d’une certaine illiquidité sur beaucoup de marchés, une approche traditionnelle de construction de portefeuille avec des obligations, des actions et de l’immobilier n’est pas forcément adaptée, et une stratégie long-only sur les actions et les obligations ne donnerait pas le meilleur résultat ajusté du risque, explique Natixis GAM. La tendance est clairement au remplacement des techniques de construction de portefeuille traditionnelles et dans cette évolution, certains pays comme l’Allemagne ou la Suisse semblent avoir pris une certaine avance. Une autre idée est remise en cause, à savoir qu'à force de patience, la performance est au rendez-vous. Pour 53% des investisseurs institutionnels espagnols, ainsi que pour 58% des institutionnels allemands et suisses, les données historiques ne sont plus valables lorsqu’elles indiquent que les périodes prolongées de conservation des titres s’accompagnent d’une probabilité décroissante de rendements annualisés négatifs. Entre 67% et 70% des institutionnels suisses et allemands qu’il est crucial d’investir dans des stratégies alternatives afin de diversifier le risque de portefeuille et de surperformer les marchés. Pour 94% des institutionnels espagnols, la gestion non contrainte avec par exemple les fonds macro et les fonds actions long/short constitue l’un des meilleurs moyens de gérer le risque de portefeuille.