La confiance est de retour de façon spectaculaire sur les marchés boursiers et de taux français. L'éloignement du spectre d’un duel final entre deux opposants à l’Europe a soulagé les investisseurs, particulièrement pour les valeurs bancaires. Les commentaires des sociétés de gestion dont NewsManagers vous livre quelques extraits, laissent à penser que plus d’un gérant ose prendre le pari d’une victoire du centriste Emmanuel Macron face à Marine Le Pen, alors que le deuxième tour aura lieu dans près de deux semaines. Franck Dixmier, directeur des gestions obligataires d’AllianzGI- Nous ne sommes pas surpris de la réaction positive des marchés à la sous- performance des candidats europhobes, mais nous devons néanmoins nous interroger sur la pérennité de cette nouvelle appétence pour la prise de risque. - Le rendez-vous le plus important se situera en juin prochain, lors des élections législatives : avec quelle majorité Macron, élu président, pourra-t-il gouverner ? - A partir du résultat des élections législatives, nous pourrons donc nous positionner d’une façon plus agressive - ou pas - sur les actifs risqués. Si la prime de risque «France» venait à s'évaporer, c’est l’ensemble des spreads en zone euro qui en bénéficierait et, à part des risques géopolitiques encore prégnants, rien ne s’opposerait plus à la correction de la sur-évaluation du Bund. Hartwig Kos, CIO adjoint et directeur adjoint de l'équipe Multi-Asset chez Syz Asset Management - Nous avons commencé à repositionner nos portefeuilles dans une position plus favorable au risque, en reconnaissant le fait que les risques politiques soient devenus moins importants qu’avant. Pourtant, nous avons gardé nos protections intactes : après tout, la principale caractéristique de ce que l’on appelle un «tail risk» est d'être inattendu. Jean-Jacques Friedman, directeur des Investissements de Vega IM- Sur les marchés financiers, les arbitrages en faveur des actifs non risqués vont se déboucler. Cela entraine la réduction du spread France Allemagne, une baisse du dollar et du yen (valeurs « refuge ») et une reprise de la tendance haussière sur les indices actions. En effet, le marché devrait se recentrer sur les perspectives des bénéfices par action des entreprises européennes. Une excellente nouvelle puisque pour la 1ère fois depuis la crise de 2008, les analystes ne révisent pas à la baisse les résultats au fur et à mesure du déroulement de l’année, mais au contraire confirment, et même révisent à la hausse, leurs prévisions. Elles se situent dorénavant sur des niveaux entre 12 % à 15 % pour 2017. - Les actions européennes seront surpondérées dans beaucoup de portefeuilles internationaux, et la France, qui avait subi des dégagements en faveur des actions zone euro, opère dès l’ouverture de la Bourse ce lundi, un rattrapage par rapport aux autres pays européens. Néanmoins, il convient de noter que peu de flux sont en réalité engagés ce matin, et beaucoup d’investisseurs espèrent sans doute une consolidation pour revenir sur les marchés européens : ces derniers gagnent déjà depuis le début d’année entre 8 % pour l’Euro Stoxx et le CAC 40 et 14 % pour l’Ibex. En termes de thématiques, ce sont les financières, bénéficiant de la réduction de la prime de risque, et les valeurs industrielles, qui pourraient tirer parti de la baisse du coût du travail, qui surperforment les indices Morgane Delledonne, Fixed Income Strategist chez ETF Securities Alors qu’il est presque certain que Marine Le Pen n’obtiendra pas de majorité, la façon dont Emmanuel Macron peut y parvenir sans l’aide des partis socialistes et républicains n’est toujours pas claire. L’incertitude entourant la capacité de Macron à obtenir une majorité de sièges au Parlement pour passer ses réformes continuera de peser sur le spread des obligations gouvernementales entre la France et l’Allemagne pendant encore les six prochaines semaines. Equipe de gestion d’Aviva Investors France - Le résultat du premier tour est en ligne avec le scénario central d’Aviva Investors France. Nos allocations devraient profiter des mouvements de marché favorables aux actifs risqués. - Nous continuons de surpondérer les actions de la zone euro qui nous paraissent plus attractives que les actions US en termes de valorisation. Nous privilégions les valeurs exposées au cycle économique. Notre stratégie actions comprend notamment des positions longues sur les banques européennes, qui devraient bénéficier d’un environnement de taux plus élevés. Nous sommes également positifs sur les actions des marchés émergents, qui devraient tirer profit de la reprise économique mondiale, dans un contexte de ralentissement maîtrisé de la croissance chinoise. - Nous restons sous-pondérés sur la dette souveraine allemande et globalement neutres sur les dettes « semi-cœur ». Nicolas Forest, directeur de la gestion obligataire chez Candriam, - (La victoire d’Emmanuel Macron), c’est aussi la victoire du libéralisme. À travers ses réformes des retraites, du marché du travail ou de la fonction publique Emmanuel Macron devrait contribuer à davantage de flexibilité tout en ménageant le déficit français. Le spread OAT BUND pourrait donc continuer à se resserrer davantage et retrouver son niveau préélectoral. Les investisseurs asiatiques devraient ainsi revenir sur la dette française largement délaissée depuis le début d’année face aux risques Le Pen et Mélenchon. - Dans ce contexte, Mario Draghi a désormais le champ libre pour adapter progressivement sa communication dès le comité de juin en dégageant les principales pistes pour ralentir ses achats mensuels. Aucun changement n’est à attendre cette semaine mais les divergences récentes au sein de la BCE plaident pour l’annonce d’une réduction des achats. La semaine passée 60% des économistes s’attendaient à une annonce dans ce sens en septembre alors que seulement 50% anticipaient une possible remontée du taux de dépôt au troisième trimestre 2018. Une victoire de Macron laisse le champ à davantage de resserrement qu’anticipé. Et même si Mario Draghi veut l'éviter nous pensons que cela devrait renchérir la devise européenne et amener les taux allemands à remonter progressivement.
Omnes Capital a annoncé la réalisation avec 360imprimir de son premier investissement dans une start-up portugaise aux côtés de la société de gestion portugaise Pathena. Ce tour de table, d’un montant global de 4 millions d’euros, est destiné à financer le développement international de la start-up et enrichir sa gamme de produits. 360imprimir propose un ensemble de produits et services de marketing aux entreprises (dépliants, cartes, grands formats…). Selon le communiqué, moins de deux ans après son lancement, et avec seulement 250 000 euros de fonds levés auprès de Shilling Capital, 360imprimir a réalisé 6 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2016, soit une croissance de près de 300% par rapport à 2015. Elle compte actuellement plus de 120 collaborateurs et, en l’espace de trois ans, a conquis plus de 200 000 clients et quatre marchés différents.Omnes Capital revendique 3,4 milliards d’euros sous gestion.
Les fonds de petites capitalisations pourraient être l’un des derniers bastions des fonds gérés activement capables de battre leur indice de référence face à la concurrence de plus en plus prégnante des produits indiciels, notamment des ETF, estime le cabinet de recherche et de conseil Cerulli Associates dans la dernière livraison de son mensuel «The Cerulli Edge - European Monthly Product Trends».Les sociétés de gestion devraient consacrer davantage de ressources à la classe d’actifs dans la mesure où les petites capitalisations offrent la possibilité aux gérants actifs de battre leur indice de référence. «L’une des raisons pourrait être que les marchés sont moins efficients dans le secteur des petites capitalisations, ce qui donne aux gérants davantage de marge de manoeuvre pour trouver de la valeur cachée. Au gré de rencontres régulières avec les dirigeants de ces sociétés, les stock pickers peuvent trouver ce qui se cache derrière les chiffres», souligne Brian Gorman, analyste international chez Cerulli.Cerulli prend l’exemple des petites capitalisations britanniques qui ont raté le train du rebond post-Brexit car elles étaient perçues comme moins susceptibles de profiter de la baisse de livre, dans la mesure où elles sont moins présentes à l’exportation que les sociétés plus importantes. «Il y a une tendance à la généralisation et une recherche exhaustive permettra de déterminer quelles sociétés en Europe seront à même de tirer parti au mieux des effets négatifs et positifs du Brexit. De la même façon, la hausse liée à l'élection de Donald Trump a donné un coup de pouce à quelques grandes capitalisations», remarque pour sa part Barbara Wall, managing director Europe chez Cerulli.
Alors que le premier tour de l'élection présidentielle française a porté Emmanuel Macron (En Marche!) et Marine Le Pen (FN) au second tour des élections qui se tiendront le 7 mai, les marchés ouverts cette nuit ont relativement bien réagi. Ils semblent d’ores et déjà parier sur une victoire d’Emmanuel Macron, un candidat qui ne devrait pas bousculer outre mesure les institutions politiques et financières. L’euro a ainsi atteint en cours de nuit en Asie les 1,0940 dollars, un plus haut depuis le 10 novembre dernier, la menace d’un choc anti-européen étant considérée comme s'éloignant. «Comme il y avait peu de prises de positions fortes sur les marchés, on s’attend à un rallye modeste. L’euro a déjà pris 2% face au dollar et au yen, on devrait voir les actions prendre également quelques points», réagissait ce matin Laurence Boone, responsable de la recherche et de la stratégie d’investissement chez Axa Investment Managers."Avec Macron proclamé grand favori des sondages l’opposant à Le Pen, il semble très probable que les scenarios négatifs, déjà intégrés par les marchés ces dernières semaines, s’amenuisent d’ici le second tour. Avec la baisse de la volatilité, l’écart des rendements entre la France et l’Allemagne devrait se resserrer et l’euro devrait conforter sa récente stabilité par rapport au dollar», commente Tim Graf, Directeur de la stratégie Macro de State Street Global Markets EMEA. Ce matin, l'écart de rendement entre l’OAT française à 10 ans et le Bund allemand de même échéance s’est resserré autour de 58 points de base contre 62 vendredi dernier. L’or a de son côté atteint son plus bas niveau depuis deux semaines en cours de séance à 1.265,90 dollars l’once. D’après les résultats définitifs donnés par le Ministère de l’intérieur, Emmanuel Macron est en tête avec 23,75% des voix et Marine Le Pen pointe en deuxième position avec 21,53% des voix.
Blackstone a indiqué à l’occasion de la publication de ses résultats trimestriels (NewsManagers du 21 avril 2017) qu’il disposait d’un trésor de guerre de 32,2 milliards de dollars, soit près de 30 milliards d’euros, pour investir dans l’immobilier international, rapporte le site spécialisé IPE. Au cours des trois premiers mois de l’année, les stratégies immobilières ont attiré 2,5 milliards de dollars, dont 1,1 milliard de dollars dans les fonds «core+". Les actifs sous gestion dans l’immobilier s'élèvent à 101,2 milliards de dollars.
Toroso Investments vient de lancer un nouvel ETF, Industry Exposure & Financial Services ETF, qui offre aux investisseurs un accès aux sociétés et fournisseurs qui tirent la croissance du secteur des ETF, rapporte le site spécialisé Citywire. Ce nouveau véhicule comprendra entre autres des sociétés de gestion, des sociétés cotées dérivant leur revenus des ETF, des fournisseurs d’ETF, des fournisseurs de données et d’indices, des conservateurs et des plateformes de transactions.L’ETF aura une exposition de 50% aux sociétés participant au secteur, de 25% aux sociétés indirectement liées au marché des ETF, de 15% aux sociétés affichant des niveaux modérés de participation et de 10% à de nouveaux entrants et à des acteurs plus modestes du marché.
Il existe une relation claire entre la crédibilité environnementale, sociale et en matière de gouvernance (ESG) d’une entreprise et les spreads de crédit, selon une nouvelle étude de Hermes Investment Management citée par IPE. L’étude a permis à la société de gestion de concevoir un modèle de prix qui lui permet de calculer quelle rémunération un investisseur devrait recevoir pour un niveau donné de risque ESG. Hermes indique que le modèle va l’aider à identifier des opportunités parmi les sociétés faiblement notées ayant des notes ESG élevées et de repérer les émetteurs qui présentent des risques parce que leurs spreads sont trop serrés par rapport à leur note ESG.
Edmond de Rothschild Investment Partners, qui agit pour le compte du FPCI Winch Capital 3, prend une participation minoritaire au capital du groupe Bacacier pour l’accompagner dans son développement. Il s’agit de la première ouverture du capital de ce spécialiste de l’habillage métallique du bâtiment qui était détenu à 100% par son fondateur et dirigeant, Jean-Christophe Vigouroux. Le groupe Bacacier, qui réalise un chiffre d’affaires de 160 millions d’euros et dispose de 22 sites opérationnels réunissant plus de 400 collaborateurs, ambitionne de renforcer ses positions en continuant son développement par croissance externe et organique, pour finaliser son maillage géographique et se renforcer dans de nouveaux segments d’activités.
Ardian a annoncé, ce 20 avril, avoir signé un engagement de 2,5 milliards de dollars via des investissements secondaire et primaire avec le fonds souverain d’Abu Dhabi, Mubadala Capital. L’investissement secondaire correspond à l’acquisition par Ardian d’un portefeuille d’intérêts dans un fonds existant géré par Mubadala Capital. L’investissement primaire a lieu dans le cadre de la création d’un nouveau fonds par Mubadala Capital dans lequel Ardian sera le principal investisseur. «Cette opération est historique, dans la mesure où Mubadala Capital accepte pour la première fois des capitaux de la part d’un tiers», ont indiqué les deux partenaires dans un communiqué commun. Le closing de la transaction a officiellement eu lieu le 31 mars 2017.Le portefeuille secondaire est composé d’une plateforme de private equity de 2,5 milliards de dollars d’actifs détenus et gérés par Mubadala Capital, comprenant 14 investissements dans des fonds, essentiellement de capital-développement et de «buyout» nord-américains. En outre, le portefeuille comprend 14 investissements directs dont des co-investissements aux côtés de gérants de renom, ont précisé Ardian et Mubadala Capital. Avec cette transaction, Ardian acquiert une participation majoritaire dans ce portefeuille, tandis que Mubadala Capital conserve les intérêts restants.Enfin, Mubadala Capital a également créé un fonds de 1,5 milliard de dollars dans lequel Mubadala Capital et Ardian ont investi le même montant d’engagement primaire. Concrètement, Mubadala Capital investira le nouveau fonds en appliquant la même stratégie de création de valeur que celle mise en oeuvre pour le portefeuille du fonds secondaire. Cette stratégie suit une approche globale qui consiste à réaliser des investissements directs et dans des fonds ainsi que des co-investissements essentiellement concentrés en Amérique du Nord et en Europe. «L’accent sera placé sur la création de partenariats avec des équipes de management et d’investissement de premier dans de multiples secteurs, notamment le sport, les médias, le divertissement, l’alimentaire et les infrastructures énergétiques.
AnaCap Financial Partners, fonds d’investissement qui se présente comme un spécialiste des services financiers, a annoncé l’acquisition d’Ellisphere auprès de Natixis. Ellisphere propose, notamment, de l’information économique et financière aux entreprises et aux financeurs sur leurs partenaires commerciaux. Elle emploie 300 personnes. Aucun détail n’est donné sur la transaction.
Savills Investment Management (Savills IM) a vendu un portefeuille important d’actifs immobiliers hérités de la reprise en 2015 de SEB Asset Management, rapporte IPE Real Estate. Ce portefeuille inclut sept actifs aux Pays-Bas, quatre à Paris, deux en Allemagne et un actif à Vienne. Ils ont été vendus pour environ 579 millions d’euros. Les actifs faisaient partie de fonds immobiliers ouverts en dissolution, dont les fonds SEB Immoinvest et SEB Global Property.
Selon le baromètre BofA Merill Lynch du mois d’avril, les investisseurs délaissent les actions américaines pour se tourner vers les actions de la zone euro, en dépit de l’approche des élections françaises. Dans un communiqué, la société de gestion précise qu’il s’agit de la cinquième plus grande rotation dans ce sens depuis 1999. L’allocation en faveur des actions de la zone euro a augmenté à un plus haut de 15 mois, avec une sur-pondération à 48% des investisseurs en net, tandis que celle pour les actions américaines est à son plus bas niveau depuis janvier 2008 avec une sous-pondération à 20% en net. Un nombre record d’investisseurs (83% en net) trouve les actions américaines sur-évaluées, tandis que 32% estiment les actions mondiales surévaluées, soit un plus haut depuis 17 ans. Au sein de l’Europe, le Royaume-Uni demeure la région la moins favorite des investisseurs et le positionnement relatif sur les actions britanniques par rapport aux actions de la zone euro est proche de 1% de son plus bas historique. Par ailleurs, l’enquête révèle que 44% des investisseurs en net sur-pondèrent les actions des pays émergents, contre une sous-pondération en net de 18% en mars, soit leur plus haut niveau d’allocation depuis cinq ans. 47% des investisseurs estiment que les actions émergentes demeurent sous-évaluées. Ils sont 30% à le penser pour les actions de la zone euro. L’enquête de BoA Merrill Lynch s’est déroulée entre le 6 et le 12 avril. 203 panélistes gérant un total de 593 milliards de dollars d’actifs ont répondu au niveau international.
La société belge de capital investissement Sofina a annoncé le lancement de la cession de 3,5 millions d’actions Eurazeo, représentant environ 5 % du capital, auprès d’investisseurs institutionnels. Après l’opération, Sofina ne détiendra plus de participation dans Eurazeo. Dans le cadre de son programme de rachat d’actions, Eurazeo participera au placement en passant un ordre irréductible de 1 million de titres au prix du placement .
Legal & General Investment Management s’est engagé à voter contre les administrateurs des sociétés américaines qui n’ont pas nommé de femme à leur conseil d’administration, rapporte le Financial Times fund management. La société de gestion britannique, qui gère 1.000 milliards de dollars d’encours, a durci sa position après avoir constaté que ses appels à renforcer la diversité des conseils d’administration d’entreprises américaines n’avaient pas produit de résultat. LGIM a commencé à militer en faveur d’une plus grande diversité des conseils d’administration aux Etats-Unis il y a sept ans. La société va voter contre les présidents des comités de nomination de toutes les sociétés du S&P 500 qui continuent d’avoir un conseil d’administration entièrement masculin à partir de 2017. Selon S&P Dow Jones, quatre sociétés du S&P 500 ont encore un conseil d’administration entièrement masculin : Coty, Dentsply Sirona, PayChex et TransDigm Group.
Les conseillers financiers italiens sont de plus en plus sensibles au thème de la finance durable et seraient prêts à allouer une part plus importante du portefeuille de leurs clients à l’investissement socialement responsable (ISR), rapporte Bluerating, citant une étude commandée par Candriam Investors Group en coopération avec EticaNews, réalisée par Money Mate avec le soutien du professeur Duccio Martelli. 13 % des conseillers financiers interrogés ont ainsi déclaré avoir investi dans des produits ISR un pourcentage compris entre 11 % et 30 % du portefeuille de leurs clients, et 1 % a alloué dans des fonds ISR plus de 30 % du portefeuille. 15 % ont destiné à ces stratégies entre 6 % et 10 % du portefeuille. Mais les pourcentages que les conseillers financiers conseilleraient d’investir dans des solutions ISR sont beaucoup plus élevés. Ainsi, 33 % de l’échantillon suggère une part comprise entre 11 % et 30 % pour des portefeuilles inférieurs à 500.000 euros, tandis que pour des portefeuilles supérieurs à ce seuil, le pourcentage conseillé monte à 43 %. 11 % recommandent une part supérieure à 30 % du portefeuille. Pour un tiers de ces derniers, le pourcentage idéal serait de plus de 60 %.
Alors que le premier tour de l'élection présidentielle française se tiendra dimanche prochain 23 avril, NewsManagers vous délivre quelques commentaires de la part des grandes sociétés de gestion sur l’impact que pourraient avoir ces élections. Si la victoire des partis extrêmes correspond à la plus grande crainte des marchés financiers, il ne fait pas partie des scénarios centraux de la majorité des gérants. Ces derniers notent surtout la bonne tenue des résultats des entreprises européennes et espèrent un retour aux fondamentaux, une fois les élections passées.1/ OFI AM : Jean-Marie Mercadal, directeur général délégué en charge des gestions (27 mars)"De façon générale, s’il n’y avait pas ce calendrier électoral chargé, les actions européennes seraient à des niveaux plus élevées"-"Sur une éventuelle victoire de Marine Le Pen aux élections françaises, la réaction des marchés se ferait en deux temps : Après le deuxième tour de l’élection présidentielle, et avant les législatives, une onde de choc soudaine mais sûrement limitée par la perspective des élections à suivre. Les ordres de grandeur sont difficiles à estimer mais d’après ce que nous avons pu recueillir auprès de différents économistes, nous pouvons estimer que le spread France/Allemagne pourrait s’écarter instantanément dans une fourchette de 200/300 pb, avec une contagion naturelle sur les autres pays périphériques. La bourse de Paris pourrait reculer de l’ordre de 20 % et le dollar s’apprécier de plusieurs figures, au moins jusqu’à la parité. Si nous sommes convaincus qu’il n’y aura pas ensuite de majorité à l’Assemblée Nationale, il convient d’en tirer parti et d’acheter. Mais, en deuxième temps, si jamais la nouvelle présidence réussit ensuite à obtenir une majorité législative, les conséquences seraient alors beaucoup plus sérieuses et également instantanées sur les marchés, même si au final le processus de sortie de l’euro ne se matérialise pas avant plusieurs années, voire pas du tout. Dans ce cas de figure, il n’y a plus de limite et des niveaux de 500 pb de spread avec l’Allemagne seraient envisageables, assortis d’une chute boursière de plus de 25 %, d’une envolée du dollar et de l’or, avec des conséquences pour tous les marchés européens et mondiaux, et surtout périphériques. Dans un tel scénario, les comptes d’épargne seraient bloqués pour éviter une fuite des capitaux, une crise de liquidités affecterait les actifs financiers du pays, et donc les banques…"2/ Banque privée JP Morgan France: Vincent Izrael, responsable de l'équipe investissements» Les sondages récents montrent que seulement la moitié des citoyens européens ont une opinion favorable sur l’UE et que moins d’un tiers sont partisans de davantage d’intégration, mais les prochaines élections en Allemagne et en France représentent une opportunité pour les dirigeants européens. Le maintien de la cohésion de l’UE à l’issue des élections sera sans doute un signe encourageant pour les investisseurs. (...) Le climat étant actuellement très négatif, toute amélioration des perspectives de la région pourrait avoir un impact notable et conduire à des investissements et une hausse des prix des actifs"3/ Syz AM : Hartwig Kos, Deputy chief investment officer, co-head of multi-asset (10 avril 2017)"Le fait que le parti anti-UE de Geert Wilders (aux élections législatives des Pays-Bas) ait échoué à obtenir suffisamment de suffrages pour prendre le contrôle aux Pays-Bas est clairement un événement positif. Néanmoins, le résultat de ce scrutin ne permet pas de tirer des conclusions en ce qui concerne l’issue de l’élection présidentielle en France. Nous pensons que cette dernière pourrait bien constituer le point d’entrée pour revenir sur les marchés actions (en particulier sur les marchés européens), mais il est encore trop tôt pour contempler cette perspective». 4/ Amundi : Philippe Ithurbide, directeur de la recherche, stratégie et analyse (rédigé le 31 mars 2017)"Les élections européennes ont de quoi étonner. Au total, les partis populistes n’ont jusqu’ici pas été en mesure de remporter les élections, pas plus en Espagne, qu’aux Pays-Bas, qu’en Autriche… Et en France, cela sera très vraisemblablement le cas : le Front National, que tous les investisseurs redoutent, plafonne dans les sondages et est donné largement perdant contre le candidat Macron. Plus encore, jamais l’Allemagne n’aura eu comme candidats au poste de Chancelier deux personnes aussi fortement pro-européennes, et l’on ne parle plus du parti d’extrême droite et des partis populistes, marginaux à ce stade. Et cerise sur le gâteau, ou ironie de l’histoire, ce n’est finalement pas en Europe que les partis populistes ont gagné les élections, mais bien dans les pays anglo-saxons : les pro-Brexit au Royaume Uni (hors Écosse et Irlande du Nord), et Donald Trump aux États-Unis. Cela fait penser aux périodes où les déficits budgétaires européens de 4 ou 5 % étaient ardemment commentés et critiqués par des ressortissants de pays à déficits proches de 10 % (États-Unis, Royaume Uni ou Japon en tête) ! (…) Les actions européennes retrouvent de l’intérêt si les perspectives des élections s’éclaircissent, ce que nous croyons. De nombreux investisseurs, notamment étrangers, ont décidé de rester à l’écart compte tenu des incertitudes liées à l’élection. Quand ces incertitudes se seront dissipées, resteront des primes de risque qui seront jugées excessives… et qu’il faudra saisir. Ne pas tarder».5/ Pictet AM : Baromètre du mois d’avril"Nous serions plus optimistes encore (sur les actions européennes que nous surpondérons) sans la perspective de l’élection présidentielle à venir en France. Les investisseurs nous paraissent en effet trop confiants quant au résultat du scrutin, sous-estimant la possibilité d’une victoire de Marine Le Pen. Et même un bon score de la candidate du Front national au premier tour pourrait secouer les marchés. «6/ Fidelity : Convictions d’investissements du deuxième trimestre sur le marché obligataire (13 avril 2017)"La politique en Europe est de nouveau au centre de l’attention ; les investisseurs évaluent avec nervosité la probabilité d’une victoire du Front National à l’élection présidentielle française. Toutefois, selon notre scénario central, une victoire de la candidate est peu probable dans la mesure où le système électoral à deux tours français représente un considérable obstacle pour elle. La BCE va continuer de jouer un rôle actif sur le marché en limitant toute répercussion de la sphère politique sur les emprunts d’État susceptible de compromettre son mécanisme de transmission monétaire. Nous préférons voir au-delà de la volatilité et de l’élargissement des spreads à court terme et nous nous montrons positifs à l’égard des emprunts d’État français et, plus globalement, de la dette des pays périphériques de la zone euro». 7/First State Investments : «Election Insight - France 2017" "- Notre scénario de base est que le candidat centriste Emmanuel Macron remportera la présidence mais que pour faire passer ses réformes législatives, il devra probablement «cohabiter» avec un autre parti ou d’autres partis à l’Assemblée nationale.- Si Emmanuel Macron peut former une coalition majoritaire, son programme de politique économique devrait permettre de mettre en œuvre les réformes structurelles indispensables dont a besoin l'économie française en difficulté, notamment dans les domaines clés de la réforme du marché du travail et de la concurrence.- Dans l’hypothèse d’une victoire d’Emmanuel Macron ou du candidat de la droite centriste François Fillon, nous nous attendons à des dégagements sur les obligations d’Etat et à un mouvement de hausse sur les actifs risqués européens, la perspective d’une sortie de la France de l’Union européenne (ou «Frexit») se dissipant».
La société d’investissement Blackstone a annoncé lundi 17 avril le lancement d’une offre publique d’achat amicale de 2 milliards de dollars en numéraire sur l’opérateur pétrolier EagleClaw Midstream Ventures. Blackstone va réaliser l’opération au travers de ses deux fonds, Blackstone Energy Partners et Blackstone Capital Partners. La société indique qu’elle aura recours à un prêt de 1,25 milliard de dollars auprès de Jefferies pour financer l’opération qui devrait être bouclée d’ici la fin juillet 2017. EagleClaw fournit des services, notamment de traitement et transport de gaz et de pétrole, aux producteurs du Bassin permien situé à l’ouest du Texas. Dans son communiqué, Blackstone précise que la société conservera son nom et opérera en tant que société de portefeuille de Blackstone.
Les secousses géopolitiques, notamment les frappes américaines en Syrie et les menaces de la Maison Blanche visant la Corée du Nord, qui ont marqué la semaine au 12 avril ont incité les investisseurs à continuer à privilégier les obligations émergentes et les actions européennes, à l’exception notable des actions françaises qui, à l’approche du premier tour de l'élection présidentielle, ont enregistré des dégagements jamais vus au cours de six derniers mois alors que les fonds d’actions espagnoles continuent d’attirer les investisseurs.Toutes zones géographiques confondues, les fonds d’actions ont enregistré une collecte nette de 6,2 milliards de dollars durant la semaine au 12 avril, selon les statistiques communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global. Les fonds d’actions américaines ont du mal à collecter, à l’exception des stratégies dédiées au petites capitalisations alors que les fonds d’actions japonaises ont été confrontés à leurs premiers rachats depuis début janvier. Les fonds d’actions internationales des marchés développés ont continué d’engranger des souscriptions si bien que la collecte depuis le début de l’année dépasse les 37 milliards de dollars. Les investisseurs ont par ailleurs privilégié les fonds d’actions émergentes, entre autres l’Asie hors Japon, et notamment les fonds d’actions coréennes, les investisseurs locaux ignorant complètement les tensions géopolitiques. Dans un contexte de moindre optimisme sur l’impact de Donald Trump sur l'économie américaine et la volonté manifeste de la Réserve fédérale de durcir sa politique monétaire, les fonds dédiés aux obligations émergentes ont attiré plus de 2 milliards de dollars pour la quatrième semaine consécutive. Tant les fonds en monnaies dures que les fonds en monnaies locales ont été recherchés par les investisseurs avec des entrées nettes de plus de 1 milliard de dollars pour chaque catégorie pour le deuxième semaine consécutive. Les fonds indexés sur l’inflation sont restés en territoire positif, manquant de peu une deuxième semaine consécutive de sorties nettes. Toutes catégories confondues, les fonds obligataires ont affiché des entrées nettes hebdomadaires de 6,1 milliards de dollars.
Serena Capital, Partech Ventures et Airbus Ventures ont participé à une levée de fonds de 2 millions de dollars réalisée pour le compte de BestMile, un fournisseur de la première plateforme d’automatisation de flottes permettant l’exploitation de véhicules autonomes. Selon un communiqué, cette levée de fonds doit permettre à la start-up créée en 2014 en Suisse, de se déployer à l’international et de renforcer ses équipes en Europe et aux Etats-Unis. Dans le cadre de ce nouveau financement, Reza Malekzadeh, General Partner chez Partech Ventures et Jean-Baptiste Dumont, Partner chez Serena Capital intègrent le conseil d’administration de la société.
Berkshire Hathaway, le conglomérat du milliardaire américain Warren Buffett, a annoncé avoir vendu plus de 7 millions d’actions de la banque Wells Fargo et prévoir d’en céder encore 1,8 million. Alors qu’il est le premier actionnaire de la banque californienne, son but est de passer sous le seuil des 10 % du capital afin d'éviter un contrôle plus fort de la Réserve fédérale.