«Dans un contexte économique incertain, la reprise de l’économie européenne ne devrait être que très progressive», constate-t-on chez Robeco Gestions. Sabine de Lépinay, responsable de la gestion monétaire, «n’anticipe pas de hausse de taux de la part de la BCE «avant que celle-ci n’annonce l’arrêt des opérations de refinancement illimitée». Quant au taux Eonia, il va, selon la responsable, continuer sa remontée progressive vers le taux de refinancement, qui devrait d’ailleurs augmenter au deuxième semestre 2011.La prudence est en tout cas de mise, car «les clients qui investissent dans nos fonds monétaires savent qu’il n’y a pas énormément à gagner actuellement, ils recherchent avant tout une performance sécurisée», souligne Sabine de Lépinay. L’équipe de gestion a réduit la sensibilité des fonds et rallongé la vie moyenne des titres en portefeuille. Pour répondre à certains risques, l’équipe de gestion monétaire de Robeco Gestions a mené ces derniers mois une politique d’investissement très conservatrice pour les fonds Robeco Euro Cash et Robeco Euro Money Market. Ainsi, la Grèce a été retirée de l’univers d’investissement. Les positions sur le Portugal ont été totalement supprimées des portefeuilles. Quant aux émissions irlandaises, elles ne seront pas renouvelées à l’échéance. L’Espagne, pourtant bien représentée dans le portefeuille, voit sa pondération limitée à 10% des encours sur des maturités inférieures à 3 mois. Suite à toutes ces modifications, les portefeuilles des fonds monétaires de la société de gestion privilégient aujourd’hui la France et les Pays-Bas.
Selon la dernière enquête trimestrielle de Russell Investments, 57% des gérants américains estiment que le marché est actuellement sous-évalué, soit l’un des pourcentages les plus élevés dans l’historique de cette enquête et le plus haut niveau observé depuis mars 2009. Seulement 7% des gérants jugent le marché surévalué.Cela dit, relève l’enquête, le fait que les gérants parlent de sous-évaluation ne signifie pas pour autant qu’ils s’attendent au rally qui a suivi le point bas de mars 2009. Mais ils semblent malgré tout retrouver un certain optimisme, fondée sur la conviction que l'économie va retrouver des couleurs, même si elles ne sont pas encore très vives. Près de la moitié des gérants (49%) estiment que la croissance de l'économie au cours des douze prochains mois sera portée par les dépenses d’investissement. Ils ne sont que 9% à prévoir une stagnation de l'économie. Une proportion très faible au regard des spéculations qui vont encore bon train sur la menace d’une rechute de l'économie («double dip») au cours des prochains mois…
Warren Buffett continue de se délester de ses actions Moody’s via sa société d’investissement Berkshire Hathaway, rapporte la Tribune. En début de semaine, il a cédé 560.000 titres et un peu plus tôt ce mois-ci, @font-face { font-family: «Times New Roman"; }p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal { margin: 0cm 0cm 0.0001pt; font-size: 12pt; font-family: «Times New Roman"; }table.MsoNormalTable { font-size: 10pt; font-family: «Times New Roman"; }div.Section1 { page: Section1; } 1,35 million de titres Depuis le mois de juin 2009, sa participation est passée de 20,4% à 12,3% dans un contexte moins porteur pour les agences de notation, note le quotidien.
Les experts en actions européennes d’Invesco continuent de tabler sur une croissance faible mais durable et perçoivent de nombreuses opportunités de stock picking « pour les investisseurs qui voient au-delà de la volatilité actuelle ». L’équipe surpondère plus particulièrement le marché néerlandais. Cette surpondération, d’environ 7% « reflète davantage une stratégie bottom up qu’une approche top down, l’ouverture de l’économie néerlandaise, résolument tournée vers l’extérieur, la rend encore plus attractive à nos yeux », explique Luke Stellini, directeur des produits actions européennes chez Invesco Perpetual.Son équipe a identifié des opportunités d’investissement dans un large éventail de secteurs, notamment dans l’énergie, les biens de consommation, la finance, les télécommunications, la technologie ou encore l’industrie minière.
Groupama Asset Management campe sur ses positions d’il y a quelques mois, parfois jugées pessimistes mais que ses dirigeants qualifient plutôt de «réalistes». Les faits n’ont pas vraiment démenti ses prévisions. Les perspectives de croissance et d’inflation dans les pays développés restent durablement faibles. La récession ne fait pas partie du scénario central de Groupama AM qui toutefois ne l'écarte pas complètement en cas de mauvais chiffres macroéconomiques qui viendraient alimenter le pessimisme des acteurs privés.Reste un tableau général qui ne peut pas soulever l’enthousiasme. La croissance américaine est affectée pour encore un moment par la crise immobilière et le désendettement des ménages, forcé par le secteur bancaire qui applique toujours des conditions de crédit drastiques, face à la poursuite de la montée des défauts sur les crédits hypothécaires. Cela dit, il n’y a pas à ce stade de dynamique récessive. Groupama AM estime toutefois qu’il faudra surveiller tout particulièrement deux indicateurs : l’indice ISM manufacturier qui devrait fortement baisser durant les prochains mois pour avoisiner les 45 (niveau qui ne correspond pas à une récession) et l’emploi qui devrait stagner dans le secteur privé. Côté européen, la croissance est aussi durablement touchée par la crise de la dette publique et privée dans certains pays, qui va entraîner certains pays périphériques dans la récession (Grèce, Portugal, Espagne, Portugal). La croissance allemande qui devrait rester satisfaisante devrait toutefois permettre à la zone euro d'éviter une nouvelle récession. En outre, les pays développés dans leur ensemble vont continuer à bénéficier du soutien des pays émergents et de la Chine en particulier où la croissance et l’inflation restent sous contrôle. Même si dans le cas de la Chine, le problème de la bulle immobilière, avec des prix de 20% à 30% au-dessus de leurs fondamentaux, constitue une menace bien réelle. Dans cet environnement contraint, les politiques monétaires de la Fed et de la BCE vont rester accommodantes. L’environnement économique et la situation des banques nécessitent toujours beaucoup de soutien. Les banques centrales ont une marge de manœuvre des plus réduites et il n’y aura pas de changement à l’horizon de douze mois. La BCE ne devrait pas modifier ses taux avant juin 2012, la Fed pas avant janvier 2012. Dans cette configuration, la politique d’allocation se veut plus offensive, mais dans des proportions très modérées, avec pour le portefeuille cœur une composition à 52% d’actions, 48% d’obligations et pas de cash. Le compartiment taux est surpondéré sur la zone euro et sur les Etats-Unis mais sous-pondéré sur le Japon. Le compartiment actions est surpondéré sur l’Europe et l’Asie, neutre sur le Japon mais sous-pondéré sur les Etats-Unis, en raison notamment d’une moindre progression des bénéfices en 2011, plutôt à un chiffre qu'à 20% ou 25% comme le veut le consensus. Groupama AM estime que les valorisations restent très intéressantes malgré la belle progression des marchés actions depuis début juillet. Le haut rendement des actions constitue un facteur de soutien important, surtout dans un environnement de taux bas, tout comme le retour de l’appétit pour les fusions-acquisitions. Ce qui a incité Groupama à revoir ses objectifs à trois mois (3.900 sur le CAC) comme à douze mois (3.750), sans toutefois franchir le haut du canal de 2010 et les niveaux d’avant la crise de l’euro. Les Bourses occidentales auront du mal à s’extraire de leurs fourchettes de fluctuation dans la mesure où les risques tant fondamentaux que réglementaires ne sont que décalés et ne permettent pas d’envisager une hausse durable. Les thématiques «oscillatoires» micro/macro et pays développés/pays émergents avec leurs flux de nouvelles divergentes risquent de dicter les mouvements boursiers pour quelque temps encore…
Selon les Echos, les derniers chiffres de Thomson Reuters montrent que les volumes d’opérations de fusion et d’acquisition dans le monde annoncées entre juillet et septembre ont dépassé les 600 milliards de dollars, soit 25% de plus qu’au troisième trimestre 2009. Sur neuf mois, la tendance est la même, avec des montants d’opérations atteignant 1670 milliards de dollars, en progression de 15%. La vitalité du «M&A» n’a toutefois pas profité à l’Europe, puisque les volumes d’opérations depuis le début de l’année y sont en baisse de 15% sur un an, à 421milliards de dollars. Un recul qui se confirme au troisième trimestre. Pour la première fois, les opérations de fusions acquisitions dans les pays émergents ont dépassé, en montant, celles du marché européen.
Le fonds de pension californien CalPERS a annoncé le 22 septembre qu’il s'était engagé à hauteur de 190 millions de dollars dans un fonds immobilier de 200 millions de dollars dans le cadre d’un partenariat avec le spécialiste de l’immobilier brésilien Hines.CalPERS avait déjà investi 95 millions de dollars en août 2005 dans le Hines CalPERS Brazil (HCB) Fund I et 285 millions de dollars dans le deuxième fonds HCB en 2007. Au 31 décembre 2009, l’investissement de CalPERS dans HCB I était valorisé à 142,4 millions de dollars, celui dans HCB II à 147 millions de dollars.
L’investissement responsable a le vent en poupe. Non seulement au Royaume-Uni qui vient de se doter d’un nouveau code mais aussi dans les pays du nord de l’Europe. L’activisme actionnarial, autrefois l’apanage de quelques financiers bien identifiés à l’instar de Guy Wyser Pratte ou Christopher Hohn de TCI, pourrait devenir beaucoup plus répandu sous l’impact de l’investissement responsable qui invite à l’exercice réel et actif des droits des actionnaires.Récemment de passage à Paris, Ulrika Hasselgren, CEO et fondatrice de la société suédoise de notation Ethix, a estimé que l’engagement des investisseurs constitue une tendance lourde en Scandinavie. «Il y a quelques années, une société ne respectant pas des principes de gouvernement d’entreprise pouvait entraîner des désinvestissements immédiats. Aujourd’hui, les investisseurs vont aussi sortir du capital de temps à temps mais la tendance est à l’engagement auprès des dirigeants de la société pour promouvoir les changements qui s’imposent», explique Ulrika Hasselgren dont la société doit fêter son dixième anniversaire ces jours-ci. Dans une perspective éthique, il ne suffit plus d’exclure ou de vendre les sociétés qui ne répondent pas par exemple aux principes pour l’investissement responsable des Nations Unies. Les investisseurs utilisent désormais leurs droits de vote pour influencer l’entreprise dans la direction souhaitée. Avant d’en arriver là, Ethix pratique un dialogue approfondi avec les entreprises afin de bien identifier les zones à problème à l’aide de multiples outils comme l’approche normative. Une démarche qui exige probablement un peu de temps mais qui à terme peut déboucher sur un engagement beaucoup plus pertinent pour infléchir le comportement des entreprises. Ce souci de l’engagement est encore loin de faire l’unanimité, notamment en France où l’on pratique plutôt l’approche «best-in-class», relève Ulrika Hasselgren, mais la Scandinavie est à l’évidence aux avant-postes et plusieurs pays nordiques s’y sont mis, Norvège, Danemark, Suède, Finlande. Même si certains utilisent les deux approches comme le fonds de pension norvégien…
La Ville de Paris a annoncé le 22 septembre qu’elle s’associait au pôle de compétitivité Finance Innovation pour ouvrir une pépinière dédiée aux jeunes entreprises financières innovantes (services financiers innovants, technologie appliquée à la finance, gestion d’actifs, finance durable et responsable). La Ville de Paris espère ainsi faire de Paris «une place financière forte au service de l’activité économique et de l’emploi».Le secteur financier est le deuxième employeur parisien (150 000 emplois, 11% des emplois parisiens) et un acteur déterminant du financement des entreprises, rappelle-t-on. Aussi la Ville de Paris, en partenariat avec le pôle Finance Innovation, et dans le prolongement des réflexions pour tirer les leçons de la crise financière, accompagne les acteurs de ce secteur au travers d’actions telles que :- Le développement de la recherche sur la maîtrise et la couverture des risques et le développement de nouveaux produits financiers plus transparents.- Le développement de la finance durable et responsable (finance environnementale, finance carbone).- La création de chaires de recherche pour approfondir les travaux sur la gestion des risques financiers, la régulation des marchés et la mise au point des produits financiers de demain.
Les investisseurs institutionnels du monde développé sont encore trop nombreux à sous-estimer le danger de déflation, estime ING Investment Management dans une récente note. Ainsi, «les investisseurs ont trop longtemps ignoré le débat sur l’inflation et se sont trop largement focalisés sur les craintes relatives aux dettes souveraines et à la croissance mondiale», analyse la société de gestion.Dans un contexte de désinflation, ING IM privilégie, compte tenu de la faible croissance nominale, les actifs dont le rendement provient de revenus plutôt que de plus-values. A moyen terme, le gestionnaire donne donc la priorité aux produits à revenus fixes avec spread, notamment les obligations des pays émergents, et les actions à haut dividende. Selon Valentijn van Nieuwenhuijzen, responsable Fixed Income & Economics chez ING IM, «le risque de déflation est sous-estimé par beaucoup et devrait dans une certaine mesure être géré et couvert. A cet égard, les marchés d’obligations d’Etat les plus grands et les plus liquides, comme l’Allemagne et les Etats-Unis, restent une option attrayante. Ces marchés affichent souvent une corrélation négative avec les actifs risqués en période de troubles sur les marchés financiers, comme cela se produit lors d’une forte crainte causée par la déflation. L’or fait en quelque sorte partie de la même catégorie. Dans les conditions actuelles, ING Investment Management considère l’or davantage comme une couverture contre la déflation que contre l’inflation».Par ailleurs, ING IM estime que les investisseurs devraient envisager des options telles que les obligations d’entreprises investment grade et les actions de sociétés en mesure de fixer les prix (comme les sociétés de services aux collectivités ou les soins de santé), ou qui sont habituées à opérer dans un contexte de baisse des prix à la production (telles les sociétés de télécommunications et du secteur IT).
Selon Wealthbriefing, UBS a mis en place une nouvelle division, le Global Family Office Group, une co-entreprise entre le segment international UHNW (ultra high net worth) dédié aux très grandes fortunes, et la banque d’investissement. Ce nouveau pôle, évoqué dans une note interne, sera codirigé par Joe Stadler, également responsable du segment UHNW, et Jerry Wattenberg, ancien managing director chez Goldman Sachs et qui travaillait chez JTW International avant de rejoindre UBS. Selon la note dont Wealthbriefing a eu connaissance, UBS souhaite se concentrer en priorité sur les 250 clients ou prospects les plus importants, qui représentent environ 2% de la base de clientèle fortunée d’UBS dans le monde. UBS devrait donner des précisions sur ses projets en la matière vers la fin octobre.
La société de gestion alternative Partners Group Holding SA a indiqué le 21 septembre dans un communiqué avoir bouclé le plus gros programme d’investissements directs de son histoire, «Partners Group Direct Investments», après que la limite supérieure de 650 millions d’euros a été atteinte. Ce programme a été lancé en 2009. Au terme du deuxième trimestre 2010, le portefeuille comptait 19 investissements.
Selon L’Agefi suisse, une enquête commandée par JP Morgan AM et réalisée par le professeur Wolfgang Gerke de mai à juillet 2010 auprès de 64 family offices basés principalement en Suisse (42%) et en Allemagne (39%) montre que plus de 80% (52 sur 64) d’entre eux procèdent actuellement à une consolidation exhaustive des patrimoines, avec reporting sur la performance, contrôle des placements (investment controlling) et couverture des risques possibles. L'étude montre aussi que les family offices disposent d’une allocation d’actifs stratégique et qu’ils recourent beaucoup plus activement que par le passé aux classes d’actifs alternatives (private equity et hedge funds) avec parfois des attentes de rendement jugées surfaites. Les deux tiers des family offices qui ont participé à l’enquête déclarent par ailleurs investir dans les actifs dits exotiques (œuvres d’art, yachts, propriétés…), à hauteur de 3,7% des actifs en moyenne.
D’après un sondage de l’agence de notation Telos, 38 % des investisseurs institutionnels allemands ont à présent l’intention d’investir dans des fonds avant la fin de l’année. Le sondage a été effectué auprès de 150 investisseurs disposant d’un portefeuille total de 340 milliards d’euros. Les plus intéressés par de nouveaux engagements sont les trésoriers des entreprises, les fondations et les banques.Concernant les nouveaux mandats, les spécialistes interrogés privilégient les stratégies de performance absolue et les gestionnaires allemands. Cela posé, le choix d’un asset manager s’effectue en priorité en fonction de la qualité de la gestion du risque, des produits et de la réputation.Telos indique que par taille, les fonds institutionnels les plus nombreux (27 %) affichent des encours compris entre 100 millions et 500 millions d’euros, tandis que 23 % alignent entre 1 milliard et 5 milliards d’euros et 22 % gèrent des actifs de 500 millions à 1 milliard d’euros.
Selon le cabinet de conseil Mercer, les institutions de prévoyance suisses pourront difficilement rester indéfiniment à l’écart des marchés actions si elles veulent atteindre leurs objectifs de rentabilité. En effet, les obligations d’Etat sont exposées à une importante correction en cas de remontée des taux et dans l’immobilier, les objets disponibles sont limités sur le marché suisse, alors que les investissements dans la zone euro comportent un risque élevé en termes de change. Mercer recommande une allocation d’actifs restreignant la part d’actions du MSCI World, limitées à un maximum de 75%, complétées par 10% de titres issus des pays émergents et 15% de petites capitalisations.
Selon Responsible Investor, la Chine vient de prendre une mesure significative pour promouvoir le développement durable avec le lancement de son premier indice basé sur les critères ESG (environnement, social et gouvernement d’entreprise), une co-entreprise entre la Chinese Securities Index Company (CSI), et le groupe italien ECPI.Le CSI ECPI China ESG 40 Equity Index comprend quarante sociétés domestiques cotées à Shanghai ou à Shenzhen particulièrement respectueuses des critères ESG. Les bourses chinoises étudient par ailleurs le lancement d’un indice du gouvernement d’entreprise.
«Pour battre les indices de marché, il faut s’en écarter», résume Didier Bouvignies, associé-gérant, responsable de la gestion chez Rothschild & Cie Gestion, en présentant la stratégie active et contrarian de sa maison, qui est «assez exposée aux actifs à risque», dans un contexte où elle ne croit pas à la perspective d’une récession à double détente (double dip).En réalité, poursuit-il, «l’immobilier primaire ne représente pas une menace sérieuse, ne serait-ce que parce qu’il ne pèse pas plus que 2 ½ % du PIB. D’autre part, dans la configuration actuelle, il n’y a pas à crainde de remontée brutale et forte des taux d’intérêt. Enfin, les entreprises sont désormais en excellente santé, ce qui doit leur permettre en principe de passer à l’investissement et aux recrutements». Et d’ajouter «ce n’est pas parce que nous sommes un petit peu moins optimistes qu’il y a quelques mois que nous avons basculé dans le pessimisme».Cette ligne de conduite se concrétise par un sentiment plus positif que le consensus sur l’Europe, dont les marchés d’actions sont jugés excessivement malmenés actuellement. «La décote sur l’Europe est excessive» avec un multiple moyen inférieur de 20 % à celui qui prévaut pour les actions américaines, «car les valeurs européennes sont sanctionnées sur des considérations liées à la dette souveraine, ce qui au passage explique la divergence des performances entre par exemple l’Allemagne et l’Italie», insiste Didier Bouvignies.Sur le plan sectoriel, Rothschild & Cie Gestion, adepte de la gestion GARP (growth at reasonable price), se demande si les belles valeurs très exposées à l’international, après une forte reprise, n’auraient pas atteint un niveau si élevé qu’il leur serait difficile de supporter des nouvelles décevantes ou considérées comme telles par les analystes. En tous cas, «si les primes de risque se résorbent, ce n’est pas sur ces titres qu’on gagnera le plus», résume le CIO, pour lequel en revanche les bancaires sont victimes de craintes excessives au sujet de leur capital et de l'évolution de leurs affaires, alors que ces problèmes perdent en acuité.Concernant les obligations d’Etat en Europe, Didier Bouvignies souligne que «les mieux notées ont peu d’attrait et que les rémunérations sont au plus bas depuis un siècle, du moins pour les allemandes, les françaises et les néerlandaises». Pour les «périphériques, il y a eu des excès sur les probabilités de défaut, et nous ne croyons pas par exemple à un tel scénario pour l’Italie».Pour ce qui touche aux obligations d’entreprise, Didier Bouvignies note que «le portage est actuellement intéressant - mais pas dans des proportions excessives- qui produit entre 140 et 150 points de base. Ce qui est simplement assez attrayant».
En août, les stratégies alternatives ont enregistré un modeste gain de 0,02 % selon l’Edhec Institute, ce qui est néanmoins meilleur que le S&P 500, qui reculait de 4,51 %. Malgré les pertes des obligations convertibles et un rétrécissement des spreads, la stratégie arbitrage de convertibles a profité de la chute des marchés actions pour dégager une performance positive (+1,25 %) pour le troisième mois consécutif, commente l’Edhec. Et en dépit des pertes sur le marché des matières premières, la stratégie CTA Global a affiché un gain important (+3,04 %), son meilleur depuis novembre. Les faibles performances sur les marchés actions ont naturellement eu un impact sur les stratégies actions. Après des gains confortables en juillet, les stratégies equity market neutral (-0,57 %), event-driven (-0,29 %) et long/short equity (-0 ,96 %) ont toutes perdu du terrain. Curieusement, malgré la baisse de l’exposition au marché actions, la stratégie equity market neutral n’a pas été celle qui a le mieux performé (-0,57 %). Dans le même temps, la stratégie fixed income arbitrage a dégagé un gain important (+0,99 %).
Les firmes buyside sont de plus en plus intéressées par les problématiques de développement durable. Selon la huitième édition de l’enquête annuelle Thomson Reuters Extel/ UKSIF sur l’investissement SRI, près de 90% des firmes buyside envisagent d’augmenter leurs investissements socialement responsables ou leur allocation dédiée au développement durable. L’enquête indique aussi que le buyside accorde beaucoup plus d’importance sur les problématiques de développement durable dans les travaux de recherche et de conseil qu’ils recoivent des brokers.La première firme distinguée pour l’investissement socialement responsable est Threadneedle Asset Management, devant Aviva Global Investors et BlackRock Investment Management. A noter également la première place attribuée à Société Générale pour la recherche SRI, devant CA Cheuvreux et UBS.
Selon L’Agefi suisse, le groupe suisse UBS ne joue plus qu’un rôle modeste dans le private equity. UBS est pratiquement absent dans le domaine du lead equity (LBO ou rachats d’entreprise par endettement et opérations connexes). Durant les quatre à cinq dernières années, UBS a continuellement réduit, à un très faible niveau, ses investissements dans des participations industrielles. UBS reste avant tout présent dans le private equity au profit de clients, en tant que conseiller de placements dans la gestion alternative.