Ces derniers jours, la Réserve fédérale américaine est venue perturber les prévisions des investisseurs qui s’attendaient à un statu quo sur les taux. A l’occasion de sa première réunion depuis juillet dernier, le 20 septembre, jour de clôture des statistiques hebdomadaires sur les flux, la Fed a indiqué qu’il y aurait des relèvements de taux, 100 points de base au total, durant les quinze prochains mois. L’annonce intervenant en fin de période, les investisseurs ont continué d’investir dans les fonds actions, mais sur un rythme plus modéré malgré tout. Les fonds actions ont ainsi enregistré une collecte nette de 2,7 milliards de dollars durant la semaine au 20 septembre, selon la dernière étude hebdomadaire de Bank of America Merrill Lynch Global Research. C’est beaucoup moins que la semaine précédente mais l’appétit pour le risque reste bien présent puisqu’on a observé par ailleurs des rachats sur les fonds dédiés à l’or, il est vrai modestes (18 millions de dollars), pour la première fois en six semaines», selon l'étude qui reprend des données du spécialiste de l'évolution des flux dans le monde EPFR Global.Dans le détail, les fonds spécialisés sur les actions américaines ont encore subi des sorties nettes, pour un montant de 300 millions de dollars, affichant ainsi des flux nets négatifs sur douze des quatorze dernières semaines. L’engouement pour l’Europe ne faiblit pas, en raison notamment de la perspective d’une réélection de la chancelière allemande Angela Merkel et en raison de la volonté du président français Emmanuel Macron, de réformer l’Europe. Du coup, les fonds d’actions européennes ont engrangé 1,8 milliard de dollars sur la semaine, avec des fonds d’actions françaises qui enregistrent leur plus forte collecte en près de trois mois. Les fonds d’actions japonaises ont subi leurs premiers rachats en dix semaines, pour un montant de 1,4 milliard de dollars.Côté obligataire, la semaine s’est soldée par une collecte nette de 5,6 milliards de dollars. Les fonds de dette émergente ont encore attiré des capitaux, à hauteur de 1,3 milliard de dollars. Les fonds d’obligations en catégorie d’investissement (IG ou Investment Grade) ont enregistré des entrées nettes de 4,3 milliards de dollars tandis que les fonds de high yield engrangeaient un montant beaucoup plus modeste de 0,2 milliard de dollars.
Les institutionnels ne sont plus très nombreux à douter de l’intérêt d’avoir une approche responsable de l’investissement. Le grand public a encore du chemin à faire mais les choses sont en train de changer. Les Français sont de plus en plus demandeurs d’ISR comme le montre la dernière enquête réalisée par Ipsos pour Vigeo Eiris et le FIR (Forum pour l’investissement responsable) publiée à l’occasion de la semaine de la finance responsable 2017. Près d’un Français sur deux déclare accorder une place importante aux impacts environnementaux et sociaux dans ses décisions de placements. Les sujets sociaux et sociétaux arrivent en tête des thèmes que les sondés veulent voir pris en compte de façon prioritaire dans leur épargne. Ceux sur l’environnement, comme le changement climatique très présent dans les médias, n’arrivent qu’en deuxième position. L’enquête souligne qu’une large majorité des investisseurs individuels (72%) français souhaite que les enjeux de développement durable soient inclus obligatoirement dans les produits d'épargne. La demande est donc bien présente. Malgré cet intérêt, le concept d’ISR reste toujours méconnu du grand public dans la mesure où 66% des personnes interrogées déclarent n’avoir jamais entendu parler de l’ISR avant cette enquête. Ce chiffre est réduit à 65% pour les détenteurs d’une assurance vie, à 59% pour les détenteurs d'épargne salariale, et à 52% pour les Français investissant en Bourse. Et seulement 3% des Français déclarent avoir déjà investi dans un fonds ISR. Parmi les sondés investissant en épargne salariale, ils sont 8% à le faire en ISR.De façon générale, une meilleure connaissance du concept d’ISR semble être un facteur-clé dans le choix de produits ISR. En effet, 41% des sondés ayant exprimé une opinion estiment que les produits ISR seraient de nature à renforcer leur confiance dans la gestion de leur épargne. Alors même que pour 49% des investisseurs individuels, les conseillers financiers constituent la source d’information privilégiée, en termes d’ISR, devant les ONG et associations de consommateurs, les pouvoirs publics, les médias, les réseaux sociaux et l’entreprise, l’offre de produits ISR reste peu mise en évidence par les établissements financiers. Seulement 3% des personnes interrogées se sont vu proposer de l’ISR par leur établissement financier. Autrement dit, l’offre peine à décoller alors que la demande est orientée à la hausse. «Il y a des raisons d'être optimiste. On observe une véritable aspiration à l'épargne responsable», assure Christian Sautter, président du réseau de finance solidaire France Active. Pour preuve, France Active a enregistré au cours du seul premier semestre une collecte de 30 millions d’euros, contre 17 millions d’euros sur l’ensemble de l’année 2016. Autre raison d’espérer un véritable décollage de l'épargne responsable dans le grand public, les banques, dans le sillage des entreprises, ont des projets de plus en plus nombreux. Et parmi les 45 événements recensés partout en France organisés dans le cadre de la Semaine de la finance responsable, deux opérations à dimension nationale sont déployées par BNP Paribas et La Banque Postale. Elles feront la promotion de la finance responsable dans tous les établissements qui disposent d'écrans en incitant leurs clients à se renseigner auprès de leur conseiller financier.Il y a enfin le label lancé par les pouvoirs publics il y a à peine un an, en novembre 2016. «Le label donne de la confiance. Il vise à garantir que le produit financier ISR mis en avant est un vrai produit responsable et qu’il ne relève pas d’une publicité mensongère», a estimé Nicole Notat, présidente de Vigeo Eiris, mais qui s’exprimait là en tant que présidente du Comité du label public de l’ISR. Depuis le 18 novembre 2016, c’est-à-dire en moins d’un an, les résultats du label sont «satisfaisants». On dénombre 119 fonds labellisés représentant 23 sociétés de gestion et 22 milliards d’euros. «C’est un succès par le nombre mais aussi par la prise de conscience des sociétés de gestion et l’adhésion à l’idée qu’il y a là un marché», a estimé Nicole Notat."Maintenant que les labels soutenus par les pouvoirs publics sont en place, c’est aux réseaux de distribution de promouvoir les produits responsables. En réponse au FIR, le candidat Emmanuel Macron, maintenant élu, s'était déclaré favorable à la présentation obligatoire de tels produits dans l’offre bancaire et assurantielle...nous sommes convaincus qu’elle telle mesure changerait la donne auprès des épargnants», a lancé Grégoire Cousté, délégué général du FIR (lire par ailleurs l’entretien avec Grégoire Cousté).
Canyon Bridge et le fabricant de puces électroniques britannique Imagination Technologies ont annoncé vendredi soir avoir signé un accord prévoyant la vente d’Imagination Technologies pour plus de 500 millions de livres à Canyon Bridge, un fonds de private equity financé par des intérêts chinois. Canyon Bridge a accepté de payer 182 pence par action, ce qui représente une prime de 42% par rapport au cours de clôture de vendredi. L’activité américaine d’Imagination sera cédée à une société californienne, afin d'éviter un véto des Etats-Unis à la vente. Le groupe a été affecté par la défection d’Apple en tant que client.
Aux côtés du management, Gimv reprend l’entreprise allemande Wemas à Nord Holding, qui en était l’actionnaire majoritaire depuis 2011. Gimv indique acquérir une majorité significative du capital de l’entreprise, mais ne précise pas combien. Le solde est détenu par l'équipe de direction de Wemas emmenée par son PDG Markus Schwinn. «Outre ses ambitions de croissance sur son cœur de métier dans la région Dach, Wemas souhaite aussi se développer sur des segments voisins de la sécurité routière et renforcer son activité internationale», explique un communiqué.Créée en 1971, l’entreprise allemande Wemas Asperrtechnik GmbH fournit des équipements mobiles pour la sécurité routière passive, notamment des barrières de protection, des marqueurs routiers, des balises lumineuses et des cônes de signalisation. Avec un effectif de plus de 120 salariés, elle compte plus de 1 000 clients et a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 33,7 millions d’euros.
Blackstone a racheté au fonds de capital investissement IK Investment Partners le groupe allemand Schenck Process, spécialisé dans les technologies de mesure. Les modalités financières de la transaction n’ont pas été divulguées. Deux sources proches du dossier contactées par Reuters ont toutefois valorisé Schenck à plus de 700 millions d’euros.Schenck, ex-filiale de l'équipementier automobile allemand Dürr, fabrique des équipements de pesage, filtrage et dosage des substances pour des secteurs économiques tels que les mines, le BTP, la chimie et le conditionnement alimentaire. IK avait racheté Schenck à son concurrent HgCapital en 2007 pour 450 millions d’euros et avait tenté à plusieurs reprises, mais sans succès, de céder cet actif ces dernières années.
Les membres du consortium emmené par le fonds de capital investissement Bain Capital discutent encore de «questions clés» du rachat de la division mémoires de Toshiba, ce qui pourrait retarder la signature officielle de la vente, rapporte l’agence Reuters. Le conglomérat japonais a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi (fuseau horaire du Japon) avoir donné son accord pour céder sa division de semi-conducteurs pour une valeur d’environ 2.000 milliards de yens (15 milliards d’euros). L’accord devait être formalisé ce 21 septembre.Le groupe sud-coréen SK Hynix, qui appartient au consortium mené par Bain, a indiqué que les discussions se poursuivaient. Des sources proches du dossier ont confirmé que les membres du consortium s’opposaient sur certains détails et que Toshiba devait obtenir toutes les lettres d’engagement afin que la vente soit officiellement signée. «Il y a encore certaines questions clés qui figurent dans le texte approuvé par le conseil d’administration de Toshiba», a indiqué l’entreprise sud-coréenne, précisant qu’il allait poursuivre les discussions. Ni Toshiba, ni Bain, n’ont répondu aux sollicitations de Reuters. Ajoutant à l’incertitude, Western Digital a annoncé avoir déposé mercredi un recours contre Toshiba pour avoir décidé unilatéralement d’investir dans une nouvelle ligne de production de mémoires dans l’usine qu’ils exploitent conjointement au Japon.
La Française a annoncé ce 20 septembre l’acquisition du 21 Charlemont, un immeuble de bureaux de 3.475 m2 situé à Dublin. Cette acquisition, d’un montant avoisinant les 45 millions d’euros et réalisée pour le compte de trois Sociétés Civiles de Placements Immobiliers (SCPI) du groupe (Epargne Foncière, LF Europimmo et Multimmobilier 2), constitue la première incursion du groupe La Française sur le marché irlandais. La Française a été conseillée par Savills Ireland et Matheson. Le 21 Charlemont – conçu par Rohan Holdings – a été l’un des premiers immeubles de bureaux à Dublin développés dans une optique spéculative à être mis en chantier au cours du cycle actuel. Le projet a démarré en avril 2015 et devrait être achevé dans les jours à venir. Il avait été annoncé en juin dernier que l’immeuble a été intégralement loué dans le cadre d’un bail de prélocation à la société de communications ViaSat, au prix de 313 euros/m².
Parquest Capital et Accès Industrie ont annoncé ce 20 septembre la réalisation de l’acquisition par les fonds Parquest Capital, associés à CM-CIC Investissement, l’IRDI et Mr Serge Ansaldo, auprès notamment de Butler Capital, d’un bloc de contrôle représentant 91,68 % du capital et 95,03 % des droits de vote de la société Accès Industrie, au prix de 6,78 euros par action. Les deux parties avaient conclu un accord en ce sens début juillet. Conformément à la réglementation applicable, les acquéreurs déposeront prochainement un projet d’offre publique d’achat simplifiée sur le solde des actions Accès Industrie à un prix identique au bloc soit 6,78 euros par action, sous réserve de la décision de conformité de l’Autorité des marchés financiers (« AMF ») et du rapport de l’expert indépendant nommé par Accès Industries. L’offre publique d’achat simplifiée sera suivie d’un retrait obligatoire si les conditions le permettent. Spécialiste de la location de chariots et de nacelles élévatrices à destination du secteur de la construction et de la rénovation des bâtiments industriels et commerciaux, Accès Industrie a enclenché récemment une dynamique de redressement et réalisé en 2016 un chiffre d’affaires consolidé de 53 millions d’euros. Afin de poursuivre ses efforts, Accès Industrie recevra le soutien actif de son nouvel actionnariat emmené par Parquest Capital, actionnaire majoritaire, accompagné par CM-CIC Investissement et les dirigeants de la société en tant qu’actionnaires minoritaires. A cette occasion, l’IRDI renouvelle sa confiance dans la société en s’associant à cette nouvelle opération.
LBO France a mené une levée de fonds de 15 millions d’euros destinée au financement de BioSerenity, une start-up spécialiste des solutions pour patient «connecté». L’opération a été réalisée avec la participation du fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et de l’actionnaire historique Idinvest Partners. BioSerenity a développé plusieurs gammes de solutions pour faciliter le diagnostic et le monitoring des patients. La société de technologie médicale s’appuie sur ce nouveau tour de table pour accélérer son industrialisation et son internationalisation. Avec plus de 80 salariés, BioSerenity a récemment ouvert de nouveaux bureaux en France, en Chine et aux Etats-Unis.
La start-up corse Icare Technologies a annoncé ce 20 septembre sa première levée de fonds d’un montant de 2.500.000 euros auprès d’ACG Management. Dans le cadre de Corsica Innova, premier appel à projet destiné aux jeunes entreprises innovantes corses dans les secteurs à forte croissance, ACG Management entre au capital de la société Icare Technologies via ses FIP dédiés aux investissements en Corse. Cette start-up corse développe une bague intelligente équipée des technologies NFC, et pouvant se substituer à l’ensemble des cartes de paiement, des clefs de voiture, de domicile et aux dispositifs actuels d’identification sans contact. L’investissement d’ACG Management va permettre à la startup de passer à l’étape de pré-commercialisation et à une mise sur le marché prévue l’année prochaine, assure un communiqué. Dans cette optique, 10 spécialistes ont été recrutés à temps plein pour travailler sur l’amélioration et le lancement imminent de la bague. Dans un premier temps, la bague servira à effectuer des paiements sans contact. Mais à terme la bague pourra contenir plusieurs dizaines d’applications différentes (identification, accès sécurisé, etc).
CM-CIC Investissement, filiale du groupe Crédit Mutuel CM11, associée à Bpifrance, est entrée au capital de Dupont Restauration, cinquième acteur de la restauration collective en France. Ni le montant de l’opération ni le niveau de la participation n’ont été dévoilés. Cette transaction a été réalisée dans le cadre d’une opération de réorganisation du capital aux côtés de Pascal Dupont, qui reste président et actionnaire significatif, et son management, précise CM-CIC Investissement dans un communiqué. Cette opération marque la sortie d’Abénex, actionnaire minoritaire du groupe depuis 2010. Dupont Restauration, qui compte plus de 1.700 collaborateurs, a réalisé un chiffre d’affaires de plus de 180 millions d’euros en 2016.
A fin juillet de l’année 2017, les entreprises du SBF 120 ont annoncé 19 opérations d’actionnariat salarié, selon le spécialiste de l’actionnariat salarié Eres. Un chiffre en légère baisse (21) par rapport à la même période de 2016 mais qui se maintient à un niveau élevé. En effet, l’année 2016 s'était bouclée avec un record historique de 35 opérations contre 29 en 2015 et 24 en 2006, selon la cinquième édition de l'étude d’Eres sur l’actionnariat salarié des entreprises du SBF 120. A noter enfin qu’en 2016, la France est toujours championne d’Europe de l’actionnariat salarié «démocratique». En effet, 76% des entreprises françaises ont des plans d’actionnariat pour l’ensemble de leurs salariés contre une moyenne européenne de 47%. En outre, 36% des salariés sont actionnaires contre 22% en Europe (taux de démocratisation) et enfin, les salariés (non dirigeants) détiennent 4% du capital contre 1,6% en Europe. Cela dit, le taux de démocratisation est orienté à la baisse, en France et en Europe. En France, il se retrouve à son plus bas niveau depuis 2007, à 39% pour le NEXT 80 contre 42% en 2007, et à 42% pour le CAC 40 contre 43% en 2007 et plus de 50% en 2011. La baisse est probablement liée en partie à la chute des plans collectifs d’attribution gratuite d’actions qui sont au nombre de seulement trois pour l’année 2016, pour cause d’instabilité fiscale, contre 5 l’année précédente, 8 en 29014 et 2013 et 10 en 2012. Les salariés ayant souscrit à une opération d’actionnariat salarié (augmentation de capital réservée ou cession d’actions), réalisée par les entreprises du SBF120 entre 2006 et 2011, ont été gagnants dans 78% des cas avec le dividende et la décote (sans tenir compte de l’abondement) alors qu’un actionnaire normal aurait été gagnant dans 68% des cas seulement. Avec un taux d’abondement de 100% , les salariés auraient été gagnants dans 95% des cas au bout de 5 ans. Abondement et décote permettent de limiter sensiblement le risque pris par les salariés. Ces résultats sont conservateurs dans la mesure où ils partent du principe que le salarié cède ses actions au bout de 5 ans alors que rien ne l’y oblige. Pour 100 euros investis, entre 2006 et 2011, en titres de leur entreprise, les salariés du SBF120 ont réalisé un gain moyen de 85% (décote et dividende compris, hors abondement), ce gain est en plus exonéré d’impôt sur les plus-values grâce au régime dérogatoire du PEE. Eres a en outre mesuré pour la première fois cette année, l’impact de l’actionnariat salarié sur des indicateurs RH des sociétés du SBF120. Les taux moyens de départs volontaires et de licenciement entre 2012 et 2016 sont plus favorables dans les sociétés avec une très forte culture d’actionnariat salarié qu’au sein des sociétés avec une culture très faible.
La société d’investissement belge Gimv a pris une participation de 23,6 % dans Cegeka, entreprise spécialisée dans les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Cette opération doit permettre à Cegeka tout à la fois de grossir à l’international et renforcer sa position sur les marchés existants, grâce à une croissance organique et une stratégie active de «buy & build». La société place le phénomène d’externalisation (« outsourcing ») au coeur de ses projets d’expansion et considère que ce sera le moteur de sa croissance future.Gimv devient actionnaire aux côtés du CEO André Knaepen, de la Société de reconversion du Limbourg (LRM) et du management de Cegeka. La société a réalisé un chiffre d’affaires de 400 millions d’euros en 2016 et compte 4.000 salariés. Après avoir doublé de taille en 10 ans, elle souhaite désormais doubler son chiffre d’affaires dans les cinq ans.
Le management du groupe Ginger et un pool d’investisseurs conduit par Siparex depuis 4 ans, associant Cathay Capital, Bpifrance et BNP Développement, annoncent avoir accordé une exclusivité de négociation à EMZ Partners dans le cadre de la mise en place d’une opération marquée par une relution significative du management. Aucun détail complémentaire n’est donné. «Cette opération lui permettra d’initier une nouvelle phase de développement très ambitieuse notamment par l’élargissement de son périmètre géographique d’intervention», explique un communiqué.Fondé en 1933, le groupe Ginger est une plateforme technique d’ingénierie globale des sols, de l’eau, des matériaux, des ouvrages existants et de l’environnement. Comptant 1 600 collaborateurs, dont 650 ingénieurs, le groupe dispose d’un réseau de 70 agences, principalement réparties sur les territoires métropolitain et ultramarin.
Frictions. Le veto de Donald Trump (photo) au rachat du fondeur américain Lattice Semiconductor par un fonds d’investissement financé en partie par des capitaux publics chinois intervient à un moment délicat de l’histoire des relations entre la Chine et les Etats-Unis. Le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin a dit, à la suite de cette décision, que le « CFIUS* et le président estiment que la transaction crée un risque pour la sécurité intérieure des Etats-Unis que l’on ne peut effacer ». Canyon Bridge Capital Partners avait formulé en novembre 2016 une offre de 1,3 milliard de dollars sur Lattice. Il s’agissait de la première transaction de ce fonds de capital-investissement spécialisé dans les high tech, inauguré en 2016. Nul doute que la question des investissements sera à l’ordre du jour lors de la visite de Donald Trump en Chine, en novembre prochain.
Au capital de GreenFlex depuis 2013, société qui se présente comme le «leader de la performance environnementale et sociétal», NextStage AM annonce la signature d’un protocole de cession de l’entreprise au groupe Total (TOTB). Fondée en 2009 par l’entrepreneur Fréderic Rodriguez, GreenFlex a développé une offre de services et de solutions opérationnelles devant permettre aux grandes entreprises d’accélérer leur transition environnementale et sociétale autour de l’économie positive et s’articulant autour de cinq axes : l’intégration du développement durable dans la stratégie d’un groupe, le dialogue avec les parties prenantes, les produits et la consommation responsables, la stratégie et la performance énergétiques, le financement de la transition et de la gestion d’actifs. Ces solutions intègrent à la fois l’accompagnement (du conseil stratégique au développement opérationnel sur le terrain), l’intelligence des données avec le développement d’outils digitaux et le financement d’actifs.
Le Collectionist, société spécialisée dans la location de propriétés de luxe avec services, a annoncé ce 19 septembre une levée de fonds de 10 millions de dollars. Ce tour de table est mené par Red River West (Groupe Artémis) avec le soutien de XAnge et Partech Ventures, ses investisseurs historiques. Patrick Sayer, président du directoire d’Eurazeo, et Nathalie Le Roy, investisseur et administrateur de Compte-Nickel, participent au tour de table.Les fonds levés serviront au développement international de Le Collectionist qui va fortement investir pour ouvrir une centaine de bureaux locaux partout dans le monde. Il prévoit d’accélérer son implantation aux Etats-Unis pour attirer les américains en Europe et ouvrir des destinations sur place.Parallèlement à cette levée de fonds, Le Collectionist déploie «une stratégie opportuniste de croissance externe» et annonce également l’acquisition de Bonder & Co, le leader de la location saisonnière avec services à Ibiza depuis 11 ans. Le Collectionist entend poursuivre ces acquisitions tactiques.
CM‐CIC Investissement, filiale du Groupe Crédit Mutuel CM11, a financé à hauteur de 2,4 millions d’euros, la société Selenium Medical, un " contract manufacturer " spécialisé dans les traitements de surface et les solutions d’emballages stériles pour dispositifs médicaux. Ce financement s’est fait à l’occasion de la sortie d’un actionnaire financier et du renforcement des fonds propres de l’entreprise par un apport total de 4,2 millions d’euros. CM‐CIC Investissement était accompagné d’Océan Participations, filiale du CMO (Crédit Mutuel Océan), pour 1,8 million d’euros. Selenium Medical réalisera fin 2017 un chiffre d’affaires de 5 ,5 millions d’euros avec une prévision de croissance de plus de 30 % cette année, après 4 années déjà supérieures à 25 %, affirme le communiqué. « J’ai souhaité réaliser cette deuxième levée de fonds pour gérer et structurer notre forte croissance. L’entrée de partenaires , tel que CM‐ CIC Investissement au capital, permet de nous redimensionner pour répondre à la demande de gros clients, tout en bénéficiant de sa solide expertise dans le secteur de l’innovation et de la santé. En renforçant nos fonds propres, nous pouvons d’une part, déployer les ventes de nos tubes sur le marché nord-américain, via l’ouverture d’un bureau et l’implantation d’une équipe, et, d’autre part, investir massivement en R&D et intégrer verticalement la fabrication pour gagner en réactivité », commente Olivier Richart, le fondateur de Selenium Medical.
Avec un septième et dernier investissement, Essling Capital boucle le premier millésime de son programme de co-investissements minoritaires non cotés. Quatorze mois après sa création, ce fonds, encore prénommé Massena Opportunities Millésime 1 (« MOM 1 »), finit de déployer ses capitaux (100 millions d’euros au total) en investissant 15 millions de dollars aux côtés de Sycamore à l’occasion du retrait de cote de la société Staples, leader nord-américain de la distribution de matériel de bureau.Ce premier millésime a été investi aux Etats-Unis (3 investissements) et en Europe (4 investissements). Une des sociétés du portefeuille, GetBack, a déjà été introduite à la bourse de Varsovie en juillet dernier générant une liquidité partielle.Ce dernier investissement marque le lancement du second millésime, baptisé Essling Co-invest 2. En cours de levée depuis quelques jours, ce fonds aura la même stratégie : un déploiement du capital sur 12 mois pour des prises de participations minoritaires dans des opérations de LBOs, avec une diversification géographique rendue possible grâce à un réseau mondial de sponsors constitué par l’équipe. Le nouveau fonds envisage un premier closing à mi-octobre et une taille maximale de 100 millions d’euros, comme le précédent.
China General Nuclear Power Corporation (CGN) veut prendre une participation dans NuGeneration (NuGen), l’entreprise de Toshiba qui gère le projet de centrale nucléaire de Moorside, en Grande-Bretagne. NuGen était au départ détenu à 60-40% par Toshiba et le français Engie, mais ce dernier a vendu sa part au groupe japonais cette année après la faillite de Westinghouse, filiale américaine de Toshiba. L’investissement de CGN dans NuGen porterait à quatre le nombre de ses participations dans les centrales britanniques (dont le projet d’Hinkley Point avec EDF).