Selon un sondage effectué auprès de plus de 300 investisseurs professionnels par iShares en Allemagne et en Autriche, les trois quarts du panel sont convaincus que les actions afficheront en 2010 également de meilleures performances que les obligations et 74 % sont d’avis que les marchés émergents seront dans une meilleure situation que les marchés développés au sortir de la récession. Plus des deux tiers des personnes interrogées pensent que 2010 sera une année d’inflation, contre un petit tiers qui comptent sur une déflation. Enfin, près de 60 % des gestionnaires s’attendent que la Fed sera la première à majorer ses taux directeurs, avant la BCE et la Banque d’Angleterre.Selon Dirk Klee, directeur général de iShares pour l’Allemagne, ces résultats corroborent les succès commerciaux des ETF sur certaines classes d’actifs. Ainsi, 64 % des 41 milliards d’euros drainés sur les douze derniers mois par les ETF sont allés sur des produits d’actions. Les ETF focalisés sur certains pays émergents ont attiré 2,2 milliards d’euros tandis que ceux axés sur les marchés développés ont encaissé en net 1,8 milliards d’euros.Sur les six derniers mois, par ailleurs, les ETF spécialistes des obligations indexées sur l’inflation ont bénéficié de souscriptions nettes de 1,1 milliard d’euros.
Selon Les Echos, le Conseil mondial de l’or (CMO) indique, dans son dernier bilan trimestriel, que les prix en hausse et la disparition des craintes d’un krach financier de dimensions exceptionnelles ont affecté, au troisième trimestre, la totalité des compartiments de la demande de métal jaune. Y compris celui des investissements.L’effondrement le plus marqué de la demande a été subi par le produit financier le plus à la mode en ce moment, les fonds indiciels cotés comme des actions et qui répliquent fidèlement l'évolution des cours de l’or. Le sous-jacent additionnel de ces titres est ressorti à 41,4tonnes, en déclin de 72% relativement à celui du troisième trimestre 2008. L’or investissement ne représente plus que 28,4% de la demande totale en volume alors qu’il approchait les 35% il y a un an. Aram Shishmanian, le président du CMO, estime toutefois que ce segment de la demande «continuera d'être bien soutenu par la poursuite des incertitudes aux plans économique et monétaire, ainsi que par les craintes d’inflation».
Sur l’avis du Conseil d'éthique du Government Pension Fund - Global, le ministère des Finances norvégien a décidé de radier Norilsk Nickel du portefeuille de ce fonds de pension et a vendu durant les deux mois à fin octobre sa position qui représentait la contrevaleur de 37 millions d’euros. Le groupe russe est la 31ème société exclue pour motif éthique.En l’occurrence, le Conseil d'éthique a jugé que la pollution par Norilsk de la péninsule de Taymyr en Sibérie est extrêmement grave, notamment sous forme de rejets de SO2, de nickel et de métaux lourds, d’autant que 200.000 personnes habitent à proximité des sites de production. Le Conseil n’a pas encore évalué les installations de Norsilk dans la péninsule de Kola.
Les différences culturelles se retrouvent aussi dans la gestion d’actifs. Ainsi, alors que les investisseurs institutionnels suédois sont 55,6 % à tabler sur une hausse des actions de plus de 10 % sur un an, 20 % des Italiens pensent qu’elles vont chuter, selon la dernière enquête de JP Morgan Asset Management. «Cette profonde divergence s’explique par l’expérience vécue par les investisseurs sur leurs propres marchés pendant la crise, la Bourse italienne ayant beaucoup plus baissé que celle en Suède entre début 2008 et la fin du premier trimestre 2009", explique Peter Schwicht, responsable de l’activité institutionnelle de JP Morgan AM en Europe. Cela reflète aussi de vraies différences en matière d’approches d’investissement, les pays nordiques ayant généralement un appétit au risque supérieur à ceux du Sud, France comprise. Néanmoins, le plus gros fossé se trouve entre Royaume-Uni et Europe continentale dans son ensemble. Ainsi, comme le note JP Morgan AM, les institutions européennes hors UK restent généralement très conservatrices dans leur stratégie de portefeuille. Seulement 29 % de leur allocation cible est en actions, tandis que 57 % sont dévolus aux obligations et au cash. 13 % sont réservés aux actifs alternatifs, principalement l’immobilier. De leur côté, les institutionnels du Royaume-Uni ont une allocation cible en actions de 56 %, contre 31 % pour les taux. «L’Europe n’est pas encore une région homogène en matière d’investissements», conclut JPMorgan AM, qui prône en conséquence une approche personnalisée en termes de services d’investissement.
Les deux tiers des investisseurs institutionnels européens n’ont pas modifié leur allocation cible en actions, révèle une nouvelle enquête de JP Morgan Asset Management réalisée auprès de 194 institutions entre début août et mi-septembre. Et même, 24,2 % ont choisi d’accroître leur exposition aux actions, soit le double de ceux qui l’ont réduite. Pour Peter Schwicht, responsable de l’activité institutionnelle de JP Morgan AM en Europe, ce résultat est «une grosse surprise, qui montre que les institutionnels sont des investisseurs stables». Outre une allocation encore faible aux actions, cette loyauté s’explique manifestement par l’anticipation d’un retour à la moyenne des performances de la classe d’actifs. Ainsi, la majorité des institutions attend 5-10 % de rendements par an sur les actions européennes sur trois à cinq ans. Côté actions mondiales, les attentes sont similaires, voire un peu meilleure, grâce au coup de pouce des marchés émergents et de l’Asie Pacifique : 80 % des répondants tablent sur des rendements positifs de 5-10 % ou plus par an sur trois à cinq ans. S’ils renouvellent leur confiance aux actions, les investisseurs institutionnels prônent plus de simplicité et de sécurité. Ainsi, 60 % des institutions affirment que leur préférence pour une approche d’investissement fondamentale a augmenté par rapport à l’an passé. Les stratégies grandes capitalisations et «value» sont aussi plébiscitées. A contrario, l’approche quantitative est tombée en disgrâce. Il en va de même pour les fonds 130/30, dans un contexte de désamour pour les stratégies «long/short».
En France, en 2008, note la Tribune qui cite une étude de Lipper, la part des particuliers est passée d’un tiers à un quart dans des fonds ISR, tandis que celle des institutionnels augmentait de 54 %. Pour apporter sa pierre à l’édifice, l’Association française de la gestion financière lancera le 10 décembre son nouveau code de transparence des fonds ISR destinés au grand public. Enfin, note le quotidien, certains n’hésitent pas à évoquer des incitations fiscales pour attirer les investisseurs.
La résistance inattendue de la croissance émergente à la crise financière a légitimé une baisse de la prime de risque sur ces actifs et les capitaux affluent à nouveau aux frontières émergentes de l'économie mondiale, attirés par une croissance économique plus forte et plus stable que dans les économies développées. Autrement dit, l’argument du découplage est plus que jamais d’actualité. «La majorité des pays émergents a traversé la crise sans dommages majeurs en employant les mêmes leviers que les économies développées, à savoir l’assouplissement drastique de la politique monétaire, l’injection de liquidités sur le marché domestique, l’ajustement baissier de la devise en réponse aux sorties nettes de capitaux ou encore les assurances publiques données au secteur bancaire national. Cette résistance inattendue face à la crise démontre que les réformes structurelles accomplies au cours des années 1990 ont conféré aux pays émergents un «blindage macroéconomique» à l'épreuve des pires chocs externes», a expliqué Raphael Gallardo, stratégiste chez Axa IM lors d’un point de presse.Les actifs émergents apparaissent du coup comme les grands bénéficiaires de la crise, aujourd’hui via l’appréciation des actifs domestiques et demain, via l’appréciation de leurs devises lorsque l’inflation fera son retour sur le devant de la scène en 2011 ou 2012. «La crise a changé la vision des marchés émergents. Moins dépendants du monde développé, ils représentent la croissance de demain», a souligné pour sa part Philippe de Lavalette, spécialiste produits chez Axa IM.Pour tirer parti de cet environnement, Axa IM a développé depuis plusieurs années une expertise sur les marchés émergents déclinée dans plusieurs fonds. Axa WF Framlington Emerging Markets, créé à l’automne 2007, s’intéresse surtout au développement économique des émergents et investit principalement dans quatre grandes thématiques : infrastructures, consommation, urbanisation et santé. Le fonds, qui pesait un peu plus de 95 millions de dollars à fin septembre, affichait à la même date une performance de plus de 32% sur un an. Autre philosophie, celle de Axa WF Framlington Europa Emerging, qui privilégie trois thèmes : les matières premières à travers la Russie, l’intégration européenne avec la Tchéquie, la Pologne et la Hongrie et enfin, la croissance avec la Turquie. Le fonds de 24,3 millions d’euros à fin septembre, affichait à la même date une performance de près de 57% sur les neuf premiers mois de l’année.
Selon Les Echos, Bertrand Meyer, responsable adjoint des dérivés listés sur “commodities” chez BNP Paribas et président du comité “commodities” de l’Association française des marchés financiers (Amafi), qui organise aujourd’hui une conférence sur la finance carbone, estime que «la finance carbone n’a pas subi la crise. En 2009, elle a continué sa croissance forte: sa valorisation devrait atteindre pour l’ensemble des marchés du carbone dans le monde 150 milliards de dollars en fin d’année». Il relève toutefois que le marché souffre encore de sa fragmentation. «Nous avons besoin d’un marché unique du carbone en Europe. Nous n’avons pas de préférence sur son modèle. Bluenext dispose d’atouts réels, il est très en pointe sur la négociation des droits d'émission et vient de passer des accords avec la Chine. Quant à la compensation qui serait souhaitable pour les opérations de gré à gré, ICE a une longueur d’avance», précise-t-il.
Les marchés d’actions au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine (BRIC) devraient grimper de 30 % à 40 % d’ici 3 à 4 ans, selon Mark Mobius, président de Templeton Asset Management, cité dans L’Echo. Selon Mobius, une croissance économique plus importante et des déficits contenus procurent un environnement favorable pour les profits des entreprises.
53 % des 218 gestionnaires institutionnels (534 milliards de dollars d’encours) interrogés du 6 au 12 novembre dans le cadre du sondage mensuel Merrill Lynch , contre 46 % en octobre, ont indiqué surpondérer les actions des pays émergents. Par ailleurs, plus des trois quarts des gérants interrogés estiment que la Fed ne majorera pas ses taux directeurs avant le second semestre 2010 au plus tôt, même si 47 % du panel (contre 39 % en octobre) s’attendent à une inflation sous-jacente supérieure au niveau actuel dans douze mois.D’autre part, 62 % des personnes interrogées s’attendent à une croissance économique pour les douze prochains mois, ce qui est marginalement mieux qu’en octobre, tandis que 69 %, comme le mois précédent, escomptent une hausse du bénéfice des entreprises l’an prochain. Les allocateurs d’actifs restent surpondérés à 13 % en net sur la zone euro contre 11 % en octobre, tandis qu’ils restent sous-pondérés sur le Royaume-Uni.Cela posé, malgré le relatif optimisme ambiant, 18 % des gérants continuent de surpondérer le numéraire, ce qui correspond à la moyenne de long terme et à une augmentation (aggravation) par rapport aux 16 % d’octobre.
Dennis Stattman, gérant du fonds BGF Global Allocation chez BlackRock, estime que la reprise économique se déroulera différemment dans les pays développés et les pays émergents. D’un point de vue géographique, le gérant privilégie donc les économies «affichant un excédent courant, disposant de réserves de change significatives, dont le taux d’épargne est élevé et présentant un endettement faible», précise-t-il dans une note. Parmi ces pays, il cite notamment un grand nombre de pays émergents asiatiques, aux côtés du Brésil. «Nous avons également augmenté la pondération des actions européennes, qui pour certaines d’entre elles présentent une valorisation très attractive. Côté obligations, nous continuons de privilégier les convertibles et les obligations américaines indexées sur l’inflation», ajoute Dennis Stattman.
Selon l’équipe d’investissement de Nordea Investment Funds, l’essor rapide des classes moyennes dans les pays émergents reste un thème d’investissement important sur le moyen terme. La société de gestion cite l’enquête récente d’un grand cabinet de conseil international, qui indique que les ventes réalisées en Chine sur le marché du luxe ont progressé de 25 % en 2008 alors que la progression mondiale sur ce secteur est nulle. Nordea prévoit que le PIB de l’ensemble des pays émergents devrait connaître une croissance de 5 % par an dans les prochaines années, contre 1 % pour les pays développés. En 2030, 16,1 % de la population mondiale appartiendra à «la classe moyenne globale», contre 7,6 % en 2000, précise la société de gestion, qui propose le fonds Nordea 1 - Emerging Consumer Fund sur ce thème.
Novethic.fr a annoncé le 16 novembre le lancement d’un site dédié aux enjeux climatiques à l’occasion du Sommet de Copenhague sur le climat, qui se tiendra du 7 au 18 décembre 2009. Il propose actualités, enjeux, analyses et repères. Ce nouveau développement consacre la dimension de media expert de ce site qui a 8 ans, 150.000 visiteurs par mois et un public à majorité composé de professionnels qui font appel à cette expertise dans leurs métiers.Le site spécialisé sur le changement climatique que lance Novethic.fr aujourd’hui propose aux internautes, au delà de l’actualité concernant le sommet de Copenhague, des analyses, des avis d’experts et un décryptage des enjeux. Il sera mis à jour et enrichi régulièrement mais offre déjà plus d’une soixantaine d’articles répartis en huit rubriques(avis d’experts, conséquences du changement climatique, politique climatique des Etats, négociations climatiques, instruments du Protocole de Kyoto, mobilisation citoyenne, entreprises et acteurs économiques et finance climatique).
Warren Buffett, via sa structure Berkshire Hathaway, a acquis des actions d’ExxonMobil et de Nestlé, et pratiquement doublé sa participation dans Wal-Mart, rapporte le Financial Times, qui estime que cela constitue un pari croissant sur le redressement de l’économie US et ses conséquences sur les prix de l’énergie. Les investissements ont été faits dans le trimestre au 30 septembre.
Dans une interview à Cinco Días, Sonja Schemmann, qui gère les compartiments Global Equity Yield et European Equity Yield de la Sicav Schroder ISF, estime qu’après la hausse de 70 % affichée depuis les plus bas de mars par la Bourse, il est temps de remettre les pieds sur terre. L’important est de savoir comment sera géré dans les 12 à 18 mois qui viennent le retrait des liquidités apportées par les Pouvoirs publics.Pour sa part, la gérante allemande recherche pour ses portefeuilles des entreprises avec un bilan solide, un flux de liquidités importante et un minimum d’un point de pourcentage de prime sur la rentabilité du dividende des entreprises comparables (soit 5,5 %), avec en outre une valorisation acceptable, un ratio cours-bénéfice de 10. Pour son fonds mondial, Sonja Schemmann privilégie actuellement les valeurs asiatiques. D’une manière générale, elle table sur les sociétés défensives qui ont été distancées dans le dernier rally boursier parce qu’elles n’ont pas bénéficié d’aides d’Etat.
Selon Les Echos, un séminaire organisé le 12 novembre par Fitch a souligné que le marché des créances titrisées restait mal orienté en Europe, en particulier dans l’immobilier commercial (CMBS). Sur le résidentiel (RMBS), les arriérés de paiement sont en nette augmentation en Espagne et en Grande-Bretagne.
Franklin Templeton Investments demeure dans l’ensemble optimiste sur la Russie. «Il est intéressant de noter que selon les valorisations actuelles, le marché russe fait partie des marchés les moins chers dans l’univers des marchés émergents. Avec un ratio cours/bénéfice de seulement 9,8x et un ratio cours/valeur comptable de 1,2x, le marché russe s’échange à un rabais d’environ 50 % par rapport à ses homologues émergents», indique une note. Selon le gestionnaire, cet écart «pourrait éventuellement se restreindre, ce pourquoi nous pensons que la Russie pourrait surperformer ses homologues émergents dans le futur». D’un point de vue sectoriel, Franklin Templeton Investments privilégie les matières premières et plus particulièrement les compagnies pétrolières. «Le secteur de la consommation, qui est un marché en pleine croissance en Russie, nous séduit également. Nous identifions notamment une valeur intéressante dans les biens de consommation et les sociétés de distribution», ajoute le commentaire.
Avec des rendements moyens à deux chiffres, les hedge funds attirent les investisseurs déçus par les performances décevantes de la gestion passive et le bas niveau des taux d’intérêt. Les actifs gérés par les hedge funds pourraient ainsi retrouver leur niveau des 2.000 milliards de dollars d’ici à la fin 2010, estime Barry Bausano, co-responsable mondial du pôle prime finance à la Deutsche Bank, cité par Bloomberg. Selon les données de Hedge Fund Research, les actifs des hedge funds se sont redressés à 1.530 milliards de dollars en septembre, après avoir plongé à 1.330 milliards de dollars en mars dernier. L’indice HFRI Fund-Weighted Composite affiche un gain de près de 17% sur les dix premiers mois de l’année et au troisième trimestre, plus des deux tiers des hedge funds ont enregistré une collecte nette.
Un rebond significatif. Les émissions de sukuk ont fait un bond de plus de 40% sur les dix premiers mois de l’année par rapport à la période correspondante de l’an dernier, selon un «special report» de Moody’s («Global Sukuk issuance Surges as Effects of Credit Crisis recede : Overview and Trend Analysis») publié le 10 novembre.Au deuxième trimestre 2009, les émissions de sukuk sont reparties à la hausse et au troisième trimestre, le rebond a été particulièrement marqué. Ce sont plutôt les émetteurs souverains ou liés aux gouvernements qui occupent le devant de la scène, les entreprises étant moins susceptibles de revenir sur le marché dans l’environnement économique actuel. «Pour l’ensemble de l’année, la croissance des émissions de sukuk dans le monde pourrait tutoyer les 50%, compensant le recul de 55% enregistré en 2008", estime l’auteur du rapport Faisal Hijazi, Business Development Manager chez Moody’s pour les services de notation et la finance islamique.Sous l’impact de la remontée des prix du pétrole, les Etats du Golfe ont été nombreux à dégager des excédents budgétaires pour la première fois depuis près de cinq ans. Et l’Arabie saoudite, le Qatar, Abu Dhabi ont de nombreux projets stratégiques (infrastructures, éducation, tourisme) dans les tiroirs ou déjà engagés.Pour Moody’s, cette évolution depuis longtemps attendue, à savoir la plus grande implication des pouvoirs publics sur le marché des sukuk, est une bonne nouvelle car elle devrait contribuer à créer et à asseoir un marché des obligations islamiques plus efficace et plus solide. Cet engagement des Etats pourrait aussi permettre de développer une courbe des taux plus détaillée et par conséquent une grille des risques plus précise. Ce qui pourrait favoriser le retour des entreprises sur ce marché.
Selon Simona Paravani, stratégiste chez HSBC Global Asset Management et gérante de World Selection, les investisseurs ont tout intérêt à miser sur l’Amérique latine, région qui devrait mieux performer que l’Asie à court terme. La spécialiste rappelle que d’après les PER de ces 12 derniers mois, les actions d’Amérique latine (avec un PER de 15,6x) se négocient avec une décote de plus de 40 % par rapport aux actions de l’Asie émergente (à 26,3x), contre une décote moyenne sur cinq ans de seulement 5 %. «Les actions d’Amérique latine semblent par conséquent quelque peu sous-évaluées au regard de l’Asie émergente et peuvent potentiellement surperformer, surtout si les chiffres sur l’activité économique continuent d’étonner de par leur hausse, grâce au redressement de la demande intérieure au Brésil», constate Simona Paravani.