Les stratégies de performance absolue sont de plus en plus recherchées par les conseillers indépendants. Confrontés à la volatilité des marchés boursiers et à la persistance de taux très bas ou négatifs, les CGP n’hésitent plus à se tourner vers des approches a priori un peu plus complexes. A l'écoute de cette demande, les sociétés de gestion n’ont pas tardé à s’engouffrer dans la brèche. La Française Investment Solutions, la société de gestion de la Française GIS (Global Investment Solutions), a ainsi décidé de mettre à la disposition d’un plus large public une stratégie jusqu’ici réservée aux institutionnels. Depuis mai 2016, le fonds LFIS Vision Ucits - Premia est disponible pour la clientèle retail en France. Le fonds propose pourtant une stratégie pas vraiment évidente qui vise à tirer parti des primes sur différentes classes d’actifs, à savoir les traditionnelles primes académiques (value, momentum) mais aussi les primes implicites (volatilité, décorrélation) et les primes de portage, que la société de gestion peut exploiter en raison du «set up» bancaire de La Française GIS. «Nous voulions rendre cette stratégie décorrelante accessible à toute la population des CGP», a indiqué à Newsmanagers Arthur David-Boyet, responsable Offre Partenaires à La Française GIS. Résultat, les encours de la stratégie, toutes clientèles confondues, ont enregistré une croissance importante entre juillet et septembre, passant de 350 millions d’euros à quelque 560 millions d’euros avec une tendance toujours ascendante, a précisé Arthur David-Boyet qui ajoute que la progression des derniers mois provient, entre autres, du retail. Autre illustration de cet engouement pour la performance absolue, les souscriptions engrangées par Exane AM. Après 1,3 milliard d’euros en 2015, la collecte nette s’inscrit depuis le début de l’année à 850 millions d’euros et les encours dépassent désormais les 7 milliards d’euros. Il faut dire aussi qu’avec sa gamme Pleiade, qui pèse 2 milliards d’euros, Exane AM dispose d’une offre qui allie la performance avec la préservation du capital. Toujours avec cette même approche, Exane AM a lancé en début d’année une nouvelle stratégie, Exane Zephyr, un fonds long/short directionnel qui combine une poche long-short market neutral déployée à 140% et une poche d’investissement long actions de 30%. Géré par Gilles Meshaka, le fonds a déjà attiré 80 millions d’euros, soit 10% environ de la collecte depuis le début de l’année. Les discussions et les échanges dans les allées très encombrées du salon Patrimonia confirment cette tendance. De nombreuses sociétés de gestion réfléchissent à l’enrichissement de leur offre de performance absolue ou à la mise en place d’une telle offre.
Bpifrance, via Bpifrance Participation, a annoncé ce 29 septembre la cession de 1.095.559 actions Gorgé représentant 8,15% du capital de l'équipementier industriel présent notamment dans la robotique, les automatismes et l’impression 3D, pour un montant d’environ 21 millions d’euros. L’ex-FSI était entré au capital du groupe Gorgé en 2011 lors d’une augmentation de capital réalisée au prix de 7,48 euros. Groupe Gorgé cotait autour de 20 euros jeudi. A l’issue des opérations de règlement/livraison Bpifrance Participation cédera l’intégralité de sa participation dans le groupe, ajoute Bpi France dans un communiqué.Le placement a été dirigé par Oddo et Cie.
BlackRock est devenu l’un des principaux actionnaires de l’entreprise danoise spécialiste des paiements Nets après avoir acquis 7,3 % du capital, soit 14,6 millions d’actions, rapporte le site suédois Realtis.se. L’opération est intervenue après l’introduction en Bourse. Les précédents grands actionnaires (ATP, Advent International et Bain) ont annoncé leur intention de réduire leurs participations dans la société danoise.
A l’occasion du salon Patrimonia qui débute aujourd’hui à Lyon, Natixis Global Asset Management publie une nouvelle étude (1) sur les conseillers en gestion de patrimoine (CGP). Les trois quarts des CGP français (68% dans le monde) pensent que les investisseurs auraient un faux sentiment de sécurité quant à leurs placements et pour 84% d’entre eux, les investisseurs ne sont pas tout à fait conscients des risques liés aux placements indiciels, selon cette enquête.Les CGP sont convaincus que la gestion active surperforme la gestion indicielle à plusieurs égards : génération d’alpha, production de rendements ajustés du risque, meilleure exploitation des opportunités offertes par les fluctuations de marché à court terme ou encore plus grande diversification. Ils reconnaissent toutefois que les investissements indiciels ont un rôle à jouer dans la construction de portefeuilles diversifiés, mais ils craignent que leur utilisation soit motivée non par leur valeur ajoutée mais uniquement par leur faible coût.L’enquête révèle également que deux tiers des actifs des portefeuilles des CGP français sont gérés de manière active et que 57 % de ces conseillers ont recours aux stratégies alternatives dans un souci de diversification et de réduction du risque plutôt que d’amélioration des performances. Nombre d’entre eux utilisent une combinaison diversifiée d’investissements non corrélés visant à protéger leurs portefeuilles et à stabiliser les rendements.Pour 85% des CGP français (93% au niveau mondial), avoir une vision plus précise de la tolérance au risque de leurs clients est crucial. L’enquête montre que plus de 9 CGP sur 10 (97% en France) utilisent déjà des outils de planification financière basés sur des objectifs tangibles dans leurs conversations avec leurs clients. Cette approche accorde une plus grande importance à la compréhension des risques, aux objectifs financiers et aux valeurs personnelles des clients, des éléments majeurs à prendre en compte dans le cadre des décisions d’investissement et des attentes de rendement, estime Natixis Global AM.Le vrai défi réside dans la capacité des CGP à gérer la réaction des investisseurs aux évènements de marchés et à la volatilité, assure l'étude. Selon les CGP, les investisseurs réclament une gamme plus large de services pour atteindre leurs objectifs financiers. A titre d’exemple, 63% des CGP français (55% dans le monde) expliquent que cette année leurs clients ont demandé davantage d’accompagnement pour faire face à la volatilité des marchés.Or, la protection des portefeuilles des clients contre les mouvementsde marchés et le risque d’un regain de volatilité est une tâche rendue très difficile dans l’environnement actuel. Pour 91% des CGP français, la volatilité est le premier obstacle à la croissance de leur activité, suivie par l’environnement de taux bas qui pèse sur les marchés depuis 2008.Mais il semblerait, que ce ne sont pas tant les marchés et la volatilité en tant que tels qui inquiètent le plus les CGP, mais plutôt la manière dont les clients réagissent à cette volatilité. Interrogés sur les effets du Brexit, les CGP ont ainsi répondu qu’ils prévoyaient un impact plus fort sur les investisseurs que sur les marchés.Au-delà des réactions suite au Brexit, la gestion des clients et de leurs émotions constituent une préoccupation majeure pour les CGP.Pour 76 % des CGP français, un des facteurs clés de leur succès réside dans leur capacité à accompagner les clients au-delà des problématiques liées à l’allocation d’actifs et la performance des investissements.L’enquête de Natixis vient par ailleurs confirmer l’intérêt des CGP pour le conseil automatisé, généralement considéré comme une opportunité à saisir.Les conseillers en gestion de patrimoine pensent que les plateformes de conseil automatisées (les «robo-advisors») ou les nouvelles sociétés financières technologiques peuvent en partie combler le manque d’offre de conseil à destination des investisseurs plus jeunes ou aux revenus plus modestes. L’enquête montre que 52 % des CGP français pensent que la mise en place d’une plateforme de conseil automatisée proposant un accès direct aux clients pourrait être un moyen d’améliorer l’efficacité de leur activité.Ils sont 56 % à se dire convaincus que les sociétés équipées de ce type de plateforme automatisée auront un avantage concurrentiel sur les autres.La vaste majorité des conseillers (82 %) sont confiants et pensent que les plateformes de conseil automatisées ne rendront pas obsolète leur modèle économique, qui est basé sur un conseil personnalisé. En effet, 84% des CGP français pensent que ces plateformes de conseil automatisées sont incapables de proposer l’allocation d’actifs tactique indispensable, en particulier dans un contexte de marchés baissiers ou volatils.(1) enquête réalisée entre juillet et août 2016 par le britannique Core Data Research auprès de 2.550 conseillers financiers dans 15 pays d’Asie, d’Europe, des Amériques et du Moyen-Orient. 150 conseillers français ont pris part au sondage
La société de gestion Federal Finance Gestion, filiale du Crédit Mutuel Arkéa, a annoncé le 28 septembre deux initiatives climatiques destinées à favoriser les flux financiers vers des projets compatibles avec des économies bas-carbone. Tout d’abord, Federal Finance Gestion propose un indice Climat, Federal Objectif Climat, créé pour promouvoir les entreprises engagées dans des politiques de réduction de leurs émissions carbone. Les valeurs composant l’indice sontsélectionnées sur la base de leur démarche environnementale; tous les secteurs d’activité sont concernés.Cet indice a été développé en collaboration avec deux fournisseurs de données extra-financières, Sustainalytics et Grizzly Responsible Investment, spécialisés dans la recherche en matière de développement durable.Par ailleurs, la société de gestion lance un fonds à formule Daipazen Climat Septembre 2016, exposé à l’indice Federal Objectif Climat, composé de 50 entreprises engagées selon la méthodologie de l’indice dans des politiques de réduction de leurs émissions carbone.
Le groupe de capital-investissement Bridgepoint a entamé les préparatifs de l’introduction en Bourse de MédiPôle, deuxième groupe indépendant d’hôpitaux en France, qu’il espère boucler d’ici la fin de l’année et qui pourrait valoriser la société 1,5 milliard d’euros, croit savoir l’agence Reuters qui cite des sources proches du dossier.Bridgepoint, conseillé sur le projet par les banques Goldman Sachs, Morgan Stanley et Société Générale, a invité les analystes financiers à une série de présentations pendant la deuxième semaine d’octobre, a précisé l’une des sources.MédiPôle devrait annoncer d’ici fin octobre son intention d’entrer en Bourse en précisant que l’opération portera sur moins de 50% de son capital, ont ajouté les sources.
Olivier Sarkozy, responsable des services financiers chez Carlyle jusqu’en mai 2016, veut lever 1,5 milliard de dollars dans le cadre d’un nouveau fonds, rapporte Les Echos qui reprend une information dévoilée par PE Hub. L’intéressé a déjà enregistré les engagements d’investisseurs pour ce véhicule qui serait concentré sur les banques, les assurances, les gestionnaires d’actifs et les services connexes.
Le gouverneur de la Banque de France, qui s’exprimait devant la commission économique et monétaire du Parlement européen, a appelé à la création d’une «Union de financement et d’investissement» qui canaliserait l'épargne excédentaire vers des projets d’investissement dans l’Union européenne. Il faudrait pour cela que les régimes de faillite des entreprises soient harmonisés et que les fusions transfrontalières dans le secteur bancaire soient encouragées, a souligné François Villeroy de Galhau.
Acofi Gestion, à travers son fonds Transition Énergétique France, et Urbasolar, spécialiste français indépendant du photovoltaïque, viennent de conclure une opération d’investissement concernant trois centrales solaires en France. Ces centrales se situent à Sos (Lot et Garonne), à Bessens (Tarn et Garonne) et à Arles (Bouches du Rhône). Ces trois projets ont été mis en service au cours du deuxième trimestre 2016, indique Acofi Gestion dans un communiqué. Le montant de l’opération n’a pas été dévoilé.Ces trois projets ont été financés par le FCPI (Fonds Professionnel de Capital Investissement) « Transition Énergétique France », un véhicule d’investissement dédié majoritairement aux investissements en France métropolitaine dans le secteur des énergies renouvelables, et plus particulièrement l’énergie photovoltaïque. Il investit également, de manière minoritaire dans des sociétés de production d’énergie éolienne. La stratégie d’investissement menée par l’équipe de gestion vise à faire bénéficier les investisseurs des revenus prévisibles que procurent les infrastructures énergétiques acquises à un moment où les tarifs de rachat réglementés de l’électricité sont désormais proches des « prix de marché », précise la société de gestion.
L’Indice mondial de confiance des investisseurs publié par State Street Global Exchange s’établit à 95,5 en septembre, en hausse de 5,8 points par rapport au niveau de 89,7 (en données corrigées) enregistré en août. La hausse de l’indice en Asie, de 105,9 à 118,6, et l’augmentation de l’indice en Amérique du Nord, de 89,6 à 92,3, sont à l’origine de cette amélioration de la confiance des investisseurs. L’indice en Europe, en revanche, a enregistré un repli de 86,8 à 84,9.« Dans l’ensemble, la confiance des investisseurs institutionnels reste modeste en septembre, reflétant les perspectives économiques moroses et la faiblesse persistante de l’inflation » commente Jessica Donohue, vice-présidente exécutive et chief innovation officer de State Street Global Exchange. « Sur le plan régional, l’inaction de la Banque centrale européenne a provoqué des mouvements de volatilité sur les marchés boursiers et a entamé encore davantage la confiance des investisseurs européens. Pendant ce temps, les investisseurs affichent un optimisme plus marqué sur l’Asie, probablement encouragé par le soutien continu de la politique en Chine ». « Les investisseurs institutionnels en Amérique du Nord restent prudents malgré la perspective plus optimiste sur l’économie et l’évaluation de la Fed quant aux risques à court terme qu’elle estime « relativement équilibrés » ajoute Ken Froot, l’un des créateurs de l’indice. « Le niveau de confiance semble être pour une bonne part influencé par la politique aux États-Unis, l’attention se portant désormais sur les prochaines élections présidentielles et leurs conséquences ».
Le capital investisseur Permira est le mieux placé pour racheter à Bank of East Asia le prestataire de services aux investisseurs Tricor Holdings moyennant 750 à 800 millions de dollars (668 à 713 millions d’euros), ont déclaré mardi à Reuters des sources proches du dossier. Aucun accord n’a encore été signé mais Permira et Bank of East Asia poursuivent des discussions à un stade avancé, ont ajouté les sources. Reuters avait indiqué en début de semaine que Bank of East Asia avait reçu cinq offres définitives, en particulier de Vistra Group, Ping An Insurance Group of China et Permira. L’offre de Permira valoriserait Tricor 15 fois environ son excédent brut d’exploitation (EBE, Ebitda), qui représentait 55 millions de dollars en 2015.
Un certain nombre de hedge funds opportunistes ont vendu à découvert l’action Deutsche Bank, attendant de fait que le titre ait atteint son plus bas pour racheter leurs actions et gagner de l’argent. Selon Les Echos, autour de 2,2% du capital de la banque allemande est concerné contre 0,5% au début de l’été. Ainsi, Marshall Wace, un des plus célèbres fonds long/short (25 milliards de dollars), est vendeur à découvert sur près de 1% du capital. Il parie sur la chute de l’action allemande depuis le mois de février. Highfields Capital, un hedge fund de 12 milliards de dollars, est vendeur de la mi-juillet sur 0,7% du capital tandis que Discovery Capital (12,5 milliards de dollars), fondé en 1999 par Robert Citrone, a entamé une position vendeuse à découvert sur la banque allemande, portant sur 0,6% du capital de la société.
Les actifs sous gestion des ETF investis dans des stratégies ISR d’UBS Asset Management ont dépassé la barre du milliard de dollars, a annoncé la société de gestion. Il y a quelques années, UBS AM avait publié une étude sur l’impact de l’utilisation d’une grille ISR sur la valorisation d’un portefeuille. Les différences en termes de rendement n'étaient pas statistiquement significatives mais l’approche ISR procure malgré tout de meilleurs niveaux de rendement ajusté du risque selon la société de gestion.
À la fin de l’année 2015, les investisseurs non-résidents détiennent 45% des sociétés française du CAC40, indique ce 26 septembre le Bulletin de la Banque de France. Ce taux est en baisse par rapport à 2014 (46,1%), première année où la part des non résidents a commencé à baisser depuis 2010. Ce niveau reste toutefois supérieur au point bas observé en 2007 à 41,2 %, ainsi qu’à la moyenne des dix dernières années. Cette part correspond à 517 milliards d’euros d’actions sur une capitalisation boursière totale de l’indice de 1.150 milliards d’euros. Les non-résidents ont certes augmenté leurs achats de titres des 36 sociétés du CAC 40, pour 2,1 milliards d’euros, mais les résidents y investissent davantage, à hauteur de 6,7 milliards d’euros, d’où la hausse de leur part relative de détention. Surtout en 2012 et 2013 les non résidents achetaient beaucoup plus d’actions du CAC40, autour de 14 milliards d’euros. Au 31 décembre 2015, 39 % des sociétés françaises du CAC 40 sont détenues majoritairement par des intérêts étrangers. Cette proportion est la plus faible enregistrée sur les dix dernières années, contrastant avec un plus haut de 53 % atteint fin 2013, note la Banque de France. La zone euro reste la plus représentée.
La Caisse des dépôts (CDC) pourrait vendre pour plusieurs centaines de millions d’euros de ses participations dans certaines des plus grandes entreprises françaises, indique Pierre-René Lemas, le directeur général de la CDC, dans un entretien au Financial Times."Conserver nombre de ces parts n’a plus de sens aujourd’hui», estime le dirigeant. «Beaucoup de nos entreprises sont là pour des raisons historiques. Nous devons réduire le nombre d’entreprises que nous possédons et c’est ce que nous faisons."Certaines cibles ont d’ores et déjà été identifiées, indique Pierre-René Lemas. «La CDC doit consacrer ses efforts à soutenir l'économie française, promouvoir la transition énergétique vers les renouvelables et aider le logement social en France», dit-il. Selon le quotidien britannique, les parts dans la société autoroutière Sanef pourrait faire partie de ces cessions. Le journal rappelle que la CDC a également des participations notamment dans Compagnie des Alpes, Parc Astérix et Belambra.La Caisse des dépôts a annoncé vendredi la cession de 22,5 millions d’actions de Veolia Environnement pour un montant total d’environ 456 millions d’euros, ramenant la part de la banque publique dans Veolia à 4,62%.
Le concept d’investissement socialement responsable (ISR) reste méconnu du grand public : 66% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR (contre 67% en 2015), révèle l’enquête réalisée pour le FIR (Le Forum pour l’Investissement Responsable) et Vigeo Eiris, l’agence de recherche et services ESG (Environnement, Social et Gouvernance) par Ipsos Mori pour la 7ème année consécutive présentée alors que s’ouvre la Semaine de la finance responsable. Ce chiffre se réduit cependant à 58% pour les détenteurs d’une assurance vie, à 53% pour les détenteurs d’épargne salariale, à 48% pour ceux investissant en bourse et à 40% pour les détenteurs d’OPCVM. L’offre de produits ISR reste peu mise en évidence par les établissements financiers : seulement 4% des personnes interrogées se sont vues proposer de l’ISR par leur établissement financier (contre 3% en 2015). Ce chiffre est très légèrement en hausse pour l’épargne salariale : 9% se sont vus proposer de l’ISR en 2016 contre 6% en 2015. Néanmoins, les Français sont majoritairement favorables à l’intégration des enjeux environnementaux et sociaux dans les décisions de placement (51%). Et plus de 80% estiment que les enjeux climatiques et de transition énergétique devraient être intégrés aux décisions d’investissement des établissements financiers. 49% sont favorables à l’intégration de ces derniers dans leurs propres choix d’investissements. 40% des Français identifient leur conseiller financier comme étant le plus à même de les informer sur l’investissement socialement responsable devant les ONG/associations de consommateurs (16%), les pouvoirs publics (pour la première fois cette année introduits dans le sondage comme prescripteurs (15% du choix des sondés), les médias (14%), les proches (13%) et l’entreprise (2%). Près d’un tiers des Français estime qu’un label sur les produits d’épargne, soutenu par les pouvoirs publics, les inciterait à choisir l’ISR.
Réduire le risque n’est pas une option. L’environnement de croissance faible et de taux durablement bas renforce l’appétit pour le risque des assureurs, en dépit des incertitudes géopolitiques, selon la cinquième édition de l’enquête mondiale annuelle BlackRock sur l’assurance (menée par The Economist Intelligence Unit auprès de 315 responsables du secteur). Seulement 8 % des répondants prévoient de réduire leur exposition au risque, tandis que 47 % envisagent une augmentation et que 46 % souhaitent maintenir un niveau similaire sur les 12 à 24 prochains mois. Ces résultats soulignent un niveau de prudence légèrement plus élevé qu’en 2015, alors que 57 % des assureurs dans le monde prévoyaient de s’exposer davantage au risque, tandis que 38 % visaient à maintenir un niveau stable. La faiblesse de la croissance mondiale a été l’un des sujets de préoccupation phares des enquêtes précédentes, puisque depuis 2014, environ 50 % des répondants considèrent ce problème comme l’un des plus menaçants vis-à-vis de leur stratégie d’investissement, bien qu’il soit maintenant relégué au second plan derrière la perception d’un environnement politique beaucoup plus instable. Le risque géopolitique est invoqué cette année par 51 % des assureurs comme l’un des plus sérieux affectant les stratégies, contre 25 % en 2014. La faiblesse prolongée des taux d’intérêt a quant à elle été désignée comme le risque de marché le plus important par 59 % des répondants, suivi de près par la volatilité des prix des actifs (57 %).Bien que ces résultats soient antérieurs au vote du Brexit intervenu fin juin, un nouveau sondage flash conduit auprès de plus de 100 assureurs a fait ressortir que les retombées du Brexit semblent amplifier les tendances préalablement anticipées, notamment sur le sujet des taux d’intérêt durablement bas.La volonté des assureurs de s’exposer davantage au risque contraste avec la proportion élevée de répondants qui prévoient d’augmenter leur allocation aux liquidités et aux emprunts d’État. En effet, 50 % des assureurs affirment vouloir renforcer leurs détentions de liquidités au cours des prochains mois, contre 36 % l’année dernière, alors que 47 % d’entre eux estiment toujours augmenter leur allocation aux emprunts d’État, qui est ainsi la classe d’actifs obligataire la plus citée de cette enquête. Cela met en exergue une tendance à prendre des risques de manière sélective sur différentes classes d’actifs.Du côté des actifs risqués, 41 % des assureurs ont l’intention d’accentuer leurs pondérations des titres obligataires non-investment grade, contre seulement 26 % en 2015, et 21 % disent vouloir augmenter leur allocation aux actions, contre 13 % l’année dernière. Parallèlement, très peu ont prévu d’accroître leur allocation aux obligations investment grade comparé à l’année dernière (seulement 21 % contre 45 % en 2015).Le rapport souligne une forte volonté de renforcer l’allocation aux marchés privés. 53 % des assureurs ont l’intention d’accentuer leur exposition aux prêts hypothécaires commerciaux, contre 38 % l’année dernière ; du côté des titres immobiliers commerciaux, 48 % prévoient une augmentation de leur allocation, alors qu’ils étaient 30 % en 2015. L’intérêt porté au capital-investissement fait également ressortir cette tendance, sachant que 49 % des répondants pensent accroître leur allocation à ce segment, contre 27 % il y a un an.Toutefois, les assureurs ont évoqué plusieurs barrières les empêchant de concrétiser pleinement leurs ambitions sur les marchés privés. Elles se rattachent principalement aux charges de capital ou encore à l’efficacité du capital, qui est citée par 46 % des interrogés. La collaboration avec les équipes dirigeantes apparaît cruciale, et 27 % des assureurs affirment travailler sur la formation des parties prenantes en interne.En 2016, les questions réglementaires restent un facteur de risque macro majeur pour 46 % des répondants (soit le troisième facteur le plus important), ce qui représente une hausse de six points de pourcentage par rapport à l’année dernière. Cela dit, la nouvelle réglementation n’est plus considérée comme un vecteur de changement significatif au sein du secteur de l’assurance. Les inquiétudes réglementaires divergent selon les pays, mais la directive Solvabilité II demeure le sujet de préoccupation numéro un pour l’ensemble des assureurs. Elle a été citée par 53 % d’entre eux comme ayant l’incidence la plus marquée sur leur processus décisionnel. Les acteurs anticipent globalement un élargissement probable des réformes sur les fonds propres à des pays hors de l’Europe dans les trois à cinq prochaines années.
Thomson Reuters a annoncé le 26 septembre le lancement de l’indice Diversity & Inclusion (D&I index), le premier indice de ce type permettant de mesurer la performance relative des organisations sur la base de facteurs multiples. L’indice classe les 100 premières sociétés cotées en termes de diversité et d’inclusion, sur la base de 24 critères couvrant quatre grandes catégories : la diversité, l’inclusion, le développement du personnel, et les controverses. Le Matterhorn Group, chez Morgan Stanley, sera la première équipe de conseil à utiliser ce nouvel indice comme un outil d’investissement (voir NewsManagers du 22 septembre).