Pour faire face aux pics de volatilité des marchés, les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) ont mis en place des arbitrages et des allocations d’actifs plus efficientes, selon le dernier baromètre des portefeuilles des CGP français publié par Natixis Global Asset Management. Ce baromètre s’appuie sur l'étude de 125 portefeuilles types de CGP français, répartis en portefeuilles «prudents», «modérés» et «dynamiques» entre juin 2015 et juin 2016, et offre un éclairage sur la structure de risque des portefeuilles types et sur les tendances de leur allocation. Il apparaît notamment que sur la période observée, les portefeuilles de CGP au profil conservateur sont devenus encore plus prudents avec un renforcement de l’exposition au fonds euro, perçu comme la solution de repli la plus sûre, tandis que les portefeuilles des CGP au profil plus agressif sont encore plus dynamiques avec une hausse de l’exposition aux marchés actions (Europe, US et émergent). En règle générale, l’allocation aux stratégies dites non directionnelles progresse dans tous les portefeuilles types, dans un contexte de taux bas et de marchés incertains. La structure de performance des portefeuilles montre une augmentation de la part attribuable aux stratégies alternatives. Il est également intéressant de noter un regain d’intérêt pour les stratégies actions américaines. « Bien qu’encore sous représentées dans les portefeuilles des CGP, ces derniers sont de plus en plus nombreux à nous interroger sur les bénéfices de diversification et de performance pouvant être apportés par l’intégration d’une telle stratégie au sein d’un portefeuille », explique Julien Dauchez, responsable des consultants au sein de l'équipe Portfolio Research and Consulting Group de Natixis GAM. « Nos analyses révèlent en effet certains avantages attribuables à l’ajout d’une stratégie actions américaines tels qu’une capacité à capturer les hausses de marchés tout en conservant des propriétés de préservation de capital », continue Julien Dauchez.
En une décennie, la taille des actifs gérés par des fonds de microfinance a plus que quintuplé pour dépasser les 11 milliards de dollars, selon l'étude annuelle de Symbiotics consacrée au secteur, ce qui représente une croissance annuelle pondérée de 20%, rapporte Le Temps. Cette croissance a toutefois baissé ces dernières années pour atteindre 6,4% en 2015. Pour cette dixième édition, l’enseigne genevoise fondée en 2005 a pu compter sur la participation de 93 fonds de microfinance, représentant 11 milliards de dollars d’actifs sous gestion. Soit 95% d’un marché estimé à 11,6 milliards de dollars, souligne Symbiotics dans un rapport d’une cinquantaine de pages. En 2006, ils étaient 39 à avoir répondu au questionnaire et la taille du marché avoisinait deux milliards de dollars.Du côté des investisseurs, la plus forte croissance est à mettre au compte des institutionnels dont les investissements dans la microfinance ont progressé, en moyenne, de 26% par an depuis 2006. Contre 21% pour les agences étatiques de développement et 15% pour les investisseurs privés. Les institutionnels financent désormais 50% environ des besoins en capital des fonds de microfinance, indique Symbiotics. La place suisse reste leader pour ce qui concerne la gestion des fonds de microfinance avec près d’un tiers des actifs qui y sont gérés (30%). Viennent ensuite les Pays-Bas, avec 23% des actifs, l’Allemagne (17%), le Luxembourg (9%) et les Etats-Unis (8%).
Les fonds d’investissement prennent du recul dans le secteur des Fintech. Selon ler dernier rapport KPMG-CB Insights, les levées des Fintech ont chuté de 49% sur un au au deuxième trimestre à 2,5 milliards de dollars, rapporte le quotidien Les Echos. Ce recul témoigne de la prudence, voire de la méfiance, des fonds envers les pionniers des Fintech après les difficultés rencontrées par les plateformes de prêts américaines, souligne le quotidien économique. L’Amérique du Nord a ainsi connu un recul de 28% des levées de fonds à 1,3 milliard de dollars. En Asie, les levées de fonds dans le secteur des Fintech ont subi un repli de 70% à 772 millions de dollars. Enfin, en Europe, la situation est nettement plus sereine. Le Vieux continent a en effet enregistré une progression de 20 % des montants levés à près de 400 millions de dollars.
Avec le statu quo décidé par la Banque centrale européenne et la perspective d’un maintien des taux américains à leur niveau actuel encore pour quelque temps, la classe d’actifs obligataire a bénéficié d’une nouvelle impulsion favorable. Durant la semaine au 7 septembre, les fonds obligataires dans leur ensemble ont ainsi enregistré une collecte nette d’un peu plus de 6 milliards de dollars, selon des statistiques de Bank of America Merrill qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Dans le détail, les fonds spécialisés sur la dette émergente ont affiché une nouvelle semaine de flux positifs tandis que les fonds dédiés à la dette corporate ont continué d’engranger des souscriptions, pour un montant de 6,8 milliards de dollars, tant du côté de la dette en catégorie d’investissement que dans le secteur du high yield.Malgré le regain d’appétit pour la classe d’actifs durant les dernières semaines, les fonds investis dans les actions n’ont pas fait recette début septembre. La moisson de la semaine écoulée s'élève à un peu plus de 200 millions de dollars. Les flux positifs dans les fonds d’actions émergentes ont toutefois doublé par rapport à la semaine précédente. En revanche, les fonds dédiés aux actions européennes et américaines ont terminé la semaine sur des sorties nettes supérieures au milliard de dollars dans les deux catégories.
Les investissements en private equity représentent désormais près d’un quart du portefeuille moyen des family offices à travers le monde, montre le dernier Global Family Office Report 2016, réalisé par Campden Wealth Research et UBS. Ainsi, ces placements ont augmenté de 2,3 points sur un an à 22,1 %. Dans le même temps, les family offices ont réduit leur allocation aux hedge funds, de 9 % à 8,1 % l’année passée, en raison d’inquiétudes relatives aux performances et aux frais.« La plupart des family offices trouvent leurs origines dans la croissance et le succès d’une entreprise et en conséquence vous trouverez souvent un désir émotionnel de soutenir des entrepreneurs et des idées dans lesquels ils croient. Les performances solides du private equity ces cinq dernières années n’ont fait que conforter cette affiliation naturelle », commente Philip Higson, vice-président du Global Family Office Group au sein d’UBS.L’autre thème fort des portefeuilles des family offices est l’impact investing. Pas moins de 61 % des family offices sont désormais actifs ou pensent être actifs dans l’impact investing dans un avenir proche. Cette tendance est alimentée par la montée en puissance des « millenials », la génération nouvelle. De plus, la philanthropie continue d’être une priorité pour de nombreux family offices. Un tiers des sondés va probablement accroître son allocation philanthropique tandis que les deux tiers pensent qu’elle ne va pas bouger. L’éducation a été le sujet phare cette année.Le portefeuille des family offices est en moyenne investi à 25 % dans des actions et à 12 % dans l’obligataire. L’immobilier direct représente 15 %.
Deka Immobilien a annoncé avoir acheté un centre commercial à Brême. Le vendeur est un fonds géré par Tristan Capital. Le fonds sera intégré dans le fonds institutionnel Domus-Einzelhandel-Detuschland (DED). Le montant de l’opération n’a pas été divulgué.
Fidelity Investments a annoncé son intention d’enrichir son offre d’ETF avec le lancement de sa première série d’ETF factoriels. Les six nouveaux ETF, Fidelity Core Dividend ETF (FDVV), Fidelity Dividend ETF for Rising Rates (FDRR), Fidelity Low Volatility Factor ETF (FDLO), Fidelity Momentum Factor ETF (FDMO), Fidelity Quality Factor ETF (FQAL), et Fidelity Value Factor ETF (FVAL) devraient être disponibles à la négociation à compter du 15 septembre, indique un communiqué. Le total des frais sur encours de ces nouveaux ETF est de 0,29%.A fin juillet 2016, les ETF administrés par Fidelity s’inscrivaient à plus de 250 milliards de dollars, dont environ 62 milliards d’ETF factoriels.
[if gte mso 9]> Wendel a publié ses résultats pour le premier semestre. Le chiffre d’affaires consolidé est en hausse de 13,6 % à 4,091 milliards d’euros et la croissance organique est de + 1,3 % (la croissance organique totale exclut les croissances organiques de Constantia Flexibles pour le 1er trimestre et de CSP Technologies pour le mois de janvier). Le résultat net part du Groupe est négatif de - 425,1 millions d’euros contre + 32,2 millions d’euros au 1er semestre 2015. Wendel explique que le résultat a été affecté notamment par le résultat comptable négatif de cession des 30 millions de titres Saint-Gobain cédés en mai 2016 de - 229,6 millions d’euros;
Impala, le fonds d’investissement de Jacques Veyrat, créateur de l’ex-Neuf Cegetel, a atteint 550 millions d’euros d’encours. Selon Les Echos, « allié au quatrième plus gros fonds d’investissement et à un pool d’entrepreneurs de premier rang - selon nos informations, il s’agit notamment de Xavier Niel, GBL (le holding d’Albert Frère), Bernard Arnault, ou encore Marc Ladreit de Lacharrière -, il va présenter un projet de reprise industrielle pour Safran Identity & Security, la filiale d’identité et de sécurité du groupe aéronautique et de défense éponyme ». La vente de l’entreprise serait valorisée plus de 2 milliards d’euros.
Le groupe de capital-investissement KKR prépare le lancement d’un troisième fonds dédié à l’Asie, avec l’objectif de lever un montant record de 7 milliards de dollars. Le lancement pourrait intervenir d’ici à la fin de l’année, ont indiqué à l’agence Reuters des sources proches du dossier. KKR viendrait ainsi concurrencer TPG Capital Management qui prévoit également de proposer un fonds dédié à l’Asie avec un objectif de plus de 4 milliards de dollars. Le dernier fonds de KKR spécialisé sur l’Asie, Asian Fund II, lancé en 2013, avait drainé 6 milliards de dollars, dont les deux tiers sont d’ores et déjà investis.
L’activiste Bill Ackman a pris 9,9% du capital de la chaine de restauration mexicaine Chipolte à travers son fonds Pershing. Le titre Chipolte a bondi de plus de 7% après l’annonce. Le groupe de restauration avait été fragilisé suite à des problèmes de contamination alimentaire. Bill Ackman estime le titre sous-évalué et bénéficiant d’un bon potentiel de hausse si la société prend certaines mesures.
Finexkap annonce ce 8 septembre la conclusion d’un partenariat avec Acofi Gestion, une des sociétés de gestion françaises pionnières sur les Fonds de prêts à l’économie, en vue du lancement d’un fonds d’investissement dédié au financement de la trésorerie des PME. L’objectif est de déployer plus de 100 millions d’euros d’ici fin 2017 pour aider les entreprises françaises à faire face aux délais de paiement.Dédié au financement des créances commerciales de PME françaises, ce fonds a pour objectif de drainer des capitaux pour accompagner les petites entreprises dans l’optimisation de leurs délais de paiement. Les deux partenaires offrent ainsi aux investisseurs institutionnels la possibilité de contribuer au financement de l’économie réelle tout en bénéficiant du rendement d’actifs à court terme garantis par une assurance-crédit. Le groupe Finexkap propose des solutions aux besoins de trésorerie des entreprises tandis que Acofi Gestion, qui revendique vingt ans d’expérience dans la gestion de créances bancaires, gère aujourd’hui plus de 2 milliards d’euros en fonds de prêts et d’actifs réels.
La collecte nette des fonds Ucits et des fonds d’investissement alternatifs (FIA/AIF) s’est élevée au mois de juin à seulement 14 milliards d’euros contre 52 milliards d’euros au mois de mai, selon les statistiques communiquées par l’association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama). Une évolution liée notamment au renversement de tendance sur les fonds Ucits de long terme (hors fonds monétaires) qui ont terminé le mois de juin sur des sorties nettes de 10 milliards d’euros alors qu’ils avaient engrangé pour 24 milliards d’euros le mois précédent. Dans le détail, les fonds Ucits dédiés aux actions ont subi des sorties nettes de 21 milliards d’euros alors qu’ils avaient enregistré des souscriptions nettes de 3 milliards d’euros en mai. Les fonds obligataires ont attiré seulement 8 milliards d’euros en juin contre 14 milliards d’euros en mai, la collecte des fonds multi-classes d’actifs passant de 5 milliards d’euros en mai à 2 milliards en juin.Les fonds monétaires ont terminé le mois de juin légèrement dans le rouge (-0,5 milliard d’euros) alors qu’ils avaient collecté 17 milliards d’euros en mai.Les FIA ont affiché une collecte nette de 24 milliards d’euros contre 11 milliards d’euros en mai, toutes les catégories enregistrant des niveaux de collecte similaires ou supérieurs à ceux du mois précédent.Les actifs nets des fonds Ucits ont diminué de 1,9% sur le mois de juin à 8.135 milliards d’euros tandis que les FIA terminaient à 5.224 milliards d’euros, presque au même niveau que le mois précédent (-0,1%). Au total, les encours des fonds d’investissement européens se sont contractés de 1,2% à 13.358 milliards d’euros.
La collecte nette des OPC monétaires, qui s'élève à 23 milliards d’euros sur les quatre derniers trimestres, se traduit principalement par des acquisitions de titres de créances long terme (17 milliards d’euros) émis hors de France (12 milliards hors zone et 5 milliards en zone euro hors France), selon des statistiques communiquées par la Banque de France. Parallèlement, les OPC monétaires ont cédé des titres résidents pour 8 milliards d’euros. A fin juin 2016, l’encours consolidé s'élève à 296 milliards d’euros, en repli de 2 milliards par rapport à fin mars.Parallèlement, l’encours des OPC non monétaires s'établit au terme du deuxième trimestre à 1.045 milliards d’euros, en recul de 17 milliards sur les quatre derniers trimestres, mais en progression de 10 milliards par rapport au trimestre précédent. Cette reprise est principalement due aux souscriptions nettes (9 milliards d’euros), notamment des ménages (7 milliards) et des OPC non monétaires (7 milliards également). A l’inverse, les banques et les OPC monétaires se désengagent à hauteur de 2 milliards d’euros. Du côté des placements, les fonds non monétaires investissent essentiellement en titres d’OPC pour un montant de 8 milliards et actions (2 milliards). Sur l’ensemble des instruments, les titres résidents sont privilégiés (13 milliards) au détriment des titres de la zone euro (-4 milliards).A noter enfin que l’actif net des fonds immobiliers atteint 63 milliards d’euros à fin juin et l’immobilier commercial (bureaux et commerces) concentre 78% des investissements dont 72% se situent en Ile de France.
Selon le baromètre semestriel EY du capital-risque en France, les montants investis au premier semestre 2016 ont progressé de 33% par rapport au premier semestre 2015, dépassant tout juste le milliard d’euros, dans 297 opérations, écrit L’Agefi. Le ticket moyen, en constante augmentation, atteint près de 3,4 millions d’euros. Ce dynamisme bénéficie aux secteurs du numérique et de la technologie, pour plus des deux tiers. Mais la percée la plus remarquable concerne le secteur des sciences de la vie, qui concentre 20% des levées de fonds, soit une augmentation de 40% en un an. «Cette accélération continue permet à la France de se hisser à la première place en termes de nombre d’opérations et à la deuxième place ex-aequo avec la Suède en termes de montant levés, derrière l’Angleterre mais devant l’Allemagne», ajoute EY.
L’inquiétude a fait place à une certaine sérénité. Très préoccupés l’an dernier par la montée du digital, les conseillers en gestion de patrimoine sont beaucoup plus confiants cette année, selon une enquête réalisée par Patrimonia à l’occasion de la 23ème édition du salon qui réunit à la fin du mois les professionnels du patrimoine et qui est axée cette année sur la mutation du métier de conseil à l’heure des nouveaux outils digitaux. La transformation digitale est ainsi de mieux en mieux accueillie dans la profession et 82% des professionnels interrogés pensent que cette évolution sera un atout pour leur cabinet quand plus du tiers anticipait un impact négatif, voire très négatif sur leur métier en 2015, selon l'étude Morningstar réalisée à l'été 2015. La digitalisation des activités des professionnels du patrimoine est déjà bien avancée. Pour 64% d’entre eux, elles est en cours tandis que 24% prévoient de la mettre en place dans les deux prochaines années et que 6% l’ont déjà terminée. Une minorité d’irréductibles (6%) ne l’envisagent pas du tout au cours des deux prochaines années.Et pourtant! Les avantages de la digitalisation peuvent être nombreux, avec tout d’abord la possibilité de mieux répondre ainsi aux contraintes réglementaires pour 52% des professionnels interrogés, de développer les relations clients existantes (29%), voire de recruter de nouveaux clients (14%).Cela dit, les CGP ne pensent pas qu’un «robo-adviser» puisse venir les supplanter. La relation client physique reste primordiale et 62% des professionnels pensent qu’il n’est pas possible aujourd’hui de donner une recommandation personnalisée totalement digitale. La raison principale évoquée étant le besoin d'échanges physiques pour connaître son client. Résultat, 61% des CGP ne craignent pas la concurrence des nouveaux acteurs du numérique pour leur activité. Et ils estiment aussi que les partenariats avec les fintech ne sont pas pour demain, près des deux tiers d’entre eux (64%) ne pensant pas en mettre en place dans les deux prochaines années...
Les sociétés de gestion BlackRock et Vanguard et au moins la moitié des principaux investisseurs à travers le monde sont accusés « d’hypocrisie gênante » en raison de leur attitude à l’égard de la politique d’ExxonMobil sur le réchauffement climatique.L’attaque vient de l’Asset Owners Disclosure Project, une organisation indépendante dont l’objectif est de protéger l’épargne et les investissements des risques posés par le changement climatique, et qui a épluché les votes de l’assemblée générale de mai du groupe pétrolier américain.Lors de ce rendez-vous, 38 % des actionnaires ont voté en faveur d’une résolution pour que le groupe pétrolier coté publie des informations sur l’impact sur ses activités de l’objectif mondial de Paris de limiter le réchauffement climatique en dessous de 2 degrés. Un score honorable mais qui n’a pas suffi.L’analyse des votes réalisée par AODP révèle que 50 % des investisseurs d’Exxon ayant apporté leur soutien au conseil d’administration et ayant voté contre la résolution ont signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI) des Nations Unies en vertu desquels ils s’engagent à intégrer des facteurs environnementaux, sociaux et de gouvernance dans les décisions d’investissement. Parmi eux figurent BlackRock et Vanguard, qui sont les principaux actionnaires d’ExxonMobil et détiennent ensemble 11 % du capital. En revanche, State Street Global Advisors (4,5 % du capital) a voté en faveur de la résolution.Pour l’AODP, « les sociétés de gestion et les détenteurs d’actifs qui ont aidé Exxon à faire échec à cette résolution modeste sur le climat ne risquent pas seulement leur argent, ils trahissent des millions de gens ordinaires dont les retraites sont investies dans l’action Exxon ». L’étude identifie aussi une « crise de responsabilité » entre de nombreux fonds de pension et retraite et leurs membres, révélant que plus de 1.000 d’entre eux ont ignoré les lettres de membres les exhortant à apporter leur soutien aux résolutions climat lors de l’assemblée générale et demandant dans quelle direction le fonds allait voter.« L’engagement mondial de limiter le changement climatique à deux degrés pose une menace claire au business model des sociétés de combustibles fossiles. Les actionnaires ont le droit de savoir comment Exxon prévoit de gérer le risque climatique », conclut l’AODP.La critique intervient alors que le BlackRock Investment Institute, qui assure la connectivité entre les gestionnaires de portefeuille de BlackRock, a publié une étude sur l’adaptation des portefeuilles au changement climatique. Il assure qu"il est «temps pour tous les investisseurs de s’intéresser au changement climatique». Selon lui, des ajustements de portefeuille peuvent contribuer à atténuer les risques et il existe un potentiel de surperformance dans les secteurs liés au changement climatique.
Invesco PowerShares fait ses premiers pas sur le marché des ETF obligataires en Europe avec le lancement d’un nouveau produit proposé en partenariat avec Citi, rapporte Investment Week. Le fonds PowerShares US High Yield Fallen Angels Ucits ETF réplique le fonds domicilié en Irlande qui suit l’indice américain Citi Time-Weighted US Fallen Angel Bond Select. L’indice tente d’exploiter les anomalies de marchés liées aux obligations dégradées en catégorie spéculative, souvent «survendues» par les investisseurs mais qui rebondissent fréquemment.
De plus en plus de petites et moyennes entreprises à travers l’Europe se tournent vers les sociétés de gestion pour emprunter de l’argent, constate le Financial Times fund management. Ainsi, Muzinich a accordé en juin à Busaba un prêt privé de 16 millions de livres. Mais cette tendance suscite quelques craintes. Ainsi certains se demandent si les sociétés de gestion ont un savoir-faire suffisant pour dénicher les opérations et comprendre les risques attachés aux prêts qu’ils fournissent. Il existe aussi des inquiétudes selon lesquelles les prêts des sociétés de gestion sont une forme de « shadow banking » qui n’est pas suffisamment régulé.
Neil Woodford est actuellement en discussion avec le gouvernement pour investir dans un fonds dédié aux start-up spécialisées dans les nouvelles technologies, rapporte le quotidien The Times. Le gouvernement discute également avec d’autres investisseurs institutionnels pour lancer une structure d’investissement de 250 millions de livres. Le projet de fonds, envisagé avant le Brexit, devrait être lancé avant la fin de l’année. Neil Woodford devrait investir à partir de ses portefeuilles existants.