Les encours d’investissement durable à l’échelle mondiale ont connu une croissance de 61 % entre début 2012 et début 2014, passant de 13.300 milliards de dollars à 21.400 milliards de dollars, selon le rapport The Global Sustainable Review 2014 publié mardi par la Global Sustainable Investment Alliance (GSIA).En conséquence, la part des actifs employant des stratégies d’investissement durable a augmenté de 21,5 % à 30,2 % du total des actifs gérés professionnellement dans toutes les régions couvertes (Europe, Etats-Unis, Canada, Australie, Asie et Japon).La stratégie durable la plus communément employée dans le monde est l’exclusion. Elle concerne 14.400 milliards de dollars d’encours. L’intégration ESG, qui consiste à inclure systématiquement et explicitement des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans l’analyse financière, est la deuxième stratégie la plus utilisée en termes d’encours, représentant 12.900 milliards de dollars. La troisième est l’engagement actionnarial, avec 7.000 milliards de dollars. Mais les pratiques varient en fonction des régions du monde prises en considération. Ainsi, l’exclusion est la stratégie la plus courante en Europe, tandis que c’est l’intégration qui domine aux Etats-Unis, en Australie et Nouvelle Zélande et en Asie, en termes d’encours. L’engagement actionnarial prévaut au Canada. Par ailleurs, l’étude indique que l’investissement durable représente une part de marché importante non seulement en Europe, où plus de la moitié des actifs gérés incluent une stratégie ESG, mais aussi en Australie, aux Etats-Unis et au Canada, où la part de marché varie entre 17 % et 31 %. Et même si l’investissement durable ne connaît pas la même ampleur en Asie, la croissance de l’intérêt dans les produits d’investissement qui répondent aux défis du développement durable comme le changement climatique et l’efficacité énergétique devrait se poursuivre… En outre, dans la plupart des marchés étudiés, des réformes pourraient favoriser la transparence des entreprises sur les facteurs ESG et l’engagement actionnarial.
Pour le mois de février 2015, l’indice de confiance des investisseurs «State Street Investor Confidence Index» s’est établi à 105,2, en baisse de 1,4 point par rapport au niveau de 106,6 (en données corrigées) enregistré en janvier. Comme lors du mois précédent, ce sont les investisseurs européens qui ont accusé la plus forte baisse de confiance, l’indice régional affichant un repli de 8,2 points à 105,9 par rapport au niveau corrigé de 114,1 du mois de janvier. «La confiance des dirigeants européens a chuté de nouveau en février, atteignant son plus bas niveau depuis avril dernier, a souligné Michael Metcalfe, senior vice president, responsable de la stratégie «Global Macro, chez State Street Global Markets. Soit les investisseurs ne sont pas aussi satisfaits des événements en Grèce que le laisseraient penser certains écarts de rendement sur les obligations, soit la promesse de QE en Europe s’est révélée plus séduisante que sa réalité. Ni l’une ni l’autre de ces interprétations ne constitue vraiment une bonne nouvelle».En Asie, l’indice régional recule, pour sa part, de 5,3 points à 93,8. A contrario, en Amérique du Nord, l’indice a augmenté de 3,1 points pour terminer à 104,3. «L’amélioration des conditions du marché du travail aux États-Unis a peut-être renforcé la confiance des investisseurs en Amérique du Nord, a observé Kenneth Froot, auteur de l’étude. Cependant, étant donné l’absence de pressions inflationnistes aux États-Unis, il est possible que les marchés repoussent leur attente d’une première hausse des taux d’intérêt, anticipée initialement pour juin, à une date ultérieure, ce qui pourrait donner un nouvel élan à la confiance».
Le fonds d’investissement activiste The Children’s Investment Fund (TCI) a porté sa participation au capital d’Aena, le gestionnaire aéroportuaire espagnol, à 7,505 %, selon des informations communiquées au régulateur espagnol, la CNMV. Le fonds britannique a en effet acquis 56.666 actions supplémentaires de la société espagnole au prix unitaire de 71,1 euros, lui permettant ainsi d’accroître sa participation de 0,031 % pour passer de 7,468 % à 7,505 % du capital. TCI consolide ainsi son rôle de deuxième actionnaire d’Aena, derrière l’Etat espagnol.
Les indices immobiliers européens ont affiché au mois de janvier des performances à deux chiffres défiant tous les indicateurs économiques. En effet, l’indice de performance globale Euronext IEIF REIT Europe gagne 13,8% tandis que l’indice Dow Jones Stoxx 50 enregistre une croissance de 6,6%, selon les données communiquées par l’Institut de l’Epargne Immobilière et Foncière (IEIF) . L’indice Euronext IEIF SIIC France bondit pour sa part de 15,7% à comparer au gain de 7,8% de l’indice CAC 40.
Axa Real Estate Investment Managers a annoncé, ce 20 février, l’acquisition pour le compte d’un consortium international d’investisseurs du 22 Bishopsgate à Londres (anciennement connu sous le nom The Pinnacle) auprès de Pinnacle N°1 Limited afin de développer une nouvelle tour avec Lipton Rogers Developments. La nouvelle tour accueillera des bureaux, des commerces, des restaurants et un espace bar. Le plan de développement de ce gratte-ciel sera soumis dans les prochaines semaines. La construction devrait débuter à la fin de l’année 2015 et le chantier devrait être finalisé fin 2018.
Les gestionnaires d’actifs présents sur le secteur des infrastructures vont augmenter leur allocation à la classe d’actifs, selon un sondage réalisé par Preqin au quatrième trimestre 2015 auprès de 57 sociétés de gestion («2015 Preqin Infrastructure Report-Fund Manager Outlook»). Au cours des douze prochains mois, 65% des gestionnaires interrogés envisagent de déployer davantage de capitaux que l’année précédente dans les infrastructures et 27% d’entre eux prévoient une hausse significative de leurs investissements dans la classe d’actifs. Ils ne sont que 11% à vouloir diminuer leurs engagements. Les projets d’investissement sont soutenus par une meilleure disponibilité de dette pour 56% des sondés, plus des deux tiers des gestionnaires indiquant que les banques devraient leur fournir l’essentiel de leur financement pour 2015. Plus des deux tiers des gestionnaires indiquent qu’ils vont aussi utiliser des fonds de dette comme source de capital, mais sans trop attendre de ce côté-là, ce segment de marché étant encore très nouveau. Le sondage souligne également l’accroissement de la concurrence en raison de l’appétit croissant pour les infrastructures. Pour 60% des gestionnaires, la concurrence a augmenté au cours des douze derniers mois, et aucun n’a fait état d’une moindre concurrence. Plus précisément, 37% des gestionnaires indiquent qu’ils sont plus fréquemment en conccurence avec des investisseurs institutionnels qui sont de plus en plus nombreux à vouloir accéder directement à la classe d’actifs. La concurrence entre asset managers semble également s’accentuer. Corollaire inévitable de cette évolution, les valorisations ont considérablement augmenté. Dans ce contexte, la nouvelle réglementation, telle que la directive AIFM, n’est pas très bien perçue, 34% des gestionnaires estimant qu’elle aura un impact négatif sur le secteur des fonds d’infrastructures en 2015. Un gestionnaire sur deux s’est déjà mis en conformité avec les exigences de la directive AIFM en matière de distribution en Europe. Mais 52% indiquent aussi qu’ils ne sont pas très au fait des exigences locales, souvent très différentes d’un Etat à l’autre, si bien qu’ils ont renoncé dans l’immédiat à commercialiser leurs fonds sous le label AIFM.
Malgré les objections allemandes aux exigences du nouveau gouvernement grec, les investisseurs continuent de plébisciter les actifs européens. Depuis l’arrivée au pouvoir fin janvier du nouveau gouvernement d’Athènes, les fonds dédiés aux actions européennes ont attiré plus de 15 milliards de dollars, selon des données communiquées par EPFR Global.Durant la semaine au 18 février, les fonds d’actions européennes, et dans une moindre mesure les fonds d’obligations européennes, ont enregistré des souscriptions significatives alors que la plupart des autres catégories ont terminé la période sur des flux entrants plus modestes. La politique d’assouplissement quantitatif annoncée fin janvier par la Banque centrale européenne continue de soutenir l’optimisme des investisseurs. Les fonds actions américaines ont en revanche subi des rachats nets de 1,2 milliard de dollars, enregistrant des sorties nettes au cours de six des sept dernières semaines. Au total, les fonds obligataires ont attiré, durant la semaine au 18 février, 7,05 milliards de dollars et les fonds actions 6,36 milliards de dollars, selon EPFR Global qui ajoute que les fonds monétaires ont subi une décollecte de plus de 11 milliards de dollars. Depuis le début de l’année, les fonds obligataires ont enregistré des entrées nettes de 57,3 milliards de dollars contre seulement 7,5 milliards de dollars pour les fonds actions. A la même date l’an dernier, tant les fonds obligataires que les fonds actions avaient attiré environ 18,5 milliards de dollars chacun.
La Deutsche Bank a annoncé le 20 février son projet d’investir pour un montant de 1 milliard d’euros dans un portefeuille d’obligations vertes de grande qualité. La banque a déjà investi 200 millions d’euros dans le cadre de ce projet. La banque investira en priorité dans les nouvelles émissions des collectivités territoriales, des organisations supranationales et des agences de développement.
Les investissements dans l’immobilier commercial en Europe, stimulés par la forte activité des acteurs étrangers, se sont élevés au niveau record de 65 milliards d’euros au quatrième trimestre 2014, ce qui a contribué à une progression de 29% des volumes investis sur l’ensemble de l’année à 186 milliards d’euros, selon une étude que vient de publier DTZ Research. «L’an dernier, une croissance à deux chiffres a été enregistrée sur tous les marchés, le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France représentant 70% de l’activité sur la période. Toutefois, la croissance la plus forte a été observée sur les marchés périphériques (Irlande, Italie et Espagne) où les volumes ont fait un bond de 93% sur l’année à 15,5 milliards d’euros. Les marchés du Benelux ont également connu une hausse de 83% à 11 milliards d’euros», a commenté Magali Marton, responsable de la recherche sur la région EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) chez DTZ. Les bureaux ont continué de tirer l’activité d’investissement en Europe, avec une part de marché de 44%, mais le segment industriel a également tiré son épingle du jeu avec un niveau record de 21 milliards d’euros stimulé par la forte demande du secteur de la logistique et des entrepôts, notamment sur les marchés de l’Europe centrale et de l’Est. Du côté des investisseurs étrangers, les acteurs asiatiques ont été très présents en Europe puisqu’ils ont même accru leurs engagements mais le principal moteur de la croissance du marché est le retour des investisseurs américains qui ont investi 8 milliards de dollars au quatrième trimestre, soit l'équivalent du montant investi au cours des trois trimestres précédents. Les investisseurs d’outre-Atlantique ont investi non seulement au Royaume-Uni et en Allemagne, mais également en Espagne, aux Pays-Bas et dans les pays scandinaves. Les fonds non cotés ont encore dominé l’activité d’investissement avec un montant net de 20 milliards d’euros en 2014. Sur l’ensemble de l’année 2015, les volumes investis pourraient enregistrer une nouvelle hausse à au moins 210 milliards d’euros, estime DTZ.
Optimisme de rigueur pour la gestion active. En 2015, compte tenu des opportunités qui se présentent sur le marché depuis le début de l’année, fruit d’une rotation importante en faveur des valeurs cycliques et des financières, les « stock pickers » comptent bien damer le pion à une gestion quantitative sur le devant de la scène depuis plusieurs mois, après avoir su limiter les risques de marché. Ce sont en ces termes que sur Newsmanagers TV, Stéphane Cadieu et Laurent Jacquier-Laforge, respectivement directeur de la gestion chez Federal Finance Gestion et CIO Actions chez LFIP, ont justifié leur confiance dans la gestion fondamentale pour les mois à venir. Et ce d’autant que les deux gérants refusent de s’enfermer dans une catégorie « value » ou « growth » pour se dire plus volontiers opportuniste. « Nous avons eu tendance ces dernières années à afficher un profil « growth » puis « value » mais un peu tôt en 2014", a admis Stéphane Cadieu, tout en pointant désormais l’aspect générateur d’alpha de sa gestion. Pour sa part, Laurent Jacquier-Laforge s’est dit surtout adepte d’une gestion de qualité justifiant ainsi un biais a posteriori « growth » pour le portefeuille de LFIP sur la zone euro, tandis que le responsable a cité l’existence d’un fonds « global » dans sa gamme nettement plus « value ». Pour enfoncer le clou, Stéphane Cadieu a rappelé ses secteurs de prédilection comme la construction, la distribution et celui de la finance. « Mais tout ceci est conjoncturel, en aucun cas structurel », a-t-il insisté. Même constat pour le responsable de LFIP qui a néanmoins fait remarquer la présence de valeurs défensives dans son portefeuille de la zone euro « compte tenu de leur intérêt pour quelques mois encore ».Revenant sur de récentes études réaffirmant également l’optimisme du monde de la gestion pour l’Europe, les deux responsables ont confirmé que la hausse du dollar et la baisse des prix du pétrole vont notamment permettre aux entreprises de la zone euro d’afficher des taux de croissance de leurs profits très positifs. Par ailleurs, le différentiel en termes de croissance est désormais favorable au Vieux Continent comparé aux Etats-Unis. De fait, l’Europe attire également les investisseurs américains, y compris pour capter un rendement qui reste élevé de ce côté-là de l’Atlantique. Certes, le rally entamé ces dernières semaines ne pourra pas se poursuivre indéfiniment et il faudra sans doute s’attendre à des périodes de forte volatilité. Mais « les investisseurs privilégient désormais l’Europe », a confirmé Laurent Jaquier Laforge pour qui il faudra attendre avril-mai et les résultats des entreprises pour constater les effets « dollar et pétrole » sur les sociétés. « En attendant, on paie plus cher les résultats des entreprises attendus du fait de la baisse des primes de risque ce premier trimestre», a t il indiqué.Dans un autre genre, au cours de l’entretien, il a été question du mandat Actions Europe ISR et de la gestion de ce type chez Federal Gestion, dont les résultats sont inférieurs à ceux du mandat «Actions Europe» classique - +12,37 % vs +15,65 % « Ce n’est pas la même équipe de gestion », a expliqué Stéphane Cadieu. «La gestion menée dans le mandat ISR est dite de ‘croissance visible’ et se montre bien adaptée à l’approche de croissance durable. Cependant, elle a été moins performante l’an dernier», a reconnu le responsable. Pour sa part, LFIP qui est présent dans le mandat Actions Zone Euro ne concourt pas au sein du mandat ISR qui, lui, porte sur l’Europe. «Cela étant, les critères de sélection ISR sont intégrés dans notre gestion classique, dès lors que les études que nous avons menées ont démontré que l’ISR ne détruisait pas de valeur », a assuré Laurent Jacquier-Laforge. Enfin, Vincent Zeller, responsable des partenariats chez amLeague, qui participait également à l’émission, est revenu sur les derniers classements au sein des différents mandats. « Ils offrent une lecture passionnante , a-t-il fait remarquer en raison du vaste brassage qui s’est opéré en un mois et demi par rapport à 2014 dans le classement. Avec, au passage, une gestion active majoritairement au-dessus des indices… »
La structure spécialisée 3i Infrastructure a annoncé le 20 février avoir conclu un accord avec Oiltanking GmbH pour l’acquisition de 45% de deux terminaux de stockage, Oiltanking Terneuzen B.V. aux Pays-Bas et Oiltanking Ghent N.V. en Belgique. L’investissement total s'élève à 111 millions d’euros, précise un communiqué. Le bouclage effectif de ces transactions dépend de certaines autorisations réglementaires, dont le feu de la Commission européenne.
David Ganozzi, gérant allocation d’actifs chez Fidelity Worldwide Investment, indique à L’Agefi avoir augmenté l’exposition aux actions au début de l’année en raison de la forte baisse du prix du pétrole au cours de la seconde moitié de l’année dernière, «qui constitue une très bonne nouvelle pour les perspectives de croissance mondiale à l’horizon du premier semestre 2015". Parallèlement, Fidelity a renforcé sa poche Europe, qui était sous-pondérée jusque-là. «Cette décision est la conséquence de plusieurs éléments favorables : forte baisse de l’euro au cours des derniers mois, action de la BCE au début de l’année (avec la mise en place du quantitative easing) et enfin amélioration des indicateurs avancés de l’activité depuis décembre. L’augmentation de l’exposition aux actions européennes s’est faite au détriment des actions américaines surtout, dont le potentiel de hausse semble désormais un peu moins important», détaille David Ganozzi.
State Street Global Advisors (SSGA), le pôle de gestion d’actifs de State Street Corporation, a annoncé le 19 février le lancement sur Xetra, Deutsche Börse de quatre fonds indiciels cotés (ETF) actions appliquant une stratégie « advanced beta ». Les fonds SPDR MSCI Europe Value Weighted UCITS ETF, SPDR MSCI USA Value Weighted UCITS ETF, SPDR MSCI Europe Small Cap Value Weighted UCITS ETF et SPDR MSCI USA Small Cap Value Weighted UCITS ETF répliquent les indices MSCI Value Weighted. Les quatre ETF, qui sont commercialisés en France, suivent une méthodologie modifiant les pondérations des titres inclues dans les indices principaux en fonction de quatre mesures financières : les ventes, la valeur comptable, les bénéfices et le résultat courant. En associant ces différentes mesures, les indices sont alors orientés vers les titres présentant les caractéristiques de valorisation les plus faibles.
Plus de la moitié de consultants vont probablement accroître l’exposition aux actions émergentes des programmes de retraite à prestations définies et 60% d’entre eux envisagent d’augmenter l’exposition à la dette émergente au cours des douze à vingt-quatre prochains mois, selon une étude publiée par Cerulli Associates. «Les marchés émergents et les marchés frontières comptent parmi les moins efficients du monde et ils comptent aussi parmi les plus dynamiques du monde, avec des opportunités tant du côté actions que du côté obligataire pour les investisseurs», souligne Michele Giuditta, associate director chez Cerulli. D’où l’intégration de ces actifs dans les portefeuilles comme sources de croissance, de rendement et de diversification.
Après une année 2014 mouvementée, les spécialistes de la gestion convertible en Europe vont continuer d'évoluer dans un environnement où la volatilité risque d'être encore plus élevée. Emblématique de la culture de la classe d’actifs en Europe, l’équipe spécialisée sur les convertibles d’UBP, logée au sein d’Union Bancaire Gestion Institutionnelle France (UBI), aborde pourtant 2015 avec un certain optimisme.« Alors que la performance a été tirée par l’obligataire l’an dernier, nous allons miser sur les actions en 2015. Le crédit continuera d’être un moteur de performance mais le risque actions restera surpondéré », affirme Jean-Edouard Reymond, responsable des gestions convertibles d’UBI (Union Bancaire Gestion Institutionnelle). Plusieurs raisons à cette préférence pour les actions. «En Europe, les valorisations restent attractives, la baisse des taux renforce l’intérêt des rachats d’actions et l’Europe ne bénéficie pas encore de la baisse de sa devise et des prix des matières premières», estime Jean-Edouard Reymond. Côté crédit, Jean-Edouard Reymond souligne l’importance de la politique d’assouplissement quantitatif mise en œuvre par la Banque centrale européenne. «Nous nous attendons à une évolution des spreads HY européens dans une fourchette de 250 à 350 points de base. Nous maintiendrons notre biais investment grade compte tenu de la volatilité des marchés», précise-t-il. Cela dit, le marché européen des convertibles continue de se développer. «Le marché européen est très dynamique avec une croissance du gisement dans des proportions significatives», estime Jean-Edouard Reymond. En 2015, les émissions devraient atteindre 95 milliards de dollars, selon des estimations de Merrill Lynch, alors que les remboursements vont s’inscrire en forte baisse à environ 50 milliards de dollars. Le marché pourrait donc progresser d’environ 45 milliards de dollars. «Ces estimations sont peut-être un peu optimistes mais il est indubitable que le marché est en croissance, notamment en Europe et cela depuis plusieurs années», modère Jean-Edouard Reymond. Il faut ajouter à cette donnée structurelle un élément technique. «Avec Solvabilité II dont l’entrée en vigueur se rapproche à grands pas, l’attrait de la convexité des convertibles sera de plus en plus visible. On peut réduire sa charge en capital de 30% avec une exposition aux convertibles plus importante tout en assurant une meilleure gestion actif/passif», assure Jean-Edouard Reymond. Autrement dit, l’alignement des planètes est de plus en plus favorable aux convertibles. Mais en attendant, l'équipe obligations convertibles de l’UBP a enregistré l’an dernier une collecte de plus de 1 milliard d’euros si bien que les encours dépassent désormais la barre des 4 milliards d’euros. Les fonds historiques, UBAM Convertibles Euro 10-40 et UBAM Europe Convertibles affichent des encours de respectivement 2,8 milliards d’euros et 800 millions d’euros. Et les différentes stratégies proposées affichent toutes l’an dernier des surperformances par rapport à leurs indices de référence, des surperformances comprises entre 20 et 120 points de base...
Le Swift Institute va publier une série de documents de recherche en 2015 qui mettra l’accent sur les défis auxquels doit faire face la communauté financière internationale. Les sujets de recherche incluent les modèles de coûts de cyber sécurité, l’utilisation des données financières, l’externalisation dans l’asset management , l’anti-blanchiment, l’influence des monnaies virtuelles et les femmes dans la finance, précise un communiqué. Les recherches sont menées par des universités du monde entier et seront disponibles à l’adresse suivante : http://www.swiftinstitute.org/papers/. Lancé en avril 2012, le Swift Institute encourage la recherche indépendante afin d'étendre la compréhension des pratiques actuelles et des besoins futurs au sein du secteur financier. Géré par Swift et travaillant en étroite collaboration avec des professeurs de grandes universités internationales, telles que Cornell University, ESSEC Business School et Singapore Management University, le Swift Institute rassemble l’industrie financière et les universitaires afin de partager des connaissances et d’engager des réflexions sur des sujets importants à l’échelle mondiale. La liste des documents de recherche prévus pour 2015 inclut notamment : - A Predictive Cyber Security Cost Model for Financial Services Sector - Transatlantic Extraterritoriality and the Regulation of Derivatives: Conflict and Challenge for the Financial Services Industry - Women in Finance: A Global Perspective - Analysis of Domestic/Cross-Border Clearing & Settlement System in Asia - Outsourcing in Investment Management Funds: Operational Improvements vs. Risks - Near Real-Time Retail Payment and Settlement Systems Mechanism Design - An analysis of Bitcoin as a Novel Distributed System - The Influence of Virtual Currencies on Fiat Currencies - Multinational Banking and Conflicts among US-EU AML/CTF Compliance & Privacy Law - The Role of Big Data in Governance
Après l’Europe, les activistes américains s’intéressent à l’Asie, rapporte le Financial Times. Mais le principal problème pour ces investisseurs dans la région sera de trouver des situations qui répondent à leurs trois critères principaux : une valeur bon marché, un plan d’action et un chemin que la direction peut facilement suivre pour répondre à leurs demandes. « La tendance plus prometteuse est l’engagement plutôt que des cas isolés d’activisme », estime Michael Change, directeur de la recherche de l’association asiatique de gouvernement d’entreprise.
L’engouement pour les actions européennes ne faiblit pas, bien au contraire. Selon le baromètre de février 2015 du cabinet de conseil en investissements financiers Insti7*, portant sur les anticipations pour chacune des grandes classes d’actifs en termes de couple rendement/risque des sociétés de gestion interrogées. La catégorie Actions grandes capitalisations Euro / Europe récolte ainsi 91% d’anticipations positives contre 62% en octobre, avec actuellement près de 92 % de portefeuilles surpondérés sur cette classe d’actifs. Les Actions petites et moyennes capitalisations Euro / Europe enregistrent une nette hausse des avis positifs, avec une hausse de près de 25 points de pourcentage des opinions positives à 59,4 %, au détriment d’opinions neutres et négatives. Bénéficiant également d’anticipations plus favorables, les actions émergentes bénéficient d’un regain d’intérêt avec une opinion positive en hausse de 7 points. Les portefeuilles subissent le même mouvement avec une hausse de 12 points de pourcentage des positions surpondérées. Les actions américaines en revanche observent un fort recul de l’intérêt des investisseurs avec 21 % d’anticipations positives, contre 53,9 % en octobre. Les anticipations neutres deviennent majoritaires, souligne le baromètre Insti7. Même constat pour les actions japonaises, pour lesquelles les sociétés de gestion sont 59,4 % à avoir une anticipation positive, contre 71,1 % en octobre. On constate également l’amorce d’un désengagement dans les portefeuilles, au sein desquels les positions fortement surpondérées disparaissent totalement. Sur le monétaire euro, le baromètre souligne que « le manque d’intérêt perdure pour cette classe d’actifs d’ajustement ». Par rapport à octobre, Insti7 constate le recul des anticipations négatives au profit d’anticipations plus neutres, désormais majoritaires. On note moins de monétaire dans les portefeuilles, les positions surpondérées diminuant de 8,1% à 3,0%, au profit des positions sous-pondérées et fortement sous-pondérées. Concernant la classe d’actifs obligataire, les obligations gouvernementales long terme Euro affichent une hausse de 12 points de pourcentage des anticipations positives à 23,5 % au détriment d’anticipations neutres et négatives. On constate par ailleurs, selon Insti7, une forte hausse de l’engouement pour les obligations à haut rendement, avec 75% d’anticipations positives contre 46,3% lors de l’édition d’octobre de l’enquête. (*) réalisée du 26 janvier au 6 février 2015 auprès de 35 sociétés de gestion de la place de Paris, l’enquête a porté d’une part sur les anticipations relatives à différentes classes et typologies d’actifs et d’autre part sur les stratégies d’investissement mises en œuvre.
Depuis l’annonce, le 22 janvier dernier, de l’assouplissement quantitatif décidé par la Banque centrale européenne (BCE), les investisseurs internationaux sont beaucoup plus optimistes sur les perspectives de l'économie européenne, selon le dernier sondage (Manager Survey) réalisé par BofA Merrill Lynch entre les 6 et 12 février auprès d’un échantillon de 196 participants représentant 559 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les perspectives bénéficiaires des entreprises européennes n’ont jamais été aussi bonnes depuis 2009 et 81% des sociétés de la région prévoient une amélioration de la conjoncture économique au cours des douze prochains mois. Corollaire de cette appréciation très positive, un pourcentage record de 51% net de sondés (contre seulement 18% en janvier) font de l’Europe leur premier choix pour un investissement actions au cours des douze prochains mois. Alors que plus d’un investisseur sur deux (55%) est déjà surpondéré sur l’Europe. Principale victime de cette rotation, les Etats-Unis puisque le pourcentage des investisseurs surpondérés sur les actions américaines tombe à 6% net, en recul de 18 points de pourcentage par rapport au mois précédent. Dans l’ensemble, les gestionnaires d’actifs ont accru leurs allocations à la fois sur les actions (57% sont surpondérés, soit une hausse de six points d’un mois sur l’autre) et sur le cash (22% sont surpondérés, soit un gain de 5 points). Une évolution qui se fait au détriment des obligations, considérées comme surévaluées par 79% des sondés. Les obligations sont également considérées comme la classe d’actifs la plus vulnérable à un accroissement de la volatilité cette année. Malgré l’exubérance observée sur l’Europe, les perspectives de croissance au niveau mondial ont peu évolué, en raison d’attentes moins fortes sur la Chine. En effet, 58% des sondés parient sur un ralentissement de l'économie chinoise au cours des douze prochains mois. «La BCE a réussi à vaincre les craintes de déflation mondiale et suscité le retour de transactions de reflation en février», remarque Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch Research. «Sur les actions européennes, le sentiment a devancé les fondamentaux. C’est comme s’il n’y avait plus un seul investisseur baissier. Il faudra qu’on bénéficie d’une forte reprise très bientôt si l’on veut que les «bulls» gardent leur bonne humeur», commente pour sa part Manish Kabra, stratégiste quantitatif spécialisé sur les actions européennes.
Fortress Investment Group va débourser au total quelque 530 millons d’euros, soit un peu plus de 600 millions de dollars, pour acquérir l’entité spécialisée dans le recouvrement de créances ainsi qu’un portefeuille de prêts non performants d’UniCredit, rapporte l’agence Bloomberg qui cite des personnes proches de la transaction. La société de gestion alternative américaine va payer 300 millions d’euros pour l’achat de l’entité de recouvrement, UniCredit Credit Management Bank SpA, et 230 millions d’euros pour les actifs proprement dit, soit une décote de plus de 90% par rapport au montant nominal (2,4 milliards d’euros). Fortress rejoint ainsi Anacap Financial Partners et d’autres capital-investisseurs qui négocient pour acheter au minimum quelque 7 milliards d’euros de dette italienne de mauvaise qualité, selon des données de PricewaterhouseCoopers.