Souvent considéré comme la dernière boîte noire de la chaîne d’approvisionnement, le secteur des transports est en train de se mettre au diapason du développement durable. L’agence de notation extra-financière Vigeo Eiris et le spécialiste de notation et de labellisation du transport éco-responsable European TK’Blue Agency ont signé le 23 février un partenariat qui va permettre à Vigeo Eiris de mieux questionner l’engagement des entreprises à faire évaluer l’impact global environnemental de leur chaîne de transport par un tiers indépendant et à en rendre compte. Vigeo Eiris et TK’Blue ont ainsi rédigé un partenariat de méthodes pour échanger et identifier les meilleures pratiques, contribuer au renforcement de la transparence et de la pertinence des méthodes de réduction des émissions des externalités négatives du transport et promouvoir la rigueur et la précision dans l'évaluation des performances des entreprises en matière de diminution de l’empreinte global de leur logistique. «Les externalités environnementales des transports ont longtemps fait figure de parent pauvre du développement durable. L’avènement d’une agence comme TK’Blue consacre un tournant vers plus d’intelligibilité et de précision dans la façon de mesurer la performance environnementale des entreprises», a souligné Fouad Benseddik, directeur des méthodes et des relations institutionnelles de Vigeo Eiris, le 23 février à l’occasion d’un petit-déjeuner débat. Les scores attribués par Vigeo Eiris aux entreprises sur le critère relatif à la maîtrise des impacts environnementaux du transport pourront désormais être majorés pour celles qui rendront compte des diligences extérieures auxquelles elles ont eu recours pour évaluer leurs performances environnementales au regard de l’ensemble des nuisances générées. Parmi ces diligences, et compte tenu de la granularité de la méthodologie TK’Blue, notamment sur les aspects relatifs au calcul du coût des externalités du transport, Vigeo Eiris a convenu de reconnaître les notes et opinions de TK’Blue comme des références. Le simple fait d’avoir recours à TK’Blue sera un élément positif pour les entreprises et la publication de leur note améliorera le score et la reconnaissance de leur responsabilité sociale.Les deux parties ont également convenu de maintenir entre elles un échange régulier d’informations sur les bonnes pratiques qu’elles observeront et sur les éléments susceptibles de faire émerger des standards avancés de responsabilité environnementale du secteur de la logistique. En intégrant officiellement l’indicateur TK’Blue dans son évaluation des entreprises, tant les chargeurs que les transporteurs, Vigeo Eiris confirme l’importance du comportement éco-responsable de l’entreprise dans ses choix de chaînes et moyens de transport et vient du même coup marquer l'évolution de TK’Blue vers un positionnement de standard international reconnu pour l’ensemble des acteurs du marché du transport.Cette coopération est congruente avec la volonté exprimée en juillet 2015 par le ministre Alain Vidalies de création d’un référentiel RSE de la logistique, rappelle un communiqué. Ce partenariat s’inscrit également dans la logique du récent Décret 173 de la loi sur la transition énergétique qui va considérablement booster la demande des analystes financiers sur la qualité RSE de la supply chain des sociétés dans lesquelles ils souhaitent investir. Et ce d’autant plus qu’il existe une relation directe reconnue entre le niveau de qualité des chaînes de transport des entreprises et leur rentabilité...
Unibail-Rodamco a signé vendredi 19 février 2016 une promesse de vente pour la cession de l’immeuble de bureaux So Ouest (Levallois-Perret), pour un prix net vendeur supérieur à 330 millions d’euros. Cette transaction est soumise aux conditions suspensives d’usage et devrait être finalisée au début du troisième trimestre 2016.So Ouest est un immeuble de bureaux totalement rénové de 33 300 m² et entièrement loué depuis 2014 à SAP France et Pharmaceutical Research Associates avec des baux à long terme. Cet actif bénéficie d’un excellent emplacement dans le quartier Eiffel de Levallois-Perret juste au-dessus du centre commercial So Ouest. Il permet une utilisation efficace de l’espace grâce à des plateaux modulables, dispose de vues exceptionnelles sur Paris et La Défense, et a été certifié BREEAM-in-use et HQE.
La Financière Responsable a annoncé le 22 février que ses gérants avaient cédé la totalité des titres Daimler des portefeuilles, le vendredi 19 février dernier. «Le constructeur automobile allemand avait déjà été mis sous surveillance en octobre dernier. En effet, la société avait décidé de ne pas répondre à notre questionnaire extra-financier annuel, suite à nos multiples relances, contrairement aux années précédentes. Daimler opère une hiérarchie de ses actionnaires et classe notre requête dans la catégorie non traitée, au mépris du principe d’égalité des actionnaires. Ce refus de fournir de l’information utile à notre décision d’investissement tombe sous le coup d’une exclusion, conformément à notre processus d’investissement», explique la société de gestion.Néanmoins, «nous cherchions dans l’intérêt des actionnaires un cours de sortie, dans un délai raisonnable, nous permettant d’insister auprès de la société sur le caractère discriminatoire d’une telle mesure, qui survient à un moment peu adéquat, compte tenu du contexte actuel dans le secteur automobile. Nous avons aussi informé Daimler que l’exclusion du titre serait accompagnée d’une communication de la part de La Financière Responsable», ajoute la société de gestion.Les gérants de La Financière Responsable avait déjà entamé le processus de vente des titres dès le mois d’octobre. Mais l’action judiciaire en nom collectif aux Etats-Unis annoncée le 19 février concernant les niveaux d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) de ses voitures a amené les gérants à liquider la totalité de la position. «La Financière Responsable ne se prononce pas sur la véracité de cette accusation, mais ne veut pas prendre le risque d’être actionnaire de Daimler, entreprise qui refuse expressément de fournir de l’information sur ses pratiques extra financières», conclut le gestionnaire.
Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont baissé en 2015 de 2,2%, la hausse du dollar masquant une croissance solide dans de nombreux pays, selon la dernière édition du rapport de l’Indice Henderson des dividendes mondiaux (HGDI). A l’échelle internationale, les dividendes totaux ont ainsi atteint 1150 milliards de dollars US en 2015, soit une augmentation de 9,9% des dividendes sous-jacents (après ajustement des effets de change et d’autres facteurs). Le dollar US s’est principalement apprécié au cours du premier semestre, ce qui signifie que la croissance des dividendes est devenue de plus en plus visible en cours d’année. Les dividendes totaux ont augmenté de 4,6% au cours du quatrième trimestre et les dividendes sous-jacents de 12,1%. Le HGDI a terminé l’année à 157,7 contre 161,3 à la fin de l’année 2014. La hausse du dollar US a entraîné une baisse de neuf points de pourcentage du taux de croissance annuel des dividendes totaux, ce qui correspond à une baisse de 104 milliards de dollars US au cours de l’année. L’effet de change a été dix fois plus important qu’en 2014 et le plus élevé jamais enregistré par le HGDI. L’impact de la solidité du dollar US a affecté toutes les régions mais a été le plus marqué, en termes de valorisations, en Europe, où les mesures d’assouplissement quantitatif ont conduit à une forte baisse du taux de change. Dans le reste du monde, la Russie, le Brésil et l’Australie ont également été fortement affectés, leurs devises chutant fortement tout comme le cours des matières premières dont leurs exportations dépendent.La croissance des dividendes sous-jacents des pays développés a été encourageante, effets de change et facteurs techniques mis à part. Elle a été menée par le Japon, où la croissance a été si rapide qu’elle a plus que compensé la faiblesse du Yen. Toyota Motors, qui a versé les dividendes les plus élevés au Japon, est un excellent exemple de la façon dont les sociétés japonaises augmentent les dividendes payés à leurs actionnaires, la société augmentant ses dividendes en Yen de 29% en 2015. La croissance spectaculaire de 19,2% des dividendes sous-jacents s’est traduite par une progression de 5,2% des dividendes totaux. L’Australie et le Canada font également partie des plus gros payeurs de dividendes au monde, leurs dividendes sous-jacents ont enregistré des progressions à deux chiffres mais leurs dividendes totaux ont diminué, leurs devises chutant face au dollar US.Les dividendes nord-américains ont atteint un nouveau niveau historique en 2015, les dividendes totaux augmentant de 12,1% pour atteindre 440,4 milliards de dollars US. Les dividendes sous-jacents ont progressé de 10,2%. Les sociétés américaines ont versé 50 milliards de dollars US de dividendes de plus en 2015 qu’au titre de l’année précédente. L’indice HGDI des Etats-Unis a atteint 200 à la fin de 2015, ce qui signifie que les dividendes ont doublé depuis 2009.L’Europe, hors Royaume-Uni, a vu ses dividendes chuter de 12,2% à 204,5 milliards d’euros «en raison d’un effet de change spectaculaire». L’impact de la solidité du dollar a été «le plus marqué en Europe, où les mesures d’assouplissement quantitatif ont conduit à une forte baisse de l’euro», relève l'étude Henderson. Mais la France a bien tiré son épingle du jeu, en décrochant le titre de «plus gros payeur de dividendes» en Europe hors Royaume-Uni, grâce au versement de 47 milliards de dollars, en dépit d’une baisse de 15,8% par rapport à 2014. Mais le pays ne compte aucun groupe dans les 20 principaux payeurs mondiaux, alors que le géant pétrolier Total y figurait en 17e position en 2014. Le Royaume-Uni reste un gros contributeur même si le pays «a réalisé des résultats médiocres par rapport aux autres pays développés» avec une chute de 21,7% des dividendes totaux à 107,1 milliards.Les dividendes devraient dépasser 1.170 milliards de dollars US en 2016, soit une hausse de 1,6% des dividendes totaux et de 3,3% des dividendes sous-jacents. «Le dollar US ne devrait pas enregistrer une nouvelle hausse spectaculaire, ce qui devrait permettre à la croissance des dividendes sous-jacents de s'étendre sur bon nombre de régions», note l'étude. Par ailleurs, 2016 devrait être une année difficile pour le Royaume-Uni et les pays émergents, le Royaume-Uni ayant été fortement touché par la baisse des dividendes des sociétés minières.
Les FIP Corses Kallisté Capital 1, 2 et 3 gérés par Vatel Capital ont cédé quatre parcs photovoltaïques au fonds TRIG pour un montant total reçu (cession SECP Borgo + Sole e Aria 1, 2 et 3) d’un peu plus de 4,23 millions d’euros représentant un rendement net annualisé de 9 % sur l’investissement initial, selon un communiqué publié le 22 février. Ces parcs photovoltaïques étaient construits et exploités par Akuo Energy, un des tous premiers producteurs d’énergie renouvelable français indépendants. Le fonds TRIG est géré par Infra Red, un acteur d’envergure mondiale qui a aujourd’hui plus de 8 milliards de dollars sous gestion.
FIDAL Asiattorneys, filiale du cabinet d’avocats d’affaires Fidal, renforce sa dynamique de développement en Asie du Sud-Est avec la création d’un département Grands Projets dédié à cette zone, dirigé par Nicolas Ragache qui rejoint le cabinet de la région Asie du Sud-Est, implanté à Ho Chi Minh Ville au Vietnam . En lien avec les autres expertises du cabinet, ce département a vocation à permettre un accompagnement intégré et complet dans les projets d’investissement (Fonds, Sociétés d’infrastructures, Holdings…) et d’infrastructures (PPP, BOT, Concessions…), y compris en matière de structuration des appels d’offres et de contractualisation.Nicolas Ragache, juriste et économiste, diplômé de l’Université Panthéon-Assas (LLM in International Business Law), de l’ENSAE (Msc) et du DELTA (EHESS – DEA Analyse et Politique Economique M2), a passé 20 ans au sein d’institutions et d’administrations françaises en tant qu’économiste et spécialiste des finances publiques, notamment en charge de questions liées aux financements industriels, agricoles et européens. Il a également été représentant de l’Etat au conseil d’administration d’entités publiques et conseiller de plusieurs ministres du gouvernement français.En tant que responsable du Département « Grands Projets, Investissement et Infrastructure » de FIDAL Asiattorneys, Nicolas Ragache développera son activité avec Albert Franceskinj et Caroline Chazard-Meas, avocats associés du cabinet animant la filiale Asie du Sud-Est de Fidal.
Peter van der Welle, stratégiste chez Robeco, ne croit ni en une récession aux Etats-Unis, ni à l’effondrement de l’économie chinoise. «La prime de risque sur les actions a dépassé la moyenne historique. Cela ne signifie pas que tous les risques ont été levés car le pétrole, la Chine ou la crédibilité des banques centrales demeurent des facteurs qui peuvent hanter les marchés à court terme. La volatilité va probablement rester élevée un certain temps, des pertes à court terme ne peuvent donc pas être exclues», souligne-t-il dans L’Agefi. Sur le segment alternatif, le high yield (haut rendement) européen lui paraît plus attractif. Sur le marché des actions, les poches avec un bêta faible, comme les actions à faible volatilité par exemple, pourraient également s’avérer efficaces.
L’aversion au risque est demeurée forte à la mi-février et les investisseurs ont continué de réduire leur exposition aux actions en général et aux actions européennes en particulier avec des sorties nettes de 4,2 milliards de dollars durant la semaine au 17 février, selon la dernière étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch. Ce montant est le plus élevé depuis octobre 2014, souligne l'étude qui reprend des données de la société spécialisée dans le suivi des flux EPFR Global. Les seuls fonds d’actions allemandes ont subi des rachats pour un montant de près de 1 milliard de dollars, le plus élevé des neuf derniers mois.Cela dit, aucune région n’a été épargnée et toutes zones géographiques confondues, les fonds dédiés aux actions ont terminé la semaine sous revue sur une décollecte nette de 12,2 milliards de dollars. Les fonds investis dans les actions américaines ont enregistré une décollecte nette de 6 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux actions japonaises ont connu une troisième semaine consécutive de sorties nettes, cette fois pour un montant limité à 300 millions de dollars. Dans le sillage des mois précédents, les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont également affiché des dégagements pour un montant de l’ordre de 300 millions de dollars également.Côté obligataire, la semaine s’est en revanche soldée par une collecte nette de 1 milliard de dollars. Les fonds spécialisés dans les obligations gouvernementales ont affiché une collecte nette de 1,6 milliard de dollars mais les fonds dédiés aux obligations émergentes et ceux investis dans les obligations à haut rendement ont subi des rachats pour des montants de 600 millions de dollars chacun. Et alors que les fonds d’obligations américaines ont attiré près de 6 milliards de dollars, les fonds d’obligations européennes ont enregistré une décollecte supérieure à 1,5 milliard de dollars.Les fonds dédiés aux métaux précieux ont attiré 1,6 milliard de dollars tandis que les fonds monétaires affichaient quelque 4 milliards de dollars de sorties nettes.
Les gérants de hedge funds sont sans conteste les grands chefs du secteur de la gestion d’actifs, écrit le Financial Times. Mais les ingénieurs financiers reconstituent la recette de leur sauce secrète et trouvent de nouvelles manières de la vendre en boîte. “Nous nous rendons compte qu’une grande partie de ce que nous pensions être de l’alpha est en fait une forme alternative de beta », indique Yazann Romahi, le responsable du pôle quantitatif de JPMorgan Asset Management. « Cela va transformer le secteur des hedge funds ».
A la fin 2015, la performance annuelle des fonds non monétaires affiche une diminution de 0,3 point de pourcentage par rapport à fin 2014 pour s'établir à 5,1% après 5,4%, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Cette quasi-stabilité masque toutefois des disparités importantes par type de fonds. Le repli est particulièrement marqué pour les fonds obligations dont la performance recule à 0,8% contre 5,1% l’année précédente, et dans une moindre mesure, pour les fonds diversifiés, dont la performance se replie à 3,1% après 5,4%. En revanche, le rendement annuel des fonds actions progresse à 10% contre 6,9% précédemment en dépit de la moindre valorisation des fonds indiciels (+5,7% après 10%). La performance des fonds monétaires reste très faible, à 0,2% après 0,4%.
Lyxor Asset Management et Och-Ziff Capital Management ont annoncé le 17 février que le Lyxor / OZ U.S. Equity Opportunities Fund, une stratégie long/short dédiée aux actions américaines dont le lancement avait été annoncé fin novembre (Newsmanagers du 30 novembre 2015) est notifié en vue de sa commercialisation dans les dix pays suivants : Luxembourg, Royaume-Uni, Singapour, France, Italie, Autriche, Pays-Bas, Suède, Espagne et Belgique. Le fonds est disponible pour un montant minimum de souscription de 10.000 dollars sur la plateforme OPCVM alternatifs de Lyxor. Toutes les classes d’actions ne sont pas disponibles ou autorisées à la vente dans l’ensemble des juridictions, précise un communiqué. Le fonds est un compartiment de la SICAV de droit irlandais, Lyxor Newcits IRL II Plc. Lyxor est la société de gestion du fonds et Och-Ziff agit comme gérant par délégation. .
La croissance des actifs de beta stratégique ou smart beta va continuer à mettre la pression sur les gestionnaires actifs et leur capacité à garder des fonds, selon une nouvelle étude publiée par Cerulli Associates sur les évolutions en cours sur le marché américain («U.S. Evolution of Passive and Strategic Beta Investing 2016: Opportunities for Asset Managers and Indexers»). Cette tendance devrait se confirmer car les investisseurs sont de plus en plus nombreux à comprendre les bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’intégration de produits de smart beta dans leurs portefeuilles, entre autres la possibilité de réduire leurs risques et d’améliorer leurs performances tout en réduisant les coûts par rapport à une gestion active. «Le smart beta représente une situation intermédiaire sur le spectre qui va de la gestion passive à la gestion active. On peut le considérer comme une approche hybride», estime Jennifer Muzerall, associate director chez Cerulli. «Les affirmations subjectives sur la stratégie d’investissement beta sont davantage assimilables à une stratégie active, alors que sa mise en œuvre transparente et basée sur des règles présente des caractéristiques similaires à celles de la gestion passive», précise-t-elle. «Le développement du smart beta met la barre plus haut pour les gestionnaires actifs et leur capacité à générer de l’alpha. Les gérants actifs se mettent à contre-coeur au smart beta en raison de la poursuite des sorties qui affectent les stratégies actives», selon Jennifer Muzerall. De leur côté, les gérants passifs voient dans cette évolution l’opportunité de proposer des produits originaux et mieux margés.
La première édition annuelle internationale du baromètre des portefeuilles réalisée par le Portfolio Research and consulting Group de Natixis Global Asset management ravira les investisseurs français. Dans l’enquête dont L’Agefi Actif a obtenu la primeur, le gestionnaire constate en effet que parmi les 855 portefeuilles modèles qu’il a analysés pour des conseillers de sept régions du monde (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Singapour, Italie, Espagne et Amérique latine), les investisseurs français sont ceux qui ont obtenu le meilleur rendement en 2015, soit près de 8 % (7,6%) pour un portefeuille à risque modéré. Derrière viennent les anglais puis les italiens, avec un rendement d’un peu plus de 5 % (respectivement 5,3 % et 5,2 %), Singapour (3,5 %), l’Espagne (2 %), tandis que l’Amérique Latine et les Etats-Unis se situent en queue de peloton avec des rendements d’environ -1 %. Plusieurs raisons expliquent ce surcroît de performance des conseillers français (et de leurs clients), relève L’Agefi Actifs. En premier lieu, la construction d’un portefeuille à risque modéré (ou équilibré), varie fortement d’un pays à l’autre. Et sur ce point, une des principales singularités française a été payante l’année dernière : les fonds en euro, très présents dans les allocations dans l’Hexagone, ont fortement contribué à réduire le risque des portefeuilles. Ensuite, sur les actions, James Beaumont, Responsable international de l’équipe Portfolio Research & Consulting de Natixis Global AM, met en avant le biais local, c’est-à-dire la surpondération des actions européennes au détriment des actions américaines ou émergentes, qui a aussi profité aux clients français. Enfin, l’étude souligne la bonne gestion de la partie obligataire des gérants français, qui ont notablement surperformé ceux des autres régions. En revanche, le poids des fonds diversifiés multi-classes d’actifs (près du tiers des portefeuilles des français, la proportion la plus élevée parmi les pays analysés) qui sont censés offrir un surcroît de diversification, n’explique pas à lui seul la bonne tenue des portefeuilles. Pour preuve, ces produits n’ont pas réussi à endiguer les piètres performances des clients d’Amérique latine alors même qu’ils représentent, dans cette région, une part importante (21 %) des allocations.
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, ce 17 février, l’acquisition d’une participation de 9,95 % au capital du groupe indien Max Financial Services, propriétaire d’environ 72% du capital de Max Life, le quatrième plus grand acteur privé de l’assurance vie en Inde. KKR a réalisé cet investissement à travers le véhicule Asian Fund II. La société n’a pas souhaité dévoiler le montant de l’opération. Max Life est une coentreprise avec le groupe japonais Mitsui Sumitomo Insurance.
La bataille que se livrent la banque centrale chinoise et les spéculateurs au sujet du renminbi s’est intensifiée la semaine dernière avec la lettre du gérant de hedge funds américain Kyle Bass, qui prédit une crise de la dette et de la devise chinoises, rapporte le Financial Times. Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque de Chine, a brisé des mois de silence lors du weekend, en minimisant le déclin des réserves de change de la Chine et en soulignant que Pékin ne cherchait pas à dévaluer sa monnaie. Cela est intervenu quelques semaines après que l’Etat a mis en garde George Soros contre une guerre contre le renminbi.
Devant le fort intérêt suscité par ses deux premiers fonds investis en bouteilles de grands vins, la Financière d’Uzès annonce le lancement d’un troisième fonds professionnel spécialisé ayant la particularité d’être ouvert : Uzès Grands Crus I. Ce fonds offre aux investisseurs tels que mentionnés à l’article 423-27 et suivants du Règlement Général de l’AMF l’opportunité de diversifier leur portefeuille en bénéficiant du dynamisme du marché mondial des grands crus. Uzès Grands Crus I est un FIA à valorisation trimestrielle. Son actif, investi au minimum à 75 % dans des bouteilles de grands vins, sera géré selon l’approche de conviction et de contrôle des risques mise en œuvre depuis 35 ans sur les marchés d’actions par UZES GESTION, la filiale spécialisée de la Financière d’Uzès. Le fonds a pour objectif de surperformer le taux annuel de l’OAT 5 ans avec un minimum de rendement de 5 %. Caractérisé par une offre limitée en raison de règles de production très strictes et par une demande croissante liée à l’arrivée constante de nouveaux consommateurs, collectionneurs et investisseurs, le marché des vins d’exception est structurellement acheteur. Ce marché mondial est estimé à 3,5 milliards d’euros par an. Il concerne essentiellement des vins français des 15 à 20 derniers millésimes et, à la marge, des vins italiens, espagnols, américains et australiens du même âge, 70 % des échanges étant concentrés sur des vins de Bordeaux. Le marché des grands vins bénéficie d’une efficience et d’une transparence accrues grâce aux nombreuses ventes organisées par les grandes maisons d’enchères, au rayonnement international des sites Internet marchands spécialisés et surtout grâce à la montée en puissance de Liv-ex (London International Vintners Exchange), la plateforme intégrée de négociation et de règlement-livraison dédiée aux grands vins qui regroupe aujourd’hui 440 membres (négociants, courtiers, distributeurs, spécialistes de l’import-export et fonds d’investissement) originaires de 35 pays qui réalisent 85% des transactions au monde.
La Société financière de la Nef lance le 4 avril les produits d'épargne solidaire Livret Nef et Compte à Terme Nef avec partage d’intérêts au profit de Terre de Liens. Ce partenariat vient renforcer les liens historiques entre le mouvement Terre de Liens, qui s’engage pour la préservation des terres agricoles et le développement d’une agriculture biologique et paysanne, et La Nef, bientôt Banque éthique de plein exercice.La Nef propose des produits d’épargne solidaire, dont la spécificité est l’utilisation transparente de l’argent déposé : tous les projets financés par l’épargne de ces produits est publiée chaque année, depuis 1988. Avec l’argent de ses épargnants, la Nef finance uniquement des projets ayant une utilité sociale, écologique et/ou culturelle, notamment l’installation et de développement de projets agricoles et des filières bio, qu’elle accompagne depuis ses débuts. L’encours actuel de financement de filières bio et paysannes est de 38 millions d’euros. Ces filières représentaient près de 42% des prêts réalisés par la Nef en 2015.
Groupama Asset Management a annoncé le 16 février la commercialisation d’un nouvelle stratégie sur les petites et moyennes capitalisations européennes. Il s’agit en fait d’un élargissement à l’Europe de la stratégie euro logée dans le FCP Groupama Avenir Euro IC qui affiche de solides performances au cours des dernières années. L’actif net global approchait le milliard d’euros fin 2015 à 926 millions d’euros à fin décembre contre un peu plus de 100 millions d’euros fin 2012. Une croissance des encours qui a été favorisée par une performance de plus de 200% sur les dix ans à fin 2015, contre à peine 87% pour l’indice de référence MSCI EMU Small Cap sur la même période. Le nombre d’investisseurs qualifiés investis dans la stratégie a ainsi été multiplié par deux au cours des trois dernières années, passant de 127 à 224 fin 2015. Fort de cette réussite commerciale, Groupama AM a donc décider d'élargir le périmètre de la stratégie à l’Europe, avec néanmoins un socle commun zone euro de plus de 50%. Le nouveau fonds, G Fund -European Small and Mid Cap, mis en incubation fin 2014, couvre la Suisse, la Scandinavie et le Royaume-Uni, a précisé à l’occasion d’un point de presse Cyrille Carrière, gérant de Groupama Avenir Euro, qui est épaulé depuis septembre 2014 par Cyril de Vanssay de Blavous, analyste gérant SMID. Les résultats sont prometteurs depuis la création de la stratégie, fin 2014, jusqu’au 29 janvier, la performance s’inscrivant sur la période à 37,1% contre seulement 18,9% pour l’indicateur de référence, le MSCI Europe Small Cap Euro (dividendes nets réinvestis). Dans un contexte de marchés soumis à une volatilité de plus en plus violente et récurrente, «les petites et moyennes capitalisations constituent la meilleure niche d’investissement sur le long terme», a souligné Pierre Alexis Dumont, directeur de la gestion Actions et Convertibles de Groupama AM. Un gisement d’opportunités qui repose sur de nouveaux business models sur des marchés spécifiques qui seront déployés sur cinq ou dix années. Sur une période de quinze ans à partir du 28 mars 2000, soit le plus haut de la bulle internet, le marché des petites et capitalisations affiche un écart de rendement moyen de l’ordre de 6% si l’on compare le MSCI Small Cap Europe avec l’Europe Stoxx alors que la volatilité est moindre. L’an dernier, le retour des actions européennes dans les allocations a d’ailleurs été porté par les petites et moyennes capitalisations. A l’instar du fonds Groupama Avenir Euro, G Fund-European Small and Mid Cap s’appuiera sur les méthodes éprouvées de son gérant, Cyrille Carrière. Ce dernier déploie une approche qualitative et exclusive, fondée sur des critères de sélection précis et exigeants : « Notre process de sélection de valeurs vise à identifier des sociétés positionnées sur des niches de marché estimées à fort potentiel qui peuvent changer de dimension en quelques années. C’est un choix d’investissement inscrit dans une vision long terme de ce que peuvent devenir ces entreprises innovantes » précise Cyrille Carrière.