Selon Edmond de Rothschild Asset Management (EdRAM), plusieurs facteurs plaident en faveur des actions en 2015. « La croissance américaine, le contre-choc pétrolier et le scepticisme ambiant des investisseurs sont trois éléments positifs majeurs pour les actions en 2015, et ce d’autant que les impacts de nombreux événements clé n’ont pas encore été pleinement intégrés par les marchés financiers internationaux : retour du risque géopolitique, anticipation d’une remontée des taux qui ne s’est finalement pas produite en 2014, effondrement du prix des matières premières… », souligne la société de gestion. Toutefois, Christophe Foliot, responsable de la gestion actions internationales d’EdRAM, estime que la bonne performance des actions en 2014 et le rallye du début d’année 2015 « masquent de nombreuses disparités auxquelles il faut être particulièrement attentif ». Il privilégie dans ce contexte une stratégie adoptant un biais value « afin de tirer parti au maximum de ces disparités », qui s’illustrent notamment par des écarts de valorisation très importants entre valeurs cycliques et non-cycliques. « L’aversion au risque des investisseurs a favorisé ces dernières qui ont largement surperformé les valeurs cycliques et sont aujourd’hui très chères », remarque-t-il. Alors qu’au contraire les valeurs cycliques, « délaissées malgré un environnement macroéconomique porteur et fortement décotées », présentent aujourd’hui un réel potentiel. La sélection de titres est cependant indispensable et EdRAM préconise dans ce cadre de s’affranchir des biais sectoriels ou géographiques. « Nous cherchons à détecter les thématiques d’investissement sur un univers mondial et à nous forger une conviction valeur par valeur», explique Christophe Foliot. « Certains thèmes d’investissement retiennent particulièrement notre attention comme la normalisation du marché immobilier, le cycle automobile global, la reprise de la consommation des classes moyennes, ou encore l’augmentation des dépenses de santé », conclut-il.
BlackRock lance un nouvel ETF, iShares MSCI Target UK Real Estate Ucits ETF, le premier à proposer une exposition au marché immobilier britannique en répliquant de façon pertinente les caractéristiques de l’immobilier physique tout en préservant la liquidité et la facilité d’accès d’un REIT. La méthodologie de l’indice sous-jacent, le MSCI UK IMI Liquid Real Estate index, comprend trois composantes : une réduction de la volatilité par le biais de pondérations plus fortes pour les titres à faible volatilité, l’utilisation des bilans des REIT pour calculer la proportion moyenne de dette dans le portefeuille REIT, et enfin, l’allocation dans des obligations indexées sur l’inflation afin de réduire le levier et de fournir une protection contre l’inflation. Le total des frais sur encours est de 0,4%. iShares a déjà lancé en janvier dernier un fonds proposant une exposition à l’immobilier américain, iShares MSCI Target US Real Estate Ucits ETF.
Neuberger Berman a annoncé le lancement d’un nouveau fonds alternatif au format Ucits, le Neuberger Berman Global Long Short Equity fund, en réponse à la forte demande de la clientèle. Le fonds, qui sera domicilié à Dublin, sera piloté par Daniel Geber, qui a rejoint Neuberger Berman l’an dernier en provenance de Man Group pour développer l’offre de produits alternatifs liquides. Il sera assisté des analystes Thuy Tran et Alan Freeman. Ce nouveau fonds vient compléter la gamme de fonds alternatifs liquides de Neuberger Berman qui totalise désormais quelque 28 milliards de dollars.
L’encours de parts émises par les fonds d’investissement non monétaires de la zone euro est ressorti en hausse à 8.832 milliards d’euros en janvier 2015, contre 8.441 milliards en décembre 2014, selon des statistiques communiquées par la Banque centrale européenne (BCE). Une progression de 390 milliards d’euros par rapport à décembre 2014 qui s’explique essentiellement par une augmentation de la valeur des parts. Les souscriptions nettes se sont inscrites à 35 milliards d’euros. Du côté des fonds monétaires de la zone euro, l’encours a augmenté à 972 milliards d’euros contre 919 milliards d’euros. Les souscriptions nettes se sont élevées à 28 milliards d’euros.En ce qui concerne la ventilation par stratégies de placement, en janvier 2015, le rythme de progression annuel des titres émis par les fonds « obligations » est ressorti à 6,9 % et les souscriptions nettes se sont élevés à 16 milliards d’euros. S’agissant des fonds « actions », le taux de croissance annuel s’est inscrit à 4,7 % et les souscriptions nettes mensuelles à 3 milliards d’euros. Pour les fonds « mixtes », le taux de croissance s’est établi à 13,9 % et les souscriptions nettes à 29 milliards d’euros.
Les sociétés de capital investissement, à l’instar de Carlyle ou Blackstone, sont en passe de dépenser des milliards de dollars pour réaliser des acquisitions dans le secteur du gaz et du pétrole, la chute du prix du pétrole devant en effet conduire à une vague de cession d’actifs, rapporte le Financial Times. Ainsi, Carlyle a indiqué que des investisseurs ont engagé 2,5 milliards de dollars dans son premier fonds international dédié au secteur de l’énergie, soit la plus grande levée de fonds dans l’histoire de la société, portant ainsi à 10 milliards de dollars sa capacité totale d’investissement dans le secteur de l’énergie. Carlyle ciblerait notamment la Mer du Nord, étant notamment prêt à investir 1 milliard de dollars dans des plateformes britanniques offshore.Blackstone n’est pas en reste. La firme dirigée par Stephen Schwarzman dispose en effet de 9 milliards de dollars à travers plusieurs fonds à investir dans le secteur énergétique. GSO, la filiale dédiée au crédit de Blackstone, est ainsi en train de lever un fonds de plus de 2,5 milliards de dollars pour investir dans les dettes des compagnies énergétiques.
Le marché des fusions-acquisitions allemand suscite des convoitises. Selon Mergermarket, qui organisait récemment le salon German M&A and Private Equity Forum à Düsseldorf, le marché allemand intéresse surtout les investisseurs en provenance des Etats-Unis et de Chine. Ces derniers ont revu à la hausse leurs investissements dans les sociétés allemandes en 2014. Il s’agit de la cinquième hausse consécutives, montrant le fort intérêt des investisseurs chinois pour les F&A. En 2014, 23 fusions-acquisitions ont été réalisées, pour un montant total de 2 milliards d’euros, une hausse de 86 % comparé à 2013.
La boutique LGM Investments, une filiale du groupe canadien BMO Global Asset Management spécialisée sur les marchés émergents et les marchés frontières, lance le BMO LGM Asian Smaller Companies fund, une stratégie dédiée aux petites capitalisations asiatiques, rapporte Citywire. Ce fonds, domicilié à Dublin, démarre avec 10 millions de dollars. Il sera géré par Christopher Darling, responsable des investissements, et Chiou How Teng, gérant de portefeuille.
Jana Partners, le hedge fund spécialisé dans l’investissement «event-driven» fondé en 2001 par Barry Rosenstein, a cédé une participation de 20% de son capital à Dyal Capital Partners, une filiale du gérant Neuberger Berman dédiée à l’investissement minoritaire dans l’univers de la gestion alternative, rapporte le Wall Street Journal. L’opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, valoriserait Jana Partners autour de 2 milliards de dollars, selon une source proche du dossier cité par le Wall Street Journal. Cette participation est cependant passive, ce qui signifie que Dyal Capital Partners ne jouera pas de rôle opérationnel, selon une lettre adressée par Jana aux investisseurs. Basé à New York, Jana Partners gère plus de 11 milliards de dollars d’actifs.
Prudential Investments vient de lancer le Prudential Core Bond Fund, une stratégie obligataire qui permet d’investir dans un portefeuille diversifié de titres notés en catégorie d’investissement, dont les titres du gouvernement américain, les titres hypothécaires et la dette corporate. Le fonds, qui résulte d’un repositionnement de l’ancien Target Intermediate-Term Bond Portfolio, est conseillé par Prudential Fixed Income, l’un des plus gros gestionnaires obligataires américains avec des encours de 543 milliards de dollars à fin décembre 2014. L'équipe de gestion, qui compte en moyenne plus de 21 ans de métier, comprend Michael Collins, managing director et responsable senior de l’investissement, Gregory Peters, managing director et responsable senior de l’investissement, et Richard Piccirillo, associé et gérant de portefeuille senior.
Les actifs sous gestion des fonds de placement distribués en Suisse ont augmenté de 5,3% au mois de février pour s'établir à 870 milliards de francs suisses. Les entrées nettes de fonds ont représenté plus de 8 milliards de francs suisses, a indiqué le 18 mars la Swiss Funds & Asset Management Association (SFAMA). La bonne tenue des marchés actions a également contribué à la progression des encours.Toutes les catégories de fonds ont collecté, y compris les fonds obligataires, mais cette situation pourrait évoluer compte tenu des taux d’intérêt historiquement bas qui ne peuvent guère satisfaire aux performances requises par de nombreux investisseurs institutionnels.Ce sont les fonds spécialisés sur les actions qui enregistrent la plus forte collecte (4,21 milliards de francs suisses), devant les fonds obligataires (3,14 milliards de francs suisses) et les fonds stratégiques (1,23 milliard de francs suisses).Le palmarès des banques distributrices ne bouge pas d’un iota: UBS, avec une part de marché de 25,7% devance Credit Suisse (14,7%), Pictet (5,8%), Swisscanto (5%), BlackRock (4,67), ZKB (4,5%), Swiss & Global Asset Management (3,1%), Lombard Odier (2,3%), Vontobel (1,5%) et JPMorgan (1,4%).
Generali a l’intention de vendre 11 biens immobiliers jusqu’ici détenus par le fonds immobilier Scarlatti, contrôlé par Generali Real Estate, la société immobilière du groupe de Trieste, selon des indiscrétions de la presse italiennes rapportées par Bluerating. La transaction tournerait autour de 300 millions d’euros. Il s’agit principalement d’immeubles de bureaux et d’entreprises situés entre Milan et l’hinterland au Nord de la ville.
A l’heure de dévoiler sa stratégie d’allocation d’actifs pour l’année 2015, ING Investment Management (ING IM) ne se démarque pas réellement de la concurrence. A l’instar de bon nombre de sociétés de gestion, le groupe néerlandais accorde une nette préférence aux actions européennes. «Notre classe d’actifs préférés est clairement les actions, et en particulier les actions européennes, a avancé Patrick Moonen, stratégiste senior et membre de l’équipe d’allocation tactique chez ING IM, lors d’une rencontre avec la presse le mardi 17 mars. L’Europe est de loin la zone qui a le mieux performé depuis le début de l’année alors que les Etats-Unis est la zone qui a le moins bien performé.» De fait, à en croire Patrick Moonen, la zone euro se comporte de mieux en mieux, les chiffres macro-économiques étant nettement supérieurs aux attentes. Une tendance positive largement tirée par la baisse du prix du pétrole qui induit une hausse de la consommation, la dépréciation de l’euro face au dollar, l’amélioration du marché du crédit avec une reprise de la demande et la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne. Seul bémol: la zone euro reste confrontée à des déséquilibres structurels, caractérisés par des problèmes de compétitivité et de rentabilité. «Mais la confiance est de retour et la consommation et la production industrielle reprennent», note Patrick Moonen. Preuve de son optimisme pour la zone euro, le stratégiste d’ING IM table sur une croissance des bénéfices des entreprises de 9% en Europe contre 4% aux Etats-Unis. «Mais la croissance des bénéfices aux Etats-Unis sera revue à la baisse tandis que la croissance des bénéfices en Europe sera revue à la hausse, croit Patrick Moonen. Actuellement, la dynamique de croissance des bénéfices favorise l’Europe. Si ING IM surpondère les actions pour l’année 2015, le gestionnaire d’actifs se montre clairement négatif sur les obligations, et en particulier sur les dettes souveraines dont les obligations souveraines allemandes alors que le taux allemand à 10 ans est aujourd’hui à 25 points de base. «On peut se demander si la baisse des taux d’intérêt n’est pas allée trop loin, a remarqué Patrick Moonen. 16% des obligations d’Etat offrent un rendement négatif. Dans ce contexte, nous sous-pondérons les obligations d’Etat, et en particulier les obligations allemandes car la rémunération du risque n’est pas du tout attractive.» A contrario, ING IM reste surpondéré sur les obligations plus risquées comme les obligations corporate de première qualité et le high yield.
Au mois de février, l’indice des hedge funds calculé par Credit Suisse a progressé de 1,06%, six des dix composantes de l’indice ayant terminé le mois en territoire positif. Les meilleures performances ont été enregistrées par les stratégies event driven, avec un gain de 2,25% sur le mois, devant les long/short equity (1,99%), l’arbitrage de convertibles (0,95%) et l’arbitrage obligataire (0,74%). Les stratégies les plus médiocres ont été le dedicated short bias, qui a perdu 5,74% sur le mois, devant l’equity market neutral (-1,90%) et les managed futures (-1,15%).
La perspective d’une hausse des taux de la Réserve fédérale (Fed) dans le courant du deuxième trimestre a incité les investisseurs à sortir des actions américaines, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 6 et 12 mars auprès d’un échantillon de 207 participants représentant un encours cumulé de 565 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Les investisseurs sont désormais 19% à être sous-pondérés sur les actions américaines, un ratio jamais vu depuis janvier 2008, alors qu’ils étaient surpondérés en février. La proportion des investisseurs estimant les actions américaines surévaluées a d’ailleurs atteint son plus haut niveau depuis mai 2000 avec un ratio de 23%. En revanche, les allocations dans les actions de la zone euro et japonaises sont orientées à la hausse mais la tendance en faveur de l’Europe ne fait que commencer, précisent les investisseurs internationaux. Ils sont 63% (contre seulement 18% en janvier) à indiquer que l’Europe est la région dans laquelle ils seront de préférence surpondérés dans les douze prochains mois. Un pourcentage jamais vu depuis que le sondage existe (2001). Les investisseurs européens eux-mêmes sont dans le même état d’esprit, avec notamment une surpondération des banques pour 22% d’entre eux, à comparer à une sous-pondération pour 26% le mois précédent. Même tendance sur le secteur de l’assurance, avec 31% des investisseurs européens surpondérés sur les compagnies, alors qu’ils étaient 3% à être sous-pondérés en février. La réduction de l’exposition aux actions américaines devrait se poursuivre puisque 35% des investisseurs indiquent que les Etats-Unis est la région du monde qu’ils préfèreraient sous-pondérer au cours des douze prochains mois, un niveau qui n’avait pas été observé depuis près de dix ans. L'écart entre Europe et Etats-Unis atteint ainsi 98 points de pourcentage en net, là encore un niveau record. Le sondage de mars donne lieu à un changement marqué sur le calendrier de hausse des taux. La proportion des investisseurs s’attendant à un relèvement des taux au deuxième trimestre s'élève à 34% contre 28% précédemment. Dans le même temps, le camp de ceux qui n’attendent pas de mouvement sur les taux avant le troisième trimestre recule. Et, dans la même veine, ils sont 2% à estimer que le dollar est surévalué, une perception jamais vue depuis 2009. «Le consensus des investisseurs suggère que la vigueur du dollar sera un facteur plus positif que négatif pour l'économie mondiale et les marchés», indique Michael Hartnett, stratégiste en chef chez BofA Merrill Lynch Global Research, cité dans un communiqué. «L’optimisme vis-à-vis des actions européennes a atteint des niveaux jamais vus. La demande pour les financières souligne la confiance dans la croissance de la région, tandis que les espoirs fondés sur les exportateurs européens continue de profiter des gains observés le mois dernier», relève pour sa part Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes.
Pascal Blanqué, global CIO d’Amundi, voit quatre défis pour les investisseurs dans l’environnement actuel, marqué par une réévaluation des actifs risqués et les taux bas. Le premier consiste à garder un regard sur la croissance de l'économie mondiale."Il faudrait qu’elle reste supérieure à 3 % ou 3,5 % pour justifier les primes de risque actuels», souligne le responsable. Le deuxième point à prendre en compte est la préservation de la valeur actuelle des portefeuilles acquise sur les deux ou trois dernières années de hausse des marchés. Tout un travail de gestion de portefeuille s’impose, comme la prise de bénéfices, une éventuelle réduction de la voilure, «ce qui ne signifie pas forcément une position défensive non plus», ajoute-t-il. Un troisième défi est l’attention accrue portée au risque de liquidité. En excédent d’un point de vue macro-économique, il existe selon Pascal Blanqué un risque de détérioration de la liquidité due au «rush frénétique de capture des rendements sur des classes d’actifs naturellement moins liquides», qui intervient alors que la crise a retiré du marché du market making les banques d’investissement. Enfin, dernier défi, les investisseurs doivent être éduqués sur les anticipations de rendement à attendre à moyen terme, en comparaison à la performance des dernières années. «Ces performances ne sont pas réplicables», a souligné Pascal Blanqué, qui table sur des performances moyennes de portefeuilles plus basses pour les prochaines années.
En ce début 2015, l’engouement pour les ETF n’a jamais été aussi marqué. Même si le fondateur de Vanguard, John Bogle, remonte au créneau pour dénoncer un produit qu’il assimile à un pur véhicule spéculatif qui ne profite qu’aux courtiers (lire Newsmanagers du 16 mars). En Europe, la collecte nette des ETF sur les deux premiers mois de l’année atteint 21 milliards d’euros, un montant proche de 50% de la collecte observée sur l’ensemble de 2014!Le marché européen des ETF est encore modeste, avec un montant d’environ 500 milliards de dollars contre 2.500 milliards environ pour le marché américain mais sa part dans le total des actifs sous gestion continue d’afficher une croissance à deux chiffres, supérieure à celle observée aux Etats-Unis. Selon les chiffres du Boston Consulting Group, les gestions passives et les ETF représentaient en 2013 15% des actifs globaux contre seulement 3% dix ans plus tôt. Parallèlement, les actifs sous gestion dans les portefeuilles «core» gérés activement, qui représentaient 63% des totaux en 2003, pourraient baisser à 40% d’ici à 2017.A l’occasion d’un point de presse, Arnaud Llinas, directeur des ETFs et de la gestion indicielle chez Lyxor Asset Management, a estimé le 17 mars que la forte croissance des deux premiers mois de l’année pourrait bien se poursuivre au cours des prochains mois. D’abord en raison du «rempart» de la politique d’assouplissement quantitatif de la Banque centrale européenne qui favorise la hausse des actifs. Ensuite, la base de clientèle s’élargit progressivement, notamment du côté des banques privées, un mouvement qui devrait se poursuivre et s’accentuer. Enfin, la suppression des commissions, qui s’applique déjà au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, peut évidemment favoriser un produit comme les ETF.Dans ce contexte, le segment des ETF smart beta, qui a enregistré l’an dernier une collecte nette de 4 milliards d’euros, constitue une nouvelle proposition d’investissement qui renforce l’intérêt des investisseurs pour les ETF. Les fonds de gestion smart beta sont notamment utilisés pour s’exposer à des stratégies qui n’étaient jusqu’alors proposées que dans un format actif.Selon Lyxor, un portefeuille type pourrait être ainsi divisé à raison de 60/20/20 entre des ETF et produits indiciels «core» (60), des expositions tactiques utilisant des ETF et le smart beta (20), et la composante active représentée par la gestion alternative et le smart beta (20).
Les actifs sous gestion des ETF/ETP cotés en Europe ont atteint en février le niveau record de 494,8 milliards de dollars, selon les derniers chiffres communiqués par le cabinet spécialisé ETFGI. Durant le mois sous revue, les ETF/ETP ont enregistré une collecte nette de 12,5 milliards de dollars, contre 14,3 milliards de dollars en janvier 2015. Les ETF/ETP actions ont attiré 6,7 milliards de dollars, tandis que les ETF/ETP obligataires et de matières premières affichaient des collectes de respectivement 4,1 milliards de dollars et 1,2 milliard de dollars.En février, les flux de capitaux sur le marché européen des seuls ETF ont frôlé le niveau record depuis trois ans qui avait été atteint le mois dernier. Les nouveaux actifs nets (NAN) ont atteint un total de 10,4 milliards d’euros sur le mois, indique pour sa par Lyxor dans son dernier Baromètre mensuel. L’encours total sous gestion est en hausse de 17% par rapport à la fin de l’année 2014 et se monte à 424 milliards d’euros, avec un impact significatif sur le marché (+6,8%*). Les ETF axés sur les grandes classes d’actifs ont enregistré des entrées de capitaux proches de leur niveau record depuis trois ans dans un environnement de regain d’appétit pour le risque.Les entrées de capitaux vers les ETF sur actions ont également rivalisé avec le niveau record atteint en janvier, à 6,2 milliards d’euros. La perspective d’un assouplissement quantitatif en Europe a poussé les investisseurs à privilégier les ETF sur actions européennes, qui ont attiré plus de 5,3 milliards d’euros. Les ETF sur actions américaines ont par contre subi des sorties de capitaux sur le mois, une première en trois ans, pour un montant total de 682 millions d’euros. Fait intéressant, dans un contexte de craintes déflationnistes en recul et de prix du pétrole en hausse, les ETF sur actions émergentes ont enregistré un rebond avec des entrées de capitaux s'élevant à 568 millions d’euros. Celles-ci ont principalement été orientées vers les ETF indiens et les expositions à l’indice Global MSCI et font suite à deux mois d’importantes sorties de capitaux. Les entrées de capitaux vers les ETF obligataires ont également rivalisé avec le niveau record atteint en janvier, à 3,9 milliards d’euros. Il est intéressant de constater que ces entrées de capitaux ont visé toutes les catégories d’ETF. Les emprunts d’Etat européens et les obligations d’entreprises continuent à attirer des capitaux grâce au programme d’assouplissement quantitatif de la BCE, avec 711 millions et 1,2 milliard d’euros respectivement. Les ETF axés sur le haut rendement ont profité de la quête de rendement menée par les investisseurs et de la reprise des marchés d’actions de la zone euro, enregistrant des entrées de capitaux de 1,2 milliard d’euros, un record en trois ans. Cette quête de rendement a également mené à des entrées de capitaux au niveau des ETF axés sur la dette émergente, qui ont attiré 711 millions d’euros.
AEW Europe poursuit le renforcement de sa plateforme opportuniste et signe un programme d’investissement visant des actifs commerciaux allemands. Avec ce programme, pour le compte d’un investisseur américain, la société va accélérer le développement de sa plateforme en Europe. AEW Europe a réalisé plus d’un milliard d’euros de transactions value add et opportunistes au cours des cinq dernières années et anticipe pour les prochaines années une croissance significative sur ce segment. AEW Europe s’est associée à un partenaire local, Kyntyre, pour le sourcing et la structuration de ce programme d’investissement. Cet accord visera dans un premier temps à créer un portefeuille d’actifs de 150 millions d’euros avec des lots entre 5 et 15 millions d’euros. En fonction des opportunités d’investissement ciblées, la capacité d’investissement de ce programme pourrait avoisiner les 300 millions d’euros. Un contrat d’acquisition pour un premier actif a d’ores et déjà été signé et 8 autres actifs sont actuellement examinés.Kintyre, spécialisée dans le marché des actifs de commerces allemands, agira en tant que partenaire opérationnel local avec pour mission de développer le pipeline d’opportunités d’investissements. Paul Shields, chez Kintyre déclare « Nous constatons actuellement un réel intérêt pour des transactions plus petites en dehors des grandes villes allemandes. Les commerces continuent à bien marcher dans ces zones-là et cela crée des opportunités d’investissements très attractives.»
L’automatisation et l’informatisation créent « le meilleur des mondes » pour le marché de la gestion d’actifs, selon Emmanuel « Manny » Roman, le directeur général de Man Group, dont les propos sont rapportés par le Financial Times fund management. Au cours d’une conférence de la National Association of Pension Funds à Edimbourg, le dirigeant a déclaré qu’il trouvait fascinant la bataille entre l’homme et la machine. « Lorsque la gestion passive a débuté, personne ne pensait que cela durerait, mais la réalité est que, chaque année, davantage d’argent va dans l’investissement passif. Cela va être la même chose pour la gestion quantitative. Lentement mais sûrement, davantage d’argent sera géré par des ordinateurs. Ils sont moins chers, plus rapide et le client est mieux loti », a-t-il affirmé.
Blackstone Group a mis en vente Center Parcs, rapporte le Financial Times. La société de villages de vacances a annoncé lundi qu’elle étudiait ses options stratégiques et financières, ce qui pourrait inclure des capitaux publics ou privés ou bien de l’endettement. CVC et le fonds souverain de Singapour GIC font partie des candidats au rachat. L’Abu Dhabi Investment Authority et Carlyle pourraient également faire une offre. Une introduction en Bourse pourrait être envisagée si une vente échoue.