BlackRock a annoncé avoir enrichi son offre d’ETF iShares Core avec quatre véhicules iShares Core Allocation à destination des investisseurs de long terme qui pourront ainsi construire un portefeuille Core diversifié avec un seul ETF. Initialement lancés en 2008, les produits existants ont été renommés iShares Core Conservative Allocation ETF (NYSEArca:AOK), iShares Core Moderate Allocation ETF (NYSEArca:AOM), iShares Core Growth Allocation ETF (NYSEArca:AOR) et iShares Core Aggressive Allocation ETF (NYSEArca:AOA). Chaque iShares Core Allocation ETF offre un portefeuille à bas coûts d’actions américaines, d’actions et d’obligations internationales avec une allocation fixe de iShares Core ETF en fonction de la tolérance à des risques spécifiques et de l’horizon d’investissement. Les fonds répliquent le S&P Target Risk Index Series. Le total des frais sur encours pour ces ETF est compris entre 23 et 25 points de base. L’offre de Core ETF au niveau mondial a attiré 32 milliards de dollars en 2014. A fin décembre 2014, les actifs sous gestion s'élevaient à 196 milliards de dollars.
Wiseed, première plateforme en equity-crowdfunding ou financement participatif en capital, et le Crédit Coopératif, banque coopérative engagée dans l’économie sociale et solidaire, ont signé le 27 janvier une convention de partenariat qui illustre la complémentarité forte entre deux acteurs du secteur financier: banque et plateforme de crowdfunding, annonce un communiqué publié le 4 février. Cette alliance va leur permettre de mutualiser leurs moyens pour contribuer plus activement au financement de l'économie réelle. Wiseed et le Crédit Coopératif apportent ainsi un service complémentaire aux entreprises afin de leur permettre de trouver des investisseurs. La banque va proposer à ses partenaires et réseaux d’entreprises d’accéder à deux types de financement complémentaires : les fonds propres apportés par Wiseed et les financements bancaires du Crédit Coopératif. Pour Erwan Audouit, responsable partenariats, recherche et développement du Crédit Coopératif, ce rapprochement «qui poursuit l’engagement historique de la banque dans le mouvement de la finance participative, s’inscrit naturellement dans le développement des services innovants que le Crédit Coopératif propose à ses clients particuliers et à sa clientèle entreprises à la recherche de fonds ".
Tailor Capital, qui gère 500 millions d’euros sur le crédit, a décidé de lancer un nouveau fonds, Tailor Best Signatures in High Yielding Currencies. Ce fonds est composé d’obligations d’émetteurs parapubliques et supranationaux de premier plan et libellées en devises émergentes. L’objectif de gestion de l’OPCVM est d’obtenir, sur une période de 7 ans minimum, une performance de 5% annualisée nette des frais courants par le biais d’une gestion discrétionnaire en investissant principalement sur les marchés d’obligations internationaux par des investissements en direct.La stratégie d’investissement est simple : accéder à des niveaux de rendement attractifs en minimisant les risques de crédit et de duration. Le fonds offre un rendement actuariel net de 6% pour une duration limitée à un peu plus de 3 années sur 70 lignes. Il est investi sur une vingtaine d’émetteurs de notation AAA à A. Le risque et l’opportunité de la stratégie résident donc dans l’exposition aux devises locales émergentes non couvertes du risque de change. «Nous considérons que ce risque devise est un bon risque aujourd’hui compte tenu des catalyseurs suivants : la BCE souhaite déprécier l’euro coûte que coûte et les devises émergentes, proches de points bas historiques, devraient avoir tendance à s’apprécier vis-à-vis de la monnaie unique ; le rendement élevé du fonds constitue une protection à la baisse en cas de dépréciation des devises en portefeuille ; enfin, le risque devise est fortement diversifié, le fonds étant exposé à 10 devises émergentes différentes»,explique la société de gestion.
La société d’investissement Seedstars lance un fonds de financement participatif d’un nouveau genre, rapporte L’Agefi suisse. Au lieu d’investir dans un seul projet ou une seule entreprise ou start-up, comme le propose la plupart des plateformes, l’entreprise offre d’investir simultanément dans plusieurs start-up qu’elle a sélectionnées au préalable. Le fonds a été créé en partenariat avec une plateforme anglaise. Seedstars assure la due diligence et sélectionne quelques start-up, ce qui permet à l’investisseur de diversifier ses risques. Seedstars a sélectionné cinq start-up pour ce premier lancement.
ICAP Information Services (IIS), la division de l’information de ICAP, lance un nouvel indice de stratégie sur l’obligataire, ICAP Bond Correlated Call (BCC) US Treasury Index, qui traduit le revenu amélioré tiré de la détention physique d’obligations lorsqu’un produit sur l’indice est lancé.L’ICAP BCC Index est basé sur l’ICAP US Treasury 5-10 Year Maturity Index, mis au point il y a trois ans par IIS en utilisant des données de la plateforme obligataire d’ICAP, BrokerTec. L’indice ICAP BCC mesure la performance liée à la détention d’obligations du Trésor américain et à la souscription systématique d’options d’achat de contrats de futures sur les notes à dix ans du Trésor américain liées aux obligations sous-jacentes.
AEW Europe a annoncé le 3 février l’acquisition de Nextpark GG RheinMain, pour le compte du fonds Logistis. Il s’agit d’un parc logistique en cours de développement d’une superficie de 120.000 m² et situé à 20 kilomètres de l’aéroport de Francfort. Cette acquisition fait suite au récent closing final de Logistis pour lequel AEW Europe a levé avec succès 834 millions d’euros portant ainsi le montant total d’engagements de souscription pour le Fonds à plus de 1,3 milliard d’euros. Cette opération marque une nouvelle étape dans l’expansion d’AEW Europe en Allemagne suite à l’acquisition d’une plateforme logistique de 30.000 m² à Brême l’an dernier.Ce projet de développement, géré par le promoteur basé à Francfort NextParx, s’inscrit dans la stratégie de croissance d’AEW Europe pour Logistis qui consiste à s’associer à des promoteurs locaux pour constituer un portefeuille de parcs logistiques de classe A dans des emplacements de premier plan au sein des principaux hubs logistiques d’Europe continentale. Logistis gère actuellement 22 sites logistiques de classe A en France, en Allemagne, en Italie, gère actuellement 22 sites logistiques de classe A en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en République Tchèque et en Belgique d’une valeur totale de 950 millions d’euros. L’ensemble de ces actifs ont été acquis au cours des 14 dernières années en suivant cette même stratégie de développement. Au cours des seuls six derniers mois, AEW Europe a investi plus de 270 millions d’euros dans des bâtiments logistiques pour le compte de Logistis et va poursuivre la croissance de son portefeuille grâce à son important pipeline d’opportunités d’acquisitions constitué de parcs logistiques existants et de nouveaux développements. Ces nouveaux investissements seront principalement concentrés sur l’Allemagne, le Benelux et certains marchés d’Europe centrale.
Dernière étape en date de l’évolution de la gestion passive, l’Advanced Beta, également appelé Smart Beta, a réussi à s’imposer rapidement au sein du monde de l’investissement. Ce processus d’investissement transparent recherche les facteurs qui présentent une surperformance par rapport aux indices pondérés selon la capitalisation boursière. Initialement développé pour les besoins des investisseurs institutionnels, dans les mandats ou fonds dédiés, l’Advanced beta est aujourd’hui en voie de démocratisation et disponible dans un nombre croissant de fonds ouverts. Depuis la crise financière de 2007-2008, les actifs sous gestion et le nombre de fonds Advanced Beta a cru de manière exponentielle, souligne une étude de Morningstar Investment Consulting France consacrée au marché européen et commanditée par State Street Global Advisors. De moins de 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2004, les actifs ont augmenté pour atteindre 73 milliards d’euros, investis dans 345 fonds fin 2014. Une augmentation de 3550 % en dix ans. Les classes d’actifs les plus représentées en Advanced Beta sont les fonds Actions, avec 246 fonds et 62 milliards d’euros sous gestion. Les stratégies les plus populaires sont les «Low Volatility / Equal Weight» avec 26 milliards d’euros investis dans 106 fonds et les stratégies «Dividend» avec 22 milliards d’euros. Aucune raison particulière ne peut expliquer la croissance de ces stratégies Advanced Beta, souvent attribuée aux interrogations sur l’efficacité de la gestion active, à la volonté de limiter les commissions de gestion, ou encore aux faiblesses des pondérations fondées sur la capitalisation de marché.
Les investisseurs institutionnels américains s’intéressent de plus en plus au développement durable. Plus de 50% des gestionnaires d’actifs ont reçu des requêtes émanant de leurs clients institutionnels pour des mandats ISR (investissement socialement responsable) et ESG (environnement, social et gouvernance), selon une étude réalisée par Cerulli Associates. «De nombreux dirigeants que nous avons interrogés dans le cadre de notre enquête nous ont dit que les demandes des clients relatives aux stratégies d’investissement responsable étaient en augmentation. De nombreux gestionnaires doivent traiter des demandes qui impliquent les restrictions concernant la détention de titres, restrictions souvent liées à l’investissement responsable», remarque Susana Schroeder, analyste senior chez Cerulli.
Les enfants devraient plutôt étudier davantage les mathématiques, et non la finance, pour mieux gérer leur argent plus tard, montre une nouvelle étude citée par le Wall Street Journal. Ainsi, des étudiants américains qui ont été obligés de suivre des cours de maths supplémentaires avaient une meilleure pratique de la gestion du crédit que les autres, disposaient d’une plus grande part de revenus issus d’investissements dans leurs revenus totaux, détenaient un bien immobilier dont la valeur était supérieure de 3.000 dollars et étaient mieux à même d’éviter à la fois les saisies immobilières et les problèmes de cartes de crédit. « De nombreuses décisions financières sont plus faciles si vous êtes plus à l’aise avec les chiffres et avec les comparaisons numériques », explique Shawn Cole, professeur à la Harvard Business School. En revanche, l’étude n’a constaté aucune différence statistique d’importance entre les gens qui ont obtenu leur diplôme dans les 15 ans avant l’introduction de programmes de finance personnelle aux Etats-Unis et ceux l’ayant eu après.
Pour Bill Gross, l’ancien gérant vedette de Pimco passé chez Janus Capital, le plan d’assouplissement quantitatif de 60 milliards d’euros par mois engagé par la Banque centrale européenne est « trop petit, trop tard ». Selon lui, le succès de ce plan sera entravé par le fait que le président de la BCE, Mario Draghi, a trop tardé à le mettre en place. « Je ne pense pas que le QE fonctionnera aussi bien en Europe qu’aux Etats-Unis », a déclaré le gérant dans une interview au Financial Times. « Il y a seulement une quantité limitée de titres à acheter et les taux d’intérêt sont maintenant si faibles qu’il n’est pas du tout certain que les banques utiliseront l’argent pour investir dans l'économie réelle », ajoute le financier américain.
Le spécialiste de la gestion alternative William Ackman se dit prêt à faire un nouveau pari, pas sur une action cette fois mais sur un nouveau hedge fund, Clearfield Capital Management, rapporte l’agence Reuters.William Ackman, qui gère les 18 milliards de dollars de Pershing Square Capital Management, a indiqué à des investisseurs qu’il envisageait de réaliser son engagement le plus important dans un hedge fund extérieur, sans toutefois préciser le montant qu’il réservait à cet investissement. Pershing Square compte parmi les grands gagnants de l’année écoulée avec un performance de 38%. Clearfield Capital Management, qui devrait être lancé dans le courant du premier semestre, est un hedge fund qui se présente comme un spécialiste des situations spéciales avec des stratégies long/short equity et event driven. Il sera piloté par Philip Hilal, un ancien de Kingdon Capital. William Ackman connaît Philip Hilal depuis plus de vingt ans et il y a quelques années, il avait même essayé de l’embaucher.
Interrogé par L’Agefi, les membres du Panel Crédit ont réaffirmé leurs convictions sur la bonne tenue de la classe d’actifs. Dans un environnement de rendements des obligations d’Etat des pays toujours plus bas, du fait notamment du lancement officiel du programme de rachats massifs sur ces titres par la BCE, tous les gestionnaires interrogés par le Panel surpondèrent désormais la classe d’actifs crédit au sein de leurs portefeuilles, à une exception près, BBVA, qui reste neutre. Les gérants ont une vision positive de l'évolution des spreads pour le mois de mars, sur fond d’appétit croissant pour le risque et le rendement. Et leurs préférences d’investissement en termes de catégorie d’emprunteurs - entreprises financières ou non financières - et de type de dette - senior ou subordonnée -, vont majoritairement vers les titres juniors, au détriment de la dette senior dans leurs portefeuilles. A noter que la part de cash moyenne dans les portefeuilles des panélistes s’est légèrement réduite à 2,75%.
Les investisseurs britanniques ont donné la préférence aux actions japonaises et à l’or au mois de janvier et ont boudé la plupart des autres classes d’actifs, selon le dernier sondage mensuel réalisé par Lloyds Private Bank dont l’"Investor Sentiment Index» mesure l'évolution de l’intérêt des investisseurs pour les différentes classes d’actifs. C’est ainsi que le mois dernier, l’indice sur l’or s’est amélioré de 6,5 points de pourcentage pour s'établir à 29%. L’indice des actions japonaises a progressé de 6 points de pourcentage. Sur douze mois toutefois, l’indice affiche un repli de 26 points de pourcentage et demeure dans le rouge. La classe préférée des investisseurs d’outre-Manche reste toutefois l’immobilier britannique avec un indice qui a perdu 10,9 points de pourcentage mais qui s’inscrit encore à 38%.
Après presque un an passé à la septième position mondiale, le Renminbi (« RMB ») est entré depuis novembre 2014 dans le top cinq des devises internationales, dépassant en valeur à la fois le dollar canadien et le dollar australien, selon des données communiquées par Swift. Il se place désormais derrière le yen japonais, la livre sterling, l’euro et le dollar US. Il y a deux ans, en janvier 2013, le RMB était classé au 13e rang des devises mondiales avec une part de 0,63 %. En décembre 2014, le RMB a atteint le niveau record de 2,17 % des paiements internationaux. Il talonne désormais le yen japonais dont la part est de 2,69 %. « Cette entrée dans le top 5 des devises de paiement internationales est une étape importante » indique Wim Raymaekers, Head of Banking Markets chez SWIFT. « Elle témoigne de l’internationalisation du RMB et confirme la transition de la devise d’un statut de devise « émergente » à « business as usual ». L’émergence de divers centres de compensation offshore en RMB dans le monde, avec 8 nouveaux accords signés avec la People ‘s Bank of China en 2014, a joué un rôle important dans cette croissance ». De manière générale, la valeur des paiements internationaux en RMB a augmenté de 20,3 % en décembre 2014 tandis que la progression pour l’ensemble des devises était de 14,9 %. Le RMB a fait preuve d’une croissance à trois chiffres constante au cours des deux dernières années, avec une augmentation des paiements de 321 % en valeur. Au cours de la dernière année, les paiements en RMB ont augmenté de 102 % en valeur, à comparer à une croissance annuelle de 4,4% pour l’ensemble des devises sur cette même période.
Le programme d’assouplissement quantitatif annoncé le 22 janvier par la Banque centrale européenne (BCE) a redonné de l’appétit aux investisseurs qui sont revenus sur les actifs risqués dans les derniers jours de janvier.Les fonds spécialisés sur les actions ont ainsi attiré au niveau mondial 3,8 milliards de dollars durant la semaine au 28 janvier, enregistrant leur première collecte nette depuis quatre semaines, selon les données communiquées par EPFR Global. Les fonds obligataires ont enregistré pour leur part une collecte nette de 10,1 milliards de dollars, la plus élevée depuis le mois d’octobre. Les fonds d’obligations indexées sur l’inflation ont été particulièrement recherchées, relève EPFR.Les fonds monétaires ont terminé la période sous revue sur une décollecte nette de 7,67 milliards de dollars, les fonds monétaires européens enregistrant leurs premiers rachats depuis le début de l’année.
Les actifs des programmes de retraite à contributions définies pourraient dépasser la barre des 6.000 milliards de dollars en 2018, selon des estimations de Cerulli Associates. «Selon nos projections, d’ici à la fin de la décennie, les actifs totaux des plans à contributions définies du secteur privé devraient approcher les 6.500 milliards de dollars, la majorité d’entre elles dans les plans 401 (k)», indique Jessica Sclafani, analyste senior chez Cerulli, citée dans un communiqué. L’analyste souligne que les plans à contributions définies sont devenues le véhicule d'épargne le plus important aux Etats-Unis pour l’ensemble du système de retraite. Parallèlement, les régimes à prestations définies sont de plus en plus rares, notamment dans le secteur privé. Dans ce contexte, les gestionnaires d’actifs sont de plus en plus présents sur ce segment de marché. Ils affinent leur stratégie et leurs produits et contribuent à créer un environnement de plus en plus concurrentiel dans ce secteur.
Columbia Management a annoncé le lancement d’un mutual fund alternatif, le Columbia Adaptive Alternatives Fund (CLAAX) qui propose aux investisseurs un accès à une fonds multi-stratégies de Blackstone Alternative Investment Advisers. Le fonds propose une gamme de hedge funds sélectionnés par Blackstone ainsi que des stratégies alternatives beta et des classes d’actifs non traditionnelles (matières premières, fonds immobiliers de type REIT, obligations indexées sur l’inflation et du private equity coté) gérés par Columbia Management. Le fonds est géré par Jeffrey Knight, CFA, William Landes, PhD, and Marc Khalamayzer, CFA. La stratégie vise une réduction de la volatilité et un rendement positif sur la totalité d’un cycle de marché avec si possible une faible corrélation aux classes d’actifs traditionnelles (actions et obligations).
Malgré la décision de la Banque nationale suisse et la vigueur du franc suisse, les gestionnaires de patrimoine indépendants basés en Suisse s’attendent à une poursuite de la hausse des Bourses, selon la première livraison de l’indice des gestionnaires de patrimoine proposé par la société de gestion Aquila en partenariat avec le site spécialisé finews qui sera publié tous les trois mois. Ce premier sondage a été réalisé auprès d’un échantillon de 130 gestionnaires avant les annonces de la BCE du 22 janvier. La majorité des gestionnaires interrogés (52%) s’attendent à une montée des taux aux Etats-Unis. Seulement 6% d’entre eux évoquent une baisse des taux. Pour ce qui est des taux allemands, 71% des sondés prévoient des taux stables, 20% évoquant une nouvelle baisse des taux d’ici à la fin mars 2015. Pour la Suisse, 82% des sondés tablent sur le statu quo sur le front des taux.
Denis Girault, managing director et responsable des marchés émergents pour le fixed income chez UBP (Union Bancaire Privée), estime que les obligations d’entreprises des marchés émergents représentent un investissement intéressant pour 2015, après une année 2014 qui a fourni des rendements supérieurs à 8% pour le crédit corporate en catégorie d’investissement. «Les valorisations des obligations d’entreprises des marchés émergents restent intéressantes, notamment par rapport à l’investment grade des marchés développés ou au high yield. Le coût de la couverture par rapport à une exposition au dollar est estimé à 70 points de base pour cette année contre 40 à 45 points de base en 2014 mais même en prenant en compte ce coût, un investissement dans une obligation d’entreprise des marchés émergents classée en catégorie d’investissement offre un rendement de 3,63% contre 1,88% pour une obligation corporate euro», a souligné Denis Girault le 29 janvier à l’occasion d’un point de presse. Avec la dégradation de la note de la Russie par Standard & Poor’s en catégorie spéculative, les entreprises russes pourraient sortir de l’indice Cembi Diversified IG de JP Morgan. Si cette hypothèse se vérifiait, le rendement du JP Morgan CEMBI Diversified Investment Grade Index passerait de 4,32% à 4,10%, un rendement qui reste malgré tout intéressant dans l’environnement actuel de bas taux d’intérêt. L’an dernier, le fonds UBAM FCP-EM Investment Grade Corporate Bond (USD) a en tout cas dégagé une performance de 7,41% contre 1,88% pour le BofA Merrill Lynch 6-7 Year Mod. Dur BBB EUR Corporate (EUR). Et la stratégie a collecté plus d’une centaine de millions de dollars à environ 450 millions de dollars. «La tendance s’est poursuivie en janvier et les investisseurs institutionnels sont très intéressés par la stratégie», relève Denis Girault. Les actifs sous gestion de l’obligataire émergent d’UBP s'élèvent au total à environ 2,4 milliards d’euros (au 21 janvier 2015), dont 1,4 milliard en obligations d’entreprises des marchés émergents et 1 milliard d’euros en obligations souveraines. Les actifs sous gestion de ces stratégies n’ont cessé d’augmenter depuis 2011, date à laquelle ils s'élevaient à moins de 600 millions d’euros.
Le groupe britannique Legal & General Capital et le fonds de pension néerlandais PGGM ont annoncé, ce 28 janvier, le lancement d’une coentreprise à Londres dédiée à l’investissement dans l’immobilier. Cette nouvelle structure a déjà réalisé un premier investissement de 67 millions de livres (90 millions d’euros) en rachetant un bien situé au 72 Broadwick Street à Soho. La coentreprise dispose d’une capacité d’environ 375 millions de livres (501,9 millions d’euros) pour réaliser ses investissements. Dans le cadre de cet accord, Legal & General Property pilotera et dirigera la démarche d’acquisitions de biens immobiliers et agira en qualité de gestionnaire de fonds pour la coentreprise. Cette dernière se concentrera sur l’immobilier de bureaux et ciblera des actifs compris entre 30 millions et 90 millions de livres nécessitant des améliorations significatifs. PGGM et Legal & General n’en sont pas à leur coup d’essai. Il y a quelques semaines, les deux partenaires s’étaient déjà associés pour acquérir le Bishopsgate Long Term Property Fund Unit Trust pour un montant de 370 millions de livres (lire NewsManagers du 7 janvier 2015).