Début août, la bonne tenue du marché du travail aux Etats-Unis, avec la création en juillet de plus de 200.000 emplois, a renforcé la conviction des investisseurs que la reprise américaine pourrait pousser la Réserve fédérale à relever ses taux plus tôt que prévu. La perspective de taux plus élevés menaçant les bénéfices des entreprises a entraîné, durant la semaine au 6 août, des décollectes massives de 11,38 milliards de dollars sur les fonds obligataires high yield et de plus de 19 milliards de dollars sur les fonds d’actions américaines, selon les données hebdomadaires communiquées par EPFR Global. Les fonds d’obligations américaines à haut rendement ont à eux seuls subi une décollecte de plus de 8 milliards de dollars.Les zones de turbulences au Moyen-Orient et en Ukraine ont aussi incité les investisseurs à délaisser l’Europe au profit de l’Asie. Les fonds d’actions asiatiques hors Japon et les fonds d’actions australiennes ont enregistré des collectes exceptionnelles alors que les fonds d’actions européennes et de la région EMEA subissaient dans le même temps une décollecte cumulée de plus de 2 milliards de dollars.Au total, les fonds obligataires et les fonds d’actions ont terminé la semaine au 6 août sur des décollectes nettes de respectivement 2,16 milliards de dollars et 16,27 milliards de dollars. Une partie au moins de ces retraits s’est portée sur les fonds monétaires qui ont drainé plus de 22 milliards de dollars.
Depuis maintenant dix semaines, les investisseurs se délestent de leurs actifs dans les ETF dédiés à la Russie. Sur les deux derniers mois jusqu'à début août, la décollecte sur ces ETF s'élève à quelque 400 millions de dollars, effaçant ainsi les souscriptions enregistrées en avril et mai dernier, selon des statistiques de Markit citées par etf.com.Les sorties se sont intensifiées après qu’un avion de ligne malaisien a été abattu par un missile en Ukraine. Le RDX Ucits ETF de Source a ainsi perdu une centaine de millions de dollars d’actifs en juillet, ce qui diminue par deux les actifs sous gestion du fonds au cours des huit dernières semaines.
Le secteur des ETF/ETP cotés dans le monde a enregistré au mois de juillet une collecte nette de 33,8 milliards de dollars, ce qui a porté la collecte cumulée des sept premiers mois de l’année à 160,5 milliards de dollars, selon des estimations communiquées par ETFGI.A côté de la collecte record enregistrée par le secteur en Europe sur sept mois (42,2 milliards de dollars, lire Newsmanagers du 5 août 2014), le Japon a également terminé les sept premiers mois de l’année sur une collecte record, d’un montant de 14,9 milliards de dollars. Durant le mois sous revue, les ETF/ETP actions ont attiré en net 27,7 milliards de dollars, les véhicules dédiés au fixed income engrangeant 3,2 milliards de dollars et ceux dédiés aux matières premières 1,7 milliard de dollars. Le premier collecteur du mois a été Vanguard avec un montant net de 7,69 milliards de dollars, suivi de iShares avec 6,82 milliards de dollars, SPDR ETFs (4,24 milliards de dollars), DB x-trackers (1,97 milliard de dollars) et PowerShares (1,79 milliard de dollars). A noter que les actifs du secteur ETF/ETP dans le monde s’inscrivaient fin juillet à 2.620 milliards de dollars, affichant ainsi un léger recul de 0,4% par rapport au niveau record de 2.640 milliards de dollars atteint en juin.
La société de gestion Compass EMP vient de lancer le Compass EMP U.S. Discovery 500 Enhanced Volatility-Weighted Index ETF (CSF), un véhicule proposant une exposition aux petites capitalisations avec une protection contre le risque baissier par le biais d’une pondération selon la volatilité et non selon la capitalisation de marché.Ce nouvel ETF est le dernier d’un ensemble déjà constitué de trois ETF lancés le mois dernier, à savoir le Compass EMP U.S. 500 Volatility Weighted Index ETF (CFA), le Compass EMP U.S. 500 Enhanced Volatility Weighted Index ETF (CFO), et le Compass EMP U.S. EQ Income 100 Enhanced Volatility Weighted Fund (CDC).Le Compass EMP U.S. Discovery 500 Enhanced Volatility Weighted Index ETF réplique la performance du CEMP U.S. Small Cap 500 Long/Cash Volatility Weighted Index, qui lui-même est basé sur l'évolution du CEMP U.S. Small Cap 500 Volatility Weighted Index.
Cushman & Wakefield vient de publier la deuxième édition d’une étude sur l’évaluation des risques et des opportunités des marchés émergents. Cette étude évalue 4 principaux facteurs de risque, l’accès et la transparence des informations, le contexte géopolitique, la corruption et la sécurité, et classe 42 pays à l’aide d’un indice pondéré permettant de déterminer les marchés qui offrent aux entreprises les meilleures opportunités de développements immobiliers.L'étude souligne que les récents événements en Ukraine, en Irak et au Venezuela ont remis sur le devant de la scène les risques géopolitiques et les risques liés à la sécurité. Il reste néanmoins de nombreuses opportunités de croissance sur de nombreux marchés émergents et frontières, estime Cushman & Wakefield.L’Afrique et le Moyen-Orient sont les marchés qui présentent les risques les plus faibles, avec huit pays référencés dans le Top 10 des marchés les plus transparents, à savoir le Botswana, l’Afrique du Sud, la Zambie, le Ghana, l’Algérie, la Tunisie pour l’Afrique; les Emirats Arables Unis et Oman pour le Moyen-Orient. L’Afrique du Sud est reconnue pour ses marchés immobiliers développés, avec une reprise, il est vrai lente, de l’immobilier de bureaux. En Amérique latine, le Pérou (8ème), le Mexique (15ème) et l’Uruguay (18ème) sont les 3 pays à privilégier. Le Mexique est bien positionné sur le critère de la transparence mais présente un manque de stabilité politique. En Asie-Pacifique, l’Indonésie (5ème) est le marché le plus transparent (la Thaïlande et les Philippines arrivent respectivement à la 11ème et 14ème places).
La première banque régionale publique allemande LBBW a annoncé le 6 août avoir vendu pour 4,7 milliards d’euros d’actifs à risque à des investisseurs institutionnels.Les propriétaires de LBBW, le Land de Bade-Wurttemberg, l’association des caisses d'épargne du Bade-Wurttemberg et la municipalité de Stuttgart, ont accordé des garanties sur le portefeuille d’actifs. LBBW n’a pas divulgué les modalités financières de la transaction et n’a pas précisé qui avait acquis les actifs en question.
Un consortium d’investisseurs composé de Partners Group, société de capital-investissement de référence internationale, de Duke Street, fonds de private equity mid-market européen et de Tikehau, groupe français d’investissement multi-classes d’actifs, a annoncé ce 6 août l’acquisition de Voyage Care, détenu par HgCapital, fonds de private equity européen, pour 375 millions de livres sterling. Dans le cadre de cette acquisition, Salvepar, société d’investissement détenue majoritairement par le groupe Tikehau, a annoncé le même jour avoir réalisé un investissement d’un maximum de 11,5 millions de livres.Basé au Royaume-Uni, Voyage Care est un acteur britannique reconnu dans le secteur de l’hébergement résidentiel spécialisé et de l’assistance à domicile pour les personnes souffrant de troubles de l’apprentissage, de handicaps physiques associés, d’autisme, de traumatismes neurologiques et d’autres situations médicales complexes. Avec le soutien de HgCapital, Voyage Care a connu une croissance solide et compte désormais près de 8.500 collaborateurs présents auprès de plus de 2.000 personnes dans 290 maisons de soins ainsi que plus de 1.000 personnes pour l’assistance à domicile.
La boutique britannique de gestion d’actifs Heptagon Capital s’est associée à Harvest Global Investments, le troisième plus important gestionnaire d’actifs en Chine, pour lancer le Harvest China A Shares Equity Fund, le premier fonds Ucits qui suit une stratégie de gestion active sur le marché des actions « China A Shares » qui fournit une liquidité quotidienne conformément au programme RQFII (Investisseur institutionnel étranger qualifié pour la gestion en renminbi), rapporte InvestmentWeek. Heptagon, qui gère 9 milliards de dollars d’actifs, lance ce nouveau véhicule sur sa plateforme Ucits basée en Irlande, pour laquelle Harvest a été retenue en qualité de « sub-investment manager ».Cette initiative fait suite aux récentes mesures prise par le gouvernement chinois pour ouvrir plus largement le marché des « A-Shares » aux investisseurs étrangers, qui en détiennent actuellement seulement 1%, selon Heptagon. Les « A-Shares » offrent une exposition aux secteurs des services de consommation grand public, des biens de consommation, de la santé et de l’industrie.
La majorité des investisseurs institutionnels européens ne sont pas satisfaits des investissements en fonds qu’ils ont effectués au cours des 10 dernières années. C’est ce qui ressort d’une récente étude d’Aquila Capital. Sur 101 investisseurs institutionnels interrogés, 59% ont indiqué que leur allocation dans les fonds les avait partiellement ou complètement déçus en termes de performance réalisée. 18% estiment que les fonds ont respecté la tolérance au risque fixée au départ alors qu’un institutionnel sur 6 déclare que les fonds dans lesquels il a investi n’ont pas respecté le budget de risque initial. Aquila Capital constate qu’au cours des 10 dernières années, 2% des sondés ont moins diversifié leur allocation qu’initialement prévu. 44% d’entre eux ont une allocation trop importante sur un nombre réduit de stratégies et 39% surpondèrent les mêmes classes d’actifs.
La compagnie chinoise d’assurance vie China Life serait sur le point d’injecter 250 millions de dollars au capital de la firme américaine de capital-investissement TPG, révèle le Financial Times. Cette opération constituerait l’un des premiers investissements en direct d’une société implantée en Chine continentale dans le secteur du private equity depuis la prise de participation malheureuse de 3 milliards de dollars de CIC (China Investment Corporation) au capital de Blackstone, note le quotidien financier britannique. Ni China Life ni TPG n’ont toutefois souhaité commenter l’information. Cet investissement de 250 millions de dollars représente 0,1 % des actifs totaux de China Life qui s’élèvent à 2.000 milliards de renminbi (326 milliards de dollars). La taille de la prise de participation de China Life dans TPG reste encore à déterminer même si certaines sources estiment que l’assureur chinois détiendrait entre 2% et 5 % du capital de la société de private equity. Une telle démarche démontre l’appétit croissant des assureurs pour les investissements alternatifs, observe le Financial Times.Le quotidien britannique rappelle toutefois que les investissements en direct d’acteurs chinois dans des sociétés de capital investissement n’ont pas toujours été couronnés de succès. De fait, China Investment Corporation (CIC) a perdu plus de 30 % de ses 3 milliards de dollars investis en 2007 au capital de Blackstone, soit 10 % du capital du groupe américain. Une participation qui, depuis la cotation en Bourse de Blackstone, est aujourd’hui estimée autour de 1,9 milliard de dollars.
Sur les sept premiers mois de l’année, BNP Paribas IP arrive en tête au sein du mandat amleague dédié aux actions de la zone euro, avec une performance de 3,94%, devant Tobam (3,59%) et ING IM (3,40%). Ces trois maisons, ainsi que Swiss Life Asset Managers, Federal Finance et Invesco AM, ont réussi à battre l’indice Eurostoxx NR qui affiche sur sept mois une progression de 2,11%. En revanche, Allianz GI et Roche-Brune occupent les derniers rangs sur sept mois avec des performances de respectivement -2,16% et -3,48%. Au mois de juillet, seul Tobam a réussi à limiter la baisse à 0,96% contre -3,40% pour l’indice Eurostoxx NR.Dans le mandat Europe Equities, c’est Ossiam Europe Minimum Variance qui arrive en tête avec une performance de 9,25% sur sept mois, devant Tobam (7,17%) et Swiss Life Asset Managers (6,93%), l’indice Stoxx 600 NR affichant sur la période une progression de 4,48%. Au cours du seul mois de juillet, huit sociétés sur un total de dix-huit ont fait mieux que l’indice qui accuse un recul 1,64%.Pour ce qui concerne le mandat Global Equities, on retrouve BNP Paribas IP en tête de liste avec un gain de 11,54% sur sept mois, devant Tobam (10,07%) et Ossiam (8,85%), l’indice Stoxx 1800 NR affichant un gain de 7,51%. Au mois de juillet, Roche-Brune réalise la meilleure performance (1,39%), devant BNP Paribas IP (0,93%), l’indice affichant un gain de 0,71%.Tobam et BNP Paribas IP Low Vol se retrouvent en tête du mandat SRI Europe Equities, avec des gains sur sept mois de 10,30% et 8,70% respectivement, l’indice Stoxx 600 NR progressant pour sa part de 4,46%. Au mois de juillet, toutes les gestions ont terminé dans le rouge, avec des reculs compris entre 0,65% et 3,87%, l’indice accusant une baisse de 1,64%.
Selon une étude récente du cabinet de recherche américain Cerulli, la part des mutual funds alternatifs au sein de l’ensemble des mutual funds est vouée à doubler en terme d’encours. « Fin 2013, le montant d’actifs gérés par les mutual funds alternatifs ne représentaient que 3% du total de l’encours de l’ensemble des mutual funds or les gérants d’actifs estiment que cette part va atteindre 6% d’ici à 2015 », selon Michele Giuditta, directrice associée chez Cerulli. Actuellement au sein des portefeuilles, les allocations en investissements alternatifs sont « bien en deçà des niveaux cibles » recommandés par les conseillers, ce qui offre de belles perspectives de croissance pour cette classe d’actifs. De plus, selon Cerulli, les gérants et les conseillers multiplient leurs efforts auprès de leurs clients pour réduire le déficit d’information qui subsiste sur les produits alternatifs par rapport aux autres classes d’actifs.
L’indice Credit Suisse Liquid Alternative Beta, censé rendre compte de la performance du secteur des hedge funds au niveau mondial, a terminé le mois de juillet sur une baisse de 1,28% après un gain de 0,62% en juin. Depuis le début de l’année, l’indice affiche une progression de 0,91%.Durant le mois sous revue, les meilleurs résultats ont été enregistrés par les stratégies de «managed futures» avec une avance de 0,23%. Depuis le début de l’année, ces stratégies accusent une baisse de 4,19%.Malgré un recul 0,50% en juillet, l’indice Credit Suisse Long/Short Liquid marque un gain de 3,23% depuis le début de l’année.
Valu-Trac Investment Management vient de lancer le VT Woodhill Foundation Absolute Return Fund, un véhicule OEIC conforme au format Ucits validé par l’autorité de régulation britannique FCA. Le fonds, doté à son lancement de 30 millions de livres, investit en priorité dans les grandes capitalisations britanniques affichant de solides fondamentaux (endettement, croissance, création de valeur). Le fonds est chargé à 1%.
Le fournisseur de services Nasdaq OMX a annoncé le lancement par First Trust d’un nouvel ETF, First Trust Enhanced Short Maturity ETF, qui sera coté sur le Nasdaq et ouvert à la négociation à compter du 6 août. Ce véhicule est constitué d’un portefeuille diversifié de titres à court terme principalement en catégorie d’investissement pouvant offrir un revenu un peu plus important, tout en restant concentré sur la préservation du capital et la liquidité quotidienne.Les actifs gérés ou supervisés par First Trust Advisors s'élevaient à environ 98 milliards de dollars à fin juin 2014.
La Banque asiatique de développement (BAD ou ADB), Orix Corporation et Robeco Institutional Asset Management B.V. (Robeco), ont annoncé la création d’Asia Climate Partners (ACP), une co-entreprise qui investira dans le private equity dans le cadre de projets verts dans toute la région asiatique.La nouvelle société, ACP, qui disposera d’un capital de départ de 400 millions de dollars, sera basée à Hong Kong et animée par une équipe de professionnels du private equity qui vont privilégier les investissements dans les énergies renouvelables, les technologies propres, l’efficacité énergétique, l’eau, l’agriculture, les forêts et d’autres projets favorables à l’environnement.
Le fournisseur de données Nasdaq OMX a annoncé le 4 août que la société de conseil Compass EMP avait lancé le 1er août la cotation d’un nouvel ETF, le Compass EMP U.S. Discovery 500 Enhanced Volatility Weighted Index ETF.Ce nouvel ETF smart beta, qui se propose de surperformer à la fois les indices traditionneles et les ETF actifs sur le long terme, s’intéresse en priorité aux petites capitalisations américaines.Le nouveau véhicule réplique la performance du CEMP U.S. Small Cap 500 Long/Cash Volatility Weighted Index, avant commissions.
Durant les derniers jours du mois de juillet, la perspective d’un défaut sur la dette argentine n’a pas diminué l’appétit des investisseurs pour les pays émergents. Les fonds d’actions émergentes ont ainsi enregistré leur plus forte collecte depuis le début du premier trimestre 2013 et les fonds de dette émergente ont drainé plus de 900 millions de dollars, selon les statistiques d’EPFR Global.Cette exposition aux pays émergents a pu être favorisée par la décollecte de quelque 13 milliards de dollars observée sur les fonds monétaires américains et les fonds obligataires à haut rendement, observe Cameron Brandt, responsable de la recherche d’EPFR Global.Sur l’ensemble de la semaine au 30 juillet, les fonds d’actions ont collecté 11,24 milliards de dollars, les fonds obligataires 2,16 milliards de dollars. Les fonds monétaires affichaient une décollecte de 17,4 milliards de dollars suite à la décision de la Securities and Exchange Commission (SEC) de passer à la valorisation variable des fonds monétaires d’ici à 2016.
L’indice de confiance des investisseurs State Street Investor Confidence Index pour le mois de juillet 2014 s’affiche en baisse de 4,6 points pour s’établir à 114,7 contre 119,3 au mois de juin (en données corrigées). La baisse a été attribuable à une baisse de la confiance des investisseurs en Amérique du Nord de 116,1 à 110,3 et en Asie où il a chuté à 92,1 par rapport à 96,2 en juin . L’indice de confiance en Europe est passé à 121,2, en hausse par rapport à celui de juin qui se situait à 113,7. « Alors que les préoccupations sur les valorisations sur le marché américain et des risques géopolitiques accrus ont freiné la confiance en juillet, la confiance en Amérique du Nord reste relativement optimiste », déclare Jessica Donohue, Directrice général et responsable des services de recherche et de conseil chez State Street Global Exchange. « Les institutions attendent maintenant de voir ce qui va se passer, et envisagent l'évolution future de la politique monétaire de la Réserve fédérale. » « Les chiffres de croissances plus fortes en Europe et au Royaume-Uni ainsi que l’enthousiasme vis-à-vis de la politique de la BCE ont aidé à renforcer la confiance européenne qui a atteint le niveau le plus élevé depuis mai 2007 », ajoute l’auteur M.Froot. « Dans le même temps, la montée des tensions géopolitiques a pu affaiblir la confiance des investisseurs asiatiques. Il sera intéressant de voir si la croissance soutenue en Chine et la réforme politique dans certains pays asiatiques, dont l’Inde et l’Indonésie, conduisent à un meilleur sentiment vis-à-vis du risque. »
Selon l’enquête de rotation du risque réalisée par ING Investment Management en juin, l’appétit pour le risque s’est stabilisé au cours du second semestre alors que les investisseurs sont de plus en plus intéressés par les stratégies dites « multi-actifs », rapporte Investment Europe. L’étude, menée par Citigate Dewe Rogerson auprès de 111 investisseurs institutionnels révèle que 41% d’entre eux déclarent que leur appétit pour le risque a augmenté au cours des 6 derniers mois. Par ailleurs, alors que les stratégies multi-actifs sont actuellement utilisées par seulement 29% des investisseurs interrogés, environ trois quart (73%) d’entre eux prévoient d’utiliser ce type de stratégies au cours des cinq prochaines années.