Selon le Wall Street Journal qui cite des personnes proches du dossier, le fonds souverain chinois China Investment Corp (300 milliards de dollars) est en négociations avancées avec le fonds de dotation de l’Université de Harvard pour lui racheter ses parts dans plusieurs fonds immobiliers investis aux Etats-Unis pour environ 500 millions de dollars. CIC s’est déjà engagé à investir 1 milliard de dollars dans des fonds gérés par Brookfield Asset Management, basé à Toronto et New York, et 1 milliard à Cornerstone Real Estate Advisers.
Le hedge fund Trafalgar Asset Managers a renforcé son pari selon lequel le cours de l’action de F&C Asset Management va continuer à baisser dans le cadre de son projet de rachat de Thames River, rapporte Investment Week. Sa position contre le titre F&C a ainsi été portée de 0,26 % en début de mois à 0,4 %, et représente désormais 1 million de livres.
Dans une lettre aux administrateurs d’Occidental Petroleum, Relational Investors et le California State Teachers’ Retirement System, qui détiennent ensemble 1 % du groupe pétrolier, ont annoncé qu’ils allaient chercher à débarquer au moins quatre des 13 membres du conseil d’administration lors de l’assemblée générale de 2011, rapporte le Wall Street Journal. Les investisseurs sont mécontents des pratiques de rémunérations du groupe, qui ont fait de son PDG, Ray Irani, l’un des dirigeants les mieux payés aux Etats-Unis. Ils reprochent aussi au groupe de ne pas avoir dévoilé de plan de succession, alors que le président a plus de 75 ans.
Au deuxième trimestre 2010, les fonds de pension britanniques ont réduit leur couverture contre l’inflation d’environ un tiers par rapport au trimestre précédent, note l'étude F&C LDI. En revanche, les institutions ont conservé le même niveau de couverture aux taux d’intérêt, note l'étude.
State Street Global Markets vient de lancer des «Indices de turbulence», qui mesurent le caractère inhabituel du comportement du marché au jour le jour. Selon le groupe financier, les investisseurs peuvent utiliser ces indices pour tester la résistance de leurs stratégies d’investissement, construire des portefeuilles plus diversifiés et accroître leur flexibilité en termes d’exposition aux risques. «Chaque indice produit chaque jour une mesure unique de la turbulence en fonction de l’anormalité des rendements de ses éléments constitutifs sur la journée observée», précise State Street. Les investisseurs institutionnels peuvent faire appel aux indices pour tester la résistance de leurs modèles financiers actuels en évaluant la performance du modèle soumis à des conditions extrêmes. Les indices peuvent également aider les gérants à construire des portefeuilles robustes susceptibles de mieux résister à de telles conditions sur le marché. Les nouveaux indices couvrent les actions américaines et européennes, les devises, les titres US à revenu fixe, et les classes d’actifs mondiaux.
Plusieurs investisseurs de renom s’inquiètent de plus en plus du risque de déflation et réallouent leurs portefeuille pour se préparer à cette éventualité, rapporte le Wall Street Journal. Parmi ceux qui anticipent une baisse des prix figurent notamment Bill Gross (Pimco), Jeremy Grantham (GMO), David Tepper (Appaloosa) et Alain Fournier (Pennant). Pour justifier leurs craintes, ils invoquent la faiblesse des chiffres économiques et le consensus grandissant selon lequel les politiques rechignent ou sont incapables de prendre d’autres mesures pour doper la croissance économique, ajoute le WSJ.
Selon Victoria Mio, gérante du fonds Robeco Chinese Equities, à court terme, le marché chinois devrait vivre un ralentissement séquentiel lié aux mesures politiques. «Cependant, nous pensons que la Chine gèrera cet atterrissage en douceur et nous demeurons positifs sur les perspectives économiques dans leur ensemble», indique la gérante. «D’un point de vue macro-économique, le thème d’investissement majeur est le retrait des mesures de stimulations fiscales et monétaires en 2010 et 2011", précise Victoria Mio. «De ce fait, nous sortirons progressivement et avec sélectivité des secteurs qui en bénéficient le plus tels que l’automobile, l’immobilier, les infrastructures, les métaux et les mines».La gérante a identifié de nouveaux thèmes comme la redistribution des revenus, les technologies et l’innovation, et les énergies alternatives.
La volatilité connue par les marchés entre 2007 et 2009 a remis en question les principes historiques d’allocation d’actifs longtemps observés, «y compris le recours des investisseurs aux modèles de construction de portefeuilles et de mesure du risque s’appuyant sur un comportement moyen du marché et sur une distribution normale des rendements», note State Street. Selon les recommandations du dernier rapport Vision Focus, intitulé «Rethinking Asset Allocation», les investisseurs devraient améliorer leur processus d’allocation d’actifs par un rééquilibrage optimal intégrant des considérations liées à la liquidité dans les décisions d’allocation d’actifs. Selon l’étude, il est probable que l’investisseur devra affronter plus fréquemment dans les années à venir des rendements hors normes et des fluctuations spectaculaires des valorisations. Par conséquent, les investisseurs devraient porter une attention particulière aux risques «within-horizon» (intra-horizon), aux régimes d’investissement et à la turbulence des marchés."Les investisseurs se tournent de plus en plus vers une analyse des risques spécifique à chaque régime d’investissement pour obtenir une représentation plus complète du risque encouru dans le portefeuille», explique Will Kinlaw, responsable du groupe de recherche Portfolio and Risk Management Research chez State Street Global Markets.
Dans une récente étude, les analystes de marché d’Allianz Global Investors ont mis en évidence le fait que les petites valeurs performent mieux que les grandescapitalisations à la sortie d’une récession. «Si les petites capitalisations ont enregistré des baisses plus marquées que les grandes durant la crise, elles se sont néanmoins avérées de véritables moteurs de performance pour les portefeuilles d’actions internationales à travers les cycles». Comme le souligne Stefan Scheurer, analyste de marché chez Allianz Global Investors, dans le cadre d’une étude intitulée «Is small beautiful ?» : «Du fait de leurs activités, les petites capitalisations sont davantage dépendantes de l’évolution des cycles que les grandes. Toutefois, à long terme, le risque de marché qui est plus élevé pour les petites valeurs est mieux rémunéré. Ainsi, une étude scientifique réalisée par le cabinet américain Ibbotson Associates a pu montrer qu’entre 1925 et 2005 les petites capitalisations ont généré une performance moyenne annualisée de 12,6%, soit deux points de plus que les grandes capitalisations, qui se sont appréciées de 10,4% par an».
La croissance des marchés émergents est sur toutes les lèvres. Michael Godfrey, gérant du fond M & G Global Emerging Markets, tempère cet enthousiasme. Il constate que les titres les plus en vue sont souvent très chers. Il plaide donc pour une attention plus grande au retour sur investissement obtenu par les actionnaires, plutôt que sur la seule croissance de l’activité. Actuellement, il mise sur le Brésilien Vale, le plus grand producteur mondial de minerai de fer, Bank of India, Taiwan Semiconductor ou encore MTN, le leader en Afrique et Moyen-Orient de la téléphonie mobile.
Moins de deux semaines après la réintroduction en Bourse de La Seda de Barcelona, le gestionnaire alternatif britannique Centaurus Capital a notifié le 21 juillet à la CNMV avoir ouvert une position à découvert de 0,629 % sur le capital de la société espagnole.La veille, Amber Capiutal et Morton Holdings avaient déclaré des positions courtes respectives de 0,708 % et de 1,530 % sur Antena 3 de Televisión.
Selon un sondage effectué par Union Investment (société de gestion d’actifs des banques populaires allemandes) auprès d’un échantillon représentatif de 185 décideurs en matière d’investissements dans des entreprises immobilières et chez des investisseurs institutionnels allemands, français et britannique, la part des immeubles «durable» dans les portefeuilles des investisseurs professionnels européen devrait à moyen terme augmenter fortement. En effet, pour 64 % du panel, les critères de développement durable sont désormais fermement ancrés dans leur stratégie d’investissement immobilier et 62 % ont l’intention d’investir nettement davantage dans des immeubles durables, les investisseurs français se faisant remarquer par une volonté d’augmenter fortement leur engagement dans ce domaine.A noter aussi que, pour environ 50 % des décideurs interrogés, l’investissement durable dans l’immobilier s’intègre dans une démarche plus globale de responsabilité sociale de l’entreprise (RSE ou Corporate Social Responsibility CSR an anglais), le pourcentage atteignant presque les 60 % chez les Britanniques.
Selon une étude de The Fidelity Charitable Gift Fund, la majorité des 500 conseillers financiers américains interrogés s’attendent à ce que leurs clients voient leurs impôt sur le revenu augmenter dans les 12 à 18 prochains mois. Par conséquent, 26 % des sondés prévoient que ces clients devraient augmenter leurs dons à des organismes de charité afin de réduire la note. 48 % des conseillers estiment que leurs clients conserveront le même niveau de dons.Fidelity constate que sur les 500 conseillers, seuls 52 % offrent des conseils d’investissement spécifiques sur les dons aux oeuvres de charité, alors que 82 % ont indiqué qu’il existait une réelle demande de la part de leur clientèle pour ce type de services.
Richard Wong, investment director, actions, et responsable de l’équipe China Investment (HSBC Global Asset Management), estime que la période est aujourd’hui propice à une entrée sur le marché chinois, «pour des investisseurs ayant un horizon d’investissement d’au moins 12 mois», souligne-t-il. Après la correction intervenue cette année, les valorisations sont retombées à des niveaux intéressants, relève le responsable dans une note, «soit un ratio P/E d’environ 12,8 actuellement, avec une prévision de hausse de 25 % des résultats en 2010", précise-t-il. «Le marché devrait rester volatil à court terme, mais nous pensons que les fondamentaux justifient les valorisations et que la confiance du marché va se rétablir progressivement», conclut Richard Wong.
Selon un sondage réalisé du 1er mars au 15 avril par Feri EuroRating services auprès de 695 investisseurs sur leurs placements dans les pays émergents, les personnes interrogées sont en majorité très satisfaites des produits offerts par les gestionnaires de fonds dans ce domaine, mais ce sont surtout les promoteurs étrangers qui bénéficient d’une cote de satisfaction très élevée ou élevée, le français Comgest en tête. Le seul opérateur allemand cité en tête du palmarès est DWS/db x-trackers (Deutsche Bank).Sandro Capucci, analyste chez Feri EuroRating Services, souligne que les résultats de ce sondage confirment ceux du palmarès Feri établi voici un peu plus d’un mois (lire notre article du 9 juin), selon lequel les gestionnaires allemands sont distancés par les étrangers.En ce qui concerne leurs placements sur les marchés émergents, les investisseurs sont 84 % à privilégier des fonds d’actions gérés activement et diversifiés sur plusieurs pays. En revanche, les fonds obligataires n’intéressent que 13 % du panel.
Selon Jamie Lowry, qui a récemment pris le relais de Gary Clarke à la tête du fonds Schroder ISF European Equity Alpha, les actions sont actuellement «extrêmement bon marché», leur valorisation affichant depuis 2009 le niveau le plus faible des 30 dernières années. Interrogé par L’Echo, le gérant «n’anticipe pas pour autant de redressement franc des actions à court terme» et préfère ne jamais se prononcer sur une échéance brève. «Les marchés dépendent trop de facteurs peu rationnels (tableau technique, liquidité). Nous sélectionnons donc des actions affichant une décote par rapport à leur valeur fondamentale, très nombreuses en ce moment», souligne-t-il.
The Wall Street Journal rapporte que la volatilité des marchés d’actions a fait vaciller la confiance des investisseurs et que certains d’entre eux estiment le moment venu d’accepter les turbulences et d’adopter des stratégies de trading plus dynamiques. C’est le cas des investisseurs de tendance, qui achètent et vendent des actions en fonction de l’analyse technique de la direction que prennent les marchés. Ils estiment que cela ne leur permet pas seulement de naviguer sur des marchés instables mais leur évite d’importantes baisses lorsque les cours chutent. Le journal cite les exemples du Sector Rotation Portfolio de Kenjol Capital Management et du Stadion Managed Portfolio qui sont parvenus à afficher des performances sur 2008 et 2009 alors que le S&P 500 était en perte. Cependant, si cette stratégie a permis d'éviter le pire en 2008, elle a empêché les fonds de profiter d’une bonne partie du rebond l’année suivante.
Vendredi, le gestionnaire londonien de hedge funds Armajaro a pris livraison de 240.100 tonnes de fèves de cacao, ce qui représente environ 7 % de la production mondiale annuelle et pratiquement la totalité des 270.000 tonnes de stocks répertoriés dans des entrepôts enregistrés auprès du Liffe, rapporte le Financial Times.Les prix du cacao ont opéré un bond de 150 % sur les deux dernières années et demie, atteignant 2.732 livres la tonne la semaine écoulée. Il semble qu’Armajaro s’attende encore à une forte hausse d’ici à septembre, la période étant traditionnellement la plus tendue de l’année du fait que les chocolatiers augmentent leur production avant Noël tandis que le gros des récoltes en Afrique occidentale n’est pas encore arrivé sur le marché.
Dans la dernière livraison de sa publication «Fondsmarkt», l’agence Kommalpha souligne vendredi que l'évolution des souscriptions/rachats des fonds offerts au public ne peut plus servir de baromètre du comportement d'épargne des particuliers. A titre d’exemple, Kommalpha souligne qu’en mai les fonds d’actions offerts au public ont affiché des souscriptions nettes de 3,6 milliards d’euros, mais que les rentrées nettes des ETF ont représenté 5,5 milliards d’euros, grâce à 5,8 milliards collectés par seulement deux de ces ETF. En d’autres termes, les souscriptions se sont concentrées sur les ETF, qui sont dans la pratique très majoritairement utilisés par les investisseurs institutionnels, et les fonds d’actions classiques ont accusé des sorties nettes de près de 2 milliards d’euros. Il serait donc abusif de déduire des statistiques positives pour l’ensemble des souscriptions des fonds d’actions que les particuliers allemands ont confiance en l'évolution ultérieure du marché des actions.
Selon Asian Investor, Peter Flavel devrait prendre la direction du nouveau pôle dédié à la clientèle haut de gamme (HNW) au sein de la division private wealth de JP Morgan.Peter Flavel devrait prendre ses fonctions en qualité de chief executive de Private Wealth Management (PWM) dans le courant du quatrième trimestre 2010. Cette entité PWM se concentrera sur les particuliers et familles disposant d’un patrimoine de plus de 10 millions de dollars.L’autre entité de JP Morgan, The Asia Private Bank, est dédiée au segment UNHW, une clientèle disposant en moyenne d’un patrimoine de 100 millions de dollars.Peter Flavel, qui travaillait précédemment chez Standard Chartered, a présenté sa démission le 2 juillet dernier.