Les ETF Strategic-Beta sont, en moyenne, plus chers que leurs homologues pondérés par la capitalisation. Les ETF dans la catégorie grandes capitalisations américaines sont les plus chers en termes relatifs. La moyenne des TFE (Total des Frais sur Encours) des ETF Strategic-Beta liés à l’indice S&P 500 est trois fois plus élevée que celle des ETF ordinaires liés au S&P 500 (0,43 % contre 0,14 %), selon une étude de Morningstar sur «le véritable coût des ETF Strategic-Beta» (ou smart beta). Cette étude examine les différences de coûts entre les fonds indiciels cotés (ETF) Strategic-Beta et leurs concurrents de gestion passive classique. L'étude évalue les écarts de frais, les coûts de réplication et les frais de transactions de 100 ETF Strategic-Beta domiciliés en Europe et de 77 ETF pondérés par les capitalisations boursières liés aux benchmark actions les plus largement utilisés. A l’inverse, les frais moyens pour les ETF Strategic-Beta sur les marchés émergents sont seulement un peu plus élevés que ceux sur leurs homologues pondérés par la capitalisation (0,60 % contre 0,53 %). Le TFE moyen des ETF Strategic-Beta européens a reculé de 0,43 % à 0,39 % au cours des cinq dernières années, principalement en raison de l’introduction de produits Strategic-Beta moins coûteux.Le taux de rotation plus élevé des positions dans des indices Strategic-Beta comparé à ceux plus traditionnels pondérés par la capitalisation implique des coûts de réplication relativement plus élevés, qui ne sont pas inclus dans le TFE d’un fonds et représentent une pression supplémentaire sur la performance de ces fonds de réplication aussi bien physique que synthétique. Les indices Strategic-Beta affichent des taux de rotation allant généralement de 20 à 30 % par an, alors que le taux de rotation moyen des indices standards pondérés par la capitalisation se situe entre 3 et 8 %. Les investisseurs en ETF Strategic-Beta peuvent également trouver des frais de transactions plus élevés. Comme de nombreux ETF Strategic-Beta sont relativement nouveaux, d’une petite taille, et sont souvent utilisés comme des investissements « buy-and-hold », ils peuvent afficher de faibles volumes d'échanges et des « spreads » de « bid-ask » (prix d’achat-prix de vente) plus larges, ce qui augmente les coûts de transactions. « Les investisseurs en ETF Strategic-Beta, comme ceux investissant dans des fonds gérés activement, sont plus préoccupés par la performance et les subtilités d’une stratégie spécifique qu’ils ne le sont par les coûts », souligne Hortense Bioy, CFA, directrice de la recherche sur les fonds européens de gestion passive chez Morningstar. « Bien que ce soit compréhensible, ils devraient garder à l’esprit qu’il existe une grande disparité de frais facturés par les fonds Strategic-Beta, même parmi ceux offrant une exposition à des stratégies similaires, et que les fonds à faibles coûts ont de plus grandes chances de succès futur », ajoute Hortense Bioy.
Les fonds alternatifs liquides devraient enregistrer une croissance de leurs encours cette année en Asie, prédit Cerulli. Les fonds alternatifs au format Ucits représentaient en novembre un montant de 190 milliards de dollars en Asie, estime le consultant. En excluant les fonds d’obligations convertibles et les fonds immobiliers, l’encours ressort à 47 milliards de dollars, ce qui donne une idée un peu plus précise de la taille du secteur des fonds alternatifs liquides.En Asie (hors Japon), les banques privées et certains assureurs vie, comme Axa Life Insurance et HSBC Private Bank, ont identifié les fonds alternatifs liquides comme un segment en forte croissance. 60 % des participants du secteur de la banque privée de Hong Kong et Singapour sondés par Asian Private Banker se montrent optimistes pour les ventes de ces produits. Pour Cerulli, ce secteur devrait progresser en 2016 pour deux raisons principales : l’environnement macro-économique et l’assouplissement de la réglementation.Premièrement, dans un contexte de marchés tourmentés, les investisseurs individuels recherchent des investissements alternatifs pour obtenir des rendements plus élevés, ainsi qu’une certaine diversification. Plusieurs sociétés de gestion comptent lancer de tels produits en Asie.Secondement, les régulateurs asiatiques commencent à adopter une attitude plus accommodante à l’égard des placements alternatifs.
Macquarie Infrastructure and Real Assets (MIRA), une filiale du groupe australien Macquarie, a annoncé, le 22 février, avoir levé 3,1 milliards de dollars auprès d’investisseurs dans le cadre du lancement d’une nouvelle plateforme d’investissement dédiée aux infrastructures en Asie. Cette plateforme a attiré des engagements de la part d’une large variété d’investisseurs existants et de nouveaux investisseurs en Asie-Pacifique, en Amérique du Nord et en Europe. Il s’agit de la première plateforme régionale de MIRA consacrée à l’investissement dans les infrastructures. Cette structure complète les fonds déjà existants à travers toute la région, indique la société dans un communiqué. La nouvelle plateforme se concentre sur les opportunités d’investissement dans les secteurs du transport, des communications, des « utilities », de l’énergie, de l’électricité et le traitement des déchets à travers toute la région. D’ores et déjà, plus de 1,3 milliard de dollars provenant de cette plateforme ont été investis dans six portefeuilles d’entreprises.
Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde ont baissé en 2015 de 2,2%, la hausse du dollar masquant une croissance solide dans de nombreux pays, selon la dernière édition du rapport de l’Indice Henderson des dividendes mondiaux (HGDI). A l’échelle internationale, les dividendes totaux ont ainsi atteint 1150 milliards de dollars US en 2015, soit une augmentation de 9,9% des dividendes sous-jacents (après ajustement des effets de change et d’autres facteurs). Le dollar US s’est principalement apprécié au cours du premier semestre, ce qui signifie que la croissance des dividendes est devenue de plus en plus visible en cours d’année. Les dividendes totaux ont augmenté de 4,6% au cours du quatrième trimestre et les dividendes sous-jacents de 12,1%. Le HGDI a terminé l’année à 157,7 contre 161,3 à la fin de l’année 2014. La hausse du dollar US a entraîné une baisse de neuf points de pourcentage du taux de croissance annuel des dividendes totaux, ce qui correspond à une baisse de 104 milliards de dollars US au cours de l’année. L’effet de change a été dix fois plus important qu’en 2014 et le plus élevé jamais enregistré par le HGDI. L’impact de la solidité du dollar US a affecté toutes les régions mais a été le plus marqué, en termes de valorisations, en Europe, où les mesures d’assouplissement quantitatif ont conduit à une forte baisse du taux de change. Dans le reste du monde, la Russie, le Brésil et l’Australie ont également été fortement affectés, leurs devises chutant fortement tout comme le cours des matières premières dont leurs exportations dépendent.La croissance des dividendes sous-jacents des pays développés a été encourageante, effets de change et facteurs techniques mis à part. Elle a été menée par le Japon, où la croissance a été si rapide qu’elle a plus que compensé la faiblesse du Yen. Toyota Motors, qui a versé les dividendes les plus élevés au Japon, est un excellent exemple de la façon dont les sociétés japonaises augmentent les dividendes payés à leurs actionnaires, la société augmentant ses dividendes en Yen de 29% en 2015. La croissance spectaculaire de 19,2% des dividendes sous-jacents s’est traduite par une progression de 5,2% des dividendes totaux. L’Australie et le Canada font également partie des plus gros payeurs de dividendes au monde, leurs dividendes sous-jacents ont enregistré des progressions à deux chiffres mais leurs dividendes totaux ont diminué, leurs devises chutant face au dollar US.Les dividendes nord-américains ont atteint un nouveau niveau historique en 2015, les dividendes totaux augmentant de 12,1% pour atteindre 440,4 milliards de dollars US. Les dividendes sous-jacents ont progressé de 10,2%. Les sociétés américaines ont versé 50 milliards de dollars US de dividendes de plus en 2015 qu’au titre de l’année précédente. L’indice HGDI des Etats-Unis a atteint 200 à la fin de 2015, ce qui signifie que les dividendes ont doublé depuis 2009.L’Europe, hors Royaume-Uni, a vu ses dividendes chuter de 12,2% à 204,5 milliards d’euros «en raison d’un effet de change spectaculaire». L’impact de la solidité du dollar a été «le plus marqué en Europe, où les mesures d’assouplissement quantitatif ont conduit à une forte baisse de l’euro», relève l'étude Henderson. Mais la France a bien tiré son épingle du jeu, en décrochant le titre de «plus gros payeur de dividendes» en Europe hors Royaume-Uni, grâce au versement de 47 milliards de dollars, en dépit d’une baisse de 15,8% par rapport à 2014. Mais le pays ne compte aucun groupe dans les 20 principaux payeurs mondiaux, alors que le géant pétrolier Total y figurait en 17e position en 2014. Le Royaume-Uni reste un gros contributeur même si le pays «a réalisé des résultats médiocres par rapport aux autres pays développés» avec une chute de 21,7% des dividendes totaux à 107,1 milliards.Les dividendes devraient dépasser 1.170 milliards de dollars US en 2016, soit une hausse de 1,6% des dividendes totaux et de 3,3% des dividendes sous-jacents. «Le dollar US ne devrait pas enregistrer une nouvelle hausse spectaculaire, ce qui devrait permettre à la croissance des dividendes sous-jacents de s'étendre sur bon nombre de régions», note l'étude. Par ailleurs, 2016 devrait être une année difficile pour le Royaume-Uni et les pays émergents, le Royaume-Uni ayant été fortement touché par la baisse des dividendes des sociétés minières.
Unibail-Rodamco a signé vendredi 19 février 2016 une promesse de vente pour la cession de l’immeuble de bureaux So Ouest (Levallois-Perret), pour un prix net vendeur supérieur à 330 millions d’euros. Cette transaction est soumise aux conditions suspensives d’usage et devrait être finalisée au début du troisième trimestre 2016.So Ouest est un immeuble de bureaux totalement rénové de 33 300 m² et entièrement loué depuis 2014 à SAP France et Pharmaceutical Research Associates avec des baux à long terme. Cet actif bénéficie d’un excellent emplacement dans le quartier Eiffel de Levallois-Perret juste au-dessus du centre commercial So Ouest. Il permet une utilisation efficace de l’espace grâce à des plateaux modulables, dispose de vues exceptionnelles sur Paris et La Défense, et a été certifié BREEAM-in-use et HQE.
La Financière Responsable a annoncé le 22 février que ses gérants avaient cédé la totalité des titres Daimler des portefeuilles, le vendredi 19 février dernier. «Le constructeur automobile allemand avait déjà été mis sous surveillance en octobre dernier. En effet, la société avait décidé de ne pas répondre à notre questionnaire extra-financier annuel, suite à nos multiples relances, contrairement aux années précédentes. Daimler opère une hiérarchie de ses actionnaires et classe notre requête dans la catégorie non traitée, au mépris du principe d’égalité des actionnaires. Ce refus de fournir de l’information utile à notre décision d’investissement tombe sous le coup d’une exclusion, conformément à notre processus d’investissement», explique la société de gestion.Néanmoins, «nous cherchions dans l’intérêt des actionnaires un cours de sortie, dans un délai raisonnable, nous permettant d’insister auprès de la société sur le caractère discriminatoire d’une telle mesure, qui survient à un moment peu adéquat, compte tenu du contexte actuel dans le secteur automobile. Nous avons aussi informé Daimler que l’exclusion du titre serait accompagnée d’une communication de la part de La Financière Responsable», ajoute la société de gestion.Les gérants de La Financière Responsable avait déjà entamé le processus de vente des titres dès le mois d’octobre. Mais l’action judiciaire en nom collectif aux Etats-Unis annoncée le 19 février concernant les niveaux d’émissions d’oxydes d’azote (NOx) de ses voitures a amené les gérants à liquider la totalité de la position. «La Financière Responsable ne se prononce pas sur la véracité de cette accusation, mais ne veut pas prendre le risque d’être actionnaire de Daimler, entreprise qui refuse expressément de fournir de l’information sur ses pratiques extra financières», conclut le gestionnaire.
Les FIP Corses Kallisté Capital 1, 2 et 3 gérés par Vatel Capital ont cédé quatre parcs photovoltaïques au fonds TRIG pour un montant total reçu (cession SECP Borgo + Sole e Aria 1, 2 et 3) d’un peu plus de 4,23 millions d’euros représentant un rendement net annualisé de 9 % sur l’investissement initial, selon un communiqué publié le 22 février. Ces parcs photovoltaïques étaient construits et exploités par Akuo Energy, un des tous premiers producteurs d’énergie renouvelable français indépendants. Le fonds TRIG est géré par Infra Red, un acteur d’envergure mondiale qui a aujourd’hui plus de 8 milliards de dollars sous gestion.
FIDAL Asiattorneys, filiale du cabinet d’avocats d’affaires Fidal, renforce sa dynamique de développement en Asie du Sud-Est avec la création d’un département Grands Projets dédié à cette zone, dirigé par Nicolas Ragache qui rejoint le cabinet de la région Asie du Sud-Est, implanté à Ho Chi Minh Ville au Vietnam . En lien avec les autres expertises du cabinet, ce département a vocation à permettre un accompagnement intégré et complet dans les projets d’investissement (Fonds, Sociétés d’infrastructures, Holdings…) et d’infrastructures (PPP, BOT, Concessions…), y compris en matière de structuration des appels d’offres et de contractualisation.Nicolas Ragache, juriste et économiste, diplômé de l’Université Panthéon-Assas (LLM in International Business Law), de l’ENSAE (Msc) et du DELTA (EHESS – DEA Analyse et Politique Economique M2), a passé 20 ans au sein d’institutions et d’administrations françaises en tant qu’économiste et spécialiste des finances publiques, notamment en charge de questions liées aux financements industriels, agricoles et européens. Il a également été représentant de l’Etat au conseil d’administration d’entités publiques et conseiller de plusieurs ministres du gouvernement français.En tant que responsable du Département « Grands Projets, Investissement et Infrastructure » de FIDAL Asiattorneys, Nicolas Ragache développera son activité avec Albert Franceskinj et Caroline Chazard-Meas, avocats associés du cabinet animant la filiale Asie du Sud-Est de Fidal.
L’aversion au risque est demeurée forte à la mi-février et les investisseurs ont continué de réduire leur exposition aux actions en général et aux actions européennes en particulier avec des sorties nettes de 4,2 milliards de dollars durant la semaine au 17 février, selon la dernière étude hebdomadaire de BofA Merrill Lynch. Ce montant est le plus élevé depuis octobre 2014, souligne l'étude qui reprend des données de la société spécialisée dans le suivi des flux EPFR Global. Les seuls fonds d’actions allemandes ont subi des rachats pour un montant de près de 1 milliard de dollars, le plus élevé des neuf derniers mois.Cela dit, aucune région n’a été épargnée et toutes zones géographiques confondues, les fonds dédiés aux actions ont terminé la semaine sous revue sur une décollecte nette de 12,2 milliards de dollars. Les fonds investis dans les actions américaines ont enregistré une décollecte nette de 6 milliards de dollars. Les fonds dédiés aux actions japonaises ont connu une troisième semaine consécutive de sorties nettes, cette fois pour un montant limité à 300 millions de dollars. Dans le sillage des mois précédents, les fonds spécialisés sur les actions émergentes ont également affiché des dégagements pour un montant de l’ordre de 300 millions de dollars également.Côté obligataire, la semaine s’est en revanche soldée par une collecte nette de 1 milliard de dollars. Les fonds spécialisés dans les obligations gouvernementales ont affiché une collecte nette de 1,6 milliard de dollars mais les fonds dédiés aux obligations émergentes et ceux investis dans les obligations à haut rendement ont subi des rachats pour des montants de 600 millions de dollars chacun. Et alors que les fonds d’obligations américaines ont attiré près de 6 milliards de dollars, les fonds d’obligations européennes ont enregistré une décollecte supérieure à 1,5 milliard de dollars.Les fonds dédiés aux métaux précieux ont attiré 1,6 milliard de dollars tandis que les fonds monétaires affichaient quelque 4 milliards de dollars de sorties nettes.
Peter van der Welle, stratégiste chez Robeco, ne croit ni en une récession aux Etats-Unis, ni à l’effondrement de l’économie chinoise. «La prime de risque sur les actions a dépassé la moyenne historique. Cela ne signifie pas que tous les risques ont été levés car le pétrole, la Chine ou la crédibilité des banques centrales demeurent des facteurs qui peuvent hanter les marchés à court terme. La volatilité va probablement rester élevée un certain temps, des pertes à court terme ne peuvent donc pas être exclues», souligne-t-il dans L’Agefi. Sur le segment alternatif, le high yield (haut rendement) européen lui paraît plus attractif. Sur le marché des actions, les poches avec un bêta faible, comme les actions à faible volatilité par exemple, pourraient également s’avérer efficaces.
Les gérants de hedge funds sont sans conteste les grands chefs du secteur de la gestion d’actifs, écrit le Financial Times. Mais les ingénieurs financiers reconstituent la recette de leur sauce secrète et trouvent de nouvelles manières de la vendre en boîte. “Nous nous rendons compte qu’une grande partie de ce que nous pensions être de l’alpha est en fait une forme alternative de beta », indique Yazann Romahi, le responsable du pôle quantitatif de JPMorgan Asset Management. « Cela va transformer le secteur des hedge funds ».
La première édition annuelle internationale du baromètre des portefeuilles réalisée par le Portfolio Research and consulting Group de Natixis Global Asset management ravira les investisseurs français. Dans l’enquête dont L’Agefi Actif a obtenu la primeur, le gestionnaire constate en effet que parmi les 855 portefeuilles modèles qu’il a analysés pour des conseillers de sept régions du monde (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Singapour, Italie, Espagne et Amérique latine), les investisseurs français sont ceux qui ont obtenu le meilleur rendement en 2015, soit près de 8 % (7,6%) pour un portefeuille à risque modéré. Derrière viennent les anglais puis les italiens, avec un rendement d’un peu plus de 5 % (respectivement 5,3 % et 5,2 %), Singapour (3,5 %), l’Espagne (2 %), tandis que l’Amérique Latine et les Etats-Unis se situent en queue de peloton avec des rendements d’environ -1 %. Plusieurs raisons expliquent ce surcroît de performance des conseillers français (et de leurs clients), relève L’Agefi Actifs. En premier lieu, la construction d’un portefeuille à risque modéré (ou équilibré), varie fortement d’un pays à l’autre. Et sur ce point, une des principales singularités française a été payante l’année dernière : les fonds en euro, très présents dans les allocations dans l’Hexagone, ont fortement contribué à réduire le risque des portefeuilles. Ensuite, sur les actions, James Beaumont, Responsable international de l’équipe Portfolio Research & Consulting de Natixis Global AM, met en avant le biais local, c’est-à-dire la surpondération des actions européennes au détriment des actions américaines ou émergentes, qui a aussi profité aux clients français. Enfin, l’étude souligne la bonne gestion de la partie obligataire des gérants français, qui ont notablement surperformé ceux des autres régions. En revanche, le poids des fonds diversifiés multi-classes d’actifs (près du tiers des portefeuilles des français, la proportion la plus élevée parmi les pays analysés) qui sont censés offrir un surcroît de diversification, n’explique pas à lui seul la bonne tenue des portefeuilles. Pour preuve, ces produits n’ont pas réussi à endiguer les piètres performances des clients d’Amérique latine alors même qu’ils représentent, dans cette région, une part importante (21 %) des allocations.
Lyxor Asset Management et Och-Ziff Capital Management ont annoncé le 17 février que le Lyxor / OZ U.S. Equity Opportunities Fund, une stratégie long/short dédiée aux actions américaines dont le lancement avait été annoncé fin novembre (Newsmanagers du 30 novembre 2015) est notifié en vue de sa commercialisation dans les dix pays suivants : Luxembourg, Royaume-Uni, Singapour, France, Italie, Autriche, Pays-Bas, Suède, Espagne et Belgique. Le fonds est disponible pour un montant minimum de souscription de 10.000 dollars sur la plateforme OPCVM alternatifs de Lyxor. Toutes les classes d’actions ne sont pas disponibles ou autorisées à la vente dans l’ensemble des juridictions, précise un communiqué. Le fonds est un compartiment de la SICAV de droit irlandais, Lyxor Newcits IRL II Plc. Lyxor est la société de gestion du fonds et Och-Ziff agit comme gérant par délégation. .
La firme américaine de capital-investissement KKR a annoncé, ce 17 février, l’acquisition d’une participation de 9,95 % au capital du groupe indien Max Financial Services, propriétaire d’environ 72% du capital de Max Life, le quatrième plus grand acteur privé de l’assurance vie en Inde. KKR a réalisé cet investissement à travers le véhicule Asian Fund II. La société n’a pas souhaité dévoiler le montant de l’opération. Max Life est une coentreprise avec le groupe japonais Mitsui Sumitomo Insurance.
La croissance des actifs de beta stratégique ou smart beta va continuer à mettre la pression sur les gestionnaires actifs et leur capacité à garder des fonds, selon une nouvelle étude publiée par Cerulli Associates sur les évolutions en cours sur le marché américain («U.S. Evolution of Passive and Strategic Beta Investing 2016: Opportunities for Asset Managers and Indexers»). Cette tendance devrait se confirmer car les investisseurs sont de plus en plus nombreux à comprendre les bénéfices qu’ils peuvent tirer de l’intégration de produits de smart beta dans leurs portefeuilles, entre autres la possibilité de réduire leurs risques et d’améliorer leurs performances tout en réduisant les coûts par rapport à une gestion active. «Le smart beta représente une situation intermédiaire sur le spectre qui va de la gestion passive à la gestion active. On peut le considérer comme une approche hybride», estime Jennifer Muzerall, associate director chez Cerulli. «Les affirmations subjectives sur la stratégie d’investissement beta sont davantage assimilables à une stratégie active, alors que sa mise en œuvre transparente et basée sur des règles présente des caractéristiques similaires à celles de la gestion passive», précise-t-elle. «Le développement du smart beta met la barre plus haut pour les gestionnaires actifs et leur capacité à générer de l’alpha. Les gérants actifs se mettent à contre-coeur au smart beta en raison de la poursuite des sorties qui affectent les stratégies actives», selon Jennifer Muzerall. De leur côté, les gérants passifs voient dans cette évolution l’opportunité de proposer des produits originaux et mieux margés.
A la fin 2015, la performance annuelle des fonds non monétaires affiche une diminution de 0,3 point de pourcentage par rapport à fin 2014 pour s'établir à 5,1% après 5,4%, selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Cette quasi-stabilité masque toutefois des disparités importantes par type de fonds. Le repli est particulièrement marqué pour les fonds obligations dont la performance recule à 0,8% contre 5,1% l’année précédente, et dans une moindre mesure, pour les fonds diversifiés, dont la performance se replie à 3,1% après 5,4%. En revanche, le rendement annuel des fonds actions progresse à 10% contre 6,9% précédemment en dépit de la moindre valorisation des fonds indiciels (+5,7% après 10%). La performance des fonds monétaires reste très faible, à 0,2% après 0,4%.
La bataille que se livrent la banque centrale chinoise et les spéculateurs au sujet du renminbi s’est intensifiée la semaine dernière avec la lettre du gérant de hedge funds américain Kyle Bass, qui prédit une crise de la dette et de la devise chinoises, rapporte le Financial Times. Zhou Xiaochuan, le gouverneur de la Banque de Chine, a brisé des mois de silence lors du weekend, en minimisant le déclin des réserves de change de la Chine et en soulignant que Pékin ne cherchait pas à dévaluer sa monnaie. Cela est intervenu quelques semaines après que l’Etat a mis en garde George Soros contre une guerre contre le renminbi.
Pour la première fois depuis juillet 2012, les prévisions des gestionnaires internationaux en matière de croissance et de bénéfices sont toutes deux négatives, selon le dernier sondage BofA Merrill Lynch réalisé entre les 5 et 11 février auprès d’un échantillon de 198 participants représentant un encours cumulé de 591 milliards de dollars. Les poches de cash représentent désormais 5,6% des encours, un niveau jamais vu depuis novembre 2001. Après la crainte d’un ralentissement marqué de la croissance en Chine, c’est désormais la perspective d’une récession aux Etats-Unis qui fait figure d'épouvantail auprès des investisseurs internationaux. Corollaire de cette nouvelle préoccupation, 90% des gestionnaires ne prévoient pas plus de deux relèvements de taux par la Réserve fédérale au cours des douze prochains mois, contre seulement 40% en décembre 2015.Les surpondérations sur les actions sont ainsi tombées à 5% en net en février contre 21% en janvier alors que s’accroît parallèlement le pessimisme sur lese obligations. En Europe, 42% des gestionnaires sont désormais surpondérés sur le cash mais les allocations internationales dédiées aux actions européennes sont encore surpondérées à hauteur de 36% en net, l’Europe demeurant la région préférée des investisseurs dans le monde. En revanche, les perspectives de croissance en Chine sont à leur plus bas niveau depuis 2008.