Près des trois quarts des investisseurs institutionnels internationaux estiment que les avancées technologiques vont radicalement modifier le paysage du secteur de l’investissement d’ici 2025, selon une enquête 2018 de Fidelity (*). Cependant, ils sont encore nombreux à devoir s’approprier ces nouvelles technologies. Les investisseurs institutionnels pensent que la généralisation des technologies va accélérer le fonctionnement des marchés et les prises de décision, les rendre plus précis et plus efficients. Au total, 62 % des personnes sondées pensent que les algorithmes de trading et les modèles quantitatifs sophistiqués renforceront l’efficience des marchés et 80 % estiment que la blockchain et les technologies apparentées vont révolutionner le secteur. Les institutions financières ont conscience de l’impact probable de l’intelligence artificielle (IA) et nombre d’entre elles pensent les utiliser à court terme pour développer leurs expertises : optimisation de l’allocation d’actifs (69 %), suivi et évaluation des performances et des risques des gérants/portefeuilles (67 %), et même création de portefeuilles personnalisés sans l’aide de gérants (39 %). Cependant, seule une institution financière sur dix a déjà intégré l’intelligence artificielle dans son processus d’investissement, la majorité (66 %), n’y ayant pas recours actuellement, alors que certaines d’entre-elles se disent prêtes à la tester à l’avenir. En France, seuls 30% des répondants n’ont actuellement pas recours à l’AI (30% ayant déjà intégré l’intelligence artificielle dans ses processus d’investissement, et 40% ont déjà testé ces nouvelles technologies). En Europe c’est 54%, et 100% au Canada."Les technologies continuent à évoluer rapidement et procurent de nombreuses nouvelles sources de données aux équipes de gestion. Les conséquences en matière d’allocation d’actifs et de construction de portefeuille seront importantes, mais transformeront l’industrie de manière positive. » « Cependant, n’ayons pas une confiance aveugle dans ces nouvelles sources de données et ces algorithmes. L’IA, seule, n’est pas en mesure de prendre des décisions d’investissement judicieuses. En multipliant les données, on risque simplement de confondre le bruit avec des informations précieuses. Toutefois, s’ils se montrent prudents, les investisseurs peuvent adopter l’IA afin d’améliorer leurs offres», commente Paras Anand, directeur de l agestion d’actifs, Asie Pacifique, chez Fidelity International, cité dans un communiqué. Selon la recherche de Fidelity, les investisseurs institutionnels sont arrivés à un tournant dans leur manière d’appréhender l’opposition entre l’homme et la machine. Si plus de la moitié (53 %) d’entre eux pensent que les nouvelles technologies remplaceront les fonctions d’investissement traditionnelles, ils sont néanmoins nombreux à insister sur l’importance de l’intervention humaine. En effet, la majorité (60 %) estime que l’IA créera des emplois au lieu d’en détruire. En France, si les répondants estiment à 90% que l’IA va effectivement remplacer certains métiers du secteur de la gestion d’actifs, ils sont presque autant (80%) à penser que cette technologie va aussi permettre de créer de nouveaux postes. Fait important, les institutions continueront à accorder de la valeur à l’expertise et aux idées apportées par leurs partenaires d’investissement, notamment concernant la psychologie du marché, les nouvelles opportunités, la stratégie et la résolution de problèmes. «Se tenir prêt à exploiter intelligemment les nouvelles technologies est un défi majeur pour toute l’industrie. Les sociétés de gestion qui proposent leur expertise et qui nouent des partenariats pour aider leurs clients à comprendre et à exploiter ces nouvelles technologies, combinés à leurs compétences existantes, seront toujours celles qui créeront le plus de valeur», conclut Paras Anand. (*) Fidelity Institutional Asset Management a mené l’enquête Fidelity Global Institutional Investor Survey auprès des investisseurs institutionnels en 2018, dont 905 investisseurs dans 25 pays, y compris des caisses de retraite, des compagnies d’assurance et des institutions financières. Les actifs sous gestion représentés par les répondants s'élevaient à plus de 29.000 milliards de dollars. Les enquêtes ont été réalisées en association avec Strategic Insight, Inc. en Amérique du Nord et FT Remark, une division du Financial Times, dans toutes les autres régions. Les CEO, COO, CFO, and CIO ont répondu à un questionnaire en ligne ou à une demande de renseignements par téléphone.
Dans les cinq prochaines années, le groupe Allianz veut encore investir 40 milliards d’euros dans l’immobilier et le crédit immobilier, rapporte l’agence Reuters. «L’intérêt d’Allianz dans l’immobilier en tant que classe d’actifs est intact», a déclaré ce 10 octobre François Trausch, patron d’Allianz Real Estate, à l’occasion du salon Expo Real à Munich. «La création de notre fonds de financement immobilier va nous aider à porter notre patrimoine géré à 100 milliards d’euros dans les cinq prochaines années», a déclaré le responsable.A fin juin, le portefeuille immobilier de l’assureur allemand s’inscrivait à 60,1 milliards d’euros, en progression de 3,7 milliards d’euros par rapport à fin 2017. Allianz donne la priorité à l’immobilier de bureaux européen mais dernièrement, le groupe a également développé ses activités de financement immobilier qui appartiennent à des tiers. Dans ce domaine, l’activité a progressé de 40% depuis le début 2017 à 17,6 milliards d’euros. A compter de 2019, les investisseurs en dehors du groupe Allianz pourront aussi participer au fonds de financement immobilier, a indiqué François Trausch.
La firme américaine de capital-investissement KKR, associée au gestionnaire immobilier coréen IGIS Asset Management, a annoncé avoir investi aux côtés du fonds de pension sud-coréen National Pension Service (NPS) en vue de l’acquisition d’un projet immobilier à usage mixte dans le quartier des affaires de Gangnam à Séoul. Le projet, qui doit être acquis auprès d’un consortium dirigé par la société d’ingénierie Daor E&C, devrait coûter environ 1,9 milliard de dollars au total. Les autres détails de l’opération n’ont pas été dévoilés.Actuellement en construction, l’immeuble comprendra des bureaux, des espaces de commerce et un hôtel cinq étoiles d’une superficie de 239 188 m² et d’une surface locative nette de 121 707 m². Un contrat de bail de 20 ans pour l’hôtel de 263 chambres a été signé avec Shinsegae Chosun, un opérateur hôtelier local.
La société de gestion ImoCom Partners, spécialiste des parcs d’activités commerciales (« retail park »), a annoncé, ce 10 octobre, l’acquisition auprès de Compagnie Lebon, à travers sa filiale immobilière Paluel-Marmont Valorisation, du retail park « Orchidée » situé à Orchies dans la région de Lille. Cet investissement a été réalisé à travers le fonds Imocom Invest 3.Acquis pour un montant de 23 millions d’euros, le retail park « Orchidée » dispose d’une superficie de 15 000 m² et a été développé par Paluel-Marmont Valorisation entre 2008 et 2015. Ce parc d’activités compte 42 surfaces commerciales et dispose d’un parking gratuit de plus de 600 places. « ImoCom Partners renforcera l’attractivité de ce retail park en construisant 4 000 m² supplémentaires sur le foncier attenant », indique la société de gestion dans un communiqué.Cette opération représente la cinquième acquisition du fonds ImocomInvest 3, portant désormais à 153 millions d’euros les investissements pour ce fonds. A ce jour, ImoCom Partners dispose d’un portefeuille de 23 actifs répartis dans toute la France.
Ciblée. La société de conseil Mercer (MMC) et le fournisseur de données et de recherche Morningstar se sont alliés pour proposer aux investisseurs une plate-forme digitale de données sur la gestion institutionnelle, des analyses de performances et de la recherche qualitative. Ce rapprochement combinera la recherche ciblée de Mercer (6.000 sociétés de gestion, 32.000 stratégies) avec la recherche indépendante de Morningstar et ses bases de données sur quelque 252.000 fonds ouverts et ETF (exchange-trade funds), plus les comptes gérés et indices. Il permettra d’offrir une vision élargie des coûts et des opportunités avant les décisions d’investissement.
Sedco Capital UK Limited a annoncé, hier, la conclusion d’un investissement de 137,5 millions de livres (156 millions d’euros) dans l’immobilier européen pour le compte de sa maison-mère, Sedco Capital, l’un des plus importants gestionnaires d’actifs d’Arabie Saoudite. Concrètement, Sedco Capital a acquis trois biens immobiliers en France et au Royaume-Uni.Dans le détail, Sedco a acquis un immeuble de bureaux situé à Levallois-Perret (92), disposant de 9 800 m² et entièrement loué à plusieurs locataires, dont ENI France qui en a fait le siège de ses activités françaises. « Il s’agit du premier investissement de Sedco Capital en France », indique la société dans un communiqué.Par ailleurs, au Royaume-Uni, le gestionnaire d’actifs a fait l’acquisition de deux ensembles immobiliers : un site de distribution de 25 hectares dans le Yorkshire pour 31,8 millions de livres et un complexe de bureaux d’environ 19 000 m² (4,7 acres) à Bracknell dans le Berkshire pour 35,2 millions de livres. Le site de distribution est entièrement occupé par la société britannique d’infrastructure et de services support Eddie Stobart Limited. Il reste environ 17 ans sur le bail actuel. A Bracknell, au sein du « Waterside House », Vodafone y occupe environ 8 813 m² dans le cadre d’un bail de 30 ans dont il reste 20,9 ans.
Handelsbanken Fonder, la société de gestion de la banque suédoise Handelsbanken, a vendu les actions de sociétés de paris et de casinos pour plus de 1,2 milliard de couronnes suédoises ces trois derniers mois et est quasiment sorti du secteur, rapporte le site du journal suédois Dagens Industri (di.se). La société de gestion justifie son choix par le fait que ces sociétés ont un effet négatif sur l’ensemble de la société et que les abus ou addictions sont un coût pour la société.
L’industrie du capital-investissement est en haut de cycle. Dix ans après la crise, les prix d’acquisition des fonds ont franchi un nouveau pic en Europe, écrit le quotidien Les Echos. Depuis près de deux ans, les prix d’acquisition des fonds dans l’Union européenne (UE) pointent à leur plus haut historique depuis 2000 : 10,2 fois le résultat brut d’exploitation (Ebitda) des sociétés. Et les fonds ont encore les poches pleines. Leur « poudre sèche », l’argent disponible pour investir, a franchi un nouveau pic cette année, à 192 milliards de dollars, alors que les opportunités se raréfient. Trois acteurs européens figurent même au Top 10 mondial des gérants ayant le plus de cash à déployer : EQT (19,7 milliards de dollars), Ardian (17,8) et CVC (16,6). Cet emballement risque de se poursuivre sous la pression de nouveaux concurrents séduits par les promesses de rendement à deux chiffres du non-coté : les family offices, les fonds souverains, les fonds de pension et les fonds d’infrastructures. Des investisseurs prêts à payer plus cher, car leurs attentes de retour, à plus long terme, sont moins élevées que les 15 à 20 % des fonds de LBO.
Depuis début janvier, 174 sociétés dans le monde ont fait l’objet d’une attaque de la part d’activistes, selon une étude menée par Lazard reprise par Les Echos. Sur la totalité de l’exercice 2017, elles étaient 169. Les activistes n’ont jamais été aussi nombreux à mettre la pression sur les entreprises. Ils étaient 130 à fin septembre, contre 109 sur l’exercice 2017, une année déjà record. Le troisième trimestre marque néanmoins un recul d’activité. 45 campagnes ont été lancées par des fonds, contre 70 environ au cours de chacun des deux trimestres précédents.Les capitaux employés pour construire de nouvelles positions depuis janvier ont atteint 53,8 milliards de dollars. Cela pourrait constituer un record si l’activité continue sur la même tendance au cours du dernier trimestre. En 2017, ce sont 62,1 milliards qui avaient été dépensés.Fait nouveau de 2018, les activistes obtiennent plus souvent gain de cause dans leurs revendications que par le passé. Depuis janvier, selon Lazard, ils ont réussi à nommer 130 représentants dans les conseils d’administration, soit 57 % de plus que sur la même période 2017, et 30 % de plus que sur l’année 2017 dans sa totalité.
La société de capital-investissement Ardian a annoncé, lundi 8 octobre, la signature d’un accord avec Moonlake Capital concernant la vente d’ADA Cosmetics Holding GmbH (ADA International), spécialiste européen de la fabrication de produits cosmétiques haut de gamme à destination de l’industrie hôtelière. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été révélés.Ardian Expansion a acquis la société en 2014 via son fonds Ardian Expansion Fund III. Depuis, la société s’est développée grâce à une stratégie de « buy-and-build », avec les acquisitions de Scandinavian Amenities, Pacific Direct et RDI Malaysia. Son chiffre d’affaires a presque doublé, dépassant les 110 millions d’euros. Dans le même temps, sa base de clients est passée de 15.000 à plus de 25.000 et le nombre d’employés a plus que doublé pour atteindre 700 personnes.ADA International a été fondée en 1979 à Kehl, en Allemagne. La société est spécialisée dans la production et la vente de produits de soins haut de gamme comme du shampoing, du gel douche, du savon, des lotions pour le corps et autres accessoires pour l’industrie hôtelière.
Le multi-family office zurichois Belvoir Capital a investi dans la fintech allemande spécialiste de la gestion d’actifs en ligne WMD Capital, basée à Munich, sans préciser ni la part du capital acquise ni le montant de l’opération. Belvoir Capital a simplement indiqué être devenu un investisseur de référence de la fintech.A travers cette acquisition, la compagnie suisse entend poursuivre son développement sur la digitalisation de sa gestion d’actifs et ainsi de s’ouvrir à de nouveaux segments de clientèle.Steffen Bauke, fondateur et directeur général de Belvoir Capital, a déclaré qu’il voyait le portail en ligne de WMD Capital comme une opportunité d’atteindre beaucoup de nouveaux clients jusqu’alors délaissés, insuffisamment servis ou qui n’ont pas daigné encore approcher l’univers de la gestion d’actifs.WMD Capital a été lancée en 2016 par Andreas Hauenstein, Jürgen Gerleit et Norbert Schauermann.
Le gestionnaire allemand Kanam Grund, spécialisé dans l’immobilier, a annoncé que son fonds immobilier ouvert Leading Cities Invest avait acquis un immeuble de bureaux («Le Galilée») à Toulouse. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué, précise un communiqué. Kanam Grund ajoute qu’il a d’autres acquisitions en cours.
Le fabricant allemand de traitements génériques Stada et des fonds de capital-investissement sont en concurrence pour racheter Upsa, la division de médicaments sans ordonnance de Bristol-Myers Squibb en France, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier. Cette division, connue notamment pour ses antalgiques Dafalgan et Efferalgan, a été mise en vente au cours de l'été. Les candidats au rachat devaient soumettre leur offre avant le 5 octobre, ont dit les mêmes sources. Des banques d’affaires ont été mandatées pour organiser des enchères durant le second semestre.Upsa pourrait être valorisé environ un milliard d’euros (environ 1,15 milliard de dollars) dans le cadre de cette vente, qui intervient en pleine consolidation du secteur de la santé grand public favorisée par la volonté des grands groupes pharmaceutiques de se concentrer sur leurs points forts.Les fonds de capital-investissement sont attirés par la croissance élevée du secteur des médicaments sans ordonnance, dont la demande est soutenue entre autres par le vieillissement de la population dans les pays les plus développés.Upsa, qui emploie 1.500 personnes en France, dont 1.300 dans le Lot-et-Garonne, fait l’objet d’offres indicatives de la part des fonds BC Partners, CVC Capital Partners et PAI Partners, ainsi que de Stada, lui-même contrôlé par les fonds Bain Capital et Cinven.D’après l’une des sources, deux autres prétendants s'étaient initialement penchés sur le dossier avant de se lancer dans la course: Mylan et Pierre Fabre.
General Electric a annoncé lundi un projet de cession d’un portefeuille d’investissements dans l’énergie d’un montant de 1 milliard de dollars au fonds Apollo Global Management, rapporte Les Echos. Les modalités financières de l’opération, qui devrait être finalisée au quatrième trimestre 2018, n’ont pas été précisées. Ce portefeuille comprend une vingtaine d’investissements dans des entreprises principalement basées aux Etats-Unis et tournées vers les énergies renouvelables et la production d’électricité au gaz naturel.
L’allemand Union Investment a annoncé la cession d’un immeuble de bureaux à San Diego en Californie à Irvine Company. L’immeuble, qui développe une surface locative de 22.000 mètres carrés, avait été intégré en 2008 au fonds Unilmmo: Europa. Le montant de l’opération n’a pas été divulgué..
Perial Asset Management (Perial AM) a annoncé, ce 8 octobre, l’acquisition de deux hôtels en Allemagne et aux Pays-Bas, poursuivant ainsi sa stratégie de diversification en zone euro. Les détails financiers de ces opérations n’ont pas été dévoilés.La première opération porte sur l’hôtel « 7 Days Premium », situé à Leipzig en Allemagne. Cet hôtel neuf, de trois étoiles, comprend 150 chambres, des salles de réunion, un espace de coworking et de petit-déjeuner. Il sera exploité par le groupe Plateno, détenu par Jin Jiang Hotels, cinquième groupe hôtelier mondial.La deuxième transaction concerne l’hôtel « Holiday Inn », situé à Eindhoven aux Pays-Bas. Acquis en VEFA pour une livraison prévue fin 2019, cet hôtel quatre étoiles comprendra 180 chambres, des salles de réunion, une salle de gym, un restaurant et un bar. Il sera exploité par le Groupe GS Star.
Vincent Marioni, directeur Europe des investissements crédit d’Allianz Global Investors, a présenté ses vues du marché crédit européen à l’occasion d’une conférence de presse à Paris le lundi 8 octobre.Selon lui, la correction graduelle observée sur le marché du crédit européen lui a permis de se retrouver «aujourd’hui à sa juste valeur sinon au-delà». Selon lui, les fondamentaux du segment restent solides (niveau d’endettement raisonnable des émetteurs, taux de défaut bas et bonne liquidité des sociétés) et le risque est bien rémunéré.Vincent Marioni estime aussi que la Banque centrale européenne offre une visibilité intéressante avec l’arrêt de son programme de rachat d’actifs programmés pour fin décembre. «Les marchés ont intégré l’arrêt du programme de la BCE dans leur pricing depuis mars-avril 2018. C’est une donnée secondaire pour nous. Nous avons la conviction qu’il y aura une convergence des spreads des titres qui étaient éligibles à ce programme et ceux des titres qui ne l'étaient pas,» a-t-il dit.Le patron des investissements crédit européens chez Allianz GI souligne toutefois les incertitudes liées au risque géopolitique, entre autres l’Italie et le Brexit pour la partie européenne mais aussi un risque croissant dans quelques pays émergents (Afrique du Sud, Brésil, Turquie, etc). Il note également que le marché se montre beaucoup moins complaisant vis-à-vis des émetteurs obligataires.Quant à la survenance d’une récession globale, Vincent Marioni ne l’imagine pas se produire avant 2020. «La crise n’a pas eu lieu en 2017, certains la voient en 2020. Il n’est pas possible de déterminer aujourd’hui quel en serait le catalyseur mais une récession pourrait éventuellement intervenir à l’horizon 2020 avec le resserrement des politiques monétaires, l’accroissement du coût des financements pour les entreprises et un début de récession aux Etats-Unis. Il s’agit néanmoins davantage d’une thématique pour fin 2019. Pour 2019, l’environnement apparaît très favorable au marché du crédit européen. Une récession intervient lorsqu’on s’y attend le moins. Personne ne s’attendait à une croissance aussi vigoureuse aux Etats-Unis. C’est un cycle extrêmement long. Un éventuel retournement de marché est d’autant plus craint, surtout aux Etats-Unis» a déclaré Vincent Marioni.La situation des banques italiennes a aussi été dépeinte par Simon Outin, analyste-gérant spécialiste du secteur bancaire européen chez Allianz GI. Intesa Sanpaolo et Unicredit figurent dans le portefeuille du fonds Allianz Euro High Yield.Simon Outin a pointé le fait que l’exposition souveraine sur l’Italie des financières italiennes reste extrêmement forte. Aussi malgré la réduction de leurs expositions aux créances douteuses (non performing loans), les banques italiennes n’en tirent aucun bénéfice selon l’analyste-gérant d’Allianz GI, en raison du risque actuel sur les obligations souveraines italiennes.
Le groupe japonais Fast Retailing, propriétaire de la chaîne d’habillement Uniqlo, a annoncé ce mardi une extension de son partenariat avec la société de logistique Daifuku et un investissement de 100 milliards de yens (770 millions d’euros) dans l’automatisation de ses entrepôts et systèmes de distribution. L’automatisation du centre de distribution Ariake sur le front de mer de Tokyo, avec l’aide de Daifuku, a permis à Fast Retailing de réduire les effectifs sur le site de 90% et de fonctionner 24 heures sur 24, a précisé le distributeur.
La foncière française a signé un protocole d’accord en vue d’investir 112 millions d’euros afin de construire sept maisons de retraite médicalisées dans le nord de l’Italie. Les livraisons des sept maisons de retraite sont prévues entre fin 2019 et fin 2021, l’ensemble totalisant 1.020 lits et 52.200 mètres carrés. «Ces actifs sont entièrement pré-loués dans le cadre de baux d’une durée de 18 ans fermes, et seront exploités par le groupe Gheron», explique Icade. La signature définitive est prévue au cours du quatrième trimestre 2018 après obtention des accords et agréments nécessaires.
La société de participations CIC Capital (Suisse), filiale du groupe français Crédit Mutuel-CM11, a pris une part minoritaire «importante» dans le groupe lucernois Hunkeler, spécialisé dans l’impression numérique de qualité, rapporte L’Agefi suisse. Il s’agit de la cinquième prise de participation minoritaire prise par CIC Capital(Suisse) sur les deux dernières années. La participation dans Hunkeler doit permettre notamment à cette société alémanique de mieux explorer de nouveaux champs d’activités.